Le monde du canoë-kayak est un théâtre d'excellence où les athlètes français brillent régulièrement sur la scène internationale, incarnant à la fois la performance de haut niveau et un engagement profond dans le développement de leurs disciplines. Des prouesses en kayak-polo aux défis du slalom, en passant par l'endurance de l'océan racing et l'innovation du paracanoë, la France démontre une vitalité sportive remarquable. Cet article explore les succès récents, les aspirations des champions et les initiatives fédérales qui façonnent l'avenir des sports de pagaie, avec une attention particulière portée aux figures emblématiques et aux compétitions mondiales.
Franck Besson : Un Champion du Kayak-Polo à la Trajectoire Inspirante
Le parcours de Franck Besson est une illustration parfaite de la persévérance et de l'excellence dans le kayak-polo. Du 22 au 25 aout 2013, à Poznań en Pologne, FRANCK BESSON a confirmé son statut d’athlète de haut niveau et de champion de kayak-polo en remportant avec l’équipe de France moins de 21 ans le graal européen ! Cette victoire significative n'était pas un coup de chance, mais la consécration d'un travail acharné et d'un talent indéniable, s'inscrivant dans une dynamique de succès durable pour l'équipe nationale. Cette nouvelle victoire confirme le niveau de cette équipe qui, sur la lignée de sa victoire au championnat du monde la saison dernière, a su se mobiliser pour monter une nouvelle fois sur la plus haute marche d’un podium international. L'ascension de Franck Besson est d'autant plus remarquable qu'elle porte l'empreinte de ses origines. Une juste récompense pour Franck, guyanais d’origine, qui atteint un nouvel objectif dans sa carrière sportive. Ce succès résonne bien au-delà des terrains de jeu internationaux, inspirant une génération montante d'athlètes.
L'ambition de Franck Besson ne se limite pas à ses propres réalisations. Il est un modèle et un mentor pour les jeunes sportifs de sa région natale. Gageons qu’il n’en restera pas là et qu’il a à cœur de continuer à embellir son palmarès et de porter haut aussi bien les couleurs du Canoë-Kayak que celles du sport guyanais au niveau international. Son engagement se manifeste concrètement dans la promotion et le développement de la discipline. A noter aussi qu’il continue à promouvoir cette discipline sur notre territoire en suivant de très près les jeunes de l’équipe cadet guyanaise qu’il a pu coacher pendant les Championnats de France cet été avec à la clé un titre de vice-champion de France à Avion (62). Cette implication directe est cruciale pour l'émergence de nouveaux talents, et l'impact de sa présence est palpable. Ces derniers, très fiers d’être conseillés par l’athlète local n’ont plus qu’une idée en tête : suivre les pas de leur ainé afin d’obtenir le même palmarès international ! L'héritage que Franck Besson est en train de construire, à travers ses performances et son mentorat, est inestimable pour le futur du kayak-polo français et guyanais.
Plus récemment, le kayak-polo français a continué de faire parler de lui sur la scène européenne. Le Championnat d’Europe ECA de Kayak Polo 2019, qui s’est achevé à Coimbra (Portugal), a offert des moments de tension et d'émotion. Les équipes françaises, confrontées à une concurrence internationale de plus en plus relevée, ont montré leur détermination. Les confrontations pour les médailles ont été particulièrement disputées. Les deux pays se sont affrontés dans les catégories féminines U21 et senior en petite finale, pour jouer la médaille de bronze. Dans la catégorie des moins de 21 ans, la performance française fut des plus convaincantes. En U21, c’est la France qui l’emporte 7 à 0. Ce score éclatant témoigne de la maîtrise et de l'efficacité de l'équipe féminine junior, avec une répartition impressionnante des points. Gaëlle Bail marque deux fois, Coline Belkheir, Marion Robert, Angèle Garcia, Laura Saliou et Camille Meyer ont également marqué un but. Cette victoire a permis à l'équipe de repartir avec une précieuse médaille de bronze, un signe prometteur pour l'avenir de la discipline.
