# L'entretien et la Réparation d'un Gilet de Sauvetage : Garantir Votre Sécurité en Mer

Votre gilet de sauvetage peut vous sauver la vie ! Comme tout équipement de sécurité qui se respecte, un gilet de sauvetage doit être révisé régulièrement. Le port d'un gilet de sauvetage est indispensable pour la pratique de toute activité nautique. Élément de sécurité essentiel et obligatoire en mer, les gilets de sauvetage vous permettront en cas d’incident, d’améliorer votre protection, d’être repéré et d’être secouru. Encore faut-il disposer d'un matériel contrôlé et prêt à l'usage. La durée de vie d'un gilet de sauvetage dépend essentiellement de son entretien, car l'usure causée par les agressions extérieures peut alors facilement dégrader les tissus et provoquer des fuites sur un gilet gonflable. Il est donc vital d'en assurer sa fiabilité grâce à un entretien courant de qualité. Cela permettra d’augmenter sa longévité et d’atteindre la prochaine échéance de révision en toute sécurité.

L'Évolution et les Types de Gilets de Sauvetage

Traditionnellement, le gilet de sauvetage en mousse était la norme. Sa flottabilité est garantie car elle ne dépend d’aucun système de gonflage, mais c’est bien sûr plus encombrant. Ce type de gilet est moins complexe à entretenir, et un gilet mousse ne nécessite pas de révision à proprement parler. En revanche, un contrôle visuel tous les ans, ou dans l'idéal après un usage intensif en fin de saison par exemple, est vivement recommandé. Toute détérioration, ou défaut suspecté, nécessite une vérification complète du gilet mousse.

Le gilet de sauvetage gonflable a aujourd’hui largement remplacé le gilet en mousse car il est plus pratique et plus confortable à porter. Il peut aussi intégrer un harnais de sécurité, ce que nous recommandons fortement. Si les gilets et brassières en mousse sont utilisés notamment pour les activités nautiques en plans d’eaux fermés par exemple, les gilets de sauvetages gonflables sont plébiscités pour la sécurité optimale qu’ils assurent, pour leur praticité et parce qu’ils sont plus agréables à porter, car moins encombrants. Il est donc moins tentant de les retirer pour une manœuvre, par exemple.

Un gilet de sauvetage gonflable se déclenche de différentes façons : de manière automatique ou manuelle. Un système de gonflage au gaz (CO₂) est au cœur de son fonctionnement ; il se compose d’une cartouche de gaz pour le gonflage et d’un système de déclenchement manuel ou automatique.

Le gilet gonflable à déclenchement manuel est idéal pour les activités nautiques au cours desquelles il y a de fortes chances de tomber à l’eau, comme le paddle ou la voile légère. Ils sont conseillés en zones basiques et côtières, inférieures à 6 milles. Dans le cas du gilet gonflable manuel, c’est le plaisancier qui déclenche le gonflage en actionnant une tirette. Cela évite les déclenchements intempestifs en cas de grosse vague, ou même de stockage dans une zone trop humide (pour les déclencheurs à pastille). Les gilets de sauvetage gonflables manuellement sont fiables, mais ne se déclenchent pas en cas de perte de connaissance, contrairement à un gilet à déclenchement (ou percussion) automatique. La cartouche qui contient le CO2 qui vient gonfler le gilet en cas de chute dans l’eau est percutée par un mécanisme actionné manuellement.

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Quant au gilet gonflable automatique, il présente l’avantage d’être opérationnel même pour un naufragé inconscient. Il y a deux solutions de déclenchement d’un gilet de sauvetage automatique : au contact de l’eau ou hydrostatique. Les deux solutions sont fiables et efficaces, mais le déclenchement au contact peut survenir en cas de grosse vague par exemple, sans qu’il n’y ait forcément de danger. Ces gilets sont idéals pour la navigation côtière, semi-hauturière ou hauturière.

L'Entretien Courant et les Vérifications Pré-Navigation

Les gilets de sauvetage sont exposés à un environnement marin agressif (eau, sel, rayons UV, frottements). Le sel, l'abrasion, les rayons ultra-violets ou encore la compression, constituent les principales agressions qui peuvent causer la dégradation de votre gilet de sauvetage. Il convient donc d'en prendre particulièrement soin.

