La durée de vie et la maintenance des gilets de sauvetage : enjeux de sécurité maritime

La durée de vie des gilets de sauvetage n’est pas illimitée. La durée de vie des gilets de sauvetage doit être limitée, étant donné que les matériaux vieillissent au fil du temps. Cette mesure est soutenue et appliquée par toutes les entreprises membres de la FSR. Elle est également suivie par le législateur, qui établit en vertu de la loi sur la sécurité des produits et la responsabilité du fabricant une durée de vie maximale spécifiée par le constructeur.

Le cycle de vie et les révisions obligatoires

Afin de garantir l’intégrité et les performances optimales durant cette période de dix ans, dans le cadre d’une utilisation plaisance, les gilets de sauvetage doivent être révisés tous les deux ans. L’entretien doit être effectué soit par le fabricant, soit par une entreprise agréée par le fabricant. La révision est validée par la mise en place de l’insigne FSR-service, qui mentionne la date de la prochaine inspection.

Dans le domaine commercial et industriel, l’intervalle d’entretien peut varier selon l’intensité d’utilisation, ce qui peut imposer des révisions plus fréquentes. A l’échéance des neuf ans, la révision ne sera validée que pour une période d’un an. Le maintien en service des gilets de plus de dix ans est possible, sous réserve qu’ils soient en parfait état, et révisés annuellement. Le fabriquant est seul habilité à effectuer cette opération. Aucune opération de maintenance ne pourra être effectuée la quinzième année. Dès l’âge de dix ans, il peut être nécessaire de se séparer du gilet de sauvetage pour des raisons de sécurité.

Une des principales raisons à cela est que les matériaux utilisés tels que les tissus enduits ou les coutures peuvent se fragiliser avec le temps. Ainsi, l’étanchéité du flotteur ne serait plus garantie. La durée de vie des gilets de sauvetage en mousse pour la plaisance est au maximum de dix ans. Ce type de gilet n’exige pas de révision complète mais annuellement un examen visuel approfondi. Toute dégradation des matériaux (par exemple, déchirures, effilochages, coupures dans le tissu ou les sangles), ou exposition prolongée à la chaleur ou à la lumière du soleil, et une mauvaise manipulation peuvent engendrer une perte d’efficacité et mettre votre vie en danger. Il est alors recommandé de renouveler l’équipement concerné. Les gilets de sauvetage SOLAS en mousse pour une utilisation industrielle peuvent avoir une durée de vie plus courte ou exiger des intervalles d’inspection plus fréquents.

L’importance du matériel de secours en mer

À bord, le gilet de sauvetage n'est pas un accessoire : c'est l'équipement qui fait la différence entre un incident et un drame. Pourtant, face à la diversité des modèles : flottabilité, déclenchement, sous-cutale, certification SOLAS, le choix peut vite devenir un casse-tête. L'Europe impose des normes strictes pour l'utilisation d'un gilet de sauvetage ou d'une aide à la flottabilité. Tous les gilets de sauvetage doivent donc être agréés CE (ou ISO). Cette information doit être apposée sur l'étiquette de conformité présente sur le gilet.

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Un gilet de sauvetage est considéré comme un équipement de protection individuel, il est conçu et utilisé selon des normes légales, des conditions de pratique et de morphologie. En navigation, sa fonction première est de maintenir la tête du porteur hors de l’eau afin de laisser libres les voies respiratoires. Les gilets de sauvetage sont aujourd'hui conçus pour répondre à des normes et des dispositifs très précis, comme la Norme ISO ou les Newton par exemple, afin de garantir au mieux la protection des pratiquants à bord de leurs bateaux. La définition du gilet de sauvetage est simple : s'il est porté, il peut vous sauver la vie ! L'objectif du gilet de sauvetage n'est pas de supporter la totalité du poids du naufragé pour le maintenir au-dessus de l'eau. Il se concentre seulement sur une poussée verticale pour soutenir les voies respiratoires du porteur hors de l’eau.

Les paliers de flottabilité et la réglementation

La flottabilité est exprimée en newtons (N), et indique la force de portance du gilet une fois gonflé. Plus elle est élevée, mieux le gilet retourne et maintient un corps inconscient, notamment lesté de vêtements humides. La norme européenne définit les gilets en fonction de leur flottabilité exprimée en newtons (50, 100, 150 et 275). Il s’agit d’une flottabilité type pour un porteur de 70 kg.

