Comment Choisir un Gilet de Sauvetage Adapté : Performance, Confort et Sécurité en Mer, y Compris la Capuche Anti-Embruns

Naviguer en toute sécurité sur l'eau commence par des préparatifs appropriés, et un des éléments les plus essentiels pour chaque plaisancier est sans doute le gilet de sauvetage. Qu'il s'agisse d'un marin expérimenté ou d'un amateur de sports nautiques, le gilet de sauvetage protège des imprévus en mer, un élément de sécurité que tout usager à bord d’une embarcation se doit de posséder. Au-delà de répondre aux règles et impératifs de sécurité de la navigation, il protège chacun des passagers. Cet article explore les différents types de gilets de sauvetage disponibles pour les bateaux, leur importance en navigation, les normes et la réglementation maritime sur les Équipements de Protection Individuelle (EPI) et l'équipement de flottabilité obligatoire. Il offre également des conseils sur la façon de choisir, d'entretenir et d'utiliser ces équipements cruciaux, en portant une attention particulière aux fonctionnalités avancées comme la capuche anti-embruns. Le gilet de sauvetage est un dispositif de flottaison essentiel qui sert à prévenir la noyade et à garantir la survie en mer. Face à la diversité des modèles, entre ceux en mousse et les autogonflants, le choix peut vite devenir un casse-tête, mais il est capital de savoir comment sélectionner le gilet le plus approprié à son activité et aux conditions rencontrées.

Les Fondamentaux du Gilet de Sauvetage : Flottabilité Permanente ou Gonflable

Une distinction fondamentale est généralement faite entre les gilets de sauvetage, à gonflage automatique ou semi-automatique, et l'équipement individuel de flottabilité comme les gilets de sauvetage en mousse. Chaque type de gilet a ses avantages et ses inconvénients, et le choix dépendra grandement de l'usage et de l'application prévue.

Les brassières et gilets à flottabilité permanente, souvent en mousse, sont moins chers à l’achat mais plus encombrants. Ces équipements assurent selon leur taille une flottabilité simple par mer calme jusqu’à une flottabilité active par mer agitée, permettant notamment le retournement. Ces brassières ou gilets assurent par ailleurs à bord une certaine protection physique en cas de choc. Le gilet en mousse est certainement le moins cher de tous, entre 20 et 50 euros seront nécessaires pour s’en procurer un. Le plus simple des gilets est bien celui en mousse, aussi appelé gilet de flottaison. À la manière d’un gilet de pêche, il peut être équipé de poches de rangement ou non. On retrouve généralement trois plaques de mousse sur ce type de vêtement : une dorsale et deux au niveau du torse. De faible Newton, entre 50N et 100N, c’est une aide à la flottabilité plus qu’un réel outil qui peut vous sauver la vie. Le gilet de sauvetage en mousse s’adapte parfaitement pour les pratiques sportives, il est très confortable pour les pratiquants en kayak, dériveur, jet ski ou catamaran. Sa conception vous protégera des chocs et vous permet de rester libre dans vos mouvements. De nombreux rangements sont à disposition pour ranger des outils ou des collations lors des régates. Pour les enfants ne sachant pas nager, le port du gilet en mousse est fortement recommandé plutôt que le gilet de sauvetage gonflable.

En contraste, les gilets gonflables sont plus chers à l’achat mais ont un encombrement réduit. Ils se portent sur les vêtements et allient sécurité et confort, permettant une meilleure mobilité lors des déplacements ou des manœuvres. Ces gilets, étant gonflables, voient leur flottabilité assurée par l’action d’une bouteille de gaz CO2 capable de gonfler instantanément des réservoirs d’air. Cette particularité donne au gilet automatique un avantage important en termes de mobilité : à porter sur les vêtements, il n’entrave pas les mouvements et facilite manœuvres et déplacements à bord. Le gilet à cartouche de CO2 est muni comme son nom l’indique d’une cartouche de CO2 qui, une fois percutée, vient gonfler un boudin autour de votre cou, ce qui permet de maintenir la tête hors de l’eau. Il assure une flottabilité bien meilleure qu’un simple gilet en mousse, en effet la flottabilité d’un gilet autogonflant est au minimum de 150 Newtons. Un gilet à cartouche de CO2 coûtera minimum 100 euros.

