Les gilets de sauvetage représentent un élément de sécurité essentiel et obligatoire en mer, permettant, en cas d’incident, d’améliorer votre protection, d’être repéré et d’être secouru. Bien que les particuliers n’aient aucune obligation légale de vérifier régulièrement leur gilet de sauvetage, il est vivement conseillé d'effectuer ces vérifications pour garantir le bon fonctionnement de votre gilet et assurer votre sécurité. Pour ne pas avoir de surprise et assurer votre sécurité, il est important de vérifier votre matériel régulièrement.
L'Importance Cruciale du Gilet de Sauvetage et ses Types
Votre gilet de sauvetage peut vous sauver la vie ! Un gilet de sauvetage est un équipement de protection individuelle (EPI) à porter afin d'assurer votre sécurité. Il permet d’augmenter vos chances de survie en cas de chute à la mer. Il est indispensable de bien choisir son gilet de sauvetage selon votre pratique, votre morphologie et les exigences légales régies par la Division 240 pour un bateau de plaisance inférieur ou égal à 24 mètres. Le gilet de sauvetage sert aussi bien pour des pratiques sportives telles que le dériveur, kayak, paddle, wake board et que son utilisation soit occasionnelle ou intensive. Le gilet peut également être porté pour une pratique professionnelle ou plaisance, hauturière ou semi-hauturière. Autant de conditions qui font qu’il est impératif de bien choisir le type de gilet de sauvetage selon sa pratique et sa zone de navigation. Indispensable, cet équipement de sécurité individuelle viendra compléter les éléments obligatoires en bateau et devra être bien utilisé.
Il existe principalement deux types de gilets de sauvetage. Le gilet traditionnel, également appelé gilet en mousse, garantit une flottabilité intrinsèque car elle ne dépend d’aucun système de gonflage, mais il est bien sûr plus encombrant. Ce type de gilet est moins complexe à entretenir, donc cet article n’en parle que très peu. Le gilet de sauvetage gonflable a aujourd’hui largement remplacé le gilet en mousse car il est plus pratique et plus confortable à porter. Il peut aussi intégrer un harnais de sécurité, ce que nous recommandons fortement. Le port d'un gilet de sauvetage est indispensable pour la pratique de toute activité nautique.
Comprendre les Composants du Système de Gonflage des Gilets Gonflables
Un gilet de sauvetage gonflable dispose d'un système de percussion et d'une cartouche de gilet de sauvetage pour permettre à la vessie du gilet de se gonfler en cas de déclenchement. Ce système de gonflage au gaz (CO₂) se compose d’une cartouche de gaz pour le gonflage et d’un système de déclenchement manuel ou automatique. Différents éléments composent le système de gonflage : la cartouche C02 gilet de sauvetage, le percuteur et le déclencheur (manuel, automatique ou hydrosoluble et hydrostatique). Ce sont les déclencheurs qui entraînent la percussion des cartouches gaz gilet de sauvetage, qui gonflent les vessies du gilet de sauvetage. Les cartouches pour gilet gonflable se présentent sous la forme de petites bouteilles de gaz contenant du CO2. Elles peuvent rouiller ou s’oxyder, fuir ou être périmées.
Entretien Courant et Bonnes Pratiques après Chaque Utilisation
La durée de vie d'un gilet de sauvetage dépend essentiellement de son entretien, car l'usure causée par les agressions extérieures peut alors facilement dégrader les tissus et provoquer des fuites sur un gilet gonflable. Les gilets de sauvetage sont exposés à un environnement marin agressif (eau, sel, rayons UV, frottements). Le sel, l'abrasion, les rayons ultra-violets ou encore la compression, constituent les principales agressions qui peuvent causer la dégradation de votre gilet de sauvetage. Quel que soit le type de gilet, il est essentiel d’en assurer sa fiabilité grâce à un entretien courant de qualité. Cela permettra d’augmenter sa longévité et d’atteindre la prochaine échéance de révision en toute sécurité.
