Le Speed-sail terrestre, également connu sous le nom de "land windsurfing", représente une discipline fascinante et presque aussi ancienne que le windsurf sur l'eau. Cette pratique, qui consiste à faire de la planche à voile sur la terre ferme, s'avère extrêmement utile pour les véliplanchistes désireux de s'entraîner pendant les jours de tempête océanique. Il est crucial de se rappeler que dans des conditions de surpuissance, les risques de blessures augmentent de manière exponentielle. D'un point de vue technique, le Speed-sail terrestre partage de nombreuses similitudes avec le windsurf classique. Pour les pratiquants, qu'ils soient débutants ou expérimentés, la compréhension et le choix judicieux de l'équipement sont des facteurs déterminants pour la performance, la sécurité et le plaisir. L'expérience constitue la composante NUMERO 1 dans cette discipline.
Les Voiles : Le Cœur de la Propulsion sur Terre
Le choix de la voile est primordial en Speed-sail terrestre, car elle est le moteur de la propulsion. Pour le Speed-sail, ce sont surtout des voiles de type Vagues qui sont adaptées. Ces voiles sont conçues pour offrir un bon compromis entre puissance et maniabilité, qualités essentielles sur des surfaces irrégulières.
Adaptation aux Conditions de Vent et à l'Expérience du Rider
L'adéquation de la surface de voile aux conditions de vent est une règle fondamentale. Bien sûr, il est évident que plus le vent va être fort, plus la surface de voile sera petite. À l'inverse, pour un petit temps, c'est-à-dire un vent avoisinant les 4 mètres par seconde, et avec de l'expérience, il est possible d'utiliser de plus grandes surfaces de voile, généralement supérieures à 5.5 m². Ces voiles de grande surface peuvent même intégrer des cambers, des éléments qui structurent le profil de la voile pour la rendre plus stable et puissante. Cependant, elles seront de ce fait plus lourdes, ce qui peut affecter la maniabilité et la réactivité du gréement.
Conseils Spécifiques pour les Débutants
Pour un débutant, la priorité est donnée à la légèreté et à la facilité de manipulation. L'expérience étant la composante NUMERO 1, un débutant va partir sur des voiles légères, plates sans cambers avec pas trop de surface. Ces caractéristiques facilitent l'apprentissage des manœuvres de base et réduisent la fatigue. Pour débuter, il est recommandé d'opter pour une voile de vague entre 4,5 et 5m² selon la personne. Cette taille est idéale pour un vent moyen soufflant entre 4 et 5 mètres par seconde, idéalement provenant de la mer, ce qui assure une source de vent constante et relativement stable. Au fur et à mesure de sa progression, des essais avec d'autres voiles permettront au rider de découvrir ses préférences et d'adapter son équipement à son style et aux conditions rencontrées.
Diversité des Voiles : Freeride et Course
Les formes de voile les plus courantes pour le windsurf et, par extension, le Speed-sail terrestre, sont les voiles Freeride sans camber. Elles sont reconnues pour leur puissance et leur confort simultanés, avec des tailles principales allant de 5.0 à 8.5 m². Par rapport aux modèles équipés de cambers, ces voiles sont globalement plus légères, ce qui facilite les manœuvres comme le waterstart (bien que moins pertinent en Speed-sail terrestre) et les power jibes, nécessitant moins de puissance physique et d'habileté. La voile freeride se présente comme un compagnon polyvalent, adapté à une gamme extrêmement large de conditions et d'exigences. Que ce soit par 3 ou 4 Beaufort en eau plate, avec les plus grandes tailles, ou jusqu'à 30-40 nœuds dans des conditions hachées et exigeantes, elle offre le choix de voile idéal pour 80% des surfeurs récréatifs. Les manœuvres de freestyle "oldschool", les sauts, ainsi que toutes sortes de manœuvres de carving trouvent avec elle le moteur approprié.