La Mesure de la Flottabilité : Comprendre les Newtons

La flottabilité d’un gilet de sauvetage est mesurée en newtons (N) et détermine sa capacité à maintenir une personne à la surface de l’eau. Les gilets sont classés selon différents niveaux de flottabilité, adaptés à divers environnements aquatiques, de la navigation côtière à la haute mer. Plus le nombre est grand, plus le gilet va vous faire flotter et sera conseillé pour des conditions extrêmes, de grosses embarcations ou un fort éloignement de la côte. Inversement, plus le chiffre est petit, plus il sera adapté à une pratique proche du bord ou par temps calme.

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Les gilets sont classés par flottabilité qui s’exprime en Newton (50N, 100N, 150N, 165N, 200N, 225N, 250N et 275N). La norme européenne définit les gilets en fonction de leur flottabilité exprimée en newtons (50, 100, 150 et 275). Il s’agit d’une flottabilité type pour un porteur de 70 kg.

  • 50 N (EN ISO 12402-5) : L'Aide à la Flottabilité. Moins de 2 milles d'un abri, cette catégorie garantit la flottabilité d'une personne consciente, mais n'assure pas le retournement. Ce niveau est adapté pour les activités comme la voile légère, le dériveur, le catamaran, la planche à voile, le stand up paddle, le kayak ou les sports tractés. Le vêtement de flottaison individuel (VFI) est spécialement conçu pour offrir confort et praticité lorsqu’il est porté en permanence. Contrairement aux gilets de sauvetage, la plupart des modèles de VFI fournissent une flottabilité réduite et ne sont pas conçus pour retourner automatiquement le visage de l’utilisateur vers le haut ou pour l’incliner sur le dos.
  • 100 N (EN ISO 12402-4) : Le Gilet de Sécurité. Entre 2 et 6 milles d'un abri, il offre une flottabilité pour la navigation côtière et en eaux intérieures. Ce type de gilet n'assure pas toujours le retournement sur le dos d'une personne inconsciente ayant des vêtements lourds. Il est indiqué pour les nageurs et les eaux protégées.
  • 150 N (EN ISO 12402-3) : Le Gilet de Sauvetage Universel. Au-delà de 6 milles d'un abri, ce gilet est recommandé pour toutes les eaux. Il assure le retournement sur le dos d'une personne inconsciente équipée d'une vareuse ou d'un ciré, sauf dans de rares cas. Il est à compléter avec un harnais pour y fixer une longe.
  • 275 N (EN ISO 12402-2) : Pour la Haute Mer et les Conditions Extrêmes. Également pour une navigation au-delà de 6 milles d'un abri, ce niveau de flottabilité est conçu pour le professionnel, la navigation offshore et les conditions climatiques houleuses, ou pour ceux qui portent des vêtements lourds. Il assure le retournement sur le dos d'une personne inconsciente équipée de vêtements lourds. Les gilets de sauvetage 275N sont conçus pour avoir une force suffisante pour retourner, en toute sécurité, sur le dos toutes personnes portant des cirés lourds après être passées par-dessus bord.

Il est important de noter que le poids total du corps, augmenté par les couches de vêtements et l'eau accumulée, peut entraver la capacité du gilet de sauvetage à retourner une personne tombée à la mer. Les gilets Spinlock LITE et LITE+ ne sont disponibles qu'avec une flottabilité de 170 N, ce qui est la norme admise pour la navigation de plaisance. Les gilets 6D et Vito sont disponibles en 170 N ou 275 N. Spinlock indique que cette dernière offre une flottabilité nettement supérieure et convient aux situations où un poids supplémentaire peut être porté, comme des outils ou des bottes à embout acier. Toutefois, il est important de noter que les gilets 275 N sont beaucoup plus lourds et plus difficiles à manœuvrer dans l’eau.

Les Mécanismes de Déclenchement des Gilets Gonflables : Manuel ou Automatique

Les gilets gonflables se distinguent par leur système de gonflage, qui peut être manuel ou automatique.

Le gilet gonflable manuel est constitué d’un poinçon à actionner manuellement en cas de chute. Ce poinçon perfore l’opercule de la bouteille de gaz (CO2) qui gonfle le gilet. Il existe des modèles manuels qui se déclenchent grâce à une poignée que l’on tire pour faire actionner le système. Ils sont adaptés aux personnes habituées à être sur l’eau qui ne stressent pas une fois tombées à l’eau, pour des conditions calmes ou lorsque plusieurs personnes sont présentes sur l’embarcation. Cependant, un accident est vite arrivé. Si l'on s’assomme en tombant à l’eau ou que l’on fait une hydrocution, on ne peut pas déclencher le système. Et c’est bien là que le côté manuel de ce type de gilet trouve ses limites. Le gonflable est instantané. Ce gilet ne protège pas en cas de chute précédée d’une perte de connaissance.

