La pratique de la natation, qu'elle soit utilitaire ou sportive, remonte à l'aube de l'humanité, et son histoire est intrinsèquement liée à l'évolution des sociétés et à la nécessité d'organiser cette activité. Des premières traces préhistoriques aux structures fédérales modernes, le développement de la natation et des sports aquatiques témoigne d'un long cheminement vers la formalisation, la compétition et la sécurité. La Fédération allemande de natation (Deutscher Schwimm-Verband e.V., DSV), fondée en 1886, s'inscrit dans cette riche histoire, promouvant un sport aux multiples facettes, de l'aquaball au plongeon acrobatique, et envoyant ses athlètes de haut niveau en compétition dans quatre disciplines olympiques, s'engageant ainsi pour les futurs nageurs.
Des Origines Préhistoriques aux Civilisations Antiques : Les Premiers Plongées de l'Humanité
Il est fort possible que les êtres humains aient su nager dès la Préhistoire. Bien sûr, les nages n'étaient pas codifiées comme elles le sont aujourd'hui. Cependant, Jean Granat et Jean-Louis Heim dressent un portrait réaliste de ce que devait être le sport aux temps préhistoriques. Selon eux, "Toute l’évolution du genre Homo s’est faite en milieu plus ou moins découvert, à la lisière des forêts et proche des points d’eau. (…) Pour survivre, [ces hommes] devaient être avant tout bons marcheurs, bons coureurs, bons grimpeurs, peut-être nageurs, être capables de ramper et de transporter de lourds fardeaux. Ils devaient réfléchir pour trouver des parades à tous ces pièges et en premier entretenir leur corps à faire des exercices physiques." Dans ce contexte, on comprend alors que l'on parle de natation pour définir le déplacement de l'homme dans l'eau, même si sa capacité à nager comme on l'entendrait aujourd'hui reste une hypothèse non résolue.
Malgré tout, la fin de la période préhistorique, marquée par l'invention de l'écriture, fait surgir des preuves de l'existence d'un art de nager à cette époque. En Égypte, Wadi Sura est une grotte où des peintures rupestres attestent que la natation était pratiquée il y a quelques 6000 années. Les Égyptiens, les Romains, les Assyriens et les Grecs, d'après les premiers documents découverts à ce sujet, développèrent la natation vers 2500 avant Jésus-Christ. À cette époque déjà, l'historien grec Pausanias commentait un concours de natation. Bien que les courses de natation ne figuraient pas au programme des jeux olympiques de l'Antiquité, la natation n'était pas ignorée en Grèce, comme en témoigne L'Odyssée d'Homère, qui fait référence au rapport de l'homme à la mer, les nombreuses tempêtes emmenant les hommes à la mer.
À Rome, la natation était symbole de savoir et faisait partie de l'éducation du bon gentilhomme. On l'enseignait aux citoyens dès leur enfance, car dans la Rome antique, ne disait-on pas d’un homme manquant de culture qu’il « ne savait ni lire ni nager » ? Des compétitions de natation étaient organisées au Colisée, et de nombreuses mosaïques représentent des Romains plongeant et nageant la brasse. Suétone nous raconte qu'Agrippine, la mère du terrible Néron, se sauva d'un naufrage en parcourant de nombreux kilomètres à la nage. Les premiers thermes publics, pensés pour accueillir un large public, apparaissent au Ier siècle av. J.-C. Peu à peu, les thermes se répandent dans toutes les provinces de l’Empire. La pratique thermale devient caractéristique de la culture romaine, et même les villes romaines les plus modestes s'équipent en établissements thermaux, comme la colonie de vétérans de Timgad, qui ne compte que 5 à 6 000 habitants mais possède huit établissements balnéaires. Les Romains se rendent aux bains ou aux thermes pour soigner leur hygiène corporelle grâce à des soins complets du corps.
La Natation au Moyen Âge et à la Renaissance : Entre Détente, Éducation et Art
Au Moyen Âge, la natation était plutôt considérée comme une détente que comme un sport. Différentes classes de la population avaient un lien avec l’art de nager. Après une dure journée de labeur, les paysans, par exemple, se rendaient à la rivière pour se délasser. L'apprentissage de la natation faisait aussi partie de la formation du chevalier, en même temps qu'il apprenait le maniement des armes, l'équitation et le tir à l'arc. Les joutes nautiques figuraient régulièrement sur le calendrier au printemps et à l'été. Charlemagne, par exemple, disposait d’une sorte de piscine à Aix-La-Chapelle où il venait nager pour se détendre.
