La Plongée Sous-Marine : Guide Complet pour Comprendre son Fonctionnement et Lever les Doutes

Certaines personnes sont intriguées par l'idée de faire de la plongée sous-marine mais ont des questions ou des inquiétudes qui les empêchent de faire le grand saut. Si vous êtes dans ce cas, nous sommes là pour répondre à certaines de ces questions et, nous l'espérons, pour vous donner toutes les informations dont vous avez besoin avant d'apprendre la plongée sous-marine. La plongée sous-marine, également appelée plongée subaquatique, est une activité consistant à rester sous l'eau, soit en apnée dans le cas de la plongée libre, soit en respirant à l'aide d'un narguilé ou encore en s'équipant d'une bouteille de plongée dans le cas de la plongée en scaphandre autonome. Cette discipline, largement pratiquée au sein de la plongée loisir, a pour but principal la détente, la pêche, la pratique sportive ou la découverte du monde subaquatique.

La Sécurité en Plongée Sous-Marine : Démystifier les Risques

La question fondamentale que beaucoup se posent est : la plongée sous-marine est-elle sans danger ? La réponse est un "oui" retentissant. Des décennies de recherche ont été consacrées à la plongée sous-marine et aux moyens de la rendre aussi sûre que possible. Des programmes de plongée ont été conçus pour vous enseigner tout ce que vous devez savoir pour plonger en toute sécurité. Vous devez notamment éviter de manquer d'air, vérifier régulièrement votre air, remonter lentement et en toute sécurité pour éviter les accidents de décompression, et planifier vos plongées pour être sûr de rester en sécurité. La plongée sous-marine (comme la plupart des activités) comporte des risques et des dangers, mais lorsqu'un plongeur respecte les règles qui lui sont enseignées lors de l'apprentissage de la plongée sous-marine, il s'agit d'une activité extrêmement sûre.

En apnée, le risque de syncope est la plus grande crainte des apnéistes en compétition et justifie des mesures de sécurité spécifiques. L'apnée sportive lui doit sa qualification de sport extrême. Le plongeur bouteille en est rarement victime. La baisse du taux d'oxygène dans le sang est appelée « hypoxie ». Même si des entraînements en apnée permettent d'améliorer la tolérance individuelle à l'hypoxie, il s'agit du facteur limitant le plus dangereux lors d'une compétition d'apnée sportive. En effet, si l'immersion se prolonge malgré l'atteinte du seuil de rupture d'apnée (forte hypercapnie), ou que celui-ci n'apparaît pas du fait d'une hyperventilation, l'hypoxie conduit le corps à déclencher une perte de connaissance, ou syncope. Celle-ci, sans gravité à l'air libre, met le corps en sommeil face à la situation de détresse avant d'entamer une reprise de la respiration réflexe. Si toutefois l'apnéiste est sous l'eau et inconscient, il risque la noyade ou un œdème pulmonaire traumatique. Le risque de syncope est plus important lors de la remontée. Lors de la descente, la pression ambiante est communiquée à tout le corps. Ainsi, en vertu de la loi de Henry, le dioxygène de l'air contenu dans les poumons se dissout dans le sang et se répand plus rapidement dans l'organisme, donnant une impression de bien-être au plongeur. Or, pendant la remontée, le taux de dioxygène dans le sang chute brusquement tandis que le corps continue à consommer du dioxygène. Entre 10 et 5 mètres sous la surface, le phénomène s'accélère car la pression varie en proportion d'autant plus vite qu'on se rapproche de la surface. En effet, si la variation de pression est la même entre 20 et 10 mètres qu'entre 10 mètres et la surface (variation de 1 bar), dans le premier cas on passe de 3 bar à 2 bar donc la pression diminue d'un tiers, alors que, dans le deuxième cas, elle passe de 2 bar à 1 bar donc la pression diminue de moitié. Le corps, en fin de plongée et alors que le plongeur bouge, a un intense besoin de dioxygène, tandis que celui-ci se raréfie.

L'Apprentissage de la Plongée : De la Curiosité à la Certification

La plongée sous-marine est-elle difficile ? Les programmes de plongée ont été conçus de manière à vous enseigner tout ce que vous devez savoir en quelques jours seulement, et d'une manière facile à retenir. Il y a toujours plus à apprendre sur la plongée sous-marine, mais acquérir les bases est assez facile et très amusant ! Une fois que vous vous êtes exercé à utiliser le matériel et que vous avez appris à contrôler votre flottabilité, etc., vous verrez que la plongée sous-marine devient une seconde nature et ne demande pas trop d'obligations.

