Après un baptême de plongée, il est conseillé de suivre une formation de plongeur (FFESSM, FSGT, PADI…) pour approfondir ses compétences et explorer les fonds marins en toute sécurité. L'évaluation du niveau 1 de plongée est un processus continu qui valide l'acquisition des compétences nécessaires pour plonger jusqu'à 20 mètres de profondeur encadré par un moniteur.
Formation et évaluation
Les formations de niveau 1 s’organisent généralement sur une saison, avec une séance de piscine hebdomadaire. L’évaluation se fait en continu tout au long de l’année : il n’y a pas d’examen pratique à proprement parler. La validation des compétences est effectuée par les moniteurs au fur et à mesure des séances en piscine. Pour valider les premières expériences en milieu naturel, des sorties club en mer sont souvent organisées. L'USF Plongée organise chaque année une sortie club en mer sur un week-end.
Contenu de la formation du brevet de plongée niveau 1
La formation du brevet de plongée niveau 1 vise à acquérir un ensemble de connaissances et de compétences essentielles pour une pratique sécurisée de la plongée sous-marine. Ce brevet forme à un ensemble de connaissances permettant de:
- Maîtriser les différentes techniques de mise à l’eau (saut droit, bascule arrière, bascule avant).
- Savoir nager avec le combo palmes-masque-tuba ainsi qu’avec un scaphandre.
- Être à l’aise avec le matériel nécessaire à ce sport.
- Bien régler son gilet de stabilisation.
- Se maintenir en surface grâce au palmage de sustentation.
- Gérer la ventilation et la consommation d’air.
- Savoir utiliser un manomètre.
- Remonter à la surface en toute sécurité.
- Se déplacer en apnée inspiratoire et expiratoire sur quelques mètres.
- Se stabiliser en profondeur.
- Être en mesure de vider son masque en toutes situations.
- Dégréer son scaphandre.
- Savoir réagir aux accidents subaquatiques usuels pouvant se produire lors de plongées.
- Maîtriser les procédures de désaturation.
- Connaître la réglementation et l’environnement du milieu pour plonger en toute sécurité.
Au-delà de l’assimilation de ces connaissances, il faut valider 4 plongées en mer ou en lac pour obtenir le brevet de plongée niveau 1.
Aspects pratiques de la formation
La formation aborde également des aspects pratiques essentiels, notamment :
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- L'équipement du plongeur: Connaissance et utilisation de l'équipement complet, incluant la combinaison de plongée (types, utilité, usage des gants), le tuba (types, fixation), le masque (adaptation, réglage), les palmes (choix, utilisation).
- Gréer un scaphandre: Montage complet du scaphandre (bouteille, gilet, détendeur, direct-system), ouverture de la bouteille et contrôle de la pression.
- Techniques d'immersion: Mise à l'eau (bascule arrière, saut droit, départ du bord de plage), techniques d'immersion (coulée expiratoire, immersion en phoque, en canard).
- Maîtrise de la flottabilité: Gestion de la flottabilité, déplacement avec différents types de palmage (sustentation, costal, ventral, dorsal).
- Prévention des barotraumatismes: Gestion de la pression et méthodes d'équilibrage (oreilles, dents, sinus, poumons).
- Respiration: Savoir respirer avec un tuba et avec un détendeur.
Droits du plongeur certifié niveau 1
Une fois le brevet en main, le plongeur amateur se sentira plus à l’aise sous l’eau et aura davantage de compétences techniques. Le brevet de plongée niveau 1 lui permet de plonger jusqu’à 20 mètres de profondeur, encadré par un moniteur. Il est possible de nager en France comme à l’international avec ce brevet, mais la sortie sous-marine doit toujours se faire en compagnie d’un moniteur. L’équivalence du brevet FFESSM à l’international est le CMAS.
Formation complémentaire : le PA-12 FFESSM
Pour aller plus loin, le plongeur de niveau 1 peut suivre la formation de plongée complémentaire PA-12 FFESSM qui lui permettra de pouvoir plonger en autonomie jusqu’à 12 mètres maximum sans être encadré par un guide. Pour cela, il faut qu’il soit majeur, qu’il plonge en binôme avec un plongeur de niveau minimum PA-12 également et en compagnie d’un directeur de plongée.
