Qu'est-ce que le Kitesurf (Flysurf) ? Une Définition Fondamentale
Il vous est sûrement arrivé de croiser sur la plage ces drôles de surfeurs occupés à accrocher le vent avec leur cerf-volant tout en gardant leur équilibre sur l’eau avec une petite planche. Ces sportifs téméraires pratiquent le kitesurf, une des nombreuses variantes du surf. Le kitesurf est une activité sportive qui consiste à glisser sur l’eau en étant tracté par une aile de kite rattachée à un harnais. L’aile de kite est poussée par le vent et, grâce à une planche, le pratiquant navigue en glissant sur l’eau. Appelé Flysurf à son origine, le Kitesurf ou Kite est né dans les années 90 et est plus connu dans la langue de Molière sous le nom de planche autotractée ou, plus simplement, de planche volante. Le terme « Kite » dans le jargon du kitesurfer français a d'ailleurs une double signification : il est le diminutif du terme « kitesurf » et désigne donc l’activité, mais aussi le cerf-volant lui-même.
Contrairement aux idées reçues, la pratique du kitesurf ne nécessite pas d’être spécialement musclé, et il suffit d’adapter les ailes aux différents gabarits pour que petits et grands puissent s’amuser. Ce sport, bien que classé parmi les sports extrêmes, procure des sensations de vitesse, de puissance et de liberté. Malgré cela, son apprentissage est très accessible et rapide, surtout si l’on passe par une école spécialisée. Les mythes selon lesquels le kitesurf serait réservé aux sportifs, compliqué pour une femme, ou uniquement pour ceux pratiquant déjà un sport nautique sont faux. Grâce au développement du matériel depuis plus de vingt ans, son accessibilité et la sécurité ont été considérablement multipliées et boostées, rendant la discipline plus ouverte que jamais.
La Genèse d'une Nouvelle Forme de Glisse : L'Histoire du Kitesurf
L’histoire du kitesurf débute à la fin des années 1970, avec plusieurs inventeurs qui déposent des brevets pour des voiles à traction aérienne de type cerf-volant. Les premiers éléments modernes de glisse « aérotractée » apparaissent dans les années 1970, d’abord avec les cerfs-volants Flexifoil de Ray Merry et Andrew Jones, deux étudiants anglais. Ensuite, le Néerlandais Gijsbertus Panhuise dépose en 1977 un brevet pour une planche de surf tractée par un parachute. Au début des années 80, de nombreux inventeurs ou expérimentateurs testent et développent le concept. L’aventurier français, Arnaud de Rosnay, s’en sert par exemple pour tracter sa planche à voile pendant les périodes de sommeil de sa traversée entre les îles Marquises et les îles Tuamotu. Peu après, Bill Roesler et son fils Cory mettent au point le kiteski pour naviguer sur une paire de skis nautiques tirés par une aile delta. Cette période foisonnante de recherches et d'expérimentations jette les bases de ce qui allait devenir une discipline sportive à part entière, mais la forme que nous connaissons aujourd'hui du kitesurf restait encore à définir.
Les Pionniers Bretons : Dominique et Bruno Legaignoux
En France, une avancée décisive est apportée par les Finistériens Bruno et Dominique Legaignoux. Ces deux frères ont appris l’art de naviguer dès l’âge de dix ans sur la côte bretonne. Très tôt, ils commencent la compétition sur des dériveurs et deviennent champions de France Junior en 1979, puis Espoirs nationaux. Par la suite, ils participent à plusieurs championnats d’Europe et du monde. Après dix ans de compétition sur dériveur (Optimist, Vaurien, Laser, 420, 470), ils décident de ne plus naviguer que pour le plaisir. À cette époque, Dominique surfe principalement sur le spot de La Torche, bien connu depuis pour avoir accueilli plusieurs Funboard World Cups.
C'est à l’été 1983, après un an de croisière hauturière sur des routes différentes, que Dominique et Bruno se retrouvent au Sénégal. La vie est belle, ils passent des heures à discuter d’engins de vitesse et de voiles à haut rendement, une autre de leurs passions. Au début, ils envisagent de fabriquer des voiles épaisses pour leur futur bateau de croisière, puis ils en viennent aux cerfs-volants comme une extension naturelle des ailes inclinées. Ils se rappellent alors de Jacob’s Ladder, un catamaran tiré par un train de cerfs-volants, vu à la Semaine de Vitesse de Brest. Puisque ce bateau était plus rapide qu’un bateau identique équipé d’un gréement classique et performant (Tornado), les cerfs-volants leur apparaissent soudain comme une alternative aux voilures performantes, chères et complexes qu’ils avaient jusqu’alors envisagées. Un autre gréement les inspire, à mi-chemin entre la voile de planche et le cerf-volant : le BirdSail. Ce système fut breveté et fabriqué par le Breton Roland Le Bail en 1982, son principe était de sustenter le pilote dans le but de réaliser de plus hauts et plus longs sauts qu’avec une planche à voile normale.