Une certification de plongée s'obtient après avoir satisfait à toutes les obligations de votre programme de plongée sous-marine. La meilleure façon d'apprendre à plonger est d'obtenir votre certification Open Water Diver, qui vous permettra de plonger en toute sécurité jusqu'à une profondeur maximale de 18 mètres (60 pieds). Une fois cette certification obtenue, vous pouvez la flasher dans n'importe quel centre de plongée du monde entier et commencer à explorer l'incroyable monde sous-marin. Mais l'obtention de votre certification Open Water Diver n'est que le début de l'aventure ! Il existe de nombreux programmes de plongée avancée auxquels vous pouvez participer et qui vous permettront de plonger plus profondément, d'aller plonger sur des épaves, d'essayer la plongée de nuit, et bien plus encore.

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Une question fréquente concerne l'expiration de la certification de plongée. Vous êtes certifié pour la vie ! Cependant, si vous ne faites pas de plongée pendant un certain temps, vous devrez faire une mise à jour de vos compétences avec un professionnel de la plongée qui pourra évaluer vos compétences et s'assurer que vous êtes toujours à l'aise dans l'eau.

Si vous n'êtes pas sûr d'aimer la plongée sous-marine et hésitez à vous inscrire à un cours complet, il est possible de commencer par le programme Try Scuba de SSI, qui vous donne un avant-goût de la plongée sous-marine sans vous engager dans un programme de certification complet. Pendant le programme Try Scuba, votre Instructeur vous présentera le matériel, vous enseignera les règles essentielles de sécurité en plongée et vous surveillera de très près dans l'eau pendant que vous prendrez vos premières respirations à l'aide d'un détendeur. Cette plongée s'effectue en eaux peu profondes (moins de 12 mètres/40 pieds de profondeur). Si vous aimez cela et que vous voulez apprendre à faire de la plongée en milieu naturel, vous pouvez alors vous inscrire au programme Open Water Diver et obtenir un certificat.

Le programme Open Water Diver est un mélange de sessions théoriques, de sessions en milieu confiné (eau calme et peu profonde comme une piscine) et de sessions en milieu protégé (plus de 5 mètres de profondeur). Vous apprendrez les règles importantes de sécurité en plongée, comment plonger en autonomie en vérifiant votre propre air, etc., et de précieuses compétences pratiques telles que la manière de rester en flottaison neutre dans l'eau.

Aspects Pratiques et Prérequis pour le Plongeur

Le matériel spécifique commun aux différentes formes de plongée se compose généralement d'une combinaison isothermique, d'un masque, de palmes, et d'un lestage. Le plongeur bouteille sera également muni d'une bouteille de plongée qui contient le gaz respiré apporté via un détendeur. Il doit contrôler sa plongée à l'aide d'un manomètre et d'un ordinateur de plongée et respecter des tables de décompression incluant d'éventuels paliers de décompression.

Quel âge devez-vous avoir pour faire de la plongée sous-marine ? L'âge minimum pour apprendre à faire de la plongée en milieu naturel et obtenir la certification Open Water Diver est de dix ans. Toutefois, le programme Explorers de SSI offre aux enfants de six ans et plus la possibilité de faire de la plongée et du tuba en eaux très peu profondes. Il est à noter que plonger dans les fonds marins est une activité dont l'accès dépend en grande partie de l'âge, mais aussi des conditions physiques des plongeurs. Ces derniers devront avoir au moins 8 ans et présenter une bonne forme physique.

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Pour ceux qui portent des lunettes, la question se pose : puis-je faire de la plongée sous-marine ? Vous ne pouvez pas plonger en portant vos lunettes car elles ne passeront pas sous votre masque. Vous pouvez cependant porter des lentilles de contact, ou même acheter un masque de prescription.

Concernant la condition physique, vous n'avez pas besoin d'être en grande forme pour faire de la plongée sous-marine. Il n'est pas nécessaire d'avoir beaucoup de force ou de condition physique pour porter le matériel ou pour nager dans l'eau. Vous devez cependant être capable de nager en surface et de marcher sur l'eau assez bien. Avant d'apprendre à plonger (ou d'aller plonger), vous devrez remplir un questionnaire médical. Si vous souffrez d'un problème de santé qui pourrait vous affecter pendant la plongée, il est important de consulter un médecin pour vous assurer que vous pouvez plonger en toute sécurité.