Certificat médical et contre-indications
Le certificat médical est obligatoire pour la délivrance de la première licence à la FFESSM et fortement conseillé avant un baptême pour prévenir les effets des contraintes cardiovasculaires et ventilatoires liées à l’immersion et les risques barotraumatiques présents dès les premiers mètres.
Directives de la FFESSM concernant le certificat médical
En juin 2014, le comité directeur national de la FFESSM a modifié ses directives en matière de certificat médical en autorisant tout médecin inscrit à l’Ordre des médecins à délivrer un certificat pour les formations niveau 1 (y compris chez l’enfant de plus de 12 ans), niveau 2, niveau 3 et l’ensemble des qualifications (14). Les passages du niveau 4 et des monitorats fédéraux et la pratique du recycleur ou du trimix requièrent un examen par un médecin fédéral, c’est-à-dire un médecin titulaire d’une licence fédérale, présenté par un président de club et participant à des actions de formations, d’enseignements et de surveillance médicale de compétition. Les médecins diplômés en médecine du sport, en médecine de plongée ou en médecine hyperbare sont également habilités.
La reprise de la plongée après un accident ne peut se faire qu’après avis d’un médecin fédéral, d’un médecin de plongée ou d’un médecin hyperbare, tout comme le certificat pour l’enfant de 8 à 14 ans. En cas de pathologie (valvulopathie, arythmie, coronaropathie, shunt droite-gauche, surdité, asthme, pneumothorax spontané, hémophilie, diabète insulinodépendant…), ou de traitement particulier (antiarythmique, bêtabloquant…), la visite ne peut être réalisée que par un médecin expert fédéral, un médecin de plongée ou un médecin hyperbare. En situation de handicap, le médecin rééducateur est également autorisé à délivrer un certificat. Pour le compétiteur, le certificat de non contre-indication des activités en compétition peut être validé par un médecin du sport, un médecin fédéral, un médecin de plongée ou un médecin hyperbare. Le sportif de haut niveau doit respecter la liste et la périodicité des examens établies par la commission médicale. Le moniteur salarié est considéré comme un travailleur intervenant en conditions hyperbares.
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Au moindre doute, le médecin examinateur peut faire appel à un médecin fédéral ou à un médecin expert exerçant dans l’un des centres hyperbares français dont les coordonnées sont accessibles sur le site de Medsubhyp (12). Il peut également utiliser des algorithmes d’aide à la décision ou la liste indicative des contre-indications disponibles sur le site Internet de la commission médicale de la FFESSM (13).
Examen médical
L’examinateur effectue un interrogatoire à la recherche d’éventuels antécédents personnels ou familiaux (épilepsie, asthme, pneumothorax, cardiopathie, mort subite inexpliquée…), vérifie le statut vaccinal (antitétanique, anti-poliomyélite et éventuellement antileptospirose), et pratique un examen clinique approfondi, appareil par appareil. L’interrogatoire peut être précédé par la lecture du carnet de santé et la réalisation d’un autoquestionnaire. La réalisation d’un électroencéphalogramme avec hyperpnée et stimulation lumineuse intermittente doit donc être discutée en cas d’antécédent de pertes de connaissance inexpliquées, de crises d’épilepsie, d’un traumatisme crânien sévère, d’une infection cérébrale ou d’un accident vasculaire cérébral.
Les facteurs de vulnérabilité au stress comme des antécédents psychiatriques ou une addiction doivent être recherchés. Ils peuvent être à l’origine d’une attaque de panique lors de plongées profondes ou d’une situation inhabituelle dans des conditions de plongée défavorables. Les troubles psychiatriques sont généralement incompatibles avec la plongée tout comme les addictions ou la prise de psychotropes qui peuvent majorer la narcose à l’azote, modifier le seuil épileptogène et altérer l’adaptation cardiovasculaire à l’effort.