Les gilets gonflables automatiques existent sous différentes formes :

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  • Le gilet gonflable automatique dit à pastille de cellulose (UML5 / MK5) : Ce système fonctionne avec une cartouche munie d’un élément soluble mais résistant à l’humidité et aux embruns. Le gilet se déclenche donc qu’après immersion dans l’eau. Ce mécanisme ne se déclenche pas sous les embruns ou la pluie, sauf si l’eau rentre dans le mécanisme. La capsule automatique contient un puissant ressort qui est comprimé et maintenu en place par un élément en papier hydrosoluble. Lorsque l’élément en papier est mouillé, il libère le ressort qui pousse un piston vers l’avant, permettant ainsi de percer le cylindre de gaz CO2. Le gilet est entièrement gonflé en environ 3 secondes après l'immersion du mécanisme.
  • Le gilet gonflable automatique à pastille de cellulose (Pro-Sensor UML-MK2-MK3) : Identique au gilet automatique à pastille en terme de déclenchement, il dispose en plus d’un témoin pouvant vérifier l’état opérationnel du système de déclenchement, parfait pour les utilisateurs moins aguerris. La cartouche comporte un ressort comprimé maintenu par un élément papier (type buvard). Lorsqu’il rentre en contact avec l’eau, il libère le ressort qui pousse une aiguille dans l’extrémité de la cartouche. Le gaz remplit instantanément le gilet et la flottabilité est atteinte en quelques secondes. Le système UML Pro Sensor Elite®, plus récent, constitue une évolution du MK5, intégrant des indicateurs visuels avancés permettant à l'utilisateur de vérifier que la cartouche de CO₂ est correctement installée et fonctionnelle.
  • Le gilet gonflable automatique pressiostatique (Hammar) : Ce système fonctionne avec une valve hydrostatique qui s’active sous l’effet d’une pression faible de l’eau. Il se déclenche de façon autonome en cas de chute. La pression de l’eau sous une membrane libère le percuteur pour un gonflage immédiat. Grâce à cela, le gilet peut être stocké dans des zones humides et aucun risque de gonflage intempestif dû aux embruns ou à la pluie. Les gilets qui possèdent un système de déclenchement sous la pression d’eau (Hammar) sont fortement recommandés pour une pratique en régate pour éviter des gonflages intempestifs. Ces gilets sont plus chers lors de l’achat mais la date de péremption est de 5 ans, contrairement aux gilets automatiques et Pro Sensor qui sont de 1 an.

Il est à noter que tous les gilets manuels et automatiques possèdent également un tube buccal pour un gonflage d’appoint.

Le Choix du Gilet en Fonction de l'Usage et de l'Application

Le critère principal pour choisir quel gilet acheter est l’usage et l’application. Chaque activité nautique et chaque environnement de navigation requièrent des spécifications différentes.

Pour les navigateurs à la journée par beau temps, qui resteront probablement en eaux côtières et près du rivage et ont peu de chances de se retrouver dans des conditions difficiles, le Spinlock LITE est un excellent choix. Pour ceux qui veulent davantage de sécurité, le LITE+ est recommandé. Le LITE+ dispose d’une résistance certifiée lui permettant de servir de harnais de pont, avec un crochet souple pour l’amarrage à une longe.

Les gilets de sauvetage Spinlock 6D sont destinés aux navigateurs qui ont besoin d’un gilet hauturier léger, très complet (avec harnais de pont), capable d’affronter un mauvais temps prolongé. Pour la course au large, les gilets de sauvetage doivent respecter les Offshore Special Regulations, consultables via les organismes compétents. Pour répondre pleinement à la réglementation, l’unité MOB1 doit être achetée avec le Vito, ou peut être installée ultérieurement sur tous les gilets.

Pour des pêches en kayak, un gilet d’aide à la flottabilité (en mousse) est souvent suffisant. Pour un float tube, un kayak de pêche ou un paddle, il est préférable d’avoir un gilet en mousse. En revanche, rien ne vaut un gilet automatique depuis un bateau. Si l’on vient à se faire éjecter de l’embarcation en route, un franc-bord haut entraînant une chute plus violente, ou tout simplement parce que l’on part plus loin et dans des conditions plus dures, l’utilisation d’un gilet automatique est bien plus sécurisante. Si vous êtes souvent mouillés à bord de votre bateau, un système Hammar sera plus adapté pour éviter les gonflages intempestifs.

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Critères Essentiels pour un Choix Optimal : Taille, Confort et Morphologie

Le gilet de sauvetage se choisit en fonction de votre morphologie et de votre poids. La taille est également un facteur déterminant. Un gilet de sauvetage doit s’adapter parfaitement au corps de l’utilisateur pour assurer son efficacité en cas d’immersion. Des gilets trop grands peuvent remonter autour du visage, tandis que ceux trop serrés peuvent être inconfortables et restreindre les mouvements. La plupart des gilets sont disponibles en plusieurs tailles et offrent des ajustements tels que des sangles et des boucles pour s’ajuster parfaitement.

Les gilets de sauvetage adultes Spinlock sont en taille unique grâce à leurs sangles réglables. Les modèles LITE, LITE+ et Vito conviennent aux tours de poitrine de 60 cm à 145 cm, tandis que le 6D peut accueillir un tour de poitrine allant jusqu’à 150 cm. Les gilets de sauvetage sont souvent classés par catégories de poids, et il est crucial de les essayer tout en vérifiant que les sangles peuvent être ajustées pour un ajustement sûr et confortable.

L’essayage est une étape critique dans le choix d’un gilet de sauvetage. Lors de l’essayage, il est important de porter des vêtements similaires à ceux que vous porteriez habituellement lors de vos activités nautiques. Enfilez le gilet de sauvetage, attachez toutes les sangles et ajustez-les jusqu’à ce que le gilet soit bien ajusté mais confortable. Il ne devrait pas remonter au-dessus de votre menton ou de votre visage lorsque vous levez les bras.

Le confort, souvent négligé, est essentiel, surtout pour ceux qui portent des gilets de sauvetage pendant de longues périodes. Des matériaux respirants et des designs ergonomiques améliorent l’expérience de port et encouragent les utilisateurs à porter leur gilet de sauvetage chaque fois qu’ils sont sur l’eau. Les gilets de sauvetage sont généralement conçus avec des tissus souples tels que le polyester, le néoprène ou le polyamide. Ce sont des matériaux réglementaires certifiés ISO, très résistants et confortables.

Accessoires et Équipements Complémentaires pour une Sécurité Maximale

Certains accessoires peuvent considérablement améliorer la sécurité et l’efficacité d’un gilet de sauvetage, notamment en conditions difficiles.

La Capuche Anti-Embruns : Un Équipement Crucial en Haute Mer

Un élément particulièrement important, surtout pour la navigation hauturière et en conditions difficiles, est la capuche anti-embruns. Le gilet Spinlock 6D, par exemple, est livré avec une capuche anti-embruns, essentielle en mer formée au large pour éviter la noyade secondaire due aux vagues et à l’ingestion d’eau. Cette capuche protège le visage et les voies respiratoires des embruns et des vagues, permettant à la personne de respirer plus facilement et de réduire le risque d'hypothermie en protégeant les voies respiratoires de l'eau froide. Le masque de protection anti-embruns Plastimo pour gilets de sauvetage gonflables est compact et pratique, témoignant de l'importance de cet équipement. Son rôle est primordial pour maintenir la tête hors de l'eau et préserver les voies aériennes dégagées dans un environnement hostile.

Dispositifs de Signalisation et de Repérage

Pour naviguer de nuit, les feux de gilet sont également indispensables. Spinlock propose deux options - Pylon et Lume On. Pylon est un feu LED sur antenne qui peut être allumé ou éteint, ou qui s’active au contact de l’eau. Il attire l’attention sur votre position dans l’eau avec une visibilité à 360 degrés. Lume On - à utiliser en complément de Pylon - illumine la vessie du gilet, en utilisant la chambre gonflée comme diffuseur pour une meilleure visibilité. Dans la réglementation de la division 240, il faut impérativement à bord un dispositif lumineux. Celui-ci peut être collectif, sous la forme d'une lampe torche étanche ayant au moins 6 heures d'autonomie, ou individuel. Le feu individuel doit lui aussi être étanche, avoir une autonomie de 6 heures, et doit être impérativement soit porté par chaque personne à bord, soit fixé sur l'équipement individuel de flottabilité, à savoir la brassière ou le gilet de sauvetage.

De plus, il est recommandé d'équiper votre gilet de sauvetage d’un sifflet fixé de telle manière que son utilisation se fasse sans difficulté. Un sifflet accroché au gilet de sauvetage permet d’être entendu.

Pour la course au large, les gilets de sauvetage doivent respecter les Offshore Special Regulations. Pour répondre pleinement à la réglementation, l’unité MOB1 doit être achetée avec le Vito. Plus petite balise H.O.M. au monde, elle est conçue pour s’intégrer à la gamme Deckvest et s’active au gonflage. Elle peut être fournie montée d’origine ou installée ultérieurement sur tous les gilets.