Combien coûte l'apprentissage de la plongée sous-marine ? Lorsque vous apprenez à faire de la plongée sous-marine, les prix varient en fonction de l'endroit où vous vous trouvez dans le monde. Par exemple, la plongée en Thaïlande est moins chère qu'en Europe ou aux États-Unis, en raison d'un coût de la vie moins élevé. La meilleure chose à faire est de décider où vous voulez apprendre à plonger et d'utiliser le localisateur de centre SSI pour trouver un centre de plongée SSI dans cette région et les contacter directement pour connaître leurs prix.

L'Homme Face à l'Environnement Sous-Marin : Physiologie et Interactions

La profondeur maximum pour la plongée récréative est de 40 mètres (130 pieds). Les plongeurs techniques peuvent plonger plus profondément, mais cela nécessite une formation approfondie et la respiration d'un mélange de gaz différent.

Le facteur principal influant sur l'organisme humain en plongée est la pression exercée par l'eau. Celle-ci augmente avec la profondeur : le corps est soumis à une pression d'environ 1 bar à l'air libre au niveau de la mer (pression atmosphérique), mais le poids de l'eau au-dessus du plongeur immergé soumet celui-ci à une pression additionnelle d'environ 1 bar tous les 10 mètres en eau de mer et environ 0,98 bar tous les 10 mètres en eau douce. Par exemple, à 25 mètres de profondeur, un plongeur est soumis à 3,5 bars de pression totale (également nommée pression absolue) (1 bar de pression atmosphérique et 2,5 bars de pression hydrostatique) ; cette pression inhabituelle pour un être humain adapté au milieu terrestre provoque des phénomènes que le plongeur doit connaître et gérer sous peine de mettre sa santé ou sa vie en danger.

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Comment soulagez-vous vos oreilles lorsque vous plongez ? De nombreuses personnes hésitent à faire de la plongée sous-marine parce qu'elles pensent que cela leur fera mal aux oreilles. Mais lorsque vous apprenez à faire de la plongée sous-marine, votre Instructeur vous apprendra à soulager la pression que vous ressentirez dans vos oreilles lorsque vous descendrez dans l'eau. Après un peu de pratique, vous commencerez à équilibrer vos oreilles sans y penser. Lors de la descente, en plongée bouteille comme en plongée en apnée, l'air contenu dans l'oreille moyenne du plongeur est en dépression par rapport au milieu ambiant, ce qui crée une déformation du tympan. Le plongeur doit volontairement insuffler de l'air dans son oreille moyenne via les trompes d'Eustache, afin d'éviter toute déchirure ou douleur. Il existe plusieurs manœuvres d'équilibrage, la plus répandue consiste à se pincer le nez et à souffler légèrement bouche fermée (manœuvre de Valsalva). On peut également équilibrer son oreille en faisant une « béance tubaire volontaire » qui consiste à plonger « trompes ouvertes », grâce au contrôle des muscles péristaphylins qui participent à leurs ouvertures. Cette technique est difficile à pratiquer car elle nécessite une concentration cérébrale importante et un entraînement à une gymnastique musculaire qui n'est pas commune. La déglutition peut permettre d'obtenir le même résultat. Lors de la remontée le phénomène inverse se produit et l'oreille moyenne passe en surpression. La plupart du temps, aucune manœuvre d'équilibrage volontaire n'est nécessaire. Cependant, pour aider l'équilibrage, le plongeur peut utiliser la manœuvre de Toynbee. Il est contre-productif et dangereux d'utiliser la méthode de Valsalva à la remontée. Lors de la remontée, en plongée bouteille uniquement, l'air contenu dans les poumons du plongeur se dilate. Les accidents dus aux variations anormales de pressions dans les organes creux sont appelés des barotraumatismes.

Le vertige alterno-barique est dû à une différence de pression entre les deux oreilles moyennes. L’appareil vestibulaire sert à donner au cerveau des informations concernant sa position dans l’espace. Lorsqu’il y a une pression gazeuse sur la paroi de l’appareil vestibulaire, celle-ci change les informations. S’il y a une différence de pression entre les deux oreilles moyennes, le cerveau reçoit des données contradictoires qu’il ne sait pas interpréter. Le plongeur a donc un vertige, souvent passager de 30 secondes à quelques minutes, qui peut entraîner des complications en cas de panique. Il perd en effet tout repère spatial, et ne peut pas dans l’eau se réorienter sur des repères visuels. La différence de pression entre les deux oreilles moyennes est souvent due à une manœuvre de Valsalva mal exécutée, ou alors à une trompe d’Eustache peu perméable à l’air. À la remontée, l'encombrement d'une des trompes d'Eustache peut entraîner d'importants vertiges et une sérieuse désorientation alors que la descente s'est passée sans encombre.