Une variation brutale du volume gazeux dans l’oreille moyenne peut provoquer une atteinte grave de l’oreille interne. L’otoscopie avec manoeuvre d’équilibration active de la caisse du tympan est un élément essentiel dans le dépistage de la dysperméabilité tubaire. Elle permet également de vérifier l’état et la perméabilité du conduit auditif externe. La présence d’exostoses est fréquente chez les nageurs et les surfeurs. Elles ne nécessitent une prise en charge chirurgicale avant la plongée que si elles sont associées à des otites externes récidivantes ou à une baisse d’audition. Le futur plongeur doit, dans tous les cas, être sensibilisé sur l’importance de signaler dans les plus brefs délais à son médecin de plongée tout épisode médical intercurrent pouvant modifier la fonction tubaire, afin de mettre en place des mesures préventives pour éviter un barotraumatisme de l’oreille. En cas de doute sur une hypoacousie clinique, l’examen doit être complété par une audiométrie tonale et un avis spécialisé. En fonction des résultats, une autorisation peut être discutée par le médecin fédéral selon les recommandations de la FFESSM, téléchargeables sur Internet (13). Cette décision dépend du niveau d’hypoacousie et de l’état de l’oreille controlatérale. La présence d’une anomalie clinique vestibulaire ou d’un antécédent de vertige nécessite un avis spécialisé et des explorations vestibulaires complémentaires. La palpation sinusienne doit être indolore.
Le futur plongeur doit être informé qu’une vision binoculaire avec correction inférieure à 5/10 ou une acuité d’un oeil inférieure à 1/10 et de l’autre avec correction inférieure à 6/10 contre-indique la plongée en autonomie à plus de 20 m de profondeur. Le port de lentilles est compatible avec la plongée tout comme la mise en place de verres correcteurs sur le masque. En cas de chirurgie et sous couvert de l’accord de l’ophtalmologiste traitant, le délai minimum de contre-indication à la plongée est d’1 mois pour une opération de la myopie, de 2 mois pour une opération de la cataracte, du glaucome ou après une chirurgie vitréo-rétinienne et de 8 mois pour une greffe de cornée.
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Les modifications neurovégétatives et l’augmentation des régimes de pressions intracardiaques inhérentes aux contraintes d’immersion doivent écarter tout sujet à risque de syncope, d’ischémie myocardique, d’insuffisance cardiaque ou de rupture vasculaire. L’insuffisance cardiaque symptomatique, la cardiomyopathie obstructive, la tachycardie paroxystique, le bloc auriculoventriculaire (BAV) II ou complet non appareillé, la maladie de Rendu-Osler sont des contre-indications. La présence d’une coronaropathie, d’une prise de bêtabloquants, d’une valvulopathie, d’un trouble du rythme, d’un trouble de la conduction ou d’un pacemaker impose une évaluation par un médecin fédéral (13). Des antécédents familiaux de mort subite inexpliquée ou de coronaropathie à un jeune âge ainsi que toute anomalie auscultatoire en dehors d’un souffle systolique bénin doivent faire l’objet d’un avis spécialisé. La réalisation d’un électrocardiogramme de repos avant 40 ans permet d’éliminer la plupart des cardiopathies arythmogènes familiales. Au-delà de 40 ans chez l’homme et de 50 ans chez la femme, l’épreuve d’effort est fortement recommandée en particulier en cas de tabagisme actif ou sevré depuis moins de 5 ans, de dyslipidémie avec un taux de LDL > 1,5 g/L ou d’obésité avec un IMC > 30.
L’hypertension artérielle doit être dépistée minutieusement en réalisant en cas de doute des contrôles itératifs et/ou une mesure ambulatoire de la pression artérielle. En cas de confirmation, un bilan cardiaque est indispensable avec a minima une exploration cardiaque anatomique et fonctionnelle, au repos et à l’effort. Le traitement doit être adapté à la plongée, en évitant si possible les diurétiques et les bêtabloquants. L’hypertendu doit être stabilisé et maintenir une activité physique régulière avant de débuter la plongée. Lors des activités subaquatiques, il doit limiter le stress psychique, le froid et l’hyperoxie. La recherche d’un shunt droitegauche par échographie transthoracique et carotidienne ou transcrânienne avec injection de produit de contraste et manoeuvre de sensibilisation n’a aucune indication en prévention primaire. En cas de découverte fortuite, une contre-indication ou une plongée avec restriction doivent être proposées.