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Pour ceux qui recherchent plus de performance, il existe la catégorie Freeride/Freerace/Slalom avec camber. Ce groupe de voiles est caractérisé par 2 à 4 cambers et un profil propulsif très profond, avec des tailles courantes allant de 5.0 à 9.0 m². Leur maniement est à la fois plus exigeant physiquement et techniquement que celui des voiles freeride sans camber, mais elles offrent en retour une stabilité et une puissance accrues, particulièrement recherchées pour atteindre de grandes vitesses.
Le Mât : L'Épine Dorsale du Gréement
Après la voile, le mât est l'élément qui structure et donne sa forme à la voile. Le choix du mât est très important pour la performance du gréement. Sa qualité et sa compatibilité avec la voile influencent directement la réactivité et l'efficacité de l'ensemble.
Une Large Gamme de Mâts
Le marché offre une grande variété de mâts, vu le nombre de marques, de textures, de diamètres et de rigidités. Face à cette complexité, il est recommandé de demander conseil auprès d'un professionnel. La longueur du mât est directement liée à la surface de la voile ; vu qu'il y a plusieurs surfaces de voile, il y a donc plusieurs longueurs de mât possible.
Diamètres et Matériaux : RDM, SDM, Fibre et Carbone
Les mâts peuvent être de deux diamètres principaux : les mâts RDM (mât à diamètre réduit avec 33mm), présents sur le marché depuis les années 2000, et les SDM (mât à diamètre standard avec 48,5mm), qui est une norme toujours existante. Le choix entre RDM et SDM dépend souvent du type de voile et des préférences personnelles en matière de flexibilité et de performance.
Quant aux matériaux, les mâts sont fabriqués en fibre, en carbone, ou avec un mixte des deux, les proportions de carbone allant de 30% à 90%. Un pourcentage de carbone plus élevé signifie généralement un mât plus léger et plus réactif, mais aussi plus cher.
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Conseils pour les Débutants et les Budgets Modérés
Pour les débutants, une distinction importante doit être faite. Pour débuter, vous ne ferez pas la différence entre un mât fibre et carbone. C'est avec le temps et l'expérience qu'un besoin pourra se ressentir, permettant au rider de discerner les nuances de comportement entre ces matériaux. Autrement, si vous avez un petit budget, un mât en fibre ou un 30% carbone fera l'affaire sans aucun problème, offrant une bonne introduction à la pratique sans un investissement initial trop lourd.
Le Wishbone : Maîtrise et Ergonomie au Service du Rider
Le wishbone est l'élément par lequel le rider tient la voile et la manœuvre. Tout comme le mât, il permet la tension de la voile et influence grandement le confort et le contrôle.
Variété des Formes, Tailles et Matériaux
Il existe différentes formes et tailles de wishbone. Là encore, pour bien le choisir, il est essentiel de s'entourer d'un professionnel. Les wishbones sont fabriqués en aluminium, en carbone ou en hybride Alu/carbone. Comme pour les mâts, plus il y a de carbone, plus le matériel est rigide, plus la réactivité du gréement sera forte.
Une attention particulière doit être portée à la compatibilité du wishbone avec le mât. Il y a deux diamètres de mâts, les RDM et SDM. Il est impératif de bien choisir le wishbone avec une poignée correspondant à votre mât pour assurer une fixation sûre et efficace.
Formes et Ergonomie des Wishbones
Historiquement, le V-shape ou Regular-shape est la forme traditionnelle du wishbone. Aujourd'hui, ces formes sont principalement conseillées pour les grandes voiles, où elles offrent une bonne rigidité et une large prise. Cependant, l'évolution du design a conduit à l'apparition de formes plus ergonomiques, comme le C-shape, qui est bien plus ergonomique. Votre poignet vous remerciera, car cette forme réduit la tension et améliore le confort de la prise, particulièrement lors de sessions prolongées.
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Le tube d'un wishbone peut également présenter deux formes distinctes :
- Le type V-grip : il présente des tubes en forme de V, ce qui permet de mieux caler les doigts sur le wishbone et ainsi de mieux le maintenir sans tétaniser les mains, offrant une prise plus sûre et moins fatigante.
