La plongée sous-marine, également appelée plongée subaquatique, est une activité consistant à rester sous l'eau, soit en apnée dans le cas de la plongée libre, soit en respirant à l'aide d'un narguilé ou encore en s'équipant d'une bouteille de plongée dans le cas de la plongée en scaphandre autonome. La plongée bouteille est une autre forme de plongée loisir. Le plongeur bouteille sera également muni d'une bouteille de plongée qui contient le gaz respiré apporté via un détendeur. Il doit contrôler sa plongée à l'aide d'un manomètre et d'un ordinateur de plongée et respecter des tables de décompression incluant d'éventuels paliers de décompression. Les plongeurs en apnée n'effectuant pas de ventilation pulmonaire sous l'eau n'ont, de leur côté, pas besoin d'utiliser ces tables.
Fondements physiologiques et risques liés à la pression
Le facteur principal influant sur l'organisme humain en plongée est la pression exercée par l'eau. Celle-ci augmente avec la profondeur : le corps est soumis à une pression d'environ 1 bar à l'air libre au niveau de la mer (pression atmosphérique), mais le poids de l'eau au-dessus du plongeur immergé soumet celui-ci à une pression additionnelle d'environ 1 bar tous les 10 mètres en eau de mer et environ 0,98 bar tous les 10 mètres en eau douce. Par exemple, à 25 mètres de profondeur, un plongeur est soumis à 3,5 bars de pression totale (également nommée pression absolue).
Les accidents dus aux variations anormales de pressions dans les organes creux sont appelés des barotraumatismes. Lors de la descente, en plongée bouteille comme en plongée en apnée, l'air contenu dans l'oreille moyenne du plongeur est en dépression par rapport au milieu ambiant, ce qui crée une déformation du tympan. Le plongeur doit volontairement insuffler de l'air dans son oreille moyenne via les trompes d'Eustache, afin d'éviter toute déchirure ou douleur. Il existe plusieurs manœuvres d'équilibrage, la plus répandue consiste à se pincer le nez et à souffler légèrement bouche fermée (manœuvre de Valsalva). On peut également équilibrer son oreille en faisant une « béance tubaire volontaire » qui consiste à plonger « trompes ouvertes ».
Pour les pressions rencontrées en plongée sous-marine, les gaz respirés se comportent comme des gaz parfaits, et obéissent donc à la loi de Dalton. Le dioxygène (O2), pourtant indispensable à la survie du plongeur, devient toxique lors d'une plongée bouteille avec l'augmentation de sa pression partielle. Cet effet nommé hyperoxie est dû à la toxicité neurologique du dioxygène à partir d'une pression partielle de 1,6 bar. Il soumet le plongeur à un risque de crise hyperoxique et donc de perte de connaissance conduisant à la noyade. D'autre part, une exposition prolongée à une pression partielle d'O2 de plus de 0,6 bar peut provoquer des lésions pulmonaires de type inflammatoire (effet Lorrain Smith).
Évolution du matériel et sécurité en immersion
Le monde de la plongée sous-marine évolue et son enseignement aussi. Nos connaissances portant sur les immersions sont meilleures et le matériel de plongée sont incomparablement plus performant et fiable qu’au début de la plongée. Le matériel spécifique commun aux différentes formes de plongée se compose généralement d'une combinaison isothermique, d'un masque, de palmes, et d'un lestage.
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Les premières esquisses d'un équipement mobile et autonome datent de la fin du XIVe siècle, avec Konrad Kyeser qui imagine une « robe de plongée ». Le premier prototype de scaphandre est inventé en 1824 par Charles et John Deane. Il faut attendre 1865 pour que Lodner D. Phillips invente le premier scaphandre intégral. C'est évidemment l'invention du scaphandre autonome qui va révolutionner l'histoire de l'exploration marine. L'invention capitale pour la plongée autonome est le détendeur automatique, dit aussi « de débit à la demande », perfectionné par Émile Gagnan et Jacques-Yves Cousteau en 1943.
Analyse critique des exercices traditionnels
Au risque de brusquer ceux et celles qui restent attachés aux valeurs anciennes et aux pratiques qu’ils ont toujours connues, certains exercices sont considérés comme désuets. La remontée sans embout a été supprimée des cursus partout dans le monde et reconnue comme accidentogène par le monde médical. Actuellement il me semble de loin plus pertinent d’enseigner l’importance de la redondance du matériel.
La technique d’immersion consistant à descendre la tête en première est enseignée depuis le tout début de la plongée. Pour les autres, je n’y vois aucun avantage. Il est bien plus confortable et sécurisant de descendre calmement à la verticale tête en haut en vidant l’air de son gilet de plongée. De cette manière, pas de soucis pour équilibrer ses oreilles en prenant le temps qu’il faut. Pas de soucis pour garder en visuel les membres de sa palanquée.
Enfin, les exercices à rallonge portant sur les tables de plongée comme moyen de décompression durant les immersions sont, à mon sens, inutiles en plongée loisir. Je n’ai personnellement jamais vu personne sortir ses tables en fin de plongée pour calculer son temps de palier et je souris quand les plongeurs ou plongeuses me disent ne jamais plonger sans leurs tables alors qu’ils n’ont ni profondimètre ni montre de plongée. Vous êtes engagé dans une formation de plongée ? Vous devez réaliser certains exercices de plongée sur lesquels vous avez des doutes ou des réserves ? N’hésitez pas à interroger vos moniteurs sur la pertinence d’effectuer des exercices qui n’offrent parfois plus aucune utilité dans le monde actuel de la plongée loisir.
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