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C’est naturellement pendant la période de la Renaissance qu’apparaissent les premiers ouvrages consacrés entièrement à la natation. Nicolaus Wynmann explique par exemple en 1538 comment imiter les mouvements des animaux aquatiques et conjurer la peur des eaux profondes. Le fameux livre « Gargantua » de Rabelais, offre aussi une place à la natation dans l’éducation : « Nageait en profonde eau, à l’endroit, à l’envers, de cote, de tout le corps, des seuls Pieds, une main en l’air, en laquelle tenant un livre, transpassoit toute la rivière de Seine sans icelui mouiller, & tirant par les dents son manteau, comme faisait Jules César. » Il s'agissait encore d'un livre qui associait l’apprentissage de la natation à la bonne éducation, c’est-à-dire à l’éducation des gentilshommes. Le livre du Courtisan, de Castiglione, présente l’Art de nager comme une activité de plaisir, réservée aux gens du monde.
Certes, la discipline connut des périodes moins fastes. À l'époque de Louis XIV, par exemple, on se mouillait rarement, ses biographes racontant que le Roi-Soleil avait une telle horreur de l’eau qu’il ne se lavait jamais plus loin que le bout de son nez. Mais sous le règne de Louis XV, un changement de style s'opéra.
La Natation Militaire, Hygieniste et Pédagogique : Vers une Formalisation des Techniques
Le Japon fut le premier pays à réaliser une organisation nationale de la natation sportive. Un édit impérial, datant de l'an 1603, fit de la natation une partie intégrante du programme scolaire et ordonna que sa pratique soit encouragée par la création de matchs inter-écoles. Les fonctions allouées à la natation de l’époque étaient diverses mais toutes utilitaires : militaire, hygiénique et thérapeutique, éducative aussi, mais du point de vue du corps. La nage chien, la nage grenouille, sous l’eau ou plongée, la planche et la nage sur le dos sont des techniques décrites par Le Vicomte de Courtivron, et qui, toutes, participent à la formation du soldat. L’apprentissage de la natation militaire est cadré et se fait en trois étapes : premièrement par des « mouvements élémentaires », c’est-à-dire des mouvements de gymnastique, puis par de la « natation en l’air », grâce à de nouveaux appareils. La natation scolaire prend alors pour modèle les pratiques militaires. On reproduit les mêmes méthodes d'enseignement. Au XIXème siècle, c’est l’apprentissage de la brasse à 4 temps qui prédomine, dans un but plus disciplinaire que d'apprentissage. La mise à l'eau des enfants, quand elle a lieu, était surtout à but hygiéniste (ablutions, toilettage…). Les bains se déroulent en général dans des retenues d’eau de mer sur les plages (bains de mer) ou dans des espaces structurés sur les fleuves près des grandes villes.
L'Émergence de la Natation Sportive Moderne et les Premières Fédérations
La diffusion de la natation sportive sur le plan mondial est l’œuvre des pays anglo-saxons, et notamment de l’Angleterre qui possédait déjà des piscines couvertes et chauffées à Londres. Le premier grand tournant dans la natation moderne a eu lieu dans les pays anglo-saxons. C’est à partir de 1837, en Angleterre, que les premières compétitions de natation sportive ont eu lieu, organisées par une société sportive : la « National Swimming Association », dirigée par Yahn Strachan. On peut dire que l’Angleterre est devenue le pays natal de la natation moderne. La pratique de la natation y était très développée, et il existait déjà à Londres plusieurs piscines couvertes et chauffées. Les premières compétitions organisées furent des compétitions de brasse. Cette mode de construire des bassins chauffés et couverts s’est vite répandue dans les colonies britanniques, notamment en Australie.
