La Casse de Foil de François Gabart : Comprendre les Enjeux Techniques du Foiling en Course au Large et au-delà

La course au large moderne, avec ses navires toujours plus performants et complexes, est un terrain d'innovation technique constant, mais aussi celui de défis extrêmes pour les hommes et les machines. François Gabart, figure emblématique de cette discipline, s'est retrouvé au cœur de ces enjeux lors d'une Route du Rhum mémorable. Son maxi-multicoque, le trimaran MACIF, a subi d'importantes avaries, ouvrant la voie à des interrogations sur la fiabilité et la résilience des systèmes de foiling dans les conditions les plus exigeantes. Ces incidents ont non seulement impacté la performance de son bateau, mais ont également mis en lumière la force de caractère du skipper face à l'adversité et la complexité technique inhérente à ces géants des mers.

Les Avaries du Trimaran MACIF sur la Route du Rhum : Un Défi Technique Majeur

L'équipe de François Gabart, le skipper de Macif, a communiqué des explications détaillées sur la baisse de vitesse du maxi-multicoque à la suite d'incidents techniques majeurs. Effectivement, un foil et un safran manquent à bord du trimaran MACIF, des éléments cruciaux pour la performance et le contrôle de ces voiliers de haute technologie. François Gabart, qui menait la Route du Rhum, a été victime d'avaries significatives sur son Ultime, un type de bateau conçu pour repousser les limites de la vitesse en solitaire.

Les problèmes ont commencé tôt dans la course. Le skipper de Macif a d'abord fait face à un problème de vérin dès le troisième jour de navigation, un incident qui aurait pu avoir des conséquences plus graves s'il n'avait pas été géré avec l'expertise nécessaire. Puis, dans la nuit de lundi à mardi, la situation s'est aggravée de manière spectaculaire : François Gabart réalise qu’il n’a plus son foil sur le flotteur tribord. Cet événement, bien que critique, a été caractérisé par une absence notable de dégâts collatéraux majeurs ; le foil n’ayant touché ni la coque ni le safran tribord en tombant, ce qui aurait pu entraîner des avaries structurelles bien plus importantes et potentiellement contraignantes pour l'abandon de la course.

Malgré ces soucis mécaniques, qui ont inévitablement eu un impact sur la performance globale du trimaran MACIF en réduisant sa capacité à "voler" au-dessus de l'eau et à maintenir des vitesses élevées, le skipper est resté dans la course. Il est toujours en lutte pour la victoire et se battait pour contenir Francis Joyon dans ce final haletant. Cette situation met en évidence non seulement l'ingénierie sophistiquée et souvent fragile de ces bateaux, mais aussi la détermination sans faille des marins qui les dirigent.

Thomas Normand, responsable du team technique du trimaran MACIF, a souligné avec force la résilience et la force de caractère de François Gabart face à ces avaries. Ses mots témoignent d'une admiration profonde pour l'engagement du skipper : « La dernière miette de doute sur la capacité d’engagement de François dans chaque course, le moindre soupçon de laisser-aller ne peut plus exister : la difficulté le pousse, le stimule, l’emmène à aller encore plus loin dans l’effort. Il n’a jamais mis un genou à terre, a toujours eu confiance en sa cellule météo ou en son équipe technique. Son obsession, c’est de continuer d’avancer, la perte du foil n’a pas provoqué de dégâts qui auraient pu contraindre à l’abandon. » Cette persévérance, conjuguée à une confiance inébranlable en son équipe technique et en sa cellule météo, est une composante essentielle de la réussite en course au large. Elle permet de transformer des obstacles majeurs en des défis à surmonter, même lorsque la performance pure est compromise par des pertes d'équipement aussi fondamentales qu'un foil ou un safran. La capacité à maintenir le cap, à continuer d'avancer malgré les difficultés techniques, est une marque distinctive des grands navigateurs.

