Guide Complet pour l'Équipement du Kayak de Pêche : De la Conception à la Pratique

La pêche en kayak séduit de plus en plus de pêcheurs depuis quelques années. Parmi eux, on retrouve des pêcheurs du bord en quête de nouveaux terrains de jeux, des pêcheurs en bateau souhaitant faciliter l’organisation de leurs sorties de pêche ou tout simplement des pêcheurs curieux de découvrir de nouvelles sensations. La pêche en kayak nécessite un minimum de matériel, souvent spécialisé, pour être pratiquée dans de bonnes conditions. Posez-vous les bonnes questions avant d’équiper un kayak de pêche : comment installer son sondeur ? Quel type de batterie ? Quels portes-cannes ? Quel équipement de sécurité emporter ? Même si, sur le papier, il est possible de pêcher depuis pratiquement n’importe quelle embarcation légère, certains kayaks seront plus adaptés que d’autres à la pratique de la pêche : stabilité, possibilité de pêcher debout, porte-cannes, possibilité d’installer un sondeur, etc.

Les spécificités des kayaks de pêche

Les kayaks dédiés à la pêche sont désormais proposés avec des équipements spécifiques. Le siège est généralement proposé de série avec votre kayak de pêche mais certains fabricants proposent des sièges « confort » en option. Les kayaks de pêche sont généralement assez larges, au point de pouvoir permettre la pêche debout, en eaux calmes. Leur stabilité est réellement impressionnante, et chavirer est extrêmement rare (ce qui n’exclut pas une pratique en toute sécurité). Revers de la médaille, un kayak large est rarement rapide, ce qui peut être un inconvénient lorsqu’on doit affronter les courants ou remonter face au vent. Le poids ou la longueur sont également à prendre en compte à l’achat. Une masse de 30 kg est un minimum pour la plupart des modèles, hors équipement complémentaire. Les kayaks de pêche haut de gamme dépassent même les 40 kg, et ce point est important pour appréhender la mise à l’eau, notamment si les conditions d’accès sont difficiles. Si vous disposez d’une remorque pour transporter votre kayak, et que votre mise à l’eau habituelle est bétonnée et bien accessible, le poids n’est pas un problème majeur.

Systèmes de propulsion et mobilité

Plusieurs fabricants de kayaks se sont lancés dans la commercialisation de kayaks propulsés par un pédalier. Si, traditionnellement et en termes de sécurité, la pagaie demeure obligatoire, le pédalier offre un avantage majeur pour le pêcheur, celui de conserver les mains libres durant sa session de pêche. Proposé par Hobie Kayaks, ce type de pédalier fonctionne avec un mouvement de va-et-vient et assure une excellente vitesse à votre embarcation. Les pédaliers récents sont même dotés d’une marche arrière (Mirage Drive 180), voire sur les modèles de kayaks hauts de gamme (Pro Angler), d’une direction à 360° permettant des déplacements latéraux (Mirage Drive 360). Légèrement moins performant en termes de vitesse, ce pédalier rotatif (comme sur un cycle) offre l’avantage d’une marche arrière directe, sans avoir à tirer un levier : il suffit de tourner les jambes dans le sens inverse.

Réglementation et sécurité en mer

Tout kayak de longueur inférieure à 3,50 m est considérée comme un « engin de plage », et à ce titre, limitée en navigation à une distance maximale de 300 mètres du rivage. Un kayak de longueur supérieure à 3,50 mètres est autorisé à évoluer jusqu’à 2 miles nautiques d’un abri, à condition d’embarquer le matériel de sécurité dit « basique spécifique » (Div 240 - Art. 240-2.12). Soit un équipement individuel de flottabilité (EIF), accessible rapidement et aisément, présentant un niveau de performance d’au moins 50 N de flottabilité ; soit, si elle est portée, une combinaison humide en néoprène ou sèche assurant au minimum une protection du torse et de l’abdomen, une flottabilité positive et une protection thermique. Un dispositif lumineux est obligatoire. Celui-ci peut-être collectif (il est alors constitué d’une lampe torche étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures) ou individuel (dans ce cas, il doit être étanche et avoir une autonomie d’au moins 6 heures et doit être soit porté soit fixé à l’équipement individuel de flottabilité). Un dispositif d’assèchement manuel (écope, seau ou pompe à main) approprié au volume du navire est requis. Une ligne de mouillage appropriée au navire et à la zone de navigation est obligatoire si la masse dépasse les 250 kg.

L’organisation du matériel de pêche

Un porte-canne (voire plusieurs) est indispensable pour pratiquer la pêche en kayak. C’est souvent le premier accessoire que l’on monte lorsqu’on commence à équiper un kayak de pêche. Parmi les très nombreux modèles disponibles, choisissez en fonction de vos pratiques. Un simple support de canne, pour pouvoir entreposer sa canne entre deux prises ou lors des transitions, n’aura pas les mêmes contraintes qu’un porte-canne pour pratiquer la traîne. Il existe différentes morphologies, du porte-canne « pistolet » au porte-canne « tube », dotés ou non d’articulations (boule type RAM, engrenages à serrer, encastrés…). Les portes-cannes sont généralement proposés en deux parties : une base qui est vissée sur le pont, et le porte-canne proprement dit, qui vient s’y connecter. Le connecteur est hélas variable d’un fabricant à l’autre, et un porte-canne Railblaza ne pourra pas se connecter sur un support Scotty et inversement. Il convient donc de dresser un inventaire du matériel que vous souhaitez connecter sur vos supports pour choisir les accessoires adaptés.

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