Élodie Bonafous, une navigatrice finistérienne de 29 ans, s'est rapidement imposée comme une figure prometteuse dans le monde de la voile. Après s'être fait un nom sur le circuit Figaro, elle se lance désormais dans la classe IMOCA avec un objectif ambitieux : le Vendée Globe 2028. Son parcours, marqué par la passion, la détermination et le soutien de partenaires fidèles, témoigne de son talent et de son potentiel.
Des débuts précoces et une passion familiale
La voile est une histoire de famille chez les Bonafous. Élodie a grandi dans le Finistère Nord, à quelques minutes de la mer, et a navigué dès son plus jeune âge avec ses parents, sa sœur et son frère. Ces expériences ont nourri sa passion pour la mer et la course au large. À sept ans, elle a commencé à faire de l'Optimist au club de Locquirec, où elle a découvert le plaisir de la compétition.
Elle gravit tous les échelons et termine son parcours en Optimist par une médaille de bronze au Championnat de France à 14 ans. « J’ai enchaîné ensuite sur un projet Sports études à Brest en 420 mais ça ne s’est pas très bien passé. Je ne suis pas très grande, il fallait une équipière qui ait le bon gabarit, les mêmes ambitions, le même investissement et avec qui je m’entende bien. Ça m’a freiné. J’ai décidé de ne pas persévérer en olympisme et de faire de l’inshore avec un équipage exclusivement féminin,ajoute-t-elle. J’ai monté un projet avec un petit collectif de femmes. On a fait de l’Open 5.70, du match racing, du J80 et du Longtze pendant que j’étais en STAPS ». Skipper des différents bateaux, Elodie signe de belles performances en équipage et est sacrée championne du monde en J80 en 2017, puis championne du monde universitaire de la discipline l’année suivante. Une fois son Master STAPS : activité physique adaptée et santé en poche, Elodie change de cap.
L'ascension sur le circuit Figaro
Après de belles années en Figaro, Elodie annonce l'ambition de construire un IMOCA, un plan Verdier construit chez CDK avec MerConcept, avec pour objectif le Vendée Globe 2028. Après de belles années en Figaro, Elodie annonce l'ambition de construire un IMOCA, un plan Verdier construit chez CDK avec MerConcept, avec pour objectif le Vendée Globe 2028. Très vite, Elodie envisage de faire la Mini Transat, projet qui lui semble le plus cohérent avec ses envies de course au large en solitaire. « J’ai essayé de naviguer le plus possible, de rencontrer d’autres skippers. Ça s’est hyper bien goupillé car l’année où j’ai monté mon projet, j’ai eu l’opportunité de faire directement du Figaro avec la Filière Bretagne CMB, lance-t-elle. J’ai tout misé là-dessus, quitté mon travail à l’hôpital de Morlaix en allant à l’encontre de mes parents pour naviguer à fond et trouver des financements pour m’entraîner ». Une stratégie payante puisqu’Elodie est la première lauréate du Challenge Bretagne CMB Océane. Alors qu’elle est toujours sous contrat, Elodie apprend avant la Solitaire du Figaro 2021 que le groupe Quéguiner cherche un nouveau skipper pour la saison suivante. « J’ai envoyé ma candidature avant la Solitaire et essayé de ne pas me mettre trop de pression, de me concentrer sur ma course. Quéguiner m’a proposé de signer un partenariat d’une durée de trois ans après l’arrivée de la Solitaire, se réjouit Elodie. Je suis très contente de pouvoir travailler avec eux. En 2021, j’ai terminé 12e sur la Solitaire. Mon objectif est de rentrer dans le Top 10, mais aussi de continuer à progresser en termes de performances, d’aller chercher plus de résultats et de toujours naviguer dans le paquet de tête.