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La Philosophie de François Gabart : Équilibre entre Performance, Sérénité et Innovation

Au-delà des épreuves rencontrées en course, la carrière et la philosophie de François Gabart se distinguent par une recherche constante d'équilibre entre la performance pure, la sérénité en mer et l'innovation technique. Le marin s'inscrit dans une approche qui va bien au-delà de la simple quête de vitesse. Sa devise, "Naviguer vite, loin et simplement", encapsule cette vision. C'est précisément cette recherche d’équilibre qui a uni François Gabart et ORC autour du projet de l’ORC 57, un bateau qui incarne ses principes de navigation.

Dans une vidéo consacrée à ce catamaran, le marin partage non seulement son regard sur le bateau lui-même, mais aussi sur une certaine manière d’aborder la mer. Il s'agit d'une navigation réfléchie, cohérente, où la performance n’est jamais une fin en soi, mais plutôt un moyen d’acquérir et d'optimiser la liberté, la sécurité et l’autonomie en mer. Cette perspective nuance considérablement la perception habituelle de la course au large, souvent associée à une quête obsessionnelle de la vitesse brute. Pour Gabart, l'efficacité doit servir un objectif plus large et plus profond, lié à la maîtrise et à l'expérience maritime.

À bord de l’ORC 57, François Gabart retrouve des fondamentaux qui lui sont éminemment familiers. Il s'agit d'un bateau léger, lisible, réactif, conçu avant tout pour avancer efficacement dans des conditions réelles de navigation, sans artifice inutile ni surcharge technologique. Cette simplicité et cette efficacité sont au cœur de sa démarche, même s'il est un pionnier des technologies les plus avancées sur ses Ultimes. Cette dualité entre l'ultra-technologie et la pureté de la navigation est une constante chez lui. Il exprime cette idée en affirmant : « La performance, ce n’est pas seulement aller vite. C’est être capable d’aller loin, longtemps, et avec sérénité. » Cette citation illustre parfaitement sa vision d'une performance durable et réfléchie, où l'endurance et la fiabilité priment autant que la vélocité instantanée.

François Gabart est un navigateur de premier plan, dont le palmarès parle de lui-même. Il a remporté le prestigieux Vendée Globe 2012-2013 dès sa première participation, démontrant une maîtrise exceptionnelle et une capacité à naviguer en solitaire autour du monde avec brio. En 2017, il a consolidé sa légende en établissant le record du tour du monde en solitaire à bord du trimaran MACIF, un exploit retentissant en 42,7 jours. Détenteur de ce record et vainqueur sensationnel du Vendée Globe, il est indiscutablement considéré comme l'un des meilleurs navigateurs du monde. Ses réalisations ne se limitent pas à la navigation sur de grands monocoques ou multicoques. Gabart ne se contente pas de piloter des énormes Trimarans et IMOCA60 autour du monde ; il navigue également sur de petits catamarans volants, montrant une adaptabilité et une curiosité pour toutes les facettes du foiling. Cette polyvalence est une preuve supplémentaire de sa compréhension globale des défis techniques et des plaisirs de la voile.

Le catamaran ORC 57, conçu par Marc Lombard Yacht Design, s’inscrit pleinement dans cette lignée. Il représente une filiation directe avec le monde exigeant de la course au large, tout en conservant un caractère profondément marin dans son usage quotidien ou pour la croisière hauturière. Sa légèreté structurelle, optimisée pour la performance et l'efficacité, son plan de voilure pensé pour une puissance maîtrisée, son système de barre précis et son ergonomie de pont sont autant d'éléments qui offrent une relation directe et intuitive avec le bateau. Ils permettent une lecture claire de ses réactions et, par extension, une connexion permanente et harmonieuse avec les éléments marins. Cette approche, qui privilégie la clarté et la réactivité, parle aussi bien à des navigateurs expérimentés, habitués à la finesse de la performance, qu’à celles et ceux qui recherchent une navigation plus simple, plus cohérente et plus accessible, loin de la complexité parfois intimidante des bateaux de course pure. L'ORC 57 n'est pas conçu pour la démonstration spectaculaire mais pour l'efficacité et le plaisir durable.