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Voici quelques bonnes pratiques à adopter pour l’entretien courant et la révision périodique de votre gilet. Nous vous recommandons de le rincer à l’eau douce après chaque manipulation. Il convient donc d'en prendre particulièrement soin en veillant à bien le dessaler après chaque utilisation. Rincez-le à l’eau douce pour enlever le sel. Il est souvent préférable de faire ce rinçage à l’éponge humide, en particulier si le déclencheur est à pastille (sinon démontez le déclencheur). S’il a été percuté, il faudra également rincer la chambre gonflable (éviter l’eau à l’intérieur de la chambre à air). L'humidité est une condition favorable pour le développement des champignons. Pensez toujours à bien le sécher avant de le ranger pour éviter la prolifération de la moisissure. Bien faire sécher le gilet de sauvetage pour éviter la prolifération des moisissures et dans une zone à l’abri du soleil.
Après avoir vérifié l’état général de votre gilet de sauvetage et de ses différents éléments, placez-le dans un endroit à l’abri de l’humidité quand vous ne l’utilisez pas. Favorisez un endroit sec pour ranger vos gilets de sauvetage. En effet, l'humidité ambiante favorise le développement de la moisissure, c'est, par exemple le cas, de la cabine du bateau. De plus, au contact de l'eau, la pastille de cellulose peut s'activer et déclencher votre système de gonflage inutilement.
Points de Contrôle Réguliers et Vérifications Annuelles par le Plaisancier
Il est essentiel de procéder à une vérification au moins une fois par an de vos gilets gonflables pour garantir leur bon fonctionnement. Il est recommandé de réviser son gilet de sauvetage chaque année. Avant chaque sortie, nous vous recommandons d'effectuer quelques points de contrôle sur votre gilet de sauvetage.
Pour vérifier la validité d'une cartouche de gilet de sauvetage et l'état général de votre équipement, plusieurs étapes sont nécessaires :
- Contrôle visuel du gilet et de ses coutures : Le gilet ne doit présenter aucun signe d’usure ni de déchirure au niveau des coutures. Inspecter l’ensemble du gilet et vérifier le bon état des coutures et des nombreuses sangles permettant de l’ajuster. On insiste sur l’état des sangles et coutures qui tiennent la boucle de harnais. Les coutures, les sangles et les fermetures sont-elles intactes ? Les rayons UV endommagent le matériau. Après l'hivernage dans la cave ou avant le départ pour une croisière charter, un gilet de sauvetage devrait toujours être soumis à un bref contrôle visuel. Il peut arriver que le flotteur ait été endommagé par des influences extérieures et qu'il se dégonfle. La faute en revient parfois aux déclencheurs automatiques anguleux, aux objets pointus dans les bagages ou aux zones de frottement sur les bords extérieurs. Le point névralgique, surtout pour les gilets pour enfants, est la partie inférieure. Les fermetures velcro qui se relâchent, la pesanteur et les enfants qui glissent sur les pontons provoquent régulièrement des éraflures sur les flotteurs.
- Vérification de la vessie gonflable : Vérifier qu'il n'y a pas de trou sur la vessie. Pour cela, gonflez la chambre à la bouche en utilisant le tube ad hoc, et ensuite, deux possibilités : laisser le gilet une demi-douzaine d’heures et vérifier si la pression est toujours là, ou bien le plonger dans une baignoire pour faire apparaître des bulles qui signaleraient une fuite. Pensez à vérifier qu’il n’y a pas de fuite dans la chambre à air. Si vous avez percuté votre gilet gonflable, il faudra rincer aussi la chambre gonflable. Après remplacement du kit, gonflez votre gilet par la canule de gonflage et maintenez-le ainsi pendant une douzaine d’heures pour vérifier qu’il ne fuit pas.
- Contrôle visuel du déclencheur : Procédez ensuite à un contrôle visuel du déclencheur. Ce contrôle garantit que le mécanisme de déclenchement fonctionnera correctement en cas de besoin. Le système de déclenchement doit être opérant et la date de péremption valide. Les indicateurs de l'automate de déclenchement sont-ils verts ? Si l'indicateur est rouge, il faut agir. Vous vous demandez quand changer la cartouche d'un gilet de sauvetage ? Si vous vous apercevez que le clip vert est passé au rouge et que la pastille de cellulose (aussi appelée "pastille de sel") est rouge elle aussi, le kit de réarmement doit être remplacé. La tablette de cellulose dans le déclencheur automatique est-elle intacte ? Celle-ci ne doit pas être gonflée ou friable.
