Le guide complet de la barre de kitesurf : comprendre, entretenir et optimiser son équipement

Devenu populaire à partir du début des années 2000, le kitesurf est un sport de glisse toujours en vogue. Pour pratiquer ce sport efficacement, il convient de bien choisir son matériel, et notamment sa barre de kitesurf. C’est une sorte de manche que l’on peut choisir de différentes tailles et qui fait tourner un kitesurf. La largeur de la barre doit être adaptée. Il n’existe pas de largeur normalisée dans le commerce. Dans des conditions difficiles de mer agitée, sur un petit kitesurf avec une aile de 8 m², par exemple, la maîtrise sera beaucoup moins précise si la barre est trop large. Cette dernière va vibrer et le surfeur risque de perdre le contrôle.

Les fabricants proposent en général de deux à quatre tailles différentes, allant de 38 cm à 62 cm. Duotone, par exemple, adapte les barres à chaque taille d’aile qu’ils fabriquent et qui vont de 4 à 17 m². Certaines barres sont réglables, permettant un ajustement de 5 à 10 cm. On peut considérer qu’une barre dite standard mesure entre 45 et 51 cm.

Choisir sa configuration : une ou deux barres ?

Une barre ou deux barres ? On peut aussi se poser cette question. Quand on possède deux ailes de tailles très éloignées, deux barres peuvent être utiles pour garantir une meilleure maniabilité. Mais, en général, une barre suffit. Alors, comment choisir ? Il faut déjà tenir compte de la taille de l’aile souhaitée, car la longueur de la barre variera en fonction. Pour des ailes jusqu’à 10 à 12 m², on utilisera une petite barre. Au-delà, jusqu’à 17 m², on préfèrera une grande barre.

La barre de kitesurf va aussi de pair avec les lignes. Les lignes avant ont une longueur fixe, mais certaines barres permettent de régler la taille des lignes arrière directement depuis les embouts en poussant ou en tirant, ce qui permet d’augmenter ou de diminuer la puissance de l’aile. Les lignes existent en 19 m, 22 m, 24 m et 27 m. Ensuite, on tiendra compte du niveau de pratique. Pour un kitesurfeur de niveau moyen, il est conseillé de choisir plutôt une barre de 45 cm qui va permettre d’avoir un bras de levier plus réduit et donc une aile plus stable. Celle-ci va réagir moins vite et de ce fait, le surfeur sera moins déstabilisé dans les sauts. Les kitesurfeurs chevronnés pourront choisir une barre plus large, car ils utilisent souvent des ailes d’environ 15 m².

Quoi qu’il en soit, la taille de la barre n’est qu’un élément parmi d’autres à prendre en compte quand on décide de se lancer dans cette discipline. Il faut aussi adapter son aile, ses lignes, sa planche pour pouvoir naviguer par tous les temps et s’amuser en prenant de la vitesse ou en effectuant quelques figures de freestyle.

Lire aussi: Choisir les bons embouts pour votre piscine

La sécurité et le codage visuel de la barre

Le kitesurf est un sport extrême où la sécurité est primordiale. Oh que non, il n'y a pas qu'une seule situation qui peut engendrer une perte de contrôle de l’aile lors du décollage ! En ramassant ma barre, je vérifie que j’ai bien la ligne gauche arrière à gauche et la droite à ma droite. Rappel: le code couleur réglementaire en kite respecte le code marin. Mais choisissez toujours vos barres avec au minimum un codage rouge à gauche franc et net. Lors du choix de votre barre, évitez les barres aux couleurs exotiques comme noir et blanc, noir et jaune… Après une chute dans l’eau, la barre s’inverse souvent et il faut vite comprendre si on a ressaisi la barre dans le bon sens ou non. Après un downloop, les lignes avant croisées doivent être décroisées et mieux vaut visualiser rapidement si l’on tient la barre dans le bon sens. Sinon on se retrouve comme si on avait inversé les mains sur le guidon du vélo.

De plus, si vous utilisez une barre au codage non standard, lors de l’achat d’une seconde barre, il faudra acheter une barre aux mêmes couleurs que la première pour que votre cerveau puisse comprendre rapidement quelle est la partie gauche lors de la saisie ou du retournement de la barre. Sur la photo de la barre Kite Attitude, le codage rouge/gauche est correct et saute aux yeux, il recouvre toute la barre mais la droite est codée en bleu. Certaines barres ont une codification trop discrète par légère incrustation dans la mousse de la barre comme ici sur la barre Orao de Décathlon codée majoritairement bleu clair/bleu foncé. Le plus rapide à percevoir c’est rouge ou va se poser la main gauche. Les codes sur les prélignes ne sont pas efficaces non plus.