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Aux côtés de François Gabart, une vidéo met aussi en lumière une autre dimension essentielle de l’ORC 57 : sa capacité à vivre à bord sur la durée. Il offre un équilibre judicieux entre performance et habitabilité, un équilibre qui a été pensé et affiné pour des projets de navigation au long cours, que ce soit en équipage réduit, en solitaire ou en famille. C'est une vision holistique de la voile, où la technique sert le bien-être et la longévité de l'aventure maritime, reflétant la propre philosophie de Gabart.

La Technologie du Foiling : entre Vitesse, Stabilité et Contrôle

Le foiling, cette technologie qui permet aux bateaux de s'élever au-dessus de l'eau grâce à des appendices porteurs, a révolutionné la vitesse et les sensations en voile. François Gabart, avec son expérience sur les Ultimes et sa participation aux régates de Foiling Week Italy sur de petits catamarans volants, est un acteur clé de cette évolution. C'est dans ce contexte que la question de l'équilibre entre vitesse et stabilité devient fondamentale, un sujet qui suscite un débat intense dans le monde de la voile.

Il est parfois considéré comme un mystère que certains marins semblent percevoir une contradiction inhérente entre la vitesse et la stabilité en vol. Or, en réalité, l’inverse est souvent vrai. Les exemples récents en attestent, comme l'a prouvé la dernière Coupe de l’América aux Bermudes, où des catamarans à foils d'une rapidité fulgurante affichaient également une stabilité remarquable grâce à des systèmes sophistiqués. De même, la classe Moth à foils dispose d’un système de contrôle de vol actif en place, et il est indéniable que les Moths figurent parmi les bateaux-volants les plus performants du monde, justement parce qu'ils allient vitesse et une forme de stabilité contrôlée. Il en va de même pour la configuration en « T » des foils, qui optimise cette synergie.

L'ingénieur aéronautique, dont le témoignage est rapporté, établit un parallèle éclairant avec l’industrie automobile, où les performances de pointe seraient impensables sans une tenue de route optimale. Selon lui, la logique est la même pour les engins marins volants : « Comme les bateaux volants sont des avions, des standards de qualité et de sécurité encore plus strictes que dans l’industrie automobile ou navale devraient s’appliquer. » Cet ingénieur, rompu depuis longtemps aux systèmes de contrôle de vol, met en lumière la nécessité d'une rigueur d'ingénierie accrue. Les bateaux à foils, en évoluant dans une troisième dimension, sortent du cadre traditionnel de la navigation et se rapprochent des principes aéronautiques, ce qui requiert des niveaux d'exigence similaires en matière de conception et de fiabilité des systèmes de contrôle.

Actuellement, il existe dans le monde de la voile une discussion vive et parfois polarisée sur cette question de la stabilité et de l'assistance technologique. La déclaration « Les bons navigateurs n’ont pas besoin de babysitter mécaniques » a pu être lue récemment dans un blog sur les réseaux sociaux, illustrant une certaine résistance à l'intégration de systèmes de contrôle de vol actifs. D'une certaine manière, il est parfois perçu comme "cool" de naviguer sur des constructions non stabilisées, une attitude qui valorise la pureté du pilotage humain sans l'aide de la machine. Cette tendance se manifeste souvent par de nombreux « like » et « partages » dans les médias sociaux gratifiant les chavirages et les accidents les plus spectaculaires, créant une culture du risque qui peut parfois occulter les impératifs de sécurité et de performance à long terme.

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Cependant, une autre perspective insiste sur la réalité physique et les risques encourus. « En survolant l’eau à une vitesse qui peut dépasser les 30 nœuds / 55 km/h, en solitaire et debout au trapèze, vous allez adorer chaque élément de stabilité supplémentaire que vous pouvez obtenir », affirme un observateur, soulignant la nature exigeante et parfois dangereuse de la navigation en foil. Même certains navigateurs professionnels, malgré leur maîtrise et leur expérience, préféreraient naviguer sur un navire avec une manipulation moins problématique, afin de pouvoir se concentrer pleinement sur ce qui importe réellement en navigation de course : la stratégie, la lecture du plan d'eau et l'optimisation des réglages, plutôt que la lutte constante pour maintenir la stabilité. Courir dans une classe de performance non-foil, surtout en solitaire, a toujours été un emploi à temps plein en termes de concentration et d'effort physique. L'ajout de la troisième dimension que procure le foiling, sans un système de soutien adéquat pour le marin, peut facilement entraîner une surcharge mentale et physique.