- Vérification de la cartouche de CO2 : Inspectez si la bouteille de C0² est serrée (auquel cas, il est possible de la resserrer à la main). Elle doit être bien vissée, sans trace de rouille, et le poids doit être conforme à ce qui est écrit dessus, au gramme près. Vérifier également si la cartouche ne présente pas de traces de corrosions. Si besoin, resserrez-la à la main.
La Vérification Approfondie de la Cartouche de CO2 : Poids, Corrosion et Dates
Concernant la cartouche gilet de sauvetage, il est fondamental de peser celle-ci pour vérifier son poids. C’est en l’occurrence du CO2. Pour vérifier que la bouteille n’a pas fui, il faut la peser. Assurez-vous d’avoir une balance assez précise, de type balance de cuisine. Le poids total normal de la bouteille est gravé dessus. Le poids normal de la bouteille est gravé dessus. Le poids normal de la bouteille est gravé dessus. Si le poids correspond, c’est qu’il n’y a pas eu de fuite. Si le poids affiché sur la balance varie de plus de 10% par rapport à la masse nominale gravée sur le cylindre, vous devez la remplacer. Dans cet exemple, la cartouche fait 135 gr.
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Il est important de noter que, contrairement à une idée reçue, les cylindres de gaz n’ont pas de date de péremption. La bouteille ne dispose pas de date de péremption. La date figurant sur une cartouche de gilet de sauvetage renvoie en réalité à sa date de fabrication, et non à la date de péremption cartouche CO2. Vous trouverez sur la cartouche la date de fabrication ou la date de péremption selon les marques. Savoir comment lire une bouteille de gilet de sauvetage, c'est comprendre les indications, comme le poids, la date et la validité cartouche gilet de sauvetage qui y sont reportées. Plusieurs indications sont disponibles sur une cartouche gilet de sauvetage. Celles-ci y sont gravées pour empêcher tout effacement lié à l'usure naturelle. Le poids de la cartouche pour gilet de sauvetage dépend de la catégorie du gilet de sauvetage. Cependant, dans le cas d’un stockage prolongé de votre gilet de sauvetage gonflable, il est conseillé de peser le cylindre.
Il ne faut pas s’alarmer de voir des petites traces d’oxydation sur le corps de la bouteille, on peut alors se contenter d’un nettoyage soigneux. Cependant, la rouille met surtout en danger la membrane du gilet. Il est peu probable que le cylindre perde son étanchéité. De plus, si vous remarquez que votre bouteille est percée, vous devez impérativement penser à la remplacer. Ceux qui souhaitent conserver une telle cartouche en remplacement peuvent contrôler le niveau de remplissage correct à l'aide d'une balance précise. Enfin, la cartouche CO2 doit être bien vissée, sans trace de rouille.
Les Systèmes de Déclenchement : Mécanismes et Vérifications Spécifiques
Les gilets de sauvetage gonflables se déclinent en plusieurs types de déclenchement :
- Gilet gonflable manuel : Dans le cas du gilet gonflable manuel, c’est le plaisancier qui déclenche le gonflage en actionnant une tirette. Cela évite les déclenchements intempestifs en cas de grosse vague, ou même de stockage dans une zone trop humide (pour les déclencheurs à pastille). Les gilets manuels sont dotés d’un témoin vert, une pastille qui annonce un bon état de fonctionnement, ou rouge si la bouteille a été percutée ou mal vissée. Dans ce cas, vous devez vous diriger vers une station agréée ou en magasin pour réarmer votre gilet.
- Gilet gonflable automatique : Le gilet gonflable automatique, quant à lui, présente l’avantage d’être opérationnel même pour un naufragé inconscient. Ce type de gilet se déclenche seul en cas de chute à la mer. On utilise une cartouche pour gilet de sauvetage pour gonfler instantanément le gilet. Pour les modèles automatiques dotés d’un déclencheur à cartouche (les plus répandus), selon les modèles de déclencheur, les vérifications à faire sont un peu différentes et les kits de remplacement ne sont pas les mêmes.
