La pratique de la photographie et de la vidéo sous-marine confronte le plongeur à des défis optiques uniques. Tout plongeur l’apprend dans son cursus de validation de niveau: les couleurs s’éteignent sous l’eau, en commençant par les rouges, puis les oranges. A ce phénomène d’extinction des couleurs s’ajoute celui de la consistance de l’eau. Plus impure que l’air, elle contient de très nombreuses particules: sable, plancton, débris végétaux, pontes, etc. Ces particules ont pour effet que plus vous êtes éloigné de votre sujet, plus la couche d’eau est importante, et plus vous perdrez en contraste, détail et piqué de l’image. Ces phénomènes spécifiques à l’image sous-marine conduisent à des techniques spécifiques de compensation, plus proches de la photographie de studio que de la photographie animalière, ce qui bien souvent déroute le pratiquant amateur qui découvre ce milieu. Pourtant des solutions existent, elles sont simples à mettre en œuvre si l’on a compris les bases de la problématique.
La fluorescence sous-marine : une vision révélée
Pour l'observer sous l'eau, vous aurez besoin d'une lampe avec un "filtre d'excitation" dichroïque ET un "filtre barrière" jaune sur votre masque et votre système de caméra. Ce que vous verrez généralement est une lueur émise par une variété de coraux et d'animaux, principalement dans les tons verts, bleus et rouges. Vous pouvez trouver deux coraux du même type, l'un fluorescent et l'autre non. La fluorescence est techniquement le photon émis lorsqu'un électron se détend de son état excité à son état fondamental. En termes simples, il s'agit de la lueur que vous connaissez dans les bâtons lumineux, les méduses et la médecine légale.
Conçu pour la pratique de la plongée fluorescence, le BIGBLUE - Masque jaune pour fluorescence se fixe facilement sur la majorité des masques du marché. Il filtre la lumière bleue issue des lampes UV afin de révéler les couleurs fluorescentes des coraux, crustacés et autres organismes marins. Grâce à sa teinte jaune spécifique, ce masque permet de distinguer les réactions fluorescentes des espèces sous-marines. Le BIGBLUE - Masque jaune pour fluorescence est conçu pour s’adapter à la quasi-totalité des masques de plongée standard. Ce masque jaune améliore la lisibilité des scènes et facilite la prise de vue des espèces fluorescentes.
Correction chromatique par filtres physiques
Si vous avez déjà constaté avec déception que vos photos sous-marines étaient bleues ou vertes, rassurez-vous, vous n'êtes pas seul. Cette perte de couleur est un phénomène naturel lié à l'absorption de la lumière par l'eau. Heureusement, les filtres correcteurs de couleur physiques offrent une méthode simple et efficace pour récupérer les teintes perdues, surtout lorsque vous utilisez la lumière naturelle du soleil, ou lumière ambiante.
Les filtres de plongée sont essentiels si vous plongez car, selon les eaux que vous rencontrerez, les ondes lumineuses seront absorbées différemment selon la couleur de l'eau. Le filtre ne sert pas à rajouter de la couleur, mais à absorber les radiations de la couleur complémentaire à la sienne et de laisser passer toutes les autres, ce qui permet de rééquilibrer les couleurs. On croit souvent, à tort, que les filtres colorés ajoutent des couleurs manquantes à une image. En réalité, ils fonctionnent selon un principe soustractif. Ces filtres absorbent ou bloquent sélectivement une partie de la lumière bleue ou verte dominante qui sature la scène sous-marine.
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Typologie et usage des filtres correcteurs
Le choix des couleurs se fait en fonction de la profondeur de plongée et de la couleur de l'eau :
- Le filtre rose est utilisé pour le snorkeling et pour de faibles profondeurs jusqu'à 5 mètres. Il offre une correction chromatique plus douce, idéale pour la plongée en apnée ou en bouteille juste sous la surface, en rehaussant subtilement les tons chauds sans surcorrection.
- Le filtre rouge est spécialement conçu pour corriger la dominante bleue typique des eaux salées claires et bleues, comme les mers tropicales et les récifs coralliens. Il est utilisé pour les eaux bleues de 5m à 15 mètres environ selon la luminosité. En filtrant une partie importante de la lumière bleue excédentaire, les filtres rouges permettent aux rouges, aux oranges et aux jaunes de devenir plus visibles.
- Le filtre magenta est l'outil de prédilection pour corriger la teinte verdâtre souvent présente dans les eaux riches en algues, en certains minéraux ou en particules. Cela concerne notamment de nombreux lacs d'eau douce, les carrières, les eaux océaniques tempérées avec des forêts de varech.
- Le filtre orange filtre le bleu et accentue la lisibilité des rouges et des jaunes.