C’est d’ailleurs en Australie, précisément à Sydney en 1846, qu’eut lieu le premier championnat de la natation moderne (aux Robinson Baths de Sydney). Il fut remporté par W. Redman qui nagea le 440 yards en 8 minutes 43 secondes. Quelques années plus tard, c’est encore et toujours en Australie, en 1858 dans la province de Melbourne, qu’eut lieu la première course de caractère international, appelée le championnat du monde de natation. La distance à parcourir par les nageurs était de 100 yards. En s’intéressant à l’origine de la natation sportive, on voit donc bien ici que les deux pays, l'Angleterre et l'Australie, restaient à cette époque les pionniers de cette pratique.
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Cette discipline continua d’évoluer jusqu’à sa reconnaissance officielle en 1869 en Grande-Bretagne. Le 7 janvier 1869, au German Gymnasium de Londres, se tint une conférence des clubs londoniens de natation. L'un des membres, W. Ramsden, proposa la création d'une association composée des représentants des clubs londoniens de natation. La première fédération des clubs de natation est née à Londres avec pour but la création d'une association qui établirait les règles de la natation. Aux premiers Jeux Olympiques de l'ère moderne, à Athènes, en 1896, 3 épreuves de natation étaient au programme : 100, 500 et 1200 mètres.
En France, c’est dans la ville du Havre que fut créé le premier club français spécialisé dans la pratique de la natation sportive : la Société des Nageurs du Havre et de l’Arrondissement, en 1873. Entre 1898 et 1903, la natation sportive fit son apparition par importation du modèle anglais et sous l'impulsion publicitaire et commerciale de certains journaux. En 1898, le journal « Le Vélo » organisa une compétition de natation sur la Seine, copiant celles organisées sur la Tamise, dans le but d'augmenter les ventes de journaux et de promouvoir la natation. Le périodique invita même les meilleurs nageurs anglais (SM Greasley et JF Stranding) et le français Paulus. L'épreuve consistait en un 500m auquel participèrent 73 compétiteurs dont une femme. Les Anglais arrivèrent loin devant Paulus, qui termina 3ème en brasse, car ils nageaient dans un style nouveau à l’époque : « l’over arm stroke ». En 1909, on comptait 250 sociétés sportives en France, alors qu'il n'en existait que 3, 10 ans plus tôt. L’USFSA, fondée en 1899, une « fédération multisports » dont le projet était de former une nouvelle jeunesse sur le modèle anglais, intégra la natation afin qu’elle ne sombre pas dans le professionnalisme. Elle créa ainsi les premiers championnats de France de natation par l'intermédiaire de sa commission de natation en 1899. Trois épreuves furent organisées sur trois journées distinctes : le 100 m nage libre en bassin (à Paris, Bain Deligny), le 500 m en eau libre (dans la Seine, à Versailles) et le 400 m en mer (à St Valéry en Caux). La Fédération française de natation fut finalement créée en 1920. L’institutionnalisation de la natation mondiale explosa au XXe siècle, suivant ces dynamiques nationales.
Raymond Pitet et la Structuration du Sauvetage et de la Natation en France : Un Modèle d'Organisation Fédérale
L'histoire de l'organisation des sports aquatiques et du sauvetage trouve un écho particulièrement riche dans le parcours de Raymond Pitet, figure emblématique de la structuration de ces disciplines en France, dont l'œuvre a inspiré de nombreuses initiatives fédérales. Il aurait voulu être marin, mais sa mère, redoutant de le voir naviguer, plusieurs des siens ayant péri en mer, s’y est toujours opposée. Dès son plus jeune âge, cependant, il fréquentait les marins de cette navigation à voile dont il avait la nostalgie et s’entraînait à porter secours aux personnes en détresse. C’est ainsi que, le 15 juillet 1883, à SAINTE ADRESSE, âgé de 11 ans, il se porta, à la nage, au secours de quatre enfants cernés sur une épave par la marée montante, et put les ramener à terre, sains et saufs. Il fit ses études à l’École de Joinville-le-Pont et devint professeur d’Éducation Physique, exerçant dans un premier temps au Lycée Charlemagne, puis aux écoles primaires de Neuilly-sur-Seine.
En 1892, Raymond PITET assista à un naufrage en Baie de Seine au large du Havre. Un canot se portait au secours d’un bateau en détresse. Les sauveteurs furent victimes de leur courage, leur bateau sombra et ils disparurent tous dans cette tempête. Raymond PITET résolut alors de regrouper tous les nageurs de la région pour organiser le sauvetage avec un matériel adapté à cette mission. C’est ainsi que naquit la même année l’Union des Nageurs de Normandie. Depuis cette époque, Raymond PITET s‘est toujours intéressé aux problèmes de la noyade et au sort des victimes du devoir civique.