Cependant, la compétition a également mis en lumière l'intensité du niveau international actuel. Chez les seniors féminines, le défi fut de taille. En senior, les Françaises n’ont pas trouvé de solution face à l’équipe italienne, et s’inclinent 6 à 0. Ce résultat souligne la nécessité de continuer à innover et à s'adapter face à des adversaires toujours plus affûtés. Côté masculins, les équipes ont également connu des fortunes diverses. Côté masculins, les U21 se classent 5èmes du championnat, suite à une victoire 4 à 3 face aux Pays-Bas. Cela démontre leur capacité à se battre pour chaque place, même après des matchs difficiles. Le début du championnat avait pourtant été prometteur pour l'ensemble de la délégation française. Les 4 équipes Français sont très bien rentrées dans la première journée de championnat avec quasi 100% de victoire. Malgré cet excellent départ, le deuxième jour a révélé la montée en puissance de la concurrence. Malgré cela, la France s’est heurtée dès le lendemain à un niveau international en pleine progression ne laissant place à aucune erreur. Les matchs ont offert au public des séquences de jeu spectaculaires. Les collectifs ont régalé le public français en produisant de belles phases de jeux collectifs mais cela n’aura pas suffit pour accrocher 4 médailles. En dépit des défis, l'ensemble de la participation française a été honorable. La France repart du Portugal avec une belle médaille de bronze chez les U21 filles. Ces résultats, entre victoires et apprentissages, sont cruciaux pour la progression continue des équipes nationales de kayak-polo.
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L'Excellence du Slalom : Stratégies et Performances sur les Circuits Mondiaux
Le slalom en canoë-kayak est une discipline exigeante qui combine vitesse, précision et maîtrise technique. La saison internationale est souvent jalonnée de Coupes du Monde qui mènent à des Championnats du Monde, et les athlètes français y jouent régulièrement un rôle de premier plan. La semaine dernière, la saison internationale a repris à Leipzig (Allemagne) pour l’Equipe de France de slalom qui concourait la quatrième manche de la Coupe du Monde, marquant le début d'une série intense de compétitions. Cette semaine, le rendez-vous a été donné à Prague (République Tchèque) pour la cinquième manche et finale de la Coupe du Monde, un événement dont les enjeux dépassent le simple classement saisonnier. Cette compétition a un double enjeu : le classement de la Coupe du Monde 2019, mais aussi la sélection pour Tokyo. Les performances à Prague sont donc cruciales pour les ambitions olympiques des athlètes.
Le stade d'eau vive de Prague, réputé pour sa difficulté, a été le théâtre de performances remarquables. Le céiste marseillais Denis Gargaud Chanut, après une période d'ajustements techniques, a retrouvé ses marques. En canoë homme, Denis Gargaud Chanut (Marseille Mazargues CK) a signé sa première finale de la saison internationale, pour cette année. Un retour stratégique aux sources a marqué un tournant dans sa saison. Le céiste marseillais a fait le choix de reprendre son bateau des Jeux Olympiques de Rio, après quelques changements non concluants opérés en début de saison. Ce choix, bien que tardif, a porté ses fruits, lui permettant d'atteindre la finale. Ce sera donc une 8ème place pour Denis. Un autre athlète français, Martin Thomas (Jarnac Sports), a frôlé la qualification pour la finale, montrant la densité de la compétition. Martin Thomas (Jarnac Sports) s’est vu privé de la finale pour quelques dixièmes de seconde et se classe ainsi 11ème.
Chez les femmes, les défis étaient également de taille. En kayak dame, malgré des efforts soutenus, l'accès à la finale s'est avéré complexe. En kayak dame, les féminines ne sont pas parvenues à se hisser en finale. Lucie Baudu (USM Saran) a notamment manqué de peu l'opportunité de concourir pour le podium. Lucie Baudu (USM Saran) prend la 12ème place, échappant de peu à la finale mondiale. Cependant, Lucie Baudu a montré sa polyvalence en canoë dame, où elle a su tirer son épingle du jeu. En canoë dame, Lucie Baudu a obtenu son ticket pour la finale, après une 6ème place en demi-finale. Sa performance en finale fut honorable, même si elle laissait un goût d'inachevé personnel. Elle se classe 4ème de cette Coupe du Monde. Son analyse post-course révèle la finesse des détails qui séparent les athlètes de haut niveau. « En demi-finale ce matin c’était plutôt correct, je fais un bon temps et quelques pénalités, mais ça a quand même suffit pour passer. En finale, je pars plutôt bien mais je fais une grosse erreur au milieu qui me fait perdre beaucoup de temps. Je suis quand même restée dans mon projet mais je fais aussi une autre petite erreur en bas. Malheureusement c’était trop loin, je termine 4ème donc je suis contente de la place, mais un peu déçue de ma manche. » Cette déclaration illustre la quête constante de la perfection des athlètes.
