La plongée sous-marine est une activité qui permet de découvrir au plus près les splendeurs du paysage aquatique, la richesse de sa flore et de sa faune. Avant de s’aventurer dans les profondeurs, il est essentiel de comprendre que l'équipement de plongée rend possible l'exploration du monde sous-marin en vous permettant de respirer, de voir et de vous déplacer confortablement sous la surface. L'équipement vous permet de passer d'un habitant terrestre à un être aquatique, même si ce n'est que pour un temps limité.
L'équipement de plongée comme solution d'assistance technique
Un bout dans l’hélice ou le gouvernail, gratter une coque entre deux carénages, une ancre coincée au fond, il existe bien des situations au cours desquelles la possession d’un moyen de plongée sous-marine à bord pourrait rendre un service considérable. Si tout le monde, ou presque, est capable de descendre à 8/10 m de fond, à le toucher, pour ensuite remonter, s’y maintenir et y travailler une petite minute à dégager une ancre représente une mission impossible. Ainsi, à 10 m de fond, les poumons contiennent 2 bars (pression régnant à - 10 m) x 8 L (capacité pulmonaire) soient 16 L d’air à la pression de la surface (1 bar).
Dans le cas où cette protection s’impose, il faut aussi disposer de lest (ceinture et plombs) pour annuler la flottabilité du plongeur équipé. Un bloc de 12 L offre une autonomie très confortable à faible profondeur (90 minutes). Avec ces systèmes, pas question d’explorer les fonds, mais ils sont très pratiques et peu volumineux à stocker. Vous pouvez utiliser une pompe manuelle comme le MiniDive, appareil très versatile, car on peut le recharger aussi depuis un compresseur dédié, ou un compresseur de plongée. Le compresseur de bord permet de gonfler les blocs depuis le bateau. Hors de question de faire fonctionner le compresseur lorsque tourne le diesel du bord. La présence de polluants dans l’air est dangereuse même si les compresseurs disposent de filtres ad-hoc. Le diesel est un carburant inerte et ininflammable sous la pression atmosphérique. Le stockage d'essence à bord doit se faire dans un coffre très ventilé, sans aucune source d’étincelle à proximité. Le narguilé est un compresseur moyenne pression, sur lequel est relié directement le deuxième étage d’un détendeur traditionnel de plongée à l’air. Un système 100 % électrique (AC ou DC) permettra de s’affranchir du risque “essence”.
Matériel de base pour les activités subaquatiques
Le matériel de base est indispensable pour voir, nager et respirer à la surface. Le trio PMT (palmes, masque et tuba) est le kit fondamental.
Le masque de plongée
À moins d’être particulièrement doué, le traditionnel masque de plongée est un rite de passage obligatoire si vous voulez voir correctement sous l’eau. Un masque mal ajusté peut gâcher une plongée et même vous faire paniquer si vous n'êtes pas à l'aise avec le vidage de masque sous l'eau. Le problème est que chaque personne a une forme de visage légèrement différente, de sorte qu'un masque qui fonctionne pour une personne peut fuir pour une autre. Lorsque vous achetez un masque, rendez-vous dans le magasin de plongée le plus proche de chez vous et essayez d'abord quelques masques différents. Pour ce faire, placez le masque sur votre visage sans passer la sangle derrière votre tête et respirez à fond par le nez. Si le masque reste sur votre visage sans avoir à utiliser la sangle, c'est un bon indicateur que le masque vous convient. Les masques à faible volume sont parfaits pour les voyages, car ils sont plus faciles à nettoyer et à équilibrer.
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Palmes et propulsion
Avec tout ce matériel sur le dos, un plongeur peut peser jusqu’à 25 kg de plus que d’habitude. Pour avancer sous l’eau avec autant de poids, battre des pieds ne suffira pas. Si vous comptez vous déplacer et non rester sur place, vous devriez donc investir dans une paire de palmes de plongée. C’est la voilure qui se situe au bout de vos palmes qui va démultiplier la poussée sur l’eau et vous aider à vous déplacer à moindre effort. Actuellement, il en existe deux sortes : les palmes dites “chaussantes” et les palmes dites “réglables”. Les premières, assez classiques, ont une taille générale et se portent le plus souvent avec des chaussons de plongée ou pieds nus. Un bon jeu de palmes vous permet de vous déplacer avec aisance sous l’eau, d’ajuster votre position et de vous mettre à l’abri du danger en cas d’urgence.
Tuba
Avoir son propre tuba est très pratique lorsque vous avez un jour de congé de la plongée sous-marine et que vous voulez aller faire de la randonnée aquatique. Certaines personnes ne réalisent pas que les tubas sont importants pour la plongée sous-marine. Ils vous permettent de respirer en surface sans gaspiller l'air de votre bouteille. Il existe de nombreux types de tuba : du tuba basique mais durable au tuba sec doté d'une protection contre les éclaboussures pour empêcher l'eau de pénétrer dans votre bouche.