  • 50 N : En dessous de 100 N, une brassière est considérée comme une aide à la flottabilité. Flottabilité minimale de 50 Newtons, adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ces vêtements offrent un faible encombrement, mais présentent des performances limitées en eaux agitées. Ils peuvent être utilisés lorsque l’on reste à moins de 2 milles nautiques d’un abri.
  • 100 N : Flottabilité minimale de 100 Newtons, adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de flottabilité est destiné aux personnes susceptibles d'avoir à attendre l'arrivée des secours en eaux abritées.
  • 150 N : Flottabilité minimale de 150 Newtons, adaptée à un adulte de corpulence moyenne.
  • 275 N : Flottabilité minimale de 275 Newtons, adaptée à un adulte de corpulence moyenne. Ce niveau de gilet de sauvetage est principalement destiné à une utilisation hauturière, y compris dans des conditions extrêmes.

La division 240 rend l'Équipement Individuel de Flottabilité (EIF) obligatoire pour tout type de navigation de plaisance. La division 240 impose au plaisancier d’avoir à bord des EIF en quantité suffisante mais n’impose pas le port en permanence de ces derniers. Ces chiffres sont des minimums légaux.

Les dispositifs techniques et accessoires de sécurité

Sous-cutale (pour éviter que le gilet ne remonte sur la tête), boucle de harnais en tissu, fenêtre de visualisation de la cartouche, bandes réfléchissantes, sifflet, poche pour balise personnelle, lampe flash SOLAS, capuche anti-embruns… Ces équipements ne sont pas des gadgets. Un gilet qu'on ne porte pas ne sauve personne.

La sous-cutale améliore le maintien de l’équipement gonflé sur l’utilisateur. Elle est indispensable sur le gilet s'il n'est pas bien préformé. Elle l’est moins si le gilet est préformé et correctement réglé sur le marin. La boucle harnais permet de fixer une longe au gilet et ainsi s’accrocher au navire. En navigation hauturière, au-delà de 6 milles d'un abri, tout voilier doit être équipé d'un harnais et d'une longe par personne embarquée. Pour les navires non voiliers, la présence d'au moins un harnais et d'une longe est obligatoire. La norme EN ISO 12401 définit les exigences des harnais de sécurité et lignes de vie.

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Pour les professionnels de la mer et les conditions les plus exigeantes, les gilets SOLAS répondent à un cahier des charges renforcé. Ils doivent être dotés de deux chambres indépendantes, chacune équipée de son propre système de gonflage automatique. Le système de déclenchement est l'un des critères techniques les plus importants. Ce mécanisme de gonflage automatique repose sur une combinaison d'immersion et de pression. Il ne s'active qu'en cas d'immersion complète dans l'eau, à une profondeur minimale de 10 cm. Le ressort actionne alors un dispositif de percussion, qui perce l'extrémité de la cartouche de gaz.

Le système UML MK5 est un système de gonflage automatique à pastille hydrosoluble, reconnu pour sa fiabilité et sa grande rapidité de déclenchement. Dans des conditions normales d'utilisation, le gilet de sauvetage est entièrement gonflé en environ 3 secondes après l'immersion du mécanisme. Le système UML Pro Sensor Elite®, plus récent, constitue une évolution du MK5. Il intègre des indicateurs visuels avancés permettant à l'utilisateur de vérifier que la cartouche de CO₂ est correctement installée et fonctionnelle.

Types de gilets : mousse contre gonflable

On peut distinguer les gilets de sauvetage selon deux grands critères : leur flottabilité et le matériau utilisé. Les gilets en mousse présentent le premier avantage de proposer une flottabilité permanente, dès l’instant où l’on tombe dans l’eau. Ils sont ainsi bien adaptés à la voile légère, aux catamarans de sport, à la planche. La mousse présente, en outre, une protection contre les chocs et protège du vent. Ils sont enfin faciles à entretenir et coûtent généralement moins cher qu’un gilet gonflable.

Les gilets de sauvetage gonflables, quant à eux, sont disponibles en 100, 150 et 275 newton, et se gonflent soit manuellement, soit automatiquement. Pour les premiers, il suffit de tirer sèchement sur une poignée pour libérer le gaz de la cartouche et les gonfler. Les seconds se déclenchent seuls au contact de l’eau et se révéleront donc particulièrement utiles si la personne tombe à l’eau inconsciente. Il existe deux technologies différentes. Ils peuvent intégrer une pastille de cellulose ou de sel (qui va se désintégrer au contact de l’eau et déclencher l’ouverture de la cartouche) ou être équipés d’un détecteur de pression de l’eau (système Hammar) qui va déclencher le gonflement.

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