Comprendre les mécanismes et la sécurité dans le monde de la plongée et de l'hébergement

Le domaine de la plongée sous-marine est une discipline où la technicité du matériel rencontre des impératifs physiologiques stricts, tandis que le terme "chambre" peut, dans un contexte différent, renvoyer aux réglementations de l'accueil touristique ou aux infrastructures financières. Cette analyse détaille les spécificités des détendeurs de plongée, les risques liés à l'immersion et le cadre légal des chambres d'hôtes.

Fondamentaux des détendeurs de plongée : compensation et sécurité

Les détendeurs de plongée permettent de respirer un gaz embarqué alors que l’on se trouve en total immersion. Les détendeurs de plongée permettent de réduire la pression d’un gaz hautement comprimé en une pression plus facilement respirable. De plus, ce gaz sera amené à la pression ambiante. Si l’on nomme des détendeurs au lieu d’un détendeur, c’est que ceux-ci sont divisés en 2 parties distinctes. Du reste, ils ont chacun une fonction bien précise. La 2ème partie, appelée 2ème étage, est fixée à un tuyau flexible et mise en bouche du plongeur ; celui-ci réduit la moyenne pression résultante du premier étage en une pression plus facilement respirable par le plongeur.

La composition des détendeurs de plongée est principalement faite de 2 parties distinctes. Il existe 2 types de 1er étage : le 1er étage à piston et le 1er étage à membrane. Bien que leurs fonctions soient identiques, c’est au niveau du mécanisme que cela change. Pour le commun des mortels, cela ne se distinguera pas. Cependant, certains plongeurs préfèreront le mécanisme à piston alors que d’autres ne jureront que par le mécanisme à membrane. Ils sont tout aussi fiables les uns comme les autres. En ce qui concerne les détendeurs 2ème étage, il n’y a sensiblement pas de distinction au niveau du mécanisme.

Le terme « à panne sûre » indique simplement que tous les clapets d’ouverture de gaz sont dans le sens du flux. En d’autres termes, par défaut, tous les clapets du détendeur 1er et 2ème étage sont ouverts et laissent passer le gaz. Les détendeurs de plongée, malgré qu’ils soient dits à panne sûre, n’ont pas tous leurs clapets en aval. Un clapet est simplement une soupape ou un système qui se lève ou se ferme pour permettre ou empêcher le passage d’un fluide ou d’un gaz. Lorsqu’il est placé en « amont », c’est-à-dire à contre-sens du fluide ou du gaz, il aura tendance à se fermer quand le gaz ou le fluide arrivera dessus. À l’inverse, le clapet placé en « aval » est positionné dans le sens du fluide ou du gaz. Par conséquent, il laissera passer le gaz ou le fluide dans le cas d’un problème de celui-ci, ce qui est parfait dans le cadre de la plongée.

Le rôle crucial de la compensation

Le but de la compensation des détendeurs est de rendre leurs performances indépendantes de la variation de la Haute Pression pour le premier étage et de la Pression Intermédiaire pour le deuxième. Elle s'effectue selon deux méthodes principales :

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  1. Par une buse mobile : surtout utilisée au premier étage. La haute pression qui appuie sur la buse n’a que des composantes opposées perpendiculaires à son axe et qui s’annulent.
  2. Par une chambre de compensation : utilisée aussi bien au 1er qu’au 2e étage. La pression d’alimentation a tendance à ouvrir le clapet mais elle le traverse pour aboutir dans une chambre fermée où elle exerce une pression inverse qui a tendance à le fermer.

Il faut savoir que pour un détendeur non-compensé, l’effort inspiratoire dépend aussi de la pression restant dans la bouteille. Les détendeurs compensés ou surcompensés ne sont pas impactés par la pression restante dans la bouteille. Si l’air arrive directement sur le clapet non-compensé, sa pression (la pression de la bouteille) influencera l’effort pour l’ouvrir. Si vous êtes un plongeur occasionnel et plongez en voyage uniquement, des détendeurs non-compensés feront tout à fait l’affaire. Si vous faites partie de la catégorie des plongeurs profonds (30 m et plus), alors je vous conseille d’avoir des détendeurs compensés.

Risques physiologiques et gestion des accidents en plongée

Lorsque la pression hydrostatique augmente, la pression partielle des gaz ventilés se majore dans les mêmes proportions et chaque gaz peut devenir ainsi toxique. L’excès d’oxygène modifie le seuil épileptogène et peut déclencher une crise convulsive hyperoxique chez un sujet à risque. L’azote génère une narcose, encore appelée ivresse des profondeurs, dès 30 m. La narcose peut entraîner une réaction inappropriée ou une attaque de panique, à l’origine d’une noyade ou d’une remontée rapide.

Chez l’apnéiste, la syncope est l’une des causes les plus fréquentes d’accident grave. En apnée, la diminution du volume pulmonaire lors de la descente facilite la redistribution des volumes sanguins périphériques vers le thorax. Ce mécanisme (blood shift) s’associe aux phénomènes précédemment décrits et provoque une augmentation de la pression transmurale. La syncope survient généralement lors des derniers mètres ou en surface.

L’accident de plongée est une urgence médicale vraie qui regroupe un nombre important de pathologies spécifiques et souvent méconnues. La prise en charge initiale d’un accident de plongée survenant en mer fait l’objet d’un consensus publié dans le Référentiel « Aide médicale en Mer ». L’alerte doit être précoce au Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) en mer, ou par téléphone au 15, 18 ou 112 à terre. L’oxygénation doit être débutée sans délai à 15 L/min quelle que soit la saturation en oxygène de l’hémoglobine et associée à une réhydratation de 0,5 à 1 L par heure.

Utilisation des tables de plongée et sécurité

Lors d’une descente, un plongeur est soumis à une certaine pression et plus il plongera en profondeur et plus cette pression sera élevée. La pression provoque également la dissolution de l’azote présent dans le sang. Pendant la remontée, la pression diminue, l’air présent dans les poumons se dilate et l’azote, qui est resté soluble, est rejeté progressivement par les poumons. Si le plongeur remonte trop rapidement, la pression diminue trop vite et l’azote s’échappe sous forme de bulles pathogènes. Le plongeur risque alors un accident de décompression.

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Pour l’éviter, le plongeur doit réaliser des paliers de décompression. Les tables de plongées indiquent les différents paliers à respecter pour le plongeur en fonction du temps et de la profondeur maximale de la descente. Les tables de plongée MN90 sont les plus fréquemment utilisées. Si vous plongez à 32 m pendant 30 minutes, vous allez devoir respecter un palier de décompression de 14 minutes à 3 mètres de profondeur. En revanche, si vous plongez à 28 m pendant 15 minutes, la table de plongée indique qu’aucun palier n’est nécessaire.

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