Son talent et sa détermination lui ont permis de se hisser parmi les meilleurs, avec notamment une sixième place à l'épreuve reine du circuit en 2023. En 2022, elle est devenue la première Française à monter sur un podium d'étape de la Solitaire du Figaro, une performance remarquable qui a marqué les esprits.
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Le projet IMOCA et le Vendée Globe 2028
Forte de son expérience sur le circuit Figaro, Élodie Bonafous a décidé de se lancer un nouveau défi : le Vendée Globe 2028. Pour cela, elle a lancé la construction d'un IMOCA, un plan Verdier sister-ship du Macif - Santé Prévoyance de Charlie Dalin. Ce bateau, baptisé Association Petits Princes - Quéguiner, a été mis à l'eau en février 2025 à Concarneau.
« C’est sûr que l’Imoca, c’est une grosse marche supérieure, expliquait Élodie Bonafous au quotidien Ouest-France lors du baptême brestois. Mais finalement, avec tout ce que j’ai acquis, ça reste un bateau. Je ne suis pas perdue dessus. »
L'IMOCA Horizon 29 (en référence au numéro du département du Finistère), est mis à l'eau en février 2025 à Concarneau. Il s'agit d'un sistership du dernier vainqueur du Vendée Globe, l'IMOCA MACIF Santé Prévoyance. Après deux ans riches en enseignements sur le circuit Figaro, Elodie Bonafous franchit un nouveau cap cette année en naviguant sous les couleurs du groupe Quéguiner. Elodie Bonafous dispute cette année sa cinquième saison sur le circuit Figaro Beneteau, avec des ambitions de podium sur la Solitaire du Figaro Paprec. Dans le même temps, la skippeuse de Quéguiner-La Vie en rose travaille sur son projet Imoca Horizon 29 avec un plan Verdier actuellement en cours de construction chez MerConcept. ► Parlons maintenant de ton projet Imoca Horizon 29, où en est la construction du bateau ? Pour le bateau, ça n’a pas encore été officiellement annoncé, donc je ne peux pas répondre. La coque et le pont ont été fabriqués par CDK à Port-la-Forêt, la coque a été transférée chez MerConcept qui est en train d’installer toutes les cloisons et a par ailleurs construit de nombreuses pièces, dont les puits de foils. C’est une grande chance de travailler avec MerConcept qui me fournit des retours hebdomadaires bien précis et des explications claires et adaptées à mon niveau de compréhension. L’objectif est de mettre à l’eau début 2025. ► Et où en est le montage budgétaire ? J’ai la chance que Bertrand Quéguiner me déleste de toute cette partie, donc je m’investis moins là-dedans. Ce qui est acté, c’est que c’est la famille Quéguiner qui finance le bateau et cherche des sponsors pour le projet. Pour l’instant, on ne sait pas encore comment le groupe Quéguiner va s’engager, s’ils vont être partenaire unique du projet ou avec d’autres, tout est en cours de discussions. Pour ce qui est de la fourchette, disons qu’on n’a pas envie d’acheter une Formule 1 pour l’équiper comme une Clio ! Donc l’idée est d’avoir un budget en cohérence avec les objectifs de performance du projet et le bateau qu’on va avoir. En revanche, je pense qu’on sera en dessous d’équipes comme Charal, TR Racing ou Macif, dans le sens où on ne sera pas un gros projet de développement. Oui, carrément ! J’ai parfois l’impression d’être au pied d’une montagne, j’ai des moments de panique quand je vois tout ce qu’il y a à faire. Ce qui me fait presque le plus peur, c’est ce côté gestion de projet, montage d’une écurie. J’appréhende moins la partie sportive car je sais qu’on saura s’entourer pour prendre en main le bateau, je ne vais pas être lâchée dessus seule dans la nature. D’autant que sur la première année, même si le programme n’est pas encore défini, il y a des chances qu’on fasse The Ocean Race Europe, donc de l’équipage, puis la Transat Jacques Vabre en double. Ça fait une première année avec pas ou très peu de solo. Maintenant, je mesure la chance que j’ai de pouvoir passer aussi rapidement du Figaro à l’Imoca. Le 21 juin 2023, Élodie Bonafous et Bertrand Quéguiner annonçaient un projet ambitieux : la construction d’un IMOCA pour le Vendée Globe 2028-2029. Un an plus tard, ce rêve prend forme avec un bateau qui promet de briller sur les océans. Ce monocoque sera un sistership du célèbre MACIF Santé Prévoyance de Charlie Dalin. Bertrand Quéguiner, Directeur de l’écurie Horizon29 Course au Large, a lancé ce projet avec des ambitions fortes. Leur collaboration avec MerConcept, l’écurie de François Gabart, garantit une qualité de construction inégalée. « Les pièces structurelles comme les cloisons, les renforts, les ballasts ou encore le puits de quille sont en cours d’assemblage. Les choses évoluent vite et bien.