- Déclencheur à pastille de cellulose (UML, Pro-Sensor) : Il vous faudra ainsi vérifier les dates de péremption de votre pastille de cellulose. Elle doit être bien vissée, le capuchon présent doit être vert. S'il est rouge, il est à changer. Sur les gilets gonflables automatiques et Pro-Sensor, la date de péremption se trouve sur le cylindre noir, aussi appelé cartouche UML, et elle est valable un an. Un témoin y figure également pour indiquer l’état de fonctionnement.
- Déclencheur hydrostatique (Hammar) : Le contrôle de votre percuteur UML ou Hammar (hydrostatique) est également vital. Les gilets par ouverture hydrostatique du fabricant Hammar ont une validité de 5 ans et la date se trouve sur la tête visible du percuteur jaune. On ne trouve sur le marché que deux modèles de déclencheurs hydrostatiques, fournis par Hammar : le M1 (plus ancien) et le MA1. Dans les deux cas, la bouteille se trouve à l’intérieur de la chambre à air.
- Vérification de la date de péremption du déclencheur : La date de péremption du déclencheur est toujours inscrite dessus, et à vérifier. En matière d’entretien des gilets gonflables, aucune obligation, ou presque. En cas de contrôle, vous êtes seulement tenus d’avoir des déclencheurs automatiques dont la date de péremption ne soit pas dépassée.
Réarmement et Remplacement des Kits : Quand et Comment ?
Après le check, vous vous êtes aperçu d'un problème ? Que la cartouche était endommagée ? Il est nécessaire de remplacer les éléments du système de gonflage si ceux-ci sont endommagés ou si la date de péremption est arrivée. Si vous avez percuté votre gilet gonflable, il est tout à fait possible de remplacer le même système de déclenchement grâce aux kits de réarmement. Les constructeurs recommandent de changer complètement votre système de réarmement tous les 3 ans afin de limiter les risques. Les fabricants recommandent généralement une révision préventive tous les 2 ou 3 ans, ou systématique après un déclenchement, et bien sûr en cas de péremption des différents composants.
Pour faire la révision soi-même, il suffit de dévisser la cartouche UML et la bouteille de CO2 pour les remplacer par un kit de recharge. Il existe des kits de révision HAMMAR MA1 ou HAMMAR A1, à savoir que la tête de percussion MA1 est l’évolution du modèle A1. La tête de percussion hydrostatique HAMMAR se démonte à l’aide d’une clé fournie et il suffit d’enclencher la nouvelle tête sur le mécanisme. Il s’agit d’une opération assez minutieuse ! Prenez votre temps et tout se passera bien. Il est possible de remplacer soi-même la bouteille et le déclencheur du MA1, en utilisant la petite clé fournie dans le kit. Le kit de remplacement contient aussi la bouteille, et éventuellement un ou deux petit(s) clip(s).
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A noter pour la révision des gilets automatiques Pro-sensor ou Hammar, si la bouteille de Co2 offre un état visuel correct, il est possible de changer uniquement la cartouche ou la tête de percussion. Il convient d'effectuer sur vos équipements individuels de flottabilité une vérification des kits de déclenchement et de leur date de péremption. Il convient également de toujours procéder à la vérification du serrage de la bouteille de CO2, et ainsi pouvoir s'assurer que la bouteille est fermement vissée sur le percuteur. Le voyant est vert. On vient replacer une nouvelle cartouche.
Replier Correctement la Chambre à Air et l'Importance du Kit de Réserve
Après le gonflage manuel pour vérifier l'étanchéité, attention à replier très soigneusement la chambre à air, car si l’on s’y prend mal, on peut la coincer dans des sangles, ce qui peut empêcher un gonflement correct ! Repliez ensuite votre gilet selon le pliage d'origine. Les consignes et les instructions du fabricant doivent être respectées, non seulement lors du remplacement des éléments déclencheurs, mais aussi et surtout lors du pliage du gilet. En effet, ce n'est que lorsque le gilet est bien plié que le dispositif de flottaison peut se déployer complètement. Ensuite, même en cas de déclenchement involontaire et dans tous les cas après un déclenchement par contact avec l'eau, le gilet doit être préparé à nouveau et correctement emballé.