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Ni l’un ni l’autre n’ayant jamais fait voler de cerf-volant pilotable, Dominique et Bruno commencent par fabriquer une maquette pour comprendre la théorie du vol des cerfs-volants, notamment comment il peut être possible de remonter au vent. Tous les avantages des cerfs-volants en tant que voilure leur apparaissent très vite. Aussi décident-ils de développer un cerf-volant adapté à un usage marin. Ils passent à l’échelle supérieure avec un train de sept puis douze cerfs-volants de 0,5 m², rigidifiés par des lattes de fibre de verre. Pour permettre le décollage de ce train, une barre de contrôle d’un mètre de long équipée d’enrouleurs de lignes avait été construite. Après quelques mois de travail et encore quelques maquettes, ils concluent qu’une aile unique est plus efficace qu’un train de cerfs-volants et qu’une structure gonflable est plus compétitive qu’une structure rigide. La suite à donner à leurs travaux : ils devront travailler sur une aile à structure gonflable de grande taille. Mais sur leurs bateaux, au Sénégal, ils ne sont pas équipés pour la fabrication de tels engins. Pour poursuivre leurs recherches, ils doivent donc rentrer en Bretagne et abandonner leur tour du monde… Ainsi font-ils !
C’est en 1984 que naît une aile ressemblant davantage à ce que nous connaissons aujourd’hui : c’est une paire de frères bretons, aux noms de Dominique et Bruno Legaignoux, qui dépose un brevet d’aile courbe à structure gonflable. Ils sortent leur première aile à structure gonflable en octobre 1984. Leurs premiers essais de glisse, ils les font avec des planches, mais leurs ailes sont difficiles à redécoller, alors ils trouvent les skis nautiques plus faciles. De plus, la puissance des ailes est si grande qu’ils fabriquent des skis très petits pour une liberté maximale. Convaincus et conscients d’avoir en main un concept à fort potentiel, les frères Legaignoux déposent leur premier brevet sur l’aile à structure gonflable le 16 novembre 1984.
Suit une longue période de recherche et développement pour améliorer le concept, avec pour objectifs prioritaires : remonter au vent, aller vite et redécoller de l’eau. Durant cette période, ils fabriqueront de nombreuses ailes prototypes de 5 à 17 m², avec des allongements et des profils différents. Ils participent à leur première Semaine de Vitesse, à Brest en avril 1985, et obtiennent le Prix de l’Ingéniosité. À la suite, ils participeront à deux autres Semaines de Vitesse durant l’année 1986. Leur but est de convaincre un fabricant de planches de lancer ce sport. Malheureusement, il est beaucoup trop tôt. Le marché de la planche à voile atteint des sommets, et tout le monde considère le windsurf comme la glisse ultime. À cette époque, leurs ailes ne sont encore que des prototypes et ils ne remontent pas au vent, ni en planche, ni en ski, aussi travaillent-ils encore des années sur les ailes, les planches et les engins. Durant ces années, ils testent plein d’autres utilisations, essayant de trouver des marchés plus réceptifs. En 1985 et 1986, ils construisent leurs ailes les plus performantes, sur le principe du très grand allongement et 100 % double-surface. Mais elles sont lourdes, surtout lorsqu’elles sont mouillées, et assez instables, ce qui oblige à un contrôle permanent, bien sûr impossible lors des chutes. Dominique et Bruno sentent que le sport pourrait croître beaucoup plus vite si l’aile était bien stable. Bruno fait une démonstration à La Torche en 1987 durant la World Cup avec la plus grande aile qu’ils aient fabriquée : 17 m². Quand cette photo fut prise, le vent était trop faible pour permettre aux funboarders de courir. Ils attendaient sur la plage ! Il était possible de skier avec 5-6 nœuds de vent, mais la limite était la capacité de l’aile à redécoller de l’eau dans des vents aussi légers. Finalement, après une longue période de recherches et presque une centaine de prototypes, c’est en 1988-1989 que de leurs dessins naît une aile réellement stable, mais aussi plus légère (car en simple surface) et plus facile à décoller et à contrôler. L’aile est presque prête pour la production en série, mais la capacité à remonter au vent de leurs planches et de leurs skis n’est pas encore suffisante pour lancer le sport. Bien sûr, ils ont fabriqué une bonne dizaine d’engins divers capables de remonter au vent, mais ils les jugent trop grands, trop lourds et trop chers.