Astuce : si votre barre n’est pas dotée d’un codage clair et rapide à comprendre, je vous conseille de modifier les couleurs de la barre. Une bonne solution serait que les fabricants codent leur barre en utilisant une forme légèrement ovale pour la barre comme certaines poignées de vélo ergonomiques. Ce système permettrait de sentir, sans même la regarder, que la barre est saisie à l’envers. Ce serait utile lorsque la barre est sous l’eau et qu’on a du mal à distinguer les couleurs.

Inspection du matériel et protocoles avant vol

Ici on va plus loin que le simple contrôle visuel. Je teste mon largueur à chaque sortie avant le décollage. Ce qui me permet de vérifier son bon fonctionnement mais aussi d’automatiser le mouvement de largage. Est-ce que mon bout de border-choquer coulisse correctement dans la barre ? Il peut s’être entouré autour de ma barre. Et si je déclenche le largeur avec le bout enroulé, la ligne de sécurité ne coulissera pas et mon aile ne perdra pas sa puissance en se mettant en drapeau, maintenue par une ligne avant. Pire encore, lors du passage en centre de fenêtre elle ne pourra pas être libérée de sa puissance en avançant la barre.

Plusieurs raisons peuvent expliquer que le bordé/choqué ait fait une telle boucle. Le supplément de rigidité apporté par le gainage du bout de bordé-choqué limite ce risque. Mais ce n’est pas une garantie totale d’évacuer ce problème. Tout dépend de la rigidité du gainage. En particulier après une chute dans l’eau, même un bout rigide arrive parfois à s’enrouler autour de la barre. Je vérifie que mes deux prélignes (lignes arrières extérieures) partent bien droit vers l’aile. Le diamètre de rotation sera très serré car l’une des lignes arrière est réduite d’environ 40 cm. Le diamètre de rotation est bien plus serré que si je tirais ma barre pour faire tourner l’aile de façon classique. L’extrémité du trim peut se coincer quelque part. Une fois l’aile décollée et les lignes avant en tension, il sera alors impossible de régler mon trim. Le coinceur Clamcleat Tm ne bloque le bout que si il y a une tension exercée du côté de l’aile. Cette tension permet au bout de descendre s’insérer fermement dans les dents du coinceur. Sinon le bout va sortir des dentures et le pilote va se retrouver avec des lignes arrières en longueur maximum. Attention : le coinceur Clamcleat est une pièce d’usure.

Lire aussi: Tout savoir sur les embouts de pompe de piscine

En conclusion, je peux me représenter ma barre comme un cockpit d’avion avant le décollage. Je vérifie tous mes cadrans et mes manettes avant le décollage. Si l’une des données présentées ci-dessous n’est pas OK, je risque d’avoir un gros problème au décollage et je vais perdre le contrôle de mon aéronef.

Compatibilité des barres : enjeux et solutions

La compatibilité entre barres et ailes de kitesurf dépend de trois facteurs : les connectiques (boucle/noeud), la position du V (haut ou bas) et la longueur des lignes. Le choix le plus sûr reste une barre de la même marque que votre aile. Vous changez de marque d'aile mais souhaitez garder votre barre ? Vous avez récupéré du matériel d'occasion et vous vous demandez si tout est compatible ? C'est une question que se posent beaucoup de kitesurfeurs, débutants comme confirmés. En fonction de la marque et de l'année de fabrication, il peut y avoir des incompatibilités entre les barres et les ailes de kitesurf.

  1. Le principe de la tête d'alouette est bien connu, mais les dispositions varient d'une marque à l'autre. Sur certaines marques, les avants ont une boucle et les arrières un noeud, ou inversement.
  2. La position du V est un aspect crucial pour la performance et la sécurité. Il existe deux configurations : la barre en Y (V haut) où le V est placé plus haut sur les lignes, et la barre en V (V bas) où il est placé plus bas.
  3. Malgré les efforts de standardisation, il peut y avoir des écarts allant jusqu'à 10 cm entre les lignes de marques différentes. Les barres en Y ont parfois des lignes avant légèrement plus longues.
  4. Les barres plus anciennes ne disposent pas des systèmes de sécurité modernes proposés par les marques actuelles. Utiliser une aile récente avec une barre de plus de 10 ans peut être extrêmement dangereux.

Les pigtails sont des adaptateurs indispensables pour résoudre les problèmes de connectiques et de longueur des lignes entre différentes marques. Ils permettent de connecter facilement des équipements incompatibles (boucle/noeud) et d'ajuster la longueur des lignes pour une performance optimale. Les barres réglables sont la solution premium pour s'adapter à différents types de kites. Click Bar de Duotone : livrée avec 6 pigtails de différentes longueurs, montage en 4 ou 5 lignes, position du V réglable. Pour garantir la meilleure compatibilité, sécurité et performance, la solution idéale reste de choisir une barre de la même marque que votre aile de kitesurf. C'est la garantie d'une compatibilité parfaite des connectiques, du V et de la longueur des lignes.