En kayak hommes, la France a brillé par l'intermédiaire de Boris Neveu (Bagnère de Bigorre CK), qui a offert une belle conclusion à la compétition. Chez les kayak hommes, Boris Neveu (Bagnère de Bigorre CK) a conclu la compétition en beauté. Sa performance lui a valu une médaille face à une concurrence très forte à domicile. Le tricolore s’octroie une belle médaille de bronze, devancé par un duo tchèque, en force à domicile. Boris Neveu a exprimé sa satisfaction, soulignant la régularité de ses performances tout au long du week-end, ce qui est un signe encourageant pour la suite de la saison. « Je suis satisfait de l’ensemble de ce week-end de course. Faire 3 manches dans le top 5 (qualifs, 1/2 puis finale) c’est un très bon point et de bon augure pour la fin de saison. Je sens que je monte en puissance au fur et à mesure des courses avec une meilleure vitesse mais aussi une plus grande régularité. Je suis content de terminer le circuit coupe du monde sur une nouvelle médaille même si ce n’est pas de l’or. » L'objectif suivant est déjà en ligne de mire, avec le Championnat du Monde qui représente le prochain grand rendez-vous. Cap sur le Championnat du Monde qui aura lieu à la fin du mois à La Seu d’Urgell (Espagne).
Parallèlement à ces compétitions traditionnelles de slalom, le stade d’eau vive tchèque de Prague sera également le théâtre du Championnat du Monde de Slalom Extrême, une discipline spectaculaire et en pleine croissance. Deux athlètes français seront au départ de cette compétition exigeante. On retrouvera au départ deux tricolores : Marie Zélia Lafont et Benjamin Rénia (CCK L’Islois). Après les qualifications, les athlètes ont démontré leur capacité à performer sous pression. Le contre-la-montre a eu lieu mercredi, les deux Français se sont sélectionnés pour la suite de l’événement. La présence française dans cette nouvelle forme de slalom démontre l'adaptabilité et la polyvalence de ses athlètes.
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L'Horizon des Sports de Pagaie : Ocean Racing, Paracanoë et SUP, des Disciplines en Pleine Expansion
Au-delà du kayak-polo et du slalom, le monde du canoë-kayak s'élargit à d'autres disciplines dynamiques, témoignant de la diversité et de l'attrait des sports de pagaie. L'Ocean Racing, en particulier, connaît un engouement croissant. Fort de ses succès dans l’organisation de la Breizh Ocean Race depuis plusieurs années, le comité s’est lancé un nouveau défi, promettant une compétition d'envergure internationale. Le public breton pourra donc assister à une cette compétition qui opposera plus de trente nations venues des 5 continents, avec des pagayeurs allant de 16 jusqu’à plus de 70 ans. Cette manifestation illustre l'accessibilité et l'attrait intergénérationnel de l'Ocean Racing.
L'inclusion est également une priorité majeure, comme en témoigne le développement du Paracanoë. Le 9 au 13 septembre, le Paracanoë sera expérimenté, lors du Championnat du Monde d’Océan Racing, à Quiberon. Cette initiative est cruciale pour l'intégration des athlètes en situation de handicap dans les compétitions de haut niveau. Pour s’y préparer au mieux les athlètes français sélectionnés ont pu faire un essai à Palavas-les-Flots lors du Championnat de France d’Océan Racing. Ces sessions de préparation sont essentielles pour adapter les équipements et les techniques, assurant ainsi une compétition équitable et performante. Un grand merci aux organisateurs et la CNA d’avoir permis aux athlètes de se tester sur 2 courses en 2 jours, et d’accepter une catégorie qui n’existe pas encore en Ocean Racing. Cette ouverture et cette volonté d'innovation sont des atouts majeurs pour le développement du Paracanoë. Le bilan de ces essais fut satisfaisant pour les athlètes impliqués, qui ont démontré leur détermination et leur potentiel. Bilan satisfaisant pour Thierry Bazin (Kayak Club Terre de Camargue), Gautier Delannoy (Athletic Club Boulogne Billancourt) et Dominique Le Bellour (Patronage Laïque Lorient). De plus, la participation des athlètes français aux grands rendez-vous internationaux est soutenue. Manon Doyelle (CK Lyon Oullins la Mulatière) qui n’était pas rentrée des Mondiaux Paracanoë à Szeged sera aussi en Bretagne mi-septembre. Cela confirme l'engagement de la fédération à promouvoir le Paracanoë au plus haut niveau.