L'Impulsion Hawaïenne et le Développement Industriel
Parallèlement aux travaux des Legaignoux, en 1990, tout en ignorant leurs recherches, les surfeurs Laird Hamilton et Mike Waltz testent à Hawaï une planche de surf tractée par une aile à caisson ITW. Au même moment naît le kiteski, une forme de ski nautique tractée par un cerf-volant. Ils initient le planchiste français Manu Bertin qui, à la recherche d’un cerf-volant plus adapté, découvre l’aile des frères Legaignoux. Ils les rencontrent et leur achètent plusieurs ailes, contribuant ainsi à la diffusion de leur technologie.
Dans le même temps, le marché de la planche à voile, jusqu’alors florissant, est victime d’une course à la technologie et de prix toujours plus élevés. Il décline fortement et les principaux acteurs de cette industrie identifient progressivement la nouvelle activité comme un marché potentiel. Ainsi, en 1996, avec la collaboration des frères Legaignoux, NeilPryde, un des leaders du marché du Windsurf, produit les premières ailes de manière industrielle. Elles sont vendues par les deux frères sous la marque restée célèbre : Wipika. En 1997, toujours en France, la petite marque de planche à voile, F-One, produit la première planche kitesurf de série. L’année suivante, la société Naish International du célèbre champion éponyme commence à proposer des kites. Dans le même temps, un autre champion de Windsurf, Pete Cabrinha, crée sa marque sous l’égide de NeilPryde. À partir de 2000, le Flysurf, devenu Kitesurf, se démocratise et s’institutionnalise, marquant son passage de l'expérimentation à une discipline sportive reconnue et commercialisée à grande échelle.
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Le Matériel de Kitesurf : Composants et Innovations
Pour naviguer, vous avez besoin du matériel de kitesurf nécessaire, c’est-à-dire une aile de kite, une planche et un harnais au minimum. Ce sont les éléments fondamentaux qui, ensemble, permettent la pratique de ce sport.
L'Aile de Kite : Le Moteur de la Propulsion
L’aile, comparable à une voile, fournit la traction nécessaire au déplacement. C’est pourquoi il est nécessaire de l’adapter aux conditions de vent. Les voiles mesurent généralement entre 3 m² pour les conditions de vent fort ou les personnes légères et jusqu’à 20 m² pour les vents légers, assurant ainsi une adaptabilité optimale à chaque session.
Il existe par ailleurs deux grands types d’ailes, chacune avec ses caractéristiques spécifiques :
- Les ailes à boudins gonflables : Leur structure est gonflée à l’aide d’une pompe, ce qui maintient le profil de l’aile et lui permet de redécoller de l’eau, un avantage crucial en cas de chute.
- Les ailes à caissons : Leurs profils souples sont issus du parapente ; les caissons de l’aile sont gonflés par le vent relatif. Sans gonflage préalable, elles sont plus rapides à gréer. Moins cintrées que les ailes à boudins, elles ont une surface projetée plus importante, ce qui signifie qu'elles peuvent être plus petites à traction équivalente.Certaines ailes sont équipées d'une 5e ligne au milieu du bord d’attaque, facilitant un re-décollage qui serait sans cela plus délicat qu’avec d’autres ailes, augmentant ainsi la facilité d'utilisation et la sécurité.
La Planche : Le Support de Glisse
Le choix de la planche dépend de la pratique visée, offrant une gamme d'options pour s'adapter aux différents styles de glisse :
- Les planches directionnelles : Elles ont un sens de navigation, possédant un avant et un arrière. Elles sont particulièrement adaptées pour les vagues et le freeride, où la capacité à diriger précisément est un atout.
- Les planches bidirectionnelles : Couramment appelées twin-tips, elles sont symétriques et peuvent naviguer dans les deux sens. Outre une simplification de la manœuvre de virement de bord, ces planches permettent l’usage de fixations chaussantes. Pour l’apprentissage du kitesurf, il est préférable de commencer avec une planche symétrique afin de découvrir ce sport grâce à un matériel adapté. Après avoir réussi la nage tractée, lors de vos premiers waterstarts, il sera plus simple de tirer vos bords dans un sens et dans l’autre avec ce type de planche, offrant une progression plus douce et plus rapide.