Un partenariat engagé avec l'Association Petits Princes
L'IMOCA d'Élodie Bonafous porte les couleurs de l'Association Petits Princes, une initiative née en 1987 qui a pour vocation d'aider les enfants malades à réaliser leurs rêves. Ce partenariat témoigne de l'engagement de la navigatrice et de ses partenaires envers une cause noble et inspirante. Trois enfants de l’association Petits Princes ont déjà accompli leur rêve de navigation à bord de l’Imoca Petits Princes - Quéguiner, en rade de Brest.
Yann Eliès, un co-skipper expérimenté pour la Transat Café L'Or
Pour la transat en double, la Finistérienne s’est naturellement tournée vers Yann Éliès, triple vainqueur de l’épreuve (2013, 2017 et 2019). Un équipier de renom, qui connaît bien la maison pour avoir remporté trois Solitaires (2012, 2013 et 2015) et disputé un Vendée Globe (2016) sous les couleurs de Quéguiner. Membre de l'équipage sur la Course des Caps et co-skippeur sur la Transat Café L'Or, Yann Eliès a tout de suite adhéré au projet d'Élodie Bonafous.
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Yann Eliès a qualifié les débuts de la navigatrice dans la Classe d’« exceptionnels ». « Cela s’explique par plusieurs raisons », a-t-il expliqué ce matin depuis le bord du bateau, alors qu’il rejoignait Concarneau, en Bretagne. « D’abord, nous avons un super bateau, très polyvalent. Globalement, sur cette Rolex Fastnet Race, je pense que les conditions météo ont un peu favorisé le bateau, car il est très polyvalent. » Par ailleurs, Yann Eliès, qui a navigué aux côtés de nombreux skippers au fil des années, dresse un portrait élogieux d’Élodie Bonafous en tant que skipper et navigatrice en mer. Il confie qu’elle fait la tête parfois quand son bateau est dépassé, mais il considère cela comme un signe positif. « C’est normal que ça fasse mal de perdre, ça veut dire qu’elle est investie », a-t-il expliqué. « Et en même temps, son style de management est à la fois bienveillant et intelligent, car elle sait placer les bonnes personnes aux bons postes, notamment en équipage. Elle leur fait confiance et les laisse prendre des initiatives. Je pense qu’elle est vraiment à la hauteur du rôle de skipper », a-t-il ajouté. « Elle reste la cheffe à bord, mais tout se fait avec intelligence et respect mutuel.
Premières courses en IMOCA : une montée en puissance progressive
Avant de se lancer dans les épreuves en solitaire, Élodie Bonafous participe à des courses en équipage pour se familiariser avec son nouveau bateau et peaufiner sa préparation. Elle a notamment pris le départ de la Course des Caps en juin 2025, une première expérience en IMOCA qui lui a permis de se mesurer à la concurrence et deProgresser.