Les Jeux Méditerranéens des Plages ont également mis en lumière l'excellence française en Ocean Racing. 4 ans après Pescara, l’Ocean Racing était une nouvelle fois au programme des Jeux Méditerranéens des Plages. Ces jeux offrent une plateforme unique pour les disciplines maritimes, et les athlètes français y ont brillé de mille feux. Les féminines ont notamment dominé la course. A l’issue d’un départ canon, les françaises ont pris les commandes de la course accompagnées de deux espagnoles mais très rapidement, Angie Le Roux (CK Brestois) est parvenue à s’échapper seule en tête, dès le premier bord face au vent. La performance d'Angie Le Roux a été particulièrement impressionnante, démontrant une maîtrise exceptionnelle de la course. Tout au long du parcours, Angie a accentué son avance pour remporter cette course avec maestria. Sa victoire est une source de grande fierté. Médaille d’or pour la Brestoise ! Derrière elle, d'autres athlètes ont également montré une combativité exemplaire. Derrière, Léa Caurant (CKC Quimper Cornouaille) n’a pas démérité et s’est battue jusque dans les derniers instants pour tenter d’accrocher le podium. Sa quatrième place est une performance notable, surtout pour une athlète en transition. Elle termine 4ème, c’est une performance a souligner pour cette athlète venue de la course en ligne et du marathon encore en apprentissage dans cette discipline.
Chez les hommes, l'émulation créée par la victoire féminine a galvanisé les équipes. Stimulés par la victoire de leur homologue féminine, les kayak hommes sont tous les trois partis dans le groupe de tête accompagnés de deux Espagnols et d’un Portugais. La course masculine a été marquée par une intensité constante et des stratégies audacieuses. Benoit Le Roux (CK Brestois) a imposé un rythme d’enfer sur toute la remontée au vent sans jamais concéder la tête. Les premières phases de la course ont vu un groupe de tête se dessiner. Sur le premier bord au surf, quatre pagayeurs se détachent et à l’issue du premier tour, Walter Bouznan (Espagne) prend la tête, poursuivi par trois athlètes dont deux Français. La deuxième partie de la course a été un duel tactique. A l’entame du deuxième tour Victor Doux (CKC Lyon Oullins la Mulatière) a su réaliser une accélération sèche qui lui a permis de mener et de s’échapper avec deux Espagnols. La bataille pour la victoire a été acharnée jusqu'aux derniers mètres. Commence alors une course d’attente jusqu’au dernier bord au surf où le Français et l’Espagnol resteront au coude à coude jusque dans les derniers instants. Au final, l'Espagne a décroché la victoire, mais la France a démontré sa force. Walter Bouznan remporte la course quelques secondes devant Victor Doux. Esteban Medina (Espagne), champion d’Europe en titre, complète le podium. Juste derrière les deux autres Français se livrent un mano à mano jusqu’au bout, soulignant la profondeur du talent français. Les résultats globaux de l'équipe tricolore à Patras ont été très positifs. Les tricolores repartent de Patras avec deux médailles dont une d’or et une d’argent ainsi que deux 4ème place. Ces performances confirment la place de la France parmi les nations leaders en Ocean Racing.
Enfin, le Stand Up Paddle (SUP) continue également de gagner en reconnaissance et en structure internationale. Le Championnat du Monde ICF 2019 de SUP se prépare à un événement d'envergure en Chine. Le Championnat du Monde aura lieu à Qingdao, sur la côte chinoise de la mer Jaune, du 24 au 27 octobre. Le choix de la ville hôte est symbolique de l'engagement de la Chine dans le sport. Qingdao a accueilli les épreuves de voile aux Jeux Olympiques de Pékin 2008. Cette expérience olympique garantit une infrastructure et une organisation de haute qualité pour l'événement. Les organisateurs expriment leur enthousiasme et leur confiance dans le succès de la compétition. « Nous avions promis de revenir en 2019 et nous pouvons désormais annoncer que nous tiendrons nos promesses. Le Championnat du Monde ICF 2019 de SUP en Chine se promet d’être grand. L’association chinoise de canoë-kayak est très enthousiaste. Le site est un ancien site olympique et parfaitement adapté à un tel événement. » La croissance des sports de pagaie en Chine est un phénomène marquant. « Toutes les disciplines du canoë-kayak sont en forte croissance dans toute la Chine, ce qui est fantastique pour le sport et constitue une excellente réflexion sur l’engagement et le dynamisme de l’Association chinoise de canoë-kayak », a déclaré M. La FFCK et Sports de Pagaie encourage fortement les athlètes tricolores à y participer, reconnaissant l'importance de la présence française sur la scène mondiale du SUP.
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