Oui, il est possible de rider avec une barre différente à condition de vérifier la compatibilité des connectiques, la position du V et la longueur des lignes. Il n’est pas rare de rider ou de voir des copains faire du kitesurf avec une barre de kitesurf d’une marque différente de son aile. Par « compatible » on entend que l’aile s’utilisera de manière optimale sans risque pour le pratiquant et avec une performance d’utilisation comme si tes deux équipements étaient de la même marque. Avoir une barre de kite compatible avec son aile est essentiel pour garantir la sécurité, la performance et la facilité d’utilisation. Une barre universelle, c’est la solution des rideurs qui utilisent plusieurs marques d’ailes dans leur quiver pour aller kiter ! Ce sont des barres polyvalentes avec une très grande plage de réglage pour s’adapter à toutes les surfaces, toutes les marques et surtout tous les rideurs. Un autre argument de taille en faveur des barres universelles c’est le prix : la barre universelle Kite-Attitude affiche un prix de vente bien en dessous des grandes marques du kite.

Entretien, réparation et remplacement des composants

Kitemana a beaucoup de pièces pour votre barre de kite en stock. Après un certain temps, il est bien sûr possible que quelque chose s'use ou casse. Nous essayons de livrer toutes les pièces aussi rapidement que possible afin que vous soyez rapidement de retour sur l'eau ! Des exemples de pièces de barre que nous avons en stock sont des lignes, des chicken loops, des pigtails, des swivels, des flotteurs, des barres, des lignes de puissance, des lignes de sécurité, des donkey dicks, des lignes de leader, des stoppeurs, des systèmes de puissance, etc.

Lire aussi: Utilisation efficace des embouts d'aspirateur de piscine

Vous cherchez des pièces pour votre barre de kite ? Sur cette page Pièces Détachées, vous trouverez tout pour que votre setup fonctionne en douceur et en toute sécurité : chicken loops, lignes en différentes longueurs, pigtails, cordes depower, embouts de barre, flotteurs, émerillons, quick releases et pièces centrales. Une ligne a cassé, votre quick release est rigide ou vous voulez améliorer votre barre ? Avec les bonnes pièces, vous prolongerez la durée de vie et les performances de votre équipement. Vous préférez l'assembler vous-même ou le faire faire ? Les deux sont possibles via notre service de réparation.

Entretenir votre barre de kite est super important pour rester en sécurité et confiant sur l'eau. Une barre de kite bien entretenue est la base d'un kitesurf sûr, du contrôle de l'aile et de la durabilité de votre équipement. Pendant chaque session, votre barre est exposée au sel, au sable, aux rayons UV et aux forces de traction. Au fil du temps, ces facteurs provoquent l'usure des lignes, du système depower et des pièces mobiles comme le chicken loop et le quick release. Une barre propre et fonctionnant en douceur vous donne non seulement une sensation de sécurité sur l'eau, mais aussi plus de précision dans le pilotage de l'aile.

La saleté ou l'usure peuvent affecter la fluidité de vos lignes et du système depower, entraînant un contrôle moins direct de l'aile. Vous économiserez également de l'argent à long terme. En remplaçant à temps des pièces comme les pigtails, les lignes ou les cordes depower, vous n'aurez pas besoin d'acheter une barre complètement neuve aussi rapidement. L'une des pièces les plus importantes est l'ensemble des lignes de kite, souvent fabriquées en Dyneema ou SK99 avec une résistance à la rupture allant jusqu'à 500 kilogrammes. Elles sont extrêmement solides mais sensibles aux nœuds et à l'usure. Même un petit défaut peut affaiblir la ligne jusqu'à 50%, augmentant le risque de rupture. Vérifiez régulièrement vos lignes et remplacez-les lorsqu'elles sont endommagées.

Procédures de remplacement : Focus sur les accessoires de rangement

Pour ceux qui cherchent à remplacer ou ajouter des élastiques de rangement sur une barre universelle freestyle wave, voici une procédure technique :

  1. Commencez par vous munir d'un fil de fer. Ce fil de fer est vendu au mètre dans les magasins de bricolage. Vous pouvez aussi prendre du cable de frein de vélo. Pliez le fil de fer en 2.
  2. Déroulez entièrement les lignes de la barre, et faites passer l'élastique autour de la ligne arrière, et faites le descendre jusqu'à proximité de la barre, juste au dessus du flotteur.
  3. Il faut ensuite insérer la partie coudée du fil de fer par le trou extérieur du flotteur, par lequel l'élastique ressortira.
  4. Insérez la partie coudée du fil de fer dans le trou, et faites ressortir la partie coudée au-dessus du flotteur.
  5. Il faut ensuite attraper l'élastique et le pincer avec la partie coudée du fil de fer.
  6. Mettez le fil de fer assez proche de la préligne, pour prendre au moins la moitié de l'élastique et pouvoir le tirer sans qu'il s'échappe quand vous tirerez.
  7. Une fois que l'élastique est bien pincé par le fil de fer, il suffit de tirer le fil de fer vers le bas, vers l'extérieur du flotteur, pour le ressortir.

#

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *