Geneviève de Fontenay, figure emblématique du concours Miss France, s'est souvent retrouvée au cœur de polémiques en raison de ses opinions tranchées et de ses déclarations publiques. De la mode islamique à l'élection de Miss Algérie, en passant par le mariage pour tous et l'ouverture du concours Miss France aux personnes transgenres, la "Dame au chapeau" n'a jamais hésité à exprimer son point de vue, quitte à susciter la controverse. Cet article explore les différentes polémiques dans lesquelles Geneviève de Fontenay a été impliquée, en mettant en lumière ses positions et les réactions qu'elles ont suscitées.
L'incident de l' "Algérie française"
Lors de l'élection de Miss Algérie, Geneviève de Fontenay a provoqué un incident en évoquant l'"Algérie française". Cette déclaration a suscité l'indignation et le départ précipité de la ministre des Télécommunications, ainsi que d'autres personnalités présentes. Geneviève de Fontenay s'est défendue en affirmant qu'il n'y avait "aucune confusion possible" et qu'elle avait toujours souhaité l'élection en France d'une miss d'origine maghrébine.
La polémique autour de la mode islamique
Geneviève de Fontenay a pris position dans la polémique concernant la mode islamique, en défendant le droit des femmes musulmanes à se vêtir comme elles le souhaitent. Elle a critiqué ceux qui appellent au boycott des tenues islamiques, comme le burkini, et a déclaré soutenir les femmes musulmanes. Selon elle, certaines de ces tenues sont "très classes" et pourraient même lui convenir. Elle a également souligné que les femmes ont le droit de se mettre en valeur et qu'il n'y a rien de provoquant dans ces tenues.
Elle s'est exprimée en ces termes : "Certaines de ces tenues sont très classes et me conviendraient bien! Moi, je soutiens ces femmes musulmanes! Quand on voit la mode française avec ces jeans troués et rapiécés, tout cet exhibitionnisme, soyons au moins tolérants. Ces femmes souvent très belles ont le droit de se mettre en valeur. Je ne vois pas ce qu’il y a de provoquant là-dedans".
Invitée sur le plateau de Morandini Live, elle est apparue avec un voile en tulle, expliquant la différence entre un voile et un foulard et lançant un appel à la tolérance.
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Ses déclarations ont été faites en réponse à la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes qui estimait que les marques investissant le marché de la mode islamique se mettaient "en retrait de leur responsabilité sociale" et faisaient "la promotion de l'enfermement du corps des femmes".
Le débat sur le voile et le féminisme
La question du voile est au cœur d'un débat complexe entre différentes visions du féminisme. D'un côté, les féministes universalistes considèrent le voile comme un symbole d'oppression patriarcale et estiment qu'il ne peut être cautionné. De l'autre, les féministes post-coloniales défendent la liberté de chaque femme à disposer de son corps et à se vêtir comme elle le souhaite.
Certaines féministes, comme Elisabeth Badinter, appellent au boycott des marques vendant des vêtements tels que le hijab ou le burkini, estimant qu'on ne peut pas porter le voile et défendre l'égalité femmes-hommes. D'autres, comme Rokhaya Diallo, militante et co-auteure du livre Afro !, affirment que le féminisme repose sur le principe que chaque femme doit pouvoir disposer librement de son corps et qu'il n'appartient à personne de dire à une femme quelle tenue elle doit porter pour être digne de considération.
Esther Benbassa, sénatrice EE-LV, dénonce un "modèle de séduction imposé" qui contribue à un "enfermement du corps des femmes qui n'a rien à envier à celui que Mme Rossignol dénonce quand elle évoque certaines musulmanes."
Caroline de Haas souligne que le voile est un objet politique et qu'il est nécessaire d'analyser la façon dont les religions en ont fait un outil pour contraindre le corps des femmes.
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Ce débat met en lumière la complexité des questions liées à l'identité, à la liberté et à l'émancipation des femmes dans une société multiculturelle.
Les critiques envers Miss France
Geneviève de Fontenay a souvent critiqué le concours Miss France, qu'elle jugeait de plus en plus vulgaire. En décembre 2020, elle a déclaré avoir "honte du titre de Miss France", en raison notamment du fait que Sylvie Tellier, qui a pris sa suite en tant que directrice, invite les candidates dans un palace alors que les restaurants sont fermés en raison de la pandémie de Covid-19.
Les positions sur le mariage pour tous et l'ouverture aux personnes transgenres
Geneviève de Fontenay était fermement opposée au mariage pour tous, qu'elle proposait de rebaptiser "Gayriage". En 2022, elle a tenu des propos transphobes concernant l'ouverture du concours Miss France aux personnes transgenres, ce qui lui a valu une mise en examen pour injures transphobes et incitation à la haine.
Elle avait déclaré : "Miss France n’est pas un concours contre-nature !".
Autres prises de position
Geneviève de Fontenay n'hésitait pas à exprimer son opinion sur divers sujets, parfois de manière polémique. En 2014, elle avait déclaré "subir la Coupe du monde", estimant que la compétition était "une grosse affaire de fric" et souhaitant même la défaite de l'équipe de France.
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Décès
Geneviève de Fontenay est décédée le 1er août 2023, à l'âge de 90 ans. Son décès a suscité de nombreuses réactions et hommages, saluant sa contribution au concours Miss France et son franc-parler.