Rencontrée sur les quais nordistes avant le départ de la Course des Caps en équipage dimanche dernier à Boulogne-sur-Mer, Élodie Bonafous nous a livré ses impressions avant de s'élancer dans sa première épreuve en Imoca sur son Association Petits Princes-Quéguiner, sister-ship du Macif de Charlie Dalin (vainqueur du Vendée Globe). Après quatre jours de mer, l'ancienne figariste de 29 ans, épaulée par Yann Eliès, Pascal Bidégorry et Gaston Morvan, pointe en 3e position, ce jeudi, au classement de 15 heures derrière Sam Goodchild (Macif) et Thomas Ruyant (Vulnérable). Le vainqueur est attendu samedi dans la cité de la Côte d'Opale.
« Ça y est, vous êtes dans le grand bain de la classe Imoca. Que ressentez-vous ? C'est parti pour de vrai. J'ai réalisé l'autre soir, en arpentant les quais de Boulogne, que je me promenais sur un village de course Imoca et que le bateau qui se trouvait au bout du ponton était le mien. Cela m'a fait un peu bizarre. Je suis venue en voir beaucoup des départs en Imoca, ça me faisait rêver et je me disais que ce n'était pas encore mon monde. Cela m'a fait un petit coup, mais c'est génial. Comment s'est passée votre préparation depuis la mise à l'eau du bateau fin février ? Il a déjà fallu monter une équipe et découvrir le bateau. Pour moi, il y a eu une phase d'apprentissage car je n'avais pas eu beaucoup l'occasion auparavant de naviguer sur des gros bateaux comme ça (18,28 m). La méthodologie de navigation est différente de celle d'un Figaro (10 m), il faut beaucoup plus anticiper les manoeuvres qui sont plus dures. On a ensuite participé à deux stages d'entraînement à Port-la-Forêt en configuration équipage. C'étaient nos premières confrontations et ça s'est plutôt bien passé. Partez-vous en confiance et bien entourée ? On est prêts, même s'il nous reste beaucoup à apprendre. Je trouve qu'il y a un bon équilibre entre Gaston (Morvan) et moi, deux figaristes hyper motivés et durs au mal, et Pascal (Bidégorry) et Yann (Eliès), deux marins très expérimentés qui m'apportent beaucoup dans la réalisation des manoeuvres et sur les réglages.
« Les premières navigations, quand le bateau commençait à accélérer et à décoller, j'étais cramponnée sur les poignées » Quel est votre objectif sur cette première course ? Difficile à dire, mais on a un bateau et un équipage pour jouer. Je ne veux pas parler d'objectif chiffré mais je suis une grosse compétitrice et mes compagnons aussi, on n'y va pas juste pour faire le tour ! Mis à l'eau en février, l'Imoca d'Élodie Bonafous est le sister-ship du Macif de Charlie Dalin. Vous projetez-vous déjà sur les épreuves en solitaire, à partir de 2026 (Route du Rhum) et sur le Vendée Globe 2028 ? Pour commencer à se préparer au solo, l'idée est de faire le convoyage retour de la Transat Café L'Or (départ du Havre le 26 octobre) en faux solo, ce qui veut dire qu'il y a un ou deux équipiers à bord mais que c'est moi qui manoeuvre. Pour l'instant, je n'y pense pas trop, mais il y a un côté excitant. Cela va être un énorme challenge personnel. J'aime bien le solo, j'ai hâte. Ces bateaux sont réputés durs et inconfortables, comment le vivez-vous ? Au début, j'appréhendais, mais en fait, tu t'habitues assez vite. Les premières navigations, quand le bateau commençait à accélérer et à décoller, j'étais cramponnée sur les poignées. C'est comme quand tu découvres un nouveau sport, c'est très énergivore au début car tu n'as pas les bonnes postures. Mais rapidement, tu comprends, tu ressens et tu anticipes les mouvements du bateau. Aujourd'hui, j'ai presque envie de dire - mais je suis un peu folle et dure au mal -, que j'aime quand le bateau va à fond et que je sens qu'il peut décrocher. Pour l'instant, je ne me suis pas fait peur mais on n'a pas non plus affronté de grosses conditions. »
