La recherche des sensations de glisse sur l'eau mène souvent à la découverte de diverses embarcations, dont le surf ski et le kayak. Ces deux supports, bien que liés par la pagaie, offrent des expériences distinctes et répondent à des philosophies de navigation différentes. Approfondir leurs spécificités est crucial pour quiconque souhaite s'aventurer dans le monde des sports nautiques propulsés à la force humaine. Les activités en mer se pratiquent dans un milieu ouvert, maritime, aux dimensions infinies, où les conditions météorologiques ont une grande influence sur les déplacements. C’est un milieu facile d’accès mais particulier, car nécessitant des connaissances d’orientation, du site de pratique, et des courants avant de s’engager dans un projet de navigation. Historiquement, la pratique en mer à la pagaie double telle que nous la connaissons aujourd’hui est née chez les esquimaux, où elle servait aux activités de chasse et de transport.
Philosophies de Glisse et Conception Générale
Naviguer sur l'eau offre à chacun des sensations de glisse à nul autre pareil, que l'on soit à l'air libre ou enfermé. Il existe en vérité deux conceptions différentes de la glisse, qui se manifestent à travers le choix entre un surf ski et un kayak, incluant le kayak surf. Ces supports répondent à des attentes variées, allant de la pure vitesse à la recherche d'appuis spécifiques dans la vague.
Le kayak, dans sa forme la plus générale, est un support polyvalent. Le kayak de mer, par exemple, est une embarcation d'origine esquimaude, se démocratisant depuis les années 1970 en métropole. Il s’agit d’une embarcation assez longue, dépassant les 4,5 mètres et très directrice. Sa typologie de construction complexe, avec des caissons étanches, permet de pratiquer dans toutes conditions avec un chargement important. Le kayak de mer est par excellence le couteau suisse du bivouac. Il convient à l’initiation, à la balade à la journée, et à la randonnée de plusieurs jours. Plus courts et plus larges que les surfskis, les kayaks ont souvent une coque plus plate pour une plus grande stabilité. Ils présentent un design de cockpit fermé de type "sit-in", ce qui permet au pagayeur de s'asseoir près de la surface de l'eau, plutôt que dans la position plus élevée "sit-on-top" du surf ski. Cette conception, associée à la forme de la coque et à la largeur, rend un kayak généralement plus stable. La plupart des kayaks disposent d'un compartiment de stockage ou de systèmes d'élastiques pour sécuriser l'équipement et les provisions.
Le surf ski, en revanche, est arrivé au début des années 2000 en métropole et est d’origine australienne. Il s’agit d’une embarcation « sit on top » et insubmersible. Les surf skis sont des kayaks taillés pour la vitesse, disponibles en version mono ou biplace, et leur forme permet de remonter dedans en cas de chute. Ils sont généralement plus longs et plus étroits que les kayaks traditionnels, et leur forme élégante et profilée, combinée à un rocker supplémentaire, permet un mouvement rapide et efficace dans l'eau. Il est important de noter qu’il n’y a pas de jauge au niveau du poids ni au niveau de la largeur ou de la longueur pour les surf skis standards, ce qui signifie que les bateaux peuvent faire de 5 mètres comme 7 mètres. Choisir un surf ski permet de surfer les houles océaniques, de participer à des courses en haute mer et de pagayer près de la côte.
Le waveski surfing, quant à lui, est le compromis parfait entre le kayak et le surf. Il a été utilisé par les secouristes australiens pour aller rapidement vers les nageurs en difficulté, et avec le temps, l’engin a évolué pour devenir un matériel de surf adapté à la pratique sportive. Un waveski a l’aspect d’une planche de surf, mais avec un siège, des cale-pieds (foot-straps) et une pagaie double pour le contrôle et la propulsion. Le pratiquant reste assis, utilise son corps pour équilibrer et orienter l’engin, puis pagaye pour rattraper les vagues et les surfer. Ce mélange unique permet de vivre des sensations proches du surf tout en bénéficiant d’une position assise plus stable et accessible pour débuter.
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Le Surf Ski : Vitesse, Océan et Performance Aérienne
Le surf ski se distingue comme l'une des embarcations les plus rapides à propulsion humaine en mer. En fait, c'est aussi l'engin le plus rapide au monde à propulsion humaine sur l'océan, à noter que sur l'eau plate, il existe un hydro-vélo qui est bien plus rapide. À propulsion humaine et en pleine mer, le surf ski reste le plus rapide des bateaux, surpassant n'importe quel kayak, stand up paddle board, paddle board, canoë et aviron.
