La technique de brasse de Florent Manaudou : une analyse approfondie

Florent Manaudou, champion olympique et figure emblématique de la natation française, est reconnu pour sa puissance et sa technique, notamment en brasse. Cet article explore en profondeur sa technique de brasse, en s'appuyant sur son expérience, ses observations et les connaissances actuelles en biomécanique de la natation.

Parcours d'un champion

Longtemps, il a contenu sa vie dans un bassin olympique, enchaînant les longueurs de l'aube au coucher du soleil. Dans le sillage de Laure, son illustre sœur aînée, Florent Manaudou a nagé entre trois et dix kilomètres par jour pour décrocher l'or olympique à Londres, en 2012, puis deux médailles d'argent à Rio, en 2016. « Je m'ennuyais, confie-t-il. C'était dur, et surtout monotone. A la fin, je n'y prenais plus de plaisir. » Le poisson de 1,99 mètre est sorti de son bocal. Dès le lendemain de son dernier 50 mètres olympique, le 12 août 2016, il a annoncé sa reconversion dans le handball, dans l'espoir de renouer avec la compétition dans ce sport. « C'est la seule chose qui me manque aujourd'hui, admet-il. Je m'entraîne huit fois par semaine avec l'équipe d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), c'est sérieux. Ce que j'aime, c'est le jeu. Je m'amuse, je me régénère, ça fait du bien ! »

La brasse : une nage technique et exigeante

Florent Manaudou décrit la brasse comme la nage la plus technique. Il souligne l'importance de la coordination entre les mouvements de bras et de jambes, en particulier le timing précis entre la fin de l'exécution du mouvement de bras et le lancement des jambes. Il précise que les jambes sont responsables de 70% de la poussée, contre 30% pour les bras en crawl.

L'expiration en brasse

L’expiration en brasse, plus précisément en brasse coulée, se fait dès que vous rentrez la tête dans l’eau et pendant toute la phase de retour des bras vers l’avant. Elle doit se faire simultanément par la bouche et par le nez de façon continue et longue.

L'inspiration en brasse

L’inspiration, quant à elle, se fait à la fin de la phase de traction des bras, juste quand le nageur relève la tête hors de l’eau pour inspirer. L’inspiration doit être la plus rapide possible pour que la tête puisse rentrer à nouveau dans l’eau le plus vite possible. Sachez qu’en brasse, il ne faut pas enchaîner les mouvements de bras et de jambes sans s’arrêter.

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Analyse des mouvements clés

La sortie du buste

Une question fréquemment posée concerne la sortie du buste hors de l'eau lors de la brasse. Les nageurs de haut niveau sortent significativement le buste de l'eau pour inspirer. Bien que cela puisse sembler contre-productif en termes d'énergie dépensée verticalement, ce mouvement est en réalité une conséquence d'un geste propulsif efficace sous l'eau. La sortie du buste n'est pas le but, mais plutôt le résultat d'une propulsion puissante.

Le plongeon et la verticalisation

Le corps se verticalise brièvement pour mieux se détendre ensuite ( c'est là que le buste sort un peu de l'eau ) : cela compense le fait que la brasse est une nage aberrante qui lutte sans cesse contre son retour des bras et des jambes qui sont contre-productifs ; la verticalisation aide à provoquer la détente . pas si fluide que ça donc la brasse ! c'est aussi une nage qui est encore amenée à évoluer et d'ici une centaine d'années on se moquera de notre technique actuelle . mais pour l'heure on ne peut comparer une brasse de reprise d'entrainement , ou de récupération , à une brasse technique en course .. Beaucoup de nageurs ont les bras qui poussent l'eau vers l'arrière ce qui est interdit ( disqualifiant ) ; la coulée déjà est tout un art , et pour tous une source de sensations uniques . La symétrie n'est pas simple à obtenir ,,, bref on a toujours à progresser en brasse , plus qu'en crawl ou dos qui sont des mouvements plus logiques pour le corps humain ! C'est lent !

Le travail des bras

Il est essentiel de ne pas pousser l'eau vers l'arrière avec les bras, car cela est interdit et disqualifiant. La coulée est également un élément clé de la brasse, offrant des sensations uniques. La symétrie des mouvements est complexe à obtenir, ce qui signifie qu'il y a toujours une marge de progression en brasse, plus que dans les nages comme le crawl ou le dos.