La perception (vision et l'audition) est modifiée sous l'eau, où le son se propage plus de quatre fois plus vite que dans l'air, et l'effet de barrière acoustique du corps humain est atténué. Certains signaux acoustiques sont bien perceptibles et repérables (plus ou moins selon la fréquence du signal, sa durée d'émission et la position de la source émettrice).

Pour les pressions rencontrées en plongée sous-marine, les gaz respirés se comportent comme des gaz parfaits, et obéissent donc à la loi de Dalton. Il est ainsi possible d'utiliser la notion de « pression partielle » pour un gaz respiré. Par exemple, étant donné un plongeur respirant de l'air (environ 80 % de diazote, 20 % de dioxygène) à 20 mètres de profondeur (soit une pression totale de 3 bars), la pression partielle de diazote respiré est de 2,4 bars (80 % de 3 bars), et celle du dioxygène est de 0,6 bar (20 % de 3 bars).

Le dioxygène (O2), pourtant indispensable à la survie du plongeur, devient toxique lors d'une plongée bouteille avec l'augmentation de sa pression partielle. Cet effet nommé hyperoxie est dû à la toxicité neurologique du dioxygène à partir d'une pression partielle de 1,6 bar. Il soumet le plongeur à un risque de crise hyperoxique (effet Paul Bert) et donc de perte de connaissance conduisant à la noyade. D'autre part, une exposition prolongée (plusieurs heures) à une pression partielle d'O2 de plus de 0,6 bar peut provoquer des lésions pulmonaires de type inflammatoire (effet Lorrain Smith). Toutefois en mélange avec du diazote, par exemple, c'est au-delà de 2 bars de pression partielle que la toxicité du dioxygène se révèle.

Les gaz inertes (diazote, mais aussi hélium, dihydrogène, argon, etc.), outre leur rôle évoqué dans l'accident de décompression, ont des propriétés narcotiques à partir d'une certaine pression partielle et selon le type de plongée pratiqué. Le pouvoir narcotique dépend de la nature du gaz : l'argon et le diazote sont très narcotiques, de même que le dihydrogène à en croire la Comex, l'hélium l'est beaucoup moins. La narcose à l'azote peut débuter dès 3,2 bars de pression partielle.

Types de Plongée et Leurs Spécificités

D'une manière générale, il est possible de classer les différentes techniques de plongée sous-marine selon la technologie utilisée pour plonger. Selon le type de circuit respirable utilisé, on distingue la plongée avec narguilé (circuit ouvert), la plongée à l'air ou aux mélanges (circuit ouvert) et la plongée avec un recycleur (circuit fermé). Lors d'une plongée bouteille, les gaz en circuit ouvert sont expulsés à l'extérieur du circuit respirable à chaque expiration du plongeur (production de bulles). Les gaz en circuit fermé restent dans les équipements du plongeur et sont « recyclés » à chaque expiration.

Les plongeurs en apnée n'effectuant pas de ventilation pulmonaire sous l'eau n'ont, de leur côté, pas besoin d'utiliser les tables de décompression. Ces deux formes de plongée (apnée et bouteille) sont largement pratiquées au sein de la plongée loisir. Elle peut se pratiquer en piscine ou dans les mers, lacs, carrières, rivières, cénotes ou grottes marines.

Les compétitions de plongée sous-marine sont essentiellement l'apanage de l'apnée sportive. Parmi celles-ci, les plus prestigieuses et médiatisées sont le Vertical Blue ainsi que les championnats du monde d'apnée qui concernent l'apnée en poids constant en eau libre mais également l'apnée dynamique et l'apnée statique en piscine. La pêche sous-marine donne elle aussi lieu à des championnats et rassemblements populaires, de même que la plongée traditionnelle avec skandalopetra et l'apnée dynamique sous glace.

Les plongées professionnelles sont principalement effectuées dans l'industrie, pour l'exploration ou l'exploitation de ce milieu ainsi que dans l'armée. Elles sont également pratiquée dans le secteur de la recherche, de la protection ou de la restauration des écosystèmes.