François Gabart lui-même, bien qu'étant un marin d'exception, exprime une vision pragmatique de cette question : « Nous ne sommes pas des gladiateurs pour le plaisir des spectateurs » est une déclaration récemment entendue de sa part, qui résume son rejet de la recherche du spectacle à tout prix. Il précise : « Je ne veux pas divertir les spectateurs sensationnalistes. Je navigue en foil pour jouir de la vitesse et de la sensation de voler. Mais je préfère rester entier et en pleine forme. Et je veux pouvoir aller au travail le lendemain, heureux et plein d’énergie. » Cette position met en avant la primauté de l'intégrité physique et mentale du marin, soulignant que la performance ne doit pas se faire au détriment de la sécurité et du bien-être à long terme. La joie de voler et la quête de vitesse ne sont pas incompatibles avec la prudence et la pérennité de la pratique.

D’autres opinions, cependant, vont dans le sens opposé. Paul Larsen, le navigateur le plus rapide du monde, a récemment déclaré, en ce qui concerne les risques inhérents au foil non stabilisé : “Well, that’s sport.” Traduit en français, cela signifie : « Eh bien, c’est le sport. Vous choisissez votre sport et la manière dont vous voulez être mis au défi. » Cette perspective met l'accent sur l'acceptation du risque comme une part inhérente du défi sportif, laissant au navigateur la liberté de choisir son niveau d'engagement face au danger. Ce contraste d'opinions illustre la tension permanente entre la recherche de la performance ultime, les impératifs de sécurité et les philosophies personnelles des acteurs de la voile.

L'iFLY15 comme Exemple d'Innovation en Foiling

Au-delà des méga-multicoques comme celui de François Gabart, le foiling se développe également sur des supports plus petits et plus accessibles, à l'instar de l'iFLY15. Le propre engagement de Gabart dans les régates de la Foiling Week Italy, où il a couru avec succès, témoigne de son intérêt pour ces innovations. Dans la catégorie « Tous foilers », le bateau gagnant de cette compétition était l’iFLY15, l’étoile montante des catamarans volants en solitaire. L'expérience de François Gabart à bord de ce bateau a été particulièrement positive, comme en témoigne son commentaire enthousiaste : « … c’était vraiment chouette. C’est un nouveau bateau que je ne connaissais pas. Très stable, super stable, c’est hyper intéressant, parce qu’on voit du coup l’accessibilité du bateau. Je trouve pour accéder au vol c’est super. » Ces mots soulignent l'importance de l'accessibilité et de la stabilité pour démocratiser la pratique du foiling, des qualités que l'iFLY15 semble incarner avec brio.

Le secret de cette stabilité et de cette accessibilité réside dans son système technique avancé. Sur l'iFLY, un système de contrôle de vol mécanique avancé dirige activement les foils sous l’eau. Ce contrôle s'effectue en permanence et surtout, sans que le marin ne soit en charge de manipuler les foils lui-même pendant la navigation. Cela décharge le skipper d'une tâche complexe et constante, lui permettant de se concentrer sur la stratégie et la vitesse. Pour y parvenir, la hauteur de vol est mesurée automatiquement sur les deux étraves du catamaran pendant la navigation. Ce principe fondamental n’est pas nouveau ; il est utilisé avec succès depuis de nombreuses années dans plusieurs constructions de bateaux volants. Cependant, ce sont les détails de conception et de mise en œuvre qui font la différence fondamentale entre les diverses conceptions de systèmes de commandes de vol. Des aspects tels que l’approche linéaire ou algorithmique utilisée pour le contrôle, la conception du levier de commande, la position précise des palpeurs (sorte d'altimètres marins), une ingénierie précise sans jeu mécanique, et les meilleures optimisations - par exemple, dans la zone délicate de la charnière du volet de foil - ont tous une influence considérable sur le comportement général du bateau en vol et, in fine, sur sa performance globale.