- Le Hydrofoil (Foil) : Une Évolution Récente : Plus qu’un troisième type de planche, c’est un nouveau gadget qui est apparu dans le monde du kitesurf depuis 2014. C’est une nouvelle façon de naviguer en kite, grâce à un mât fixé sous la planche au bout duquel se trouve une « aile ». Lorsque le kitesurfeur prend de la vitesse, l’aile crée une portance et maintient la planche hors de l’eau, donnant une sensation de vol au-dessus de la surface.
Le Harnais et les Lignes : Connexion et Contrôle
Le harnais transmet la majeure partie de la traction de l’aile au corps du pratiquant, ce qui lui permet de naviguer durablement sans avoir à la retenir par les bras. Il est systématique en kitesurf, contrairement au harnais de planche à voile qui n’est pas impératif. En effet, grâce au harnais (genre de baudrier), il n’y a pas d’efforts physiques dans les bras ! Il suffit de se pencher un peu en arrière et d’utiliser le poids de son corps pour résister à la traction, rendant le sport accessible à un public plus large.
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Le cerf-volant se dirige à l’aide d’une barre pilote qui y est reliée par deux, trois ou quatre lignes. Les lignes sont d’une très grande résistance pour un faible poids et une faible épaisseur (résistance d’environ 300 kg par ligne), ainsi que très peu d’élasticité, assurant une transmission directe et efficace des commandes. Les lignes avant transmettent la traction au harnais du kitesurfeur à travers une barre sur laquelle sont fixées les lignes arrières, permettant de diriger l’aile et d’en moduler la puissance en jouant sur l’incidence. En cours de navigation, la longueur des avants est fixe, alors que celle des arrières est modulée en tirant ou poussant la barre. Augmenter ou diminuer la puissance de traction de l’aile est l’équivalent du border-choquer - il suffit de lâcher la barre pour réduire instantanément la traction, offrant un contrôle précis et une sécurité accrue.
Sécurité et Systèmes de Largage : Une Priorité Cruciale
Il ne faut pas oublier que le kitesurf est un sport extrême et qu’une mauvaise pratique ou l’utilisation d'un mauvais matériel peut entraîner de graves accidents. Il est donc très déconseillé de le pratiquer si l’on n’a pas reçu un minimum de formation. Lors du développement de 2000 à 2003, quelques accidents mortels incitent la Fédération Française de Vol Libre (FFVL) à établir des normes de sécurité pour la protection des pratiquants.
Ces normes se matérialisent par des systèmes de largage essentiels :
- Le largueur « Quick release » : Il permet de désolidariser l’ensemble barre / lignes / aile du crochet du harnais du kitesurfer, qui reste alors accroché par le leash d’aile, annulant ainsi la plus grosse partie de la puissance de l’aile. Ce mécanisme offre une réduction immédiate de la traction en cas de problème.
- Le largueur de leash d’aile : Il permet, quant à lui, de désolidariser intégralement le kitesurfer de l’ensemble barre / lignes / aile, offrant une liberté totale en cas d'urgence absolue, comme lorsque l'on se trouve en pleine mer et que l'aile devient incontrôlable.
Les ailes continuent de s’améliorer, comme en 2005 où l’aile de type bow a permis une traction plus équilibrée, renforçant encore la sécurité et le confort du kitesurfeur.
Pratiquer le Kitesurf : Accessibilité, Apprentissage et Disciplines
Le kitesurf s’est naturellement développé sur les vastes étendues du Languedoc-Roussillon, qui est devenu le berceau mondial de cette discipline, mais sa pratique s'étend désormais à de nombreux littoraux à travers le monde.
Un Sport Accessible à Tous : Démystification des Idées Reçues
Le kitesurf ne nécessite pas d’être spécialement musclé et il suffit d’adapter les ailes aux différents gabarits pour que petits et grands puissent s’amuser. Grâce au harnais, il n’y a pas d’efforts physiques intenses dans les bras, il suffit de se pencher un peu en arrière et d’utiliser le poids de son corps pour résister à la traction de l'aile. Ce sport est accessible et rapide à apprendre, de sorte qu'il est désormais facile d’apprendre le Kitesurf en quatre ou cinq demi-journées de cours et d’être autonome pour continuer à pratiquer ensuite.