- Le type Round : il présente une forme de tube classique en rond, qui est la forme la plus courante et la plus simple.
Conseils pour les Débutants Concernant le Wishbone
Comme pour les mâts, l'expérience joue un rôle clé dans le choix du wishbone. Pour débuter, vous ne ferez pas la différence entre un wishbone aluminium et carbone. C'est avec le temps et l'expérience qu'un besoin pourra se ressentir, permettant d'apprécier les avantages d'un wishbone en carbone, notamment en termes de légèreté et de rigidité, pour des performances accrues.
L'Embase de Mât et le Bout d'Étarquage : Les Réglages Fines pour une Performance Optimale
Ces composants, bien que petits, sont essentiels pour affiner les réglages du gréement et maximiser les performances de la voile.
L'Embase de Mât : La Verticalité du Gréement
L'embase de mât permet de régler la tension du gréement dans sa verticalité. Cette tension est cruciale pour le profil de la voile et son comportement dans le vent. Il existe une multitude de types de matériel pour les embases. On distingue principalement les embases simples et les rallonges. Le choix d'une rallonge est souvent nécessaire pour adapter la longueur du mât à la voile lorsque le mât standard est trop court. Une recommandation importante : êtes-vous sûr d'avoir la taille de mât pile-poil pour votre voile ? Un mât trop court ou trop long ne permettra pas d'obtenir le profil optimal de la voile, réduisant ainsi ses performances.
Le Bout d'Étarquage : Maître du Profil de Voile
Le bout d'étarquage est un petit cordage utilisé au wishbone et à l'embase de mât. Son rôle est d'ajuster la tension d'une voile, que ce soit en bordure (outhaul) ou en amure (downhaul). Il permet de contrôler le profil de la voile et d’optimiser ses performances en fonction des conditions de vent. En serrant ou en relâchant le bout d'étarquage, il est possible d'améliorer la forme de la voile pour maximiser la puissance ou réduire la traînée. Ce réglage fin est un art en soi, permettant au rider expérimenté d'adapter son gréement aux moindres variations du vent et du terrain. Pour une puissance accrue, il faut davantage de voile. Il faut naviguer à la limite de l'enveloppe, en étant pleinement alimenté dans les accalmies et presque surpuissant dans les rafales. Pour maintenir la stabilité, l'étarquage (downhaul) est votre allié. Plus simplement, plus il y a de vent, plus il faut d'étarquage. Tous les clichés sont pertinents ici : « plus d'étarquage - moins de bordure ». Pour une stabilité supplémentaire, il faut maintenir une tension élevée des lattes, en particulier dans la longue latte qui traverse sous le wishbone.
L'Équipement Personnel et la Sécurité : Indispensables pour le Rider
Au-delà du gréement, certains éléments d'équipement personnel sont fondamentaux pour le confort, le contrôle et la sécurité du pratiquant de Speed-sail terrestre.
Les Bouts de Harnais et les Harnais : Confort et Contrôle Accrus
Les bouts de harnais jouent un rôle important lors des sessions en Speed-sail. Attachés de chaque côté du gréement, ils permettent de s'accrocher au gréement pour mieux contrôler la voile en répartissant la force du vent. Plus encore, ils soulagent les bras du rider, souvent éprouvés par la tension que génère le vent, permettant ainsi de prolonger les sessions et de réduire la fatigue. Pour les bouts de harnais, il existe plusieurs tailles, à choisir en fonction de la hauteur du wishbone et de la préférence personnelle.
Concernant les harnais eux-mêmes, on peut trouver deux grandes familles :
- Les harnais culotte : ils englobent le tour de taille et les cuisses, offrant un soutien important et une bonne répartition de la charge.
- Les harnais ceintures : ils englobent uniquement le tour de taille, offrant plus de liberté de mouvement mais un soutien légèrement moindre.
La recommandation est claire : le choix entre les deux types dépend souvent des préférences personnelles. Cependant, par expérience, il n'y a pas la même assise entre le windsurf sur l'eau et le Speed-sail terrestre, où le rider est plus droit, plus près du gréement et surtout du mât. Cette posture spécifique peut influencer le type de harnais le plus confortable et le plus efficace.
Pour les adeptes de la très haute vitesse, il peut être très utile de porter 2 à 4 kg de lest dans une veste de lestage, surtout si le rider est de corpulence légère à moyenne. Il est important que le poids soit porté dans une veste spécialement conçue à cet effet, qui agit généralement aussi comme une flottabilité supplémentaire et protège le corps des impacts en cas de chute. Plusieurs entreprises d'accessoires de windsurf produisent ces vestes, notamment Pro Limit et Liberty.
La Sécurité Avant Tout : Le Casque
Le Speed-sail est un sport de vitesse, donc avec des risques de chutes, même pour les meilleurs. Soyons clairs : aucune règle n'impose le port du casque. Cependant, il est très fortement conseillé de le porter pour la sécurité du pratiquant. En cas de chute, la vitesse élevée sur des surfaces dures peut entraîner des blessures graves. La recommandation est de choisir un casque avec coque pour les sports-aventure qui englobe parfaitement le crâne, voire protège les oreilles. Cette protection intégrale est cruciale pour minimiser les risques de traumatismes crâniens.
La Quête de la Vitesse en Speed-sail Terrestre : Au-delà de l'Équipement
Atteindre des vitesses élevées en Speed-sail est un défi qui combine un équipement adéquat, des réglages précis, une technique affûtée et une lecture fine des conditions.
Les Bases de la Performance et du Réglage
Le matériel d'aujourd'hui est rapide, même les planches et les voiles freeride. De nos jours, il est même possible d'acheter du matériel "formule 1" testé et approuvé, directement sur étagère. Cela dit, la vitesse et la navigation rapide sont avant tout un état d'esprit ; il ne faut pas avoir l'impression d'avoir le dernier cri pour être dans le jeu à n'importe quel niveau. Si l'on souhaite passer à la vitesse supérieure, il est important de prêter attention au réglage de son matériel. On n'ira pas vite avec une Ferrari mal préparée, mais on pourrait tout de même tirer le meilleur d'une vieille Ford Escort bien réglée.
L'Art de la Posture (Stance)
La posture est un sujet très émotionnel dans tous les aspects du windsurf, et le Speed-sail ne fait pas exception. Le point critique est de maintenir le gréement droit, sans le faire gîter au vent, ce qui compromettrait l'avantage de l'accélération et du contrôle dans les rafales. Actuellement, jamais autant de postures et de styles n'ont été acceptables - et tous vont vite ! Il y a les riders aux wishbones bas, utilisés avec grand effet par des noms comme Hans Kreisel et Vincent Valkenaers, et puis il y a le style classique, représenté par Antoine Albeau, Twan Verseput, et l'une de mes postures préférées, celle d'Andy Laufer. Il y a aussi les marins de puissance brute, à l'époque c'était Thierry Bielak et actuellement c'est Gunner Asmussen. Et il y a aussi les glisseurs fluides comme Erik Beale et Oisín van Gelderen.
Une posture de vitesse parfaite transmet le maximum d'énergie de la voile en vitesse de planche dirigée vers l'avant. En théorie, c'est assez simple, mais dans la vie réelle, il y a des facteurs à considérer comme la peur, des rafales de 65 nœuds, des vagues de clapot et ainsi de suite. On est catapulté hors du "slingshot" et on a 20 secondes pour le faire - sans pression ! Le vent est loin d'être constant sur le parcours, et tout aussi difficile à gérer, car les rafales sont en fait les accalmies, où l'on se retrouve soudainement sans le soutien de la voile. La clé de la vitesse est bien sûr de trouver le point idéal où votre équipement vole à vitesse maximale, et de le maintenir sans bouger, ce qui devient de plus en plus difficile par rapport à la vitesse du vent. On peut voir que l'efficacité et la rapidité peuvent prendre des formes très différentes, on ne peut donc pas vraiment dire qu'il n'y a qu'un seul type de posture correcte. Mais en général, les riders plus légers ont besoin d'une posture plus correcte pour aller vite. Des bras tendus, une pression maximale dans les bouts de harnais pour appliquer une pression vers le bas sur la planche à travers le mât, et une jambe avant tendue sont un bon début si l'on recherche une bonne posture de vitesse. Un angle différent montre l'importance capitale de la pression vers le bas sur la planche à travers le mât.
Le Suivi des Performances : Les Appareils GPS
Très rarement, peu d'entre nous vont aussi vite que nous le pensons. C'est là qu'intervient l'appareil GPS, un outil fantastique pour référence, que l'on navigue sur l'étang local ou à pleine vitesse sur un parcours de speed. Les appareils GPS sont assez précis et pratiques, et il existe un choix facilement disponible d'appareils GPS étanches de style montre-bracelet. Ils sont super intuitifs à utiliser et faciles à publier ses résultats, si c'est ce que l'on souhaite, sur le "Strava" du windsurf : gps-speedsurfing.com. Il est très utile de conserver un enregistrement des résultats de ses sessions pour suivre les progrès. On peut utiliser des appareils non vérifiés pour des classements amusants, mais les résultats ne figureront pas dans les classements officiels.
Franchir les Paliers de Vitesse : 30 Nœuds, 40 Nœuds et Plus
Au fil des années, le désir d'aller toujours plus vite en planche à voile a pris le dessus, menant à franchir les 30, 40, puis 50 nœuds, avec une vitesse maximale affichée de plus de 53 nœuds sur le GPS.
Atteindre les 30 Nœuds : Un Premier Palier Exigeant
Atteindre 30 nœuds est un véritable défi, car cela demandera plus qu'une simple capacité à naviguer en ligne droite avec un équipement freeride. Pour choisir où naviguer, il faut rechercher un endroit avec le moins de clapot possible et le vent le plus propre. Il est tout simplement impossible de naviguer vite sur un clapot de taille moyenne, il faut donc soit de l'eau plate, soit plus probablement un clapot roulant propre, où il est possible de surfer entre les vagues.
Pour aller vite, la chose la plus importante est probablement de pouvoir faire décoller la planche de l'aileron. Par cela, il faut entendre que le pied arrière exerce une pression sur l'aileron et que la planche navigue sur l'arrière. Idéalement, la planche serait une planche de slalom de taille moyenne, de 105 à 125 litres, avec une ligne de rocker plate du pied avant jusqu'à l'arrière. L'aileron devrait être de conception droite et non un aileron incliné. Si la zone sous le pied avant passe la majeure partie du temps dans l'eau, la planche ne vole pas. Il est très important de trouver ce point d'équilibre. La position du pied de mât peut être reculée pas à pas pour aider également la planche à voler. Si l'aileron ne produit toujours pas suffisamment de portance, une taille d'aileron plus grande peut être nécessaire. Il ne faut pas penser qu'un aileron plus petit réduira la traînée et vous rendra plus rapide. Globalement, la portance de l'aileron réduit de manière significativement plus importante la traînée de surface mouillée de la planche que la traînée de l'aileron lui-même.
Ainsi, on navigue joyeusement sur son spot local à pleine puissance, cela semble rapide, la planche navigue sur l'aileron et on vérifie son GPS… 26 nœuds. Oui, ce serait à peu près juste. Alors, comment dépasser les 30 nœuds ? Ce qu'il faut faire, c'est observer et ressentir le vent. Pour obtenir cette vitesse supplémentaire, il faut guetter une rafale, sentir la voile s'armer et engager le "slingshot" ! Par cela, il faut entendre s'éloigner du vent avec la rafale en une courbe douce.