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Elle prend également la tête du Championnat des IMOCA Globe Series 2025. La navigatrice française, confirme un début de carrière prometteur dans la Classe IMOCA. Après sa deuxième place lors de la Course des Caps plus tôt ce mois-ci, elle a décroché aujourd’hui sa première victoire dans la catégorie à l’occasion de la Rolex Fastnet Race. L’équipage d'Elodie Bonafous, à bord d’Association Petits Princes-Quéguiner, a mis deux jours, 14 heures et 7 minutes pour boucler le parcours classique de 695 milles nautiques de la Rolex Fastnet Race, aussi technique qu’exigeant, entre Cowes, sur la côte sud de l’Angleterre, et Cherbourg, via le rocher du Fastnet, situé à la pointe sud-ouest de l’Irlande. Yoann Richomme, deuxième du dernier Vendée Globe plus tôt cette année, a pleinement savouré cette course intense, qu’il a décrite comme un sprint du début à la fin, sans aucun temps mort. « Les deux bateaux devant sont encore difficiles à rattraper en termes de performance sur un parcours comme celui-ci », a-t-il confié à propos de Charal et Association Petits Princes-Quéguiner.
Objectif Vendée Globe 2028 : un rêve de petite fille
Le Vendée Globe représente un rêve pour Élodie Bonafous, un rêve qu'elle nourrit depuis l'enfance. Elle ambitionne de boucler le tour du monde en solitaire, sans assistance et sans escale, tout en visant une performance sportive. Elle souhaite s'inspirer d'Ellen MacArthur, qui a été la première femme à réaliser une performance remarquable sur le Vendée Globe.
Après cinq saisons sur le circuit Figaro, Élodie Bonafous, 29 ans, vient de basculer en Imoca. Objectif majeur, le Vendée 2028. Comment envisagez-vous cette première participation en 2028 ? Mon rêve n'est pas juste de faire le tour du monde. Ellen MacArthur, qui était une jeune skippeuse assez incroyable, a été la première femme à signer une performance sportive sur le Vendée (2e). Je suis une compétitrice, mon objectif est également de viser une performance. D'ici là, il y aura beaucoup de rendez-vous, à commencer par la prochaine Transat Café L'Or en octobre, en double avec Yann Eliès ? C'est le cas oui. Yann a une longue histoire avec le groupe Queguiner qui est partenaire du projet. Il est aujourd'hui dans la transmission. Il m'a entraînée sur ma dernière saison en Figaro. Et quand je lui ai proposé ce rôle de co-skippeur, il m'a dit que le challenge d'amener une jeune femme à réaliser une grosse perf sur le Vendée le motivait à fond. C'est la personne idéale pour découvrir un bateau, pour progresser rapidement techniquement. On ne se fixe pas d'objectifs pour les premières courses (Course des caps, Fastnet, Défi Azimut et Transat Café L'Or), mais on n'ira pas pour faire une promenade ! » À la barre du même bateau que Charlie Dalin.
Elle explique: « J'ai découvert la voile sur le petit voilier de mon père mais le déclic, c'est à l'école, quand j'ai suivi le Vendée 2000-2001. J'avais six ans, j'étais fan d'Ellen MacArthur. Je me souviens que j'avais dit : '' Je ne sais pas trop ce qu'elle fait, mais je veux faire la même chose qu'elle''. Ça m'a toujours obnubilée par la suite. Mes copines avaient des chanteuses comme idoles, moi, c'était des navigateurs et des navigatrices. J'ai fait de l'Optimist, du 420, de l'équipage en inshore, au fil des années, je sentais que le moment de passer à la course au large en solo allait arriver. Ça restait toujours dans un coin de ma tête. Avec mon passage en Figaro, je me rapprochais de plus en plus de mon rêve de petite fille.