Après chaque utilisation :Tout d’abord, assurez-vous de rincer toute boue, sable ou taches visibles après chaque utilisation. Utilisez toujours de l’eau propre pour rincer, en particulier lorsque vous l’avez utilisé dans de l’eau salée. Rincez-le à l’eau douce pour enlever le sel. Il est souvent préférable de faire ce rinçage à l’éponge humide, en particulier si le déclencheur est à pastille (sinon démontez le déclencheur). Si votre gilet a été percuté lors d'une chute à la mer, il faudra rincer aussi la chambre gonflable. L'humidité est une condition favorable pour le développement des champignons.

Séchage et Stockage :Lorsque votre gilet de sauvetage est mouillé, assurez-vous de le suspendre pour qu’il sèche. Évitez de l’exposer directement à la lumière du soleil. Cela peut entraîner une détérioration et la décoloration des tissus. N’essayez pas d’accélérer le processus en le nettoyant à sec ou en l’exposant à une source de chaleur directe. Quelle que soit la méthode que vous utilisez pour nettoyer votre gilet de sauvetage, pensez toujours à bien le sécher avant de le ranger pour éviter la prolifération de la moisissure. Favorisez un endroit sec pour ranger vos gilets de sauvetage. Les gilets de sauvetage doivent être stockés dans un endroit sec, sombre et frais. Ne rangez jamais un gilet de sauvetage très sale. En effet, l'humidité ambiante favorise le développement de la moisissure, c'est, par exemple le cas, de la cabine du bateau. De plus, au contact de l'eau, la pastille de cellulose peut s'activer et déclencher votre système de gonflage inutilement. Lorsque le gilet n’est pas utilisé, il doit être rangé dans un endroit sec, à température ambiante et à l’abri de la lumière.

Avant de prendre la mer :Entre chaque révision, prenez l'habitude d'effectuer une vérification visuelle de votre équipement afin d'empêcher tout dysfonctionnement une fois en mer. Inspecter avec soin le système de déclenchement, la vessie, la bouteille de gaz et les coutures avant d'embarquer. Nous vous recommandons de vérifier le percuteur (Kit d'armement) avant de mettre le gilet de sauvetage en veillant à ce que la bouteille de CO2 ne soit pas percée.

Le contrôle de votre gilet avant de partir en navigation doit inclure :

  • La cartouche de CO² : vérifier qu'elle n'est pas percée, sans trace de corrosion, bien vissée.
  • Le déclencheur (noir) : bien vissé, non périmé, capuchon vert présent.
  • Le percuteur (jaune) : scellée verte (triangle vert) présente indiquant que le gilet n'a pas été déclenché.
  • Le gilet : Complet et sans marques d'usure (déchirures, effiloché), vessie gonflable rangée dans sa housse.Il convient également de toujours procéder à la vérification du serrage de la bouteille de CO2, et ainsi pouvoir s'assurer que la bouteille est fermement vissée sur le percuteur. Si besoin, resserrez-la à la main. Assurez-vous de vérifier régulièrement l’absence de déchirures, d’accrocs ou de trous sur votre gilet de sauvetage. Pour votre sécurité, il est important que vous ayez un gilet de sauvetage en bon état de fonctionnement.

La Révision Périodique : Un Impératif pour la Longévité

Pourquoi alors faire réviser son gilet gonflable ? Parce qu’un gilet de sauvetage a une durée de vie limitée dans le temps. Elle a d’ailleurs été fixée à 10 ans du fait de l’usure naturelle du gilet et de ses composants en navigation. Comme à chaque fois avec le matériel de sécurité, il en va de votre vie. Rappelons-le, veiller au bon entretien de son gilet automatique c’est garantir sa survie en mer en cas de danger.