Le 27 mars, jour anniversaire de ses 27 ans, il créa à Paris, l’Association Nationale des Sociétés de Natation et de Sauvetage, dont il fixa le Siège 34, rue de Lille dans le 7e arrondissement (déclarée le 29 juillet 1901, S.A.G.N. n°5062). Il organisa à Neuilly sur Seine, les premiers Championnats de Natation et de Sauvetage de l’Armée de la Marine et de l’Enseignement, sous le haut patronage du Président de la République Émile LOUBET. Mille concurrents s’affrontèrent sportivement, venus de 50 sociétés. Ce fut la première Fête Fédérale, marquant la création du Sport Utilitaire. Depuis cette date, la tradition s’est installée et se perpétue. Raymond Pitet définissait alors ce qu’est le Sport Humanitaire, insistant sur la nécessité pour les sauveteurs d’être en condition physique adaptée (Nager, courir, sauter, lancer, escalader). Plus que jamais, le sauvetage pouvait alors se réclamer du nom de sport. Cette année virent apparaître officiellement les brevets de maître nageur marinier après examens oraux et écrits, attestant d'une formalisation accrue de la formation.
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En 1910, à la suite des catastrophiques inondations à Paris, la Fédération, créée quatre ans auparavant, joua un rôle important, Raymond Pitet lui-même sauvant deux jeunes filles tombées à l’eau rue Surcouf. Elle fut honorée d’une lettre de félicitations du Président de la République. Cette même année, la Fête Fédérale qui se déroulait à Saint-Ouen, en proche banlieue parisienne, vit la création de la Fédération Internationale de Sauvetage (F.I.S.) par six nations réunies. Raymond PITET assura la Présidence de cet organisme international de 1910 à 1951, organisant le premier Congrès de cette F.I.S.
Pendant la Grande Guerre de 14-18, la Fédération forma des infirmières et des infirmiers brancardiers. Elle évacua de nombreux blessés au cours de la bataille de la Marne et ouvrit des hôpitaux auxiliaires. Raymond PITET organisa la Défense Passive à la demande de Georges CLEMENCEAU, une initiative qui fut une réussite complète. À l’Assemblée Générale du 21 décembre 1924, pour ses 25 ans, la F.N.S.N.S. (Fédération Française des Sociétés de Natation Sauvetage) devint la F.N.S. (Fédération Nationale de Sauvetage). Monsieur Raymond PITET fut élu Président d’Honneur Fondateur. En 1925, durant la guerre du RIF au Maroc, la F.N.S. s'illustra. La F.N.S., par Décret du 25 février signé du Président de la République Gaston DOUMERGUE, fut reconnue d’utilité publique. En 1928, la même action efficace fut enregistrée lors des inondations de la Garonne et du Tarn, dont le niveau monta de 22 mètres en une nuit. Un Grand Congrès International (F.I.S.) fut organisé à TROUVILLE avec la participation de 31 nations.
Plus tard, à la demande de Léo LAGRANGE, Sous-Secrétaire d’État à l’Éducation Physique et Sportive, la F.F.N.S. (Fédération Française de Natation Sauvetage) abandonna le sauvetage et devint la F.F.N. (Fédération Française de Natation), s’occupant uniquement de la natation sportive, du plongeon et du water-polo. Le sauvetage n’appartint alors plus qu’à la F.N.S. Le haut commandement à l’E.P.S. sollicita la F.N.S. Pendant la Guerre de 39-45, les associations prirent part dans la plupart des villes à la Défense Passive et au sauvetage des victimes des bombardements.