Enfin, il est dans votre intérêt de toujours embarquer avec un kit de recharge supplémentaire, afin d'être à même de réarmer votre gilet de sauvetage en mer s'il venait à se déclencher accidentellement et vous laisser sans équipement de sécurité. Un kit de réserve comprenant un déclencheur et une cartouche de CO2 devrait toujours se trouver à bord, afin de pouvoir réactiver un gilet déclenché.
La Révision Professionnelle : Quand est-elle Nécessaire et Pourquoi ?
Un véritable entretien uniquement chez un professionnel. Un entretien effectué par soi-même ne peut pas remplacer l'inspection effectuée par un atelier spécialisé qui dispose d'équipements de contrôle spéciaux. L'utilisation de kits de rechange pour le mécanisme de déclenchement n'équivaut pas non plus à un entretien. Ces kits ne servent qu'à remettre en état de marche un gilet déjà déclenché.
Pourquoi entretenir le gilet de sauvetage ? L'entretien régulier des gilets de sauvetage est indépendant de la fréquence d'utilisation - ils vieillissent toujours. Le matériau du gilet de sauvetage peut devenir cassant, les coutures poreuses. L'étanchéité n'est alors plus garantie. Les éléments de déclenchement des automatismes risquent également de perdre leur efficacité avec le temps. Des défauts critiques peuvent apparaître à de nombreux endroits, qui ne sautent pas aux yeux du profane ou qu'il ne peut pas vérifier. En cas d'urgence, le gilet peut alors tomber en panne. C'est pourquoi, lors de l'entretien des gilets de sauvetage, on contrôle l'étanchéité du flotteur, la fonctionnalité de la cartouche de CO2, du mécanisme de déclenchement et de la soupape buccale. Les pièces d'usure sont remplacées. En outre, toutes les coutures et les sangles sont examinées. Certains fabricants prévoient également que le déclencheur automatique soit démonté et contrôlé dans un bain d'eau. Ils s'assurent ainsi que le mandrin qui déclenche la cartouche de CO2 n'est pas endommagé. En effet, celui-ci peut être endommagé, par exemple, si le gilet est jeté dans le cockpit.
La plupart des gilets de sauvetage automatiques doivent être contrôlés par un professionnel tous les deux ans, conformément aux instructions du fabricant. C'est une tâche réservée aux professionnels. Mais tous ceux qui le prétendent ne sont pas qualifiés pour le faire. En effet, la structure et l'équipement des gilets de sauvetage peuvent être très différents. Les fabricants, recommandent de faire réviser les gilets par un professionnel tous les trois ans. En revanche, en cas de déclenchement le gilet devra absolument être déposé en station de révision pour son reconditionnement. Notamment pour vérifier l’étanchéité de la chambre à air et qu'elle soit replié correctement. Il n’est pas obligatoire de faire réviser son gilet par un professionnel.
Quand et Où Faire Réviser son Gilet Professionnellement ?
Quand faut-il procéder à l'entretien des gilets de sauvetage ? Sur de nombreux gilets, des plaquettes à l'extérieur de la ceinture indiquent la date du prochain entretien. Même si elles ressemblent à celles du TÜV, elles ne sont pas aussi contraignantes, voire obligatoires, que la plaquette sur la voiture. L'association professionnelle des moyens de sauvetage en mer (FSR) souhaite établir des normes techniques en matière de sécurité sur l'eau. Elle a édité sa propre plaquette avec l'inscription "FSR", que ses membres reçoivent également. Ainsi, un entretien et un contrôle professionnels sont garantis. À l'inverse, l'absence d'inscription ne signifie pas nécessairement que l'expertise n'a pas été réalisée dans les règles de l'art. Seul le choix d'un centre d'entretien qualifié est déterminant. Si l'on constate maintenant que son gilet n'a pas été entretenu par des professionnels au cours des dernières années, il est toujours possible de le confier à un atelier qualifié. Celui-ci vérifie si des modifications ont été apportées qui pourraient compromettre la sécurité. S'il n'y a rien à redire, il attribue la plaquette.