Optimisation de la technique

Voici quelques gestes techniques qui peuvent permettre de gagner quelques dixièmes de km/h sans dépenser plus d'énergie:

  • garder les genoux aussi proches l'un de l'autre que possible lors du ciseau
  • tourner les pieds vers l'extérieur lors du ciseau
  • ne pas trop écarter les mains lors du tirage avec les bras
  • éxécuter la phase de propulsion le plus rapidement possible (tirage + ciseau)
  • ne pas plonger trop profondément juste après le ciseau, rester proche de la surface
  • être absolument horizontal, droit et gainé lors de la phase de glisse (cela semble tellement évident…)

Le retour des bras

Plusieurs questions se posent quant au retour des bras:

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  • Après le mouvement des bras, faut-il absolument rejoindre les mains sous le menton, comme on me l'avait enseigné ? Ou sous le buste ? Ou devant la tête ?
  • Faut-il réaliser le mouvement des bras simplement pour remonter très rapidement le buste ou bien est-ce qu'une partie du mouvement sert également à propulser vers l'avant ? Comment "penser" le mouvement : juste vers le haut ou bien vers le haut et vers l'avant ?
  • Quel angle donner aux mains lors du tirage avec les bras ? 45 degrés ?

Plongeon de la tête

Ensuite, il y a le plongeon de la tête pendant la phase de propulsion qui me pose aussi quelques questions:

  • En éxagérant un peu, faut-il rentrer la tête dans l'eau plutôt par le front ou plutôt par le menton ? (chez les pros, j'ai plutôt l'impression qu'ils cassent subitement leur nuque pour rentrer la tête par le front)
  • Au sommum de la phase de contraction, soit juste avant l'éxécution du ciseau, est-il important de bien remonter les épaules au niveau de la machoire ? Existe-t-il d'autres variantes ?

Conseils pour les nageurs

La brasse est accessible à tous, mais sa maîtrise technique demande de la patience et de la pratique. Voici quelques conseils pour améliorer votre technique:

  • Coordination: Travaillez la coordination entre les mouvements de bras, de jambes et la respiration.
  • Propulsion: Concentrez-vous sur la phase de propulsion, en utilisant vos jambes pour générer la majorité de la poussée.
  • Hydrodynamisme: Minimisez la résistance à l'eau en maintenant une position horizontale et en évitant les mouvements brusques.
  • Respiration: Maîtrisez la respiration en expirant complètement sous l'eau et en inspirant rapidement lors de la phase de traction des bras.
  • Gainage: Renforcez votre ceinture abdominale pour améliorer votre stabilité et votre efficacité dans l'eau.

Préparation physique de Florent Manaudou

Florent Manaudou possède un physique exceptionnel, avec une musculature particulièrement développée. 💪Un résultat qu’il doit à sa génétique bien sûr, mais aussi et surtout au fait de faire de la musculation régulièrement, en complément des entraînements dans l’eau.

Florent Manaudou mesure 1,99 mètre pour un poids de compétition estimé à 99 kilos (même s’il a déjà pesé jusqu’à 110 kilos par le passé).

Un programme de musculation spécifique à la natation

Pour atteindre un tel niveau de performance, l’entraînement de Florent Manaudou est extrêmement intense et rigoureux. 💦À son arrivée en 2011 dans le club de natation de Marseille, Florent Manaudou n’était pas aussi musclé qu’aujourd’hui. Il a ainsi effectué une prise de masse musculaire sur plusieurs mois pour se sculpter un corps de champion, gagnant près de 15 kilos au passage.

Lire aussi: Ambitions de Manaudou

Un développement musculaire qui a permis au champion de natation de nager plus vite. 🚅Aujourd’hui, il effectue jusqu’à 5 séances de musculation par semaine. Son programme de muscu repose sur un triple objectif : gagner en force, en explosivité et en mobilité.

Pour optimiser ses performances dans les bassins, Manaudou consacre chaque semaine plusieurs heures à la musculation.

Accompagné par un préparateur physique, il se focalise sur des exercices de base (développé couché, tirage, tractions, squat, etc.), ainsi que des mouvements spécifiques à la pratique de la natation. Si le nombre de répétitions dépend de l’objectif de son entraînement, il veille à toujours mettre beaucoup d’intensité dans chaque séance de musculation.

L’importance du gainage

En effet, l’athlète accorde une immense importance à sa ceinture abdominale, et notamment à son muscle transverse.

Comme il l’explique sur son compte Instagram, accompagné de son coach sportif, contracter ce muscle l’aide à créer des connexions entre le haut et le bas du corps, tout cela étant lié par sa sangle abdominale. Cela lui permet d’exploiter au mieux sa force dans l’eau, et donc de nager plus vite.

Mobilité, nutrition et sommeil

Pour profiter pleinement des bienfaits de son activité physique, Manaudou accorde une grande importance à son alimentation et à sa récupération. 🥗Il suit un régime strict et équilibré, riche en protéines, en glucides et en vitamines, pour nourrir ses muscles et favoriser leur développement. Du côté des compléments alimentaires, Manaudou avait confié dans une interview en 2014 consommer de la créatine. En équipe sur 4 x 100 mètres 4 nages

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