Fréquence des révisions :Il n’y a pas d’obligation réglementaire explicite concernant l’entretien et l’inspection des gilets de sauvetage. Cependant, les fabricants recommandent généralement une révision préventive tous les 2 ou 3 ans, ou systématique après un déclenchement, et bien sûr en cas de péremption des différents composants. En complément, régulièrement (minimum 1 fois par an), il faut vérifier les dates de péremption du déclencheur. Selon l’utilisation, notamment dans le domaine industriel ou commercial, comme la marine marchande par exemple, la période de maintenance peut varier et amener à des révisions plus fréquentes. Dans le cadre d’une utilisation professionnelle ou intensive, une révision annuelle devient obligatoire. À noter également que la plupart des fabricants recommandent le remplacement complet du gilet au bout de 10 ou 12 ans.

Qui effectue la révision ?Il n’existe pourtant aucune obligation légale définissant la périodicité d'entretien de votre gilet de sauvetage. Même chose de ce point de vue : rien ne vous oblige à faire réviser votre équipement de sécurité chez un professionnel. Vous pouvez vous assurer vous-même de l'entretien de votre gilet en suivant à la lettre le manuel d'instructions, ou tutoriels disponibles en ligne. Mais si vous avez le moindre doute quant à la réalisation de cette opération, vous pouvez choisir de faire réviser votre gilet de sauvetage par un professionnel. C’est là que les fabricants, comme Plastimo ou Secumar, ou les centres et stations agréés peuvent prendre le relais. La maintenance d’un gilet de sauvetage n’est pas chose aisée.

Nous vous recommandons également de posséder un kit de recharge complet pour chacun des gilets de sauvetage à bord de votre embarcation. Comme pour le contrôle technique de votre véhicule, un marquage visuel indiquant la dernière et prochaine révision doit être identifiable sur votre gilet automatique. Ce type d'indication, laissé au choix du fabricant, doit être permanent et visible depuis l’extérieur de votre gilet de sauvetage sans nécessiter son ouverture.

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Procéder à la Révision Complète de son Gilet Gonflable

Pour préserver la fiabilité de votre gilet, il convient de le réviser régulièrement. Vous trouverez ci-dessous nos recommandations pour réaliser vous-même la révision de votre gilet. C’est en particulier l’occasion de faire un nettoyage plus assidu, à l’eau courante.

Le test d'étanchéité de la vessie :Régulièrement (minimum 1 fois par an), gonflez le gilet à l'aide de l'embout buccal et laissez-le gonflé 24 heures : le gilet ne doit pas perdre de pression. Ce test est crucial pour identifier un gilet percé, c'est-à-dire une fuite dans la vessie gonflable. Si le gilet perd de la pression, cela indique une perforation qui compromet sa capacité à assurer la flottabilité.

Vérification des composants :La révision de votre gilet gonflable, qu'il soit de type Hammar ou UML, consiste en une vérification pointue des différents éléments qui le composent : chambre à air par gonflage, détails des coutures et sangles, bouteilles de gaz, systèmes de déclenchements automatiques et manuels. Il convient d'effectuer sur vos équipements individuels de flottabilité une vérification des kits de déclenchement et de leur date de péremption.

Si vous en prenez bien soin, votre gilet devrait durer de nombreuses années. Cependant, le moment viendra où il faudra le remplacer.

Identification et Remplacement des Composants Clés

La fiabilité d'un gilet gonflable repose sur l'intégrité de ses composants essentiels.

La cartouche de CO² :La bouteille de gaz est à choisir en fonction de la flottabilité (en Newton) du gilet. Avant chaque sortie, vérifiez que la cartouche de CO² n'est pas percée et sans trace de corrosion. Lorsque la bouteille de gaz est percée, si vous pouvez vous en apercevoir visuellement, changez la bouteille. Si vous ne pouvez pas vous en apercevoir, contrôlez le poids de la bouteille : son poids minimum est indiqué dessus. Il est vital de s'assurer que la bouteille de CO2 ne soit pas percée.

Le déclencheur et la pastille de sel :La pastille de cellulose ne doit pas être périmée. Le système Hammar possède un voyant (vert si tout est OK, rouge si le mécanisme est à changer) et une date de péremption du mécanisme (par exemple, à changer avant une certaine année). L'indicateur sur la pastille de cellulose est vert si elle est utilisable.