Combien coûte l'entretien d'un gilet de sauvetage ? De nombreux équipementiers et fabricants proposent l'entretien ; les offres varient fortement : la fourchette de prix oscille entre 30 et 50 euros, plus le remplacement éventuel des pièces de rechange, et les délais d'attente varient également en fonction des stations d'entretien et de la saison. La révision en atelier coûte un peu moins de 50 euros par gilet. Le prix et la durée ne devraient toutefois pas être déterminants pour le choix du centre d'entretien approprié. Si l'on veut être sûr, il faut consulter le site web du fabricant : tous les centres d'entretien qualifiés y sont répertoriés. Les fabricants veillent à ce que leurs collaborateurs connaissent parfaitement leurs vestes et les forment régulièrement. En outre, ils ne fournissent leurs pièces de rechange d'origine qu'à ces partenaires. Les experts autoproclamés ne reçoivent rien lors de la livraison. Ils ne sont pas non plus informés des modifications techniques et ne disposent pas de manuels d'entretien - celui qui confie son gilet à des mains non qualifiées pour l'entretien risque donc de le récupérer insuffisamment contrôlé et équipé de pièces de rechange inadaptées, sans même s'en douter.
Combien de temps dure l'entretien des gilets de sauvetage ? En principe, celui qui confie son gilet de sauvetage à l'entretien à la fin de la saison peut toujours compter sur le fait qu'il le récupère avant le début de la saison. En règle générale, le contrôle d'un gilet de sauvetage dure environ deux semaines. Mais les stations de maintenance confirment à l'unanimité que chaque année, en février et mars, les gilets s'accumulent chez elles. Il peut alors s'écouler quatre ou cinq semaines avant qu'ils ne reviennent à leurs propriétaires frais et prêts à l'emploi - pour beaucoup, la saison a déjà commencé à ce moment-là. Dans ce cas, l'alternative est de procéder à l'entretien en été - la situation est alors nettement plus détendue.
Durée de Vie du Gilet de Sauvetage
La durée de vie d’un gilet de sauvetage est limitée à 10 ans. La durée de vie est indiquée sur les instructions présentes sur le gilet. Cette date est valable à compter de la production du gilet, également inscrite sur le gilet. A noter également que la plupart des fabricants recommandent le remplacement complet du gilet au bout de 10 ou 12 ans. Les gilets de sauvetage devraient être utilisés pendant 15 ans au maximum, à condition qu'ils soient entretenus tous les deux ans. Après dix ans, les gilets ne peuvent plus être contrôlés par les stations de maintenance, mais doivent être envoyés directement au fabricant, à un rythme annuel. Nautisports vous recommande le remplacement de votre gilet de sauvetage si celui-ci présente des traces d'usure diverses.
Porter et Ajuster Correctement son Gilet de Sauvetage
Mettre correctement son gilet de sauvetage, choisir un gilet de sauvetage adapté, le faire réviser régulièrement, puis se familiariser avec les instructions pour l'enfiler correctement après l'avoir déclenché, voilà des conditions essentielles pour naviguer en toute sécurité. Mais il est encore plus important de mettre le gilet de sauvetage de manière optimale que de l'emballer, ce qui est plutôt rare ; c'est la condition pour qu'il maintienne la tête hors de l'eau de manière fiable en cas d'urgence, sans couper l'air à son porteur. Pour cela, il est particulièrement important que le moyen de sauvetage soit très ajusté. L'opinion parfois encore répandue selon laquelle un poing doit pouvoir passer entre la sellette et la poitrine n'est plus d'actualité, le gilet est alors beaucoup trop lâche. Lors du gonflage de la bouée, l'ajustement serré permet d'éviter qu'elle ne glisse sur la tête, et les sangles du gilet servent également de ceinture de vie. Et ce n'est que lorsqu'elles sont bien ajustées que la force de la corde de sécurité qui s'enfonce peut être bien absorbée par les sangles. Dans le cas contraire, la colonne vertébrale est malmenée.
Le gilet doit être conforme à votre morphologie : taille, poids (tour de poitrine indiqué sur l’étiquette du gilet de sauvetage). Il doit être homologué et conforme, certifié CE. Le gilet de sauvetage se porte par-dessus un vêtement et doit être ajusté. Il doit répondre aux exigences légales en vigueur dans le pays et suivant l’activité pratiquée.