À l’occasion du cinquantenaire de la création de la Fédération, son Fondateur fut élevé au grade de Commandeur de la Légion d’Honneur par le Président de la République Vincent AURIOL. La F.N.S. organisa à Cannes des Rencontres Internationales auxquelles prirent part 45 nations, suivies d’un congrès médical, posant ainsi les bases de la création du Brevet de Maître Nageur Sauveteur (M.N.S.) et créant la carte de Sauveteur Secouriste du Travail (S.S.T.). Le 23 Décembre, Raymond Pitet quitta ce monde. Il habitait 28, rue Lacroix dans le 17e arrondissement de Paris, siège de notre Fédération. Des milliers de télégrammes arrivèrent du Monde entier. Il fut inhumé dans le Cimetière de TROUVILLE. Il est à noter que notre Fondateur n’a jamais occupé la fonction présidentielle à la F.N.S., confiant ce poste à une personnalité de la vie politique française, anciens ministres en particulier. Madame PITET succéda à son mari comme Secrétaire Générale de la F.N.S. L’Assemblée Générale adopta de nouveaux statuts en conformité avec les textes réglementaires de l’Arrêté Ministériel Jeunesse et Sports de 1967, puis d'autres à la demande du Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Plus récemment, la F.I.S. (Fédération Internationale de Sauvetage), créée en 1910 par Raymond PITET et dont il avait assuré la Présidence pendant 41 ans (De 1910 à 1951), céda sa place à l’I.L.S. La F.I.S. et la World Life Saving furent réunies dans une seule Fédération Mondiale (International Life Saving, ILS) regroupant ainsi le sauvetage nautique de toute la planète. Kevin Weldon devint le Premier Président de l’I.L.S., succédant à Klaus BARTNITZKE, Président de la F.I.S. Ses deux pôles d’activité demeurent le Secourisme sous la responsabilité de la Commission Technique Secourisme (C.T.S.), et la tutelle du Ministère de l’Intérieur, ainsi que le Sauvetage Nautique Sportif (sport utilitaire) sous la responsabilité de la Commission Technique des Activités Techniques et Sportives du Sauvetage Nautique et Aquatique (C.A.T.S.S.N.A.) et la tutelle du Ministère de la Jeunesse et des Sports.
L'Organisation des Sports Aquatiques en Allemagne : Une Tradition Forte
L'Allemagne, comme d'autres nations européennes, possède une longue et riche tradition dans l'organisation des sports aquatiques, reflétant la même dynamique d'institutionnalisation observée dans d'autres pays. La Fédération allemande de natation (Deutscher Schwimm-Verband e.V., DSV), dont le siège est à Berlin, est une illustration majeure de cet engagement. Fondée en 1886, cette association berlinoise s’engage pour les futurs nageurs en promouvant au niveau national ce sport aux multiples facettes, allant de l'aquaball au plongeon acrobatique. La DSV envoie ses athlètes de haut niveau en compétition dans quatre disciplines olympiques, démontrant ainsi son rôle central dans la performance sportive.
Au-delà de la natation, l'Allemagne a structuré divers sports nautiques à travers des fédérations dédiées, reflétant la diversité des pratiques et la volonté d'une organisation robuste. L'Association allemande de sport en haute mer (Deutscher Hochseesportverband « Hansa », DHH), par exemple, forme des yachtmen depuis 1925. Dans ses trois écoles de voile, situées à Glücksburg, sur l’île de l’Elbe et au Chiemsee, 16 000 membres font de la voile régulièrement sur les 200 bateaux de l’Association.
La Fédération allemande de canoë (Deutscher Kanu-Verband e.V., DKV) est également une « forge à médailles » fiable, les canoéistes allemands comptant parmi les meilleurs pratiquants de sports nautiques du monde, conjuguant sport, santé et nature. De même, la Fédération allemande de voile (Deutsche Segler-Verband e.V., DSV), fondée en 1884, se positionne comme la meilleure Fédération de voile du monde dans les classes de bateaux olympiques. Cet organisme de contrôle des associations de voile et de clubs de surf dans toute l’Allemagne représente le sport de voile allemand dans les associations internationales, et conseille la Fédération et les Länder pour tout ce qui touche aux règles de la circulation ou à la protection de la nature et de l'environnement.
Enfin, la Fédération allemande d’aviron (Deutscher Ruderverband e.V., DRV), une des plus anciennes fédérations sportives dans toute la République, encourage les rameurs allemands qui ramènent régulièrement des Jeux Olympiques des médailles d’or, d’argent et de bronze. Ces diverses fédérations montrent une approche globale et organisée du sport aquatique en Allemagne.
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