La Longue Histoire de la Plongée : De la Préhistoire à la Technologie Moderne

La mer a toujours été une source précieuse pour l'Homme, de nourriture bien sûr mais aussi de matériaux et d'objets précieux comme les perles. La volonté d'y plonger plus profond et plus longtemps a donc sans doute toujours habité de nombreux peuples côtiers, à tel point que certains comme les Bajau d'Indonésie ont développé des adaptations physiologiques et génétiques accroissant leurs performances en apnée. Bien qu'il soit difficile d'avoir des traces de cette activité, la plongée en apnée en poids constant est le mode de plongée naturel chez les mammifères, dont l'Homme, et est donc vraisemblablement pratiquée dès la Préhistoire, notamment pour la pêche et le ramassage de crustacés, mollusques et coquillages. Avant la naissance des techniques de plongée en scaphandre, du tourisme et du loisir, on peut noter l'existence de cette activité notamment dans les travaux de Mario Mationi en archéologie précolombienne, à la fin des années 1960, qui montrent que la plongée en apnée alimentaire était déjà pratiquée aux Antilles, bien avant la colonisation, 4 000 ans environ. Au Japon, on retrouve les Amas, des pêcheuses de coquillages et en Corée, cette activité masculine est devenue féminine au XIXe siècle avec les Haenyo. En Indonésie, les Suku Laut qui plongent en apnée de manière traditionnelle peuvent passer jusqu'à dix heures par jour dans la mer. Enfin en Méditerranée, l'apnée était encore pratiquée jusqu'au milieu du XXe siècle à usage professionnel. Il s'agissait en effet de ramasser du corail rouge et des éponges, ainsi que quelques perles. Le corail servait au commerce avec notamment l'Asie qui lui donnait une valeur symbolique.

L'idée d'objets voire de machines permettant de prolonger les séjours sous l'eau est ancienne. On fait remonter au règne d'Alexandre le Grand la conception d'une « cloche de plongée » imaginée par le philosophe Aristote, vers 322 av. J.-C. Des objets similaires ont été reproduits à la Renaissance (XVIe siècle) par des inventeurs comme Guglielmo de Lorena puis Franz Kessler. La cloche de plongée est perfectionnée en 1690 par le physicien Edmond Halley, qui produit les premiers modèles à utilisation régulière. Cette invention permettra d'effectuer des travaux sous-marins jusqu'à près de 20 m de profondeur, avant d'être rendue obsolète par l'invention du scaphandre.

Les premières esquisses d'un équipement mobile et autonome datent de la fin du XIVe siècle, avec Konrad Kyeser qui imagine une « robe de plongée », sorte de gros tonneau équipé d'un hublot et de bras, qu'il ne réalisera cependant jamais : il faudra attendre le XVIIIe siècle pour que son idée soit reprise et testée par John Lethbridge, sur la base d'innovations de Denis Papin. Le premier prototype de scaphandre est inventé en 1824 par Charles et John Deane : il s'agit d'un gros casque hermétique alimenté en air sous pression par un tuyau relié à un compresseur mécanique en surface. Il faut attendre 1865 pour que Lodner D. Phillips invente le premier scaphandre intégral, sorte d'armure médiévale étanche : il ne réalisa probablement jamais son prototype, mais fut une source d'inspiration majeure pour les frères Carmagnolle, inventeurs du premier scaphandre étanche fonctionnel en 1882. Ce genre d'équipement commence à être produit et utilisé en grande quantité, même si le risque est encore grand. Joseph Peress invente en 1930 le Tritonia Diving Suit, modèle très populaire bien qu'encore extrêmement lourd et rigide ; dès les années 1930 les progrès de la chimie permettent à certains scaphandres de se dispenser d'un tuyau grâce à un système de recycleur d'air. Toutes ces inventions serviront de base pour l'élaboration, dans les années 1960, du scaphandre spatial.

Mais c'est évidemment l'invention du scaphandre autonome qui va révolutionner l'histoire de l'exploration marine. Le principe de fonctionnement du scaphandre autonome est théorisé par Manuel Théodore Guillaumet en 1838, mais ne sera mis en application que dans les années 1860 par Benoît Rouquayrol et Auguste Denayrouze (leur prototype est utilisé par Jules Verne dans son célèbre roman Vingt mille lieues sous les mers). La forme actuelle de l'équipement de plongée autonome est élaborée par Maurice Fernez puis Yves Le Prieur pendant l'entre-deux-guerres (le scaphandre autonome Fernez-Le Prieur est breveté en 1926), et perfectionné par Émile Gagnan et Jacques-Yves Cousteau en 1943 : l'invention capitale pour la plongée autonome (sans aucun tube relié à la surface), est le détendeur automatique, dit aussi « de débit à la demande ».

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