Protection thermique et confort
Si les créatures de la mer ne ressentent pas le froid, souvenez-vous que ce n’est pas votre cas. Et à mesure que vous gagnerez en profondeur, la température de l’eau sera de plus en plus basse.
Les combinaisons
Les combinaisons de plongée sont fabriquées en néoprène et peuvent avoir une épaisseur allant de 1 mm à 8 mm pour une meilleure isolation thermique. Plus l’eau dans laquelle vous plongez est froide, plus votre combinaison devrait être épaisse. En fonction, vous devrez opter pour une combinaison humide (3 ou 5 mm) pour les eaux chaudes (températures supérieures à 24° C), une combinaison semi-étanche ou 7 mm pour les eaux tempérées (températures entre 12 et 26° C), ou une combinaison étanche pour les eaux froides (avec des températures inférieures à 12° C, attention cela nécessite une formation).
Gants et chaussons
Si vous avez tendance à avoir froid aux pieds, n’hésitez pas à les couvrir aussi. Bien qu’ils ne soient pas indispensables en eaux chaudes, les chaussons ou bottillons de plongée se révéleront primordiaux lorsque vous plongerez en eaux froides. Là encore, leur épaisseur dépend de la température de l’eau et de votre résistance au froid : ils peuvent faire une épaisseur de 1 mm à 7 mm. Si c’est le cas au niveau des pieds, c’est vers les gants de plongée qu’il vous faudra vous orienter. En tissu ou en néoprène, le choix des gants de plongée revient à trouver le compromis idéal entre liberté de mouvement, sensation au toucher, et protection thermique adéquate.
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Matériel de sécurité et de respiration
Le détendeur est un mécanisme qui vous permet de respirer l’air contenu dans votre bouteille de plongée à la bonne pression. En effet, l’air contenu dans votre bouteille a une trop forte pression pour être consommé directement par vos poumons : il est trop dense. Le détendeur à piston simple est recommandé pour des plongées jusqu’à 20 m de profondeur, pour des plongeurs de niveau 1 ou 2, tandis que le détendeur à piston compensé s’utilise à plus de 20 m de profondeur en règle générale.
Bloc de plongée
La bouteille de plongée, aussi appelée “bloc”, est un incontournable. Il s’agit du réservoir qui contient le mélange de gaz comprimé nécessaire à votre respiration sous l’eau. Avant chaque plongée, vérifiez bien, grâce à votre manomètre, que votre bouteille est bien remplie et qu’elle est à la bonne pression. N’oubliez pas de l’ouvrir au moment de plonger bien sûr !
Gilet stabilisateur
Le gilet stabilisateur de plongée, aussi appelé “stab”, vous aide à supporter le poids de votre bouteille de plongée et assure votre flottabilité. Il en existe trois sortes différentes : le gilet réglable, le gilet enveloppant et le gilet technique (ou tek). Le premier est le plus répandu et s’adapte facilement à toutes les tailles et à toutes les morphologies. Le deuxième est plutôt utilisé par les plongeurs confirmés pour son plus grand volume de transport avec ses larges poches.
Instruments de contrôle et d'orientation
Dans les profondeurs, un plongeur s’expose à de nombreux risques physiologiques liés à la forte pression qui l’entoure. C’est pourquoi respecter des paliers de décompression est obligatoire. C’est là qu’intervient l’ordinateur de plongée, un bijou de technologie qui va vous permettre de calculer automatiquement vos paliers de décompression. Un ordinateur de plongée est indispensable pour les personnes qui pratiquent régulièrement la plongée. Les ordinateurs de plongée assurent votre sécurité en vous indiquant combien de temps vous pouvez rester à une certaine profondeur sans risquer l'accident de décompression. Un peu moins perfectionnées qu’un ordinateur, la montre de plongée est tout de même bien utile. Assez petite et discrète, vous pourrez la porter au quotidien sans problème si vous le souhaitez. Parmi les instruments de plongée les plus importants, on retrouve le célèbre manomètre, qui se fixe à la première étape du détendeur pour obtenir une indication de la pression restante dans le réservoir. La boussole de plongée est un autre outil essentiel pour l’orientation sous l’eau, permettant aux plongeurs de maintenir leur cap avec précision.
Accessoires pour une pratique optimisée
Facultatif, même s’il est particulièrement conseillé, le couteau de plongée est un accessoire indispensable à votre sécurité. Il vous aidera à vous sortir de nombreuses situations délicates, notamment si vous vous retrouvez enchevêtré dans des cordages ou pris dans des filets. Pour les plongeurs certifiés qui prévoient de plonger sans instructeur ni guide, la bouée de marquage de surface (SMB) est un élément essentiel de votre équipement de plongée. Ils permettent aux bateaux de savoir où vous êtes et que vous êtes sur le point de remonter à la surface. N’oubliez pas non plus une petite lampe ou un phare pour voir au mieux toute la richesse des paysages sous-marins, ainsi qu’un appareil photo étanche pour capturer vos souvenirs.