L’inconvénient du filtre est qu’il fait perdre un peu de lumière, et comme par principe si vous l’utilisez c’est que vous n’éclairez pas, il peut en résulter une vitesse d’obturation basse et des flous de bougé. Peu impactant sur des capteurs de grande taille peu bruités des hybrides ou reflex haut de gamme, ce sera plus délicat à gérer sur de petits capteurs où la montée en ISO n’est pas souhaitable en raison du bruit numérique généré. D'autre part, les filtres boostent les rouges mais ne corrigent pas le spectre de couleurs comme un éclairage type lumière du jour peut le faire.
Optimisation de la prise de vue avec filtres
L'utilisation efficace d'un filtre est un processus actif qui exige de prendre en compte la profondeur, les conditions de l'eau et les réglages de l'appareil photo. Les filtres correcteurs de couleur sont plus efficaces dans une plage de profondeur spécifique, souvent appelée « zone optimale », qui varie généralement entre 3 et 25 mètres. Trop superficiel, un filtre puissant peut donner des images artificiellement teintées. Trop profond, la lumière ambiante devient insuffisante pour que le filtre puisse l'améliorer, produisant une image sombre.
Le rôle crucial de la balance des blancs (WB) ne doit pas être négligé. Pour une précision optimale des couleurs, il est fortement recommandé d'utiliser la fonction de balance des blancs personnalisée avec le filtre installé. Pointez l'appareil photo vers un objet blanc ou gris neutre à la profondeur de prise de vue souhaitée et dans les mêmes conditions d'éclairage que votre sujet. Il est conseillé de réinitialiser votre balance des blancs personnalisée chaque fois que vous changez de profondeur d'environ 3 à 5 mètres.
Techniques de prise de vue pour des résultats optimaux :
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- Photographiez avec le soleil dans le dos pour garantir que le maximum de lumière ambiante atteigne votre sujet.
- Approchez-vous de votre sujet pour limiter la filtration des couleurs et la perte de lumière.
- Inclinez légèrement la caméra vers le bas.
- Retirez le filtre si vous remontez en eau très peu profonde ou si vous utilisez un éclairage artificiel comme source principale.
Intégration matérielle : boîtiers et accessoires
Pour les utilisateurs de boîtiers pour smartphones, comme ceux de la gamme DIVEVOLK, l'ajout de filtres correcteurs de couleur est une opération simple grâce à un système d'accessoires bien conçu. Le filetage de 67 mm est devenu un standard pour la fixation d'objectifs et de filtres humides. Il existe deux manières principales de fixer ces filtres : une fixation directe à un port adaptateur d'objectif de 67 mm ou l'utilisation d'une pince d'expansion avec adaptateur d'objectif. Ce système s'inscrit dans une approche modulaire, permettant la fixation de divers accessoires, tels que des objectifs, des filtres, des éclairages et des plateaux.
Les filtres DIVEVOLK sont conçus avec des orifices d'entrée d'eau sur le bord, qui permettent à l'eau d'inonder rapidement l'espace entre le filtre et l'objectif lors de l'immersion, éliminant ainsi efficacement les bulles d'air emprisonnées.
L'éclairage artificiel : puissance et gestion des particules
Rien ne remplace la lumière en termes de potentiel de restitution des couleurs en prise de vue sous-marine. Si l’on souhaite prendre des photos ou filmer un sujet de près, il est préférable d’utiliser des phares ou des flashs qui éclairent directement le sujet. L'éclairage est nécessaire, il constitue sous l'eau la principale source lumineuse et restitue aux poissons et autres végétaux sous-marins leurs véritables couleurs.
L'inconvénient de l’éclairage est que conformément à toute source ponctuelle, la puissance de la source est inversement proportionnelle au carré de la distance. En termes plus simples, la puissance lumineuse décroît très vite avec l’augmentation de la distance. Ajouté au fait que l’eau est chargée de particules, il en résulte qu’éclairer de loin ne sert à rien et génère plus de problèmes que d’avantages. Enfin, les particules en suspension dans l’eau interdisent d’éclairer dans l’axe de l’optique.
Pour le photographe sous-marin, il est conseillé de posséder deux flashs sous-marins externes puissants, montés sur bras doubles articulés procurant un éloignement axe de flash/axe optique d’au moins 70cm. En revanche, le vidéaste ne pourra utiliser le flash et devra se tourner vers des éclairages continus spécialisés. Si vos premiers plans sont bien colorés mais que vos arrière-plans restent bleutés et sans couleurs, la solution consiste à utiliser des filtres bleus sur vos éclairages pour harmoniser les plans, puis un filtre rouge devant le hublot pour rebooster le tout.
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Le filtre polarisant
Le filtre polarisant vous permettra de faire ressortir les couleurs du ciel, de l'eau, d'effacer les reflets des surfaces vitrées et de mieux exposer la neige. Avant de l'utiliser, enlevez d'abord le film protecteur des deux côtés du filtre. Repérez les 3 coins arrondis du filtre et surtout le 4ème qui est droit. Le filtre une fois placé dans le porte-filtre, le coin droit devra être placé sur le côté supérieur gauche faisant face à vous.