Pousser vers les 40 Nœuds et Au-delà : Un Domaine Spécialisé
Maintenant, nous entrons dans le territoire sérieux de la navigation de vitesse. Il faut avoir déjà maîtrisé les compétences requises pour la barrière des 30 nœuds et chercher à passer au niveau supérieur. Les lieux doivent être choisis avec soin ; une eau plate avec une hauteur de clapot maximale d'environ 15 cm est idéale. Il faudra se limiter à naviguer le long d'un mur ou d'une berge pour abriter l'eau, mais pas le vent. Par la nature même de ce que l'on essaie d'accomplir ici, la force du vent se situera dans la plage des 35-45 nœuds.
L'équipement requis est idéalement une petite planche de slalom ou une planche de speed. Les largeurs de planche idéales pour cette plage de vitesse vont de 44 à 63 cm. L'option planche de slalom est préférable dans des conditions de type port, car une planche plus petite ne rendra pas nécessairement plus rapide. Ce n'est qu'avec de l'eau vraiment plate et un vent stable qu'une planche de speed sera préférable. Il est également bon d'utiliser un aileron en carbone de qualité pour cela. Il serait préférable d'utiliser un aileron de slalom de qualité dans une planche de slalom d'environ 28 à 32 cm, mais dans un endroit où l'eau est vraiment plate et où une planche de speed peut être utilisée, il est préférable d'utiliser un aileron asymétrique. Celui-ci produit beaucoup plus de portance pour sa taille, permettant d'utiliser 1 à 2 cm de moins. Par exemple, pour une planche de speed de 45 cm, un aileron asymétrique de 21 cm serait parfait. Il est à noter qu'ils ne sont pas aussi performants lors du virement de bord pour remonter au vent !
Il existe une nette division entre les riders portant des harnais ceinture et des harnais culotte. Encore une fois, pour atteindre cette vitesse cible, il faudra être assez audacieux pour mettre en puissance le matériel dans une rafale et s'écarter du vent. Le Royaume-Uni compte certains des meilleurs spots au monde, avec West Kirby, Southend et Kingsbridge enregistrant tous des vitesses supérieures à 50 nœuds. D'autres endroits qui enregistrent régulièrement ces vitesses sont le sud de la France et un bon nombre de spots aux Pays-Bas.
Les Limites : Vers les 50 Nœuds
L'équipement requis pour les 50 nœuds est une planche de speed de 40-45 cm de large avec un aileron asymétrique de 19-21 cm et une voile de 5.0-5.5. À ce stade, nous poussons vraiment les limites des mêmes techniques utilisées pour franchir les 30 et 40 nœuds, ainsi que les limites du windsurf en général. Des vents avec des rafales autour de 50 nœuds sont idéaux, de sorte que les choses peuvent devenir risquées et il est conseillé de procéder à une petite évaluation des risques pour soi-même afin de s'assurer d'avoir un plan en cas de problème. Chuter de sa planche à plus de 40 nœuds est un impact assez important. Une chose à apprendre est d'essayer de rentrer les bras et les jambes comme une bombe à rebond !
Les Composants Spécifiques au Speed-sail Terrestre
Le Speed-sail terrestre s'appuie sur une structure de base souvent composée d'une planche nue et d'un système de roues adapté à la terre. Des marques comme Norbert Blanc proposent des éléments essentiels pour cette pratique.
La Planche et son Châssis
La base du Speed-sail terrestre est souvent une planche spécifique, comme la "Norbert Blanc Speed Sail Planche Nue (Bois)". Ces planches sont conçues pour être robustes et stables sur des terrains variés. Elles sont équipées de composants permettant le montage des trucks et des roues. Le "Norbert Blanc Speed Truck complet arrière" est un exemple de système de direction et de suspension. Des éléments comme les "NORBERT Blanc Speed Sails Vis pour truck" et le "NORBERT Blanc Speed Silent bloc (l'unité)" assurent la fixation et l'amorti du truck. Le "NORBERT Blanc Speed Sails Socle" peut faire partie de l'assemblage de la planche.