Le surfski est un type de kayak dit “auto-videur”, qui est manipulé avec une pagaie double, également appelée pagaie cuillère. Un de ses avantages majeurs est qu'il dispose d’un gouvernail piloté avec les pieds, ce qui aide fortement à pouvoir changer de direction. Ce gouvernail est manipulé à l’aide d’un cale-pied et de pédales qui permettent le changement de cap. Cette caractéristique lui confère une grande maniabilité, permettant aux pagayeurs de naviguer dans l'eau agitée et les vents traversiers, et de tourner facilement. Il est conçu spécifiquement pour surfer les houles océaniques et excelle dans les conditions de downwind. Les skis océaniques sont destinés à la pagaie en ligne droite sur de longues distances, offrant une excellente capacité de traçage dans des eaux calmes ou agitées. Cette caractéristique, combinée à une forme élégante et profilée et un rocker supplémentaire, permet un mouvement rapide et efficace à travers l'eau. Le surfski permet de travailler la cadence, l’engagement dans les appuis, le gainage, les relances, les enchaînements de bumps et la gestion de conditions variées telles que le vent, la houle et le courant.
Pour les débutants, le surf ski peut paraître intimidant au premier abord. Cependant, certains modèles sont plus adaptés. Par exemple, le Honcho Guru (5,8m de long pour une largeur de 50cm) est apparemment le surfski le mieux adapté aux débutants, avec une stabilité bien meilleure que les kayaks de descente faciles. La remontée est également sans difficultés, grâce à la conception "sit on top". Un surf ski est une embarcation “auto-videur”, cela signifie que lorsqu'on se retourne et que l’on remonte, le bateau se vide. Il y a aussi un système de vidange qui fonctionne à partir de 7/8 km/h : lorsque le bateau avance en dynamique, la vidange s’actionne automatiquement. De toutes façons, il n’y aura jamais plus d’eau dans le bateau que la ligne de flottaison.
La sécurité est primordiale en surf ski. Il est important que l’on puisse se caler dans le surf ski à l’aide d’une sangle abdominale ou d'une cordelette, car cela permet de caler un peu plus, de ne pas décoller du surf ski dans de grosses vagues, et de contrôler le surf ski quand on dessale. Un leash pour la pagaie et un pour le pratiquant sont indispensables pour la sécurité afin de ne pas perdre l'un ou l'autre en cas de dessalage. Il est indispensable d'utiliser un leash entre soi et son surfski, du genre leash de body-board ou de surf, attaché à la cheville ou au mollet et fixé sur un point costaud du surf ski, l'anneau inox en avant du cale-pieds étant une bonne option. Si l'on dessale un jour de vent, il est impossible de rattraper à la nage un surfski qui dérive, et même sans vent, nager quelques mètres pour rattraper le surfski avec la pagaie en main est difficile.
Pratiques et Compétitions en Surf Ski
Le surf ski se pratique sous deux aspects principaux. Le premier est le sauvetage côtier, utilisant un surf ski un peu plus solide avec une norme de poids délimitée. Ces surfskis sont un peu plus volumineux, avec un avant en forme de moustache. Le but du jeu est de passer la barre de vague, d’aller tourner autour d’une bouée et de revenir en surf. Le deuxième aspect est la pratique de l’Ocean Racing, qui, au niveau international, se déroule quasiment sur des formats downwind, sur des parcours qui oscillent entre 15 et 20 km en France et environ 30 km à l'international, principalement au portant.
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Dans les années 2000, les compétitions se faisaient sur des circuits en triangle, avec un départ et une arrivée au même endroit. Vers 2012, cela a changé avec l'apparition des downwinds, ce qui a rendu l’activité beaucoup plus fun et a redynamisé la discipline pour certains athlètes.
Au niveau national, il existe des sélectifs qui permettent d’accéder au championnat de France, sorte de finale. Les championnats du monde sont structurés depuis peu de temps, avec les premiers ayant eu lieu en 2013 au Portugal, puis tous les deux ans, et désormais annuellement depuis peu. Des lieux emblématiques comme Tahiti en 2015, Hong Kong en 2017 et la France en 2019 ont accueilli ces événements. Pour y participer, deux possibilités existent : être dans les 5 meilleurs de sa nation ou intégrer le classement mondial des 40 meilleurs athlètes. Un autre circuit international, les World Series, est historiquement en place, avec une douzaine de manches réparties sur l'année. Un championnat d’Europe a également lieu tous les deux ans.
Une particularité française est le développement du biplace, une catégorie très prisée en France mais moins à l'international, où il a été difficile d'intégrer le K2 aux championnats du monde à Tahiti et Hong Kong. Des efforts sont faits en France pour relancer la catégorie K2 en démonstration afin de la proposer en format titré lors de la prochaine réécriture du règlement international.
Outre les championnats, de nombreuses autres courses s'inscrivent dans ce cadre