Les Premiers Pas : Apprentissage et Formation
Ce sport nécessite en revanche beaucoup d’espace, afin de pouvoir dérouler les lignes qui sont reliées à l’aile, garantissant ainsi la sécurité du pratiquant et des personnes autour. Un débutant utilise ce que l’on appelle le trainer kite : une aile plus simple et plus petite que la normale. Elle est idéale pour apprendre les bases, notamment pour décoller et intégrer les notions de mise à l’eau et de fenêtre de vol. Plusieurs écoles cohabitent dans le kitesurf, à chacun de trouver celle qui lui conviendra le mieux. La première école de Kitesurf à Montpellier, par exemple, a été créée à la fin des années 90, témoignant de l'établissement rapide de structures d'enseignement. En France, le littoral a vu fleurir également les écoles de kitesurf, gérées par des moniteurs BPJEPS ou DEJEPS, garantissant une formation de qualité et encadrée.
Les Multiples Facettes de la Glisse : Disciplines et Évolutions
Sur le plan technique, le concept du kitesurf a continué d’évoluer avec la multiplication des types de pratique et des supports, offrant une diversité remarquable aux adeptes.
- Le freeride : La plus populaire des écoles de kitesurf, le freeride ne présente rien d’extraordinaire ici, il s’agit simplement de se faire plaisir sur son kitesurf en se baladant sur l'eau, explorant les sensations de glisse pure.
- Le freestyle : Cette discipline consiste en la réalisation de figures acrobatiques spectaculaires. Par exemple, pour réaliser la figure du S-Bend Pass, le kitesurfeur retourne sa planche de sorte à ce que le dessous frotte sur l’eau, l’appui sur l’eau se faisant sur chaque bout de la planche. Pour cela, le corps doit se retrouver à l’horizontale par rapport à l’eau. Paul Serin, espoir français du kitesurf freestyle, a fait sienne cette figure, illustrant le haut niveau technique requis.
- La vitesse : De multiples noms se sont illustrés en kitesurf dans cette discipline. À noter le record du monde de vitesse sur l’eau du français Alexandre Caizergues en 2017, démontrant le potentiel de performance du kitesurf.
- La longue distance et le foil : Ces disciplines complètent l'éventail des pratiques sur l'eau.
- Sur terre et sur neige : Sur terre, sont apparus le land kite et le snowkite, étendant la pratique au-delà du milieu aquatique. Sur l’eau, qui reste le terrain de prédilection des kites, l’incontournable twintip cohabite désormais avec le foil et le surf strapless, offrant des expériences de glisse variées.
Le Kitesurf dans le Monde : Organisation, Compétitions et Défis
Le kitesurf fait désormais partie des paysages littoraux. Le public s’est habitué au ballet multicolore des ailes, même s’il le regarde toujours avec une certaine appréhension.
Encadrement et Institutionnalisation
Au niveau international, Bruno Legaignoux, co-inventeur de l'aile à structure gonflable, crée en 1999 le réseau d’écoles Wipika School Network, qui devient ensuite l’IKO (International Kiteboarding Organization), contribuant à la structuration et à la professionnalisation de l'enseignement. En France, le kitesurf est encadré par la Fédération Française de Vol Libre (FFVL), qui, en 1998, crée la formation de moniteur. On en comptait 258 en 2010, mais seulement un peu plus de la moitié avait le diplôme d’État. En novembre 2001 est créée l’International Kiteboarding Organisation (IKO). En 2002, les disciplines de Glisse Aérotractée Nautique (GAN) sont reconnues par le Ministère des Sports comme activités sportives, marquant une étape importante dans la légitimisation de ce sport en France.
Les Scènes Compétitives : Du Mondial au World Tour
Comme il existe de nombreuses disciplines (la vitesse, le freestyle, la longue distance, le foil…), il est difficile de les comparer. Le premier championnat international a lieu en 2000 tandis que le premier tournoi français de freestyle est organisé en 2001, posant les jalons d'une scène compétitive émergente. L'équivalent du WTC de surf (World Championship Tour), a été créé en 2016 : le GKA (Global Kitesports Association) World Tour. Cette initiative des marques de kitesurf vise à promouvoir toutes les disciplines de ce sport et à offrir aux riders une visibilité médiatique efficace. Leucate accueille tous les ans en avril le Mondial du Vent qui s’inscrit désormais dans le GKA World Tour. Le spot de Leucate est un lieu vraiment privilégié car l’orientation du vent permet aux compétiteurs de déclencher leur saut au ras de la plage, juste sous les yeux du public. Grâce à cela, l’interaction entre les spectateurs et les athlètes fait du Mondial du Vent une épreuve unique au monde. La compétition se déroule sous forme d’Air Games, c’est-à-dire une liste d’épreuves polyvalentes pouvant s’adapter aux conditions météo, garantissant un spectacle dynamique et captivant.
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