Il se peut que le clip vert saute et que la cartouche avec la pastille de sel reste verte car elle est toujours utilisable. Dans ce cas-là, votre gilet a été déclenché manuellement et la pastille de sel reste donc intacte. Il faudra simplement changer la bouteille de gaz et remettre un clip vert sans avoir à changer la pastille de sel. Le clip vert sera l’unique indicateur visuel qui vous permettra de savoir si le gilet manuel est utilisable. Si le clip n’est plus présent et que l’indicateur sur la cartouche contenant la pastille de sel est vert, il faut impérativement changer le kit de réarmement. Si l'indicateur sur la pastille de cellulose est rouge, mais le clip vert est toujours présent, cela indique un problème.

Réarmer son Gilet de Sauvetage Gonflable après un Déclenchement

Dès que son mécanisme a été percuté, un gilet n'est plus efficace et il faudra en effet le réarmer dans plusieurs cas, y compris lorsque la bouteille de gaz est corrodée ou percée. Que votre gilet de sauvetage gonflable automatique fonctionne avec un système au contact ou hydrostatique, le réarmement s'opère de la même façon. Pour les gilets manuels, il s'agira de changer la bouteille et le clip. Pour les automatiques, il faudra changer la bouteille et le déclencheur (le mécanisme ou la pastille de sel, selon la solution de déclenchement de votre gilet expliquée ci-dessus). Après remplacement du kit, gonflez votre gilet par la canule de gonflage et maintenez-le ainsi pendant une douzaine d'heures pour vérifier qu'il ne fuit pas. Repliez ensuite votre gilet selon le pliage d'origine.

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Réarmement du système UML (pour gilets manuels) :Les systèmes de réarmement disponibles pour les gilets gonflables manuels sont UML et Halkey Roberts. Le système UML pour les gilets gonflables à déclenchement manuel comprend les solutions UML micro, mini, new micro, New pro sensor elit manual, Pro sensor manuel. Pour le système UML, il suffit de visser le percuteur à la cartouche de gaz. Vous pouvez retrouver sur le site le kit de réarmement UML manuel avec cartouche de 33 g. Vous pouvez également retrouver le clip seul pour les déclencheurs UML manuel.

Réarmement du système Halkey Roberts (pour gilets manuels) :Les étapes présentées sont valables pour les gilets manuels de système HALKEY ROBERT.

  • Étape 1 : Ouvrir le gilet : le mécanisme se trouve sur le côté droit du gilet.
  • Étape 2 : Retirer la bouteille de gaz percée en la tournant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
  • Étape 3 : Mettre en place la nouvelle bouteille de gaz en la vissant dans le sens des aiguilles d'une montre.
  • Étape 4 : Retirer la cartouche contenant la pastille de sel (partie noire) en la tournant également dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
  • Étape 5 : Visser la nouvelle cartouche contenant la pastille de sel en la vissant cette fois-ci dans le sens des aiguilles d'une montre.
  • Étape 6 : Fixer le clip vert*.
  • Étape 7 : Refermer le gilet en s’assurant qu’il est entièrement dégonflé et que la poignée servant au déclenchement manuel est en bonne position.
  • *Le clip vert indique si le gilet a été déclenché manuellement.

Réarmement du système Hammar :Sur le système Hammar, la cartouche de CO2 se trouve dans la chambre. Il faut la sortir en prenant particulièrement soin du joint d'étanchéité. Une fois extraite, on peut dévisser la cartouche pour la remplacer au besoin. Attention, sur le modèle Hammar de dernière génération MA1 EC (et même sur certains A1), la cartouche est collée à son support noir et ne peut pas être dévissée. Pour les systèmes Hammar, une clé est fournie avec les kits afin de pouvoir les fixer. À l'aide de la clé, on fait pivoter la partie noire sous la tête dans le sens inverse des aiguilles d'une montre sur environ un huitième de tour. Le voyant est vert. On vient replacer une nouvelle cartouche. Pour être remis en place, le mécanisme est en position "ouvert". La partie jaune n'est pas alignée avec la noire. Introduire la cartouche CO2 dans le gilet en prenant soin du joint.

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