Toute pathologie pouvant être à l’origine d’une fragilisation du parenchyme ou d’une gêne à l’expiration doit être dépistée. L’auscultation vérifie l’absence de bruits anormaux ou atténués compatibles avec un asthme, une bronchite chronique ou une maladie bulleuse. Elle doit être complétée par une exploration fonctionnelle respiratoire au moindre doute. La radiographie thoracique systématique n’est pas indiquée. La présence de bulles pariétales en particulier chez le fumeur doit faire discuter une contre-indication absolue. La plongée est possible après un pneumothorax traumatique ou iatrogène après un délai minimum de 3 mois et en l’absence d’une atteinte ventilatoire en spirométrie ou d’un kyste gazeux séquellaire au scanner. La réalisation d’une boucle débit volume avec un test de réversibilité aux bêta-2-mimétiques peut permettre au médecin fédéral d’autoriser un asthmatique léger à la pratique de la plongée, selon les recommandations de la FFESSM téléchargeables sur Internet (13). Une contre-indication doit être prononcée en cas d’asthme d’effort, d’asthme au froid, d’antécédent de crise d’asthme grave, d’asthme non stabilisé avec un traitement de fond, d’insuffisance respiratoire, de pneumopathie fibrosante, de vascularite pulmonaire, de chirurgie pulmonaire ou de pneumothorax spontané. La restriction de profondeur ne peut pas être considérée comme une alternative puisque le gradient de pression, et donc le risque barotraumatique, est le plus important dans les 10 premiers mètres (Fig.
Conditions d’accès à la formation niveau 1 pour les jeunes plongeurs
Le plongeur Niveau 1 (N1) peut réaliser des plongées d’exploration jusqu’à 20 m de profondeur, au sein d’une palanquée, accompagné d’un Guide de Palanquée (GP). Ce dernier prend en charge la conduite de la plongée.
Conformément aux règles définies par le Code du Sport (CdS), ce type de plongées est réalisé dans le cadre d’une organisation sécurisée, établie par un Directeur de Plongée (DP).
Pour accéder à la formation, il faut être âgé d’au moins 12 ans à la date de délivrance du brevet (autorisation d’un responsable légal pour les mineurs) et être titulaire de la licence fédérale en cours de validité. Dans certaines conditions, l’âge minimum requis peut être abaissé à 12 ans :
- Demande volontaire de l’intéressé(e)
- Demande des parents au président du club ou au responsable de la structure commerciale agréée
- Avis favorable du moniteur et du président du club ou du responsable de la structure commerciale agréée
Il est obligatoire de présenter un certificat d’absence de contre-indication à la plongée, conforme à la réglementation fédérale en vigueur, se référer au chapitre « généralités » du manuel de formation.
Diplômes de plongeur de bronze, d'argent et d'or
Les diplômes de plongeur de bronze, plongeur d’argent et plongeur d’or sont délivrés après une évaluation continue, en milieu artificiel ou en milieu naturel. L’évaluation s’applique sur une durée à l’appréciation du moniteur. Elle varie selon le milieu, l’âge, le développement physique ou cognitif des plongeurs, ainsi que des objectifs de formation ou du cadre de l’activité (clubs, SCA, scolaires, …). À la manière des autres brevets de plongeurs, ils se définissent par un ensemble de compétences acquises. À savoir qu'il n’est pas obligatoire de posséder les niveaux inférieurs pour préparer un brevet.
Formation en milieu naturel
La formation se déroule sur 6 plongées en milieu naturel. Les plongées s’effectuent dans le parc national de Port-Cros. Contrairement au baptême de plongée, pour passer le niveau 1 de plongée, il faut avoir au moins 14 ans et savoir nager en toute autonomie. La formation s’articule généralement sur une semaine en milieu naturel ou en fosse de plongée. Un brevet de plongée ne résulte pas uniquement dans la validation de compétences en milieu aquatique.
Prérequis : le baptême de plongée est-il obligatoire ?
Pour obtenir le niveau 1 de plongée sous-marine, il n’y a aucune obligation de faire un baptême de plongée.