Les régates de la Foiling Week ont été l'occasion pour l'iFLY de démontrer ses capacités exceptionnelles. Avec des vents allant jusqu’à 20 nœuds, l’iFLY a pu faire la preuve d’une grande stabilité de vol, y compris dans une allure aussi exigeante que le près. Cette capacité est d'autant plus remarquable que la plupart des designs actuels de bateaux à foils ne parviennent pas à voler efficacement au près pendant les régates. L'iFLY15 se distingue encore plus en naviguant même en contre gîte, c'est-à-dire en inclinant le bateau à l’inverse des catamarans classiques, une allure particulièrement performante qui optimise la portance et réduit la traînée. Le bateau volait à haute vitesse et à bon cap, permettant une excellente VMG (Velocity Made Good), l'équivalent en régate de la vitesse de déplacement effective le long de l’axe du vent. En vent arrière, l’iFly est capable d’enchaîner les gybes sur foil avec une fluidité impressionnante, sans jamais repasser par le contact des flotteurs avec le plan d’eau. Ces excellentes aptitudes de l’iFLY au portant ont permis des performances remarquables.

Les résultats observés lors de ces compétitions sont éloquents. Il était de toute évidence que les navigateurs les plus expérimentés, tels que Federico Feletti (champion d’Italie en Classique) et Teo Di Battista (tous deux sur des catamarans S9), ont logiquement brillé dans le petit temps lors du 3ème jour de régate. Dans ces conditions, la tactique fine et une connaissance approfondie des systèmes éoliens complexes du lac de Garde font souvent la différence au classement général. Cependant, malgré le talent indéniable et l’expérience considérable de ces navigateurs semi-professionnels embarqués sur les bateaux concurrents (les S9), ils n’ont pu tenir tête à l’iFly dès que les conditions de vent se prêtaient pleinement au vol. Ce fut particulièrement manifeste lors des conditions du premier jour, où les vents étaient d’une force particulière. Dans la première course, un marin nommé Miller était le premier à franchir la ligne d’arrivée avec une avance confortable de plus d’une minute sur un temps de course inférieur à 30 minutes. Ceci est d'autant plus frappant qu'il avait rattrapé un retard de plus de 4 minutes au départ, étant arrivé tardivement sur la ligne de départ. Même si la manche a été classée DNC (Did Not Compete) pour des raisons administratives, ce résultat est plus que probant, illustrant la supériorité de l'iFLY dans des conditions de vol optimales. Il était très intéressant de voir la flottille iFLY voler dans des vents de plus de 25 nœuds, se dépêchant au portant vers le port de Fraglia Vela Malcesine, une vision spectaculaire de la puissance et de l'efficacité du foiling.

Face à des vents aussi puissants, certains navigateurs, n’osant pas voler dans ces airs particulièrement forts, ont judicieusement activé le mode « NoFly » de l'iFLY15. Cette opération simple, ne prenant que quelques secondes, empêche le bateau de décoller complètement, tout en lui permettant de conserver sa grande stabilité intrinsèque, offrant ainsi une alternative sûre et maîtrisée dans des conditions extrêmes. Malgré sa taille relativement modeste, l’iFLY15 ne fait que 15 pieds / 4.63 m de longueur, il offre de nombreuses qualités qui sont généralement l'apanage de catamarans bien plus grands, souvent comparables à celles d’un 18 pieds/F18. Cette prouesse technique valide l'idée que « Les bateaux à foils doivent être nés pour voler. » Adapter d’anciens designs ou tenter de réaménager des règles de classe existantes ne produira jamais le foiler parfait, soulignant la nécessité d'une conception intégrée et pensée dès l'origine pour le vol.

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