Harnais et Longes

Les gilets munis d’un harnais (boucle en métal ou en textile) vous permettent d’y fixer une longe. La longe est indispensable pour la sécurité de l’équipage en navigation. Elle est fortement recommandée en navigation solitaire, par mer formée, de nuit. En navigation hauturière, au-delà de 6 milles d'un abri, tout voilier doit être équipé d'un harnais et d'une longe par personne embarquée. Pour les navires non voiliers, la présence d'au moins un harnais et d'une longe est obligatoire. La norme EN ISO 12401 définit les exigences des harnais de sécurité et lignes de vie. Pour être conformes aux Offshore Special Regulations, les longes doivent comporter deux points d’accroche. Une longe élastique Plastimo, par exemple, est une ligne de vie extensible (de 1m à 1.5m) équipée d’un mousqueton Twist Lock à l’une des extrémités et d’une boucle à l’autre, conçue en polyester très souple et dotée d’un fil rétroréfléchissant pour un repérage facile de nuit.

Une sangle sous-cutale vient entre les jambes afin que le gilet ne remonte pas et offre un gain d’aisance dans les mouvements. Le gilet est à passer comme un vêtement classique par les bras et se fixe par une fermeture éclair doublée d’une sous-cutale passant entre les cuisses et assurant un bon maintien. Sous-cutale (pour éviter que le gilet ne remonte sur la tête), boucle de harnais en tissu, fenêtre de visualisation de la cartouche, bandes réfléchissantes, sifflet, poche pour balise personnelle, lampe flash SOLAS, capuche anti-embruns… Ces équipements ne sont pas des gadgets.

Entretien et Durée de Vie du Gilet de Sauvetage

L’entretien régulier des gilets de sauvetage est crucial pour assurer leur fonctionnalité et leur fiabilité en cas d’urgence. Un gilet bien entretenu peut faire la différence entre la vie et la mort dans des situations critiques. Les gilets de sauvetage ont une durée de vie limitée, accentuée par les agressions auxquelles ils sont soumis (rayonnement ultra-violet, sel marin, abrasion, micro-organismes, hydrocarbures, compression, etc.).

Avant et après chaque utilisation, il est primordial d'inspecter régulièrement vos gilets de sauvetage. Vérifiez l’absence de déchirures, de coupures, de moisissures, de coutures défaillantes ou de matériel corrodé. Assurez-vous également que les sangles et les boucles fonctionnent correctement et ne montrent aucun signe de détérioration. En mer, le nettoyage à l’eau douce après chaque utilisation est préconisé. Laissez le gilet sécher complètement à l’air libre, mais évitez l’exposition directe au soleil, qui peut affaiblir les matériaux synthétiques. Le stockage dans un endroit sec, aéré et à l’abri des rayonnements solaires est recommandé. Évitez de placer des objets lourds sur les gilets de sauvetage, car cela peut comprimer le matériau flottant et réduire leur efficacité.

Pour les gilets gonflables, il faudra remplacer la cartouche de gaz après utilisation du gilet de sauvetage, ou si elle n'est plus opérationnelle. Pour un gilet automatique, il faudra en plus changer également la pastille à sa date d'expiration ou après utilisation du gilet. Un kit de réarmement comprenant une bouteille de CO2 et une capsule automatique est nécessaire. Le système de percussion offre à l’utilisateur un point d’indication d’état pour confirmer que l’unité a été activée automatiquement ou manuellement. L’unité offre également l’avantage de détecter si la bouteille de CO2 a été percée, éliminant ainsi la possibilité d’installer accidentellement une bouteille de gaz vide.

La durée de vie d’un gilet de sauvetage dépend de la fréquence et des conditions d’utilisation, mais un remplacement tous les cinq à dix ans est une bonne règle générale. Les gilets de sauvetage gonflables nécessitent une attention toute particulière en raison de leurs mécanismes de gonflage. Les mêmes vérifications que pour un gilet en mousse doivent être faites, de façon encore plus minutieuse du fait de l’utilisation de cartouche de CO2 et de matériaux gonflables. Un contrôle tactile et visuel doit être réalisé régulièrement. Une révision annuelle est recommandée pour rester efficace le jour où le gilet sera nécessaire. Un gilet gonflable se contrôle dans son intégralité : état de la vessie, état de la cartouche CO₂, pastille de déclenchement, sangles.

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