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La plongée technique ou "Tec"
La plongée technique, c’est aller au-delà des limites de la plongée loisir. La plongée Tec requiert une expérience, une formation et un équipement supplémentaires. Les plongeurs loisir utilisent une seule bouteille, tandis que les plongeurs Tec portent typiquement un bi-bouteille, ou un recycleur à circuit fermé (CCR), plus des bouteilles supplémentaires, chacune avec un mélange différent. Habituellement, ils ont aussi au moins deux détendeurs et ordinateurs de plongée complètement indépendants. Les plongeurs Tec préfèrent des masques compacts qui offrent une résistance minimale. Le gilet stabilisateur est souvent de type "Wing" avec un harnais, permettant une grande capacité avec une enveloppe de secours nécessaire si le gilet principal vient à dysfonctionner.
Gestion des mélanges gazeux
La plongée de loisir se pratique le plus souvent à l’air comprimé jusqu’à une profondeur de 50 m, voire 60 m en France. Au-delà, il est nécessaire de rajouter un troisième gaz, l’hélium, pour contrôler la narcose à l’azote, limiter le risque de crise convulsive hyperoxique et faciliter la mécanique ventilatoire. Ce mélange est un mélange ternaire dénommé trimix ou nitrhéliox. Il est également possible de remplacer complètement l’azote par l’hélium pour obtenir un mélange binaire oxygène/hélium, appelé héliox. Dans de plus faibles profondeurs, l’utilisation d’un mélange suroxygéné, appelé nitrox, limite les risques liés au dégazage et les effets narcotiques de l’azote.
L’utilisation d’appareils à recyclage de gaz ou “recycleurs” permet d’augmenter l’autonomie en gaz, de maintenir une pression partielle élevée en oxygène quelle que soit la profondeur, d’améliorer le confort thermique et de limiter le rejet de bulles à l’extérieur. Le gaz carbonique expiré est fixé par une cartouche de chaux sodée et les gaz consommés compensés par une adjonction. Le mélange gazeux est ainsi ventilé en boucle, recyclé entre 80 et 90 % environ. Ce type de plongée, qui concernait il y a 20 ans un nombre restreint de plongeurs très expérimentés, est en pleine expansion, en particulier en plongée souterraine.
Cadre réglementaire et sécurité
Précision importante : la plongée sous-marine ne se pratique en aucun cas seul. Où que vous soyez, il est indispensable de commencer avec un organisme agréé et un moniteur diplômé. Le code du sport encadre la pratique de la plongée et précise les aptitudes requises, l’encadrement nécessaire et les zones de plongée autorisées, en fonction de 5 niveaux de plongée correspondant au niveau de loisir FFESSM, devant être validés dans des centres agréés. Le plongeur de niveau 1 évolue en groupe, appelé “palanquée”, de une à quatre plongeurs, pour une exploration encadrée par un guide de palanquée dans la zone de 0 à 20 m. Le plongeur de niveau 2 évolue dans les mêmes conditions que le niveau 1 mais dans une zone allant jusqu’à 40 m. Le plongeur de niveau 3 plonge en autonomie jusqu’à 60 m. Le plongeur de niveau 4 peut encadrer en exploration les niveaux 1 et 2.
En 2012, le code du sport a redéfini les espaces d’évolution en fonction des gaz utilisés, du niveau de qualification de l’encadrement et des aptitudes du plongeur : jusqu’à 6 m, 12 m, 20 m, 40 m, 60 m, 70 m, 80 m et 120 m. Les aptitudes techniques sont définies en fonction du niveau d’autonomie et du type de mélange : plongée encadrée à l’air (PE), plongée autonome à l’air (PA), plongée nitrox (PN) et plongée trimix ou héliox (PTH).
Signalisation et bonnes pratiques
Si vous prenez un bateau pour aller au large, il est impératif de hisser un pavillon indiquant que vous et/ou d’autres personnes êtes en plongée. Le pavillon Alpha signifie « plongeurs en immersion ». Le pavillon rouge à diagonale blanche ou le pavillon à croix de Saint-André signifient « plongeur isolé ». Ce pavillon est une indication pour les plaisanciers, pêcheurs ou autre utilisateur de jet-ski de l’obligation de passer à une distance minimum de 100 mètres pour ne pas blesser un plongeur qui remonterait en surface à distance du bateau.
Avant de commencer à pratiquer la plongée, il faut une bonne condition physique pour effectuer une séance de plongée. Les problèmes respiratoires tels que l’asthme, les pathologies cardio-vasculaires, neurologiques ou les tympans fragiles peuvent constituer des contre-indications. La visite médicale est obligatoire avant la plongée, et le médecin fédéral vérifie l’absence de contre-indications médicales majeures pour garantir la sécurité du plongeur. La grossesse est une contre-indication formelle. Hormis pour le baptême, il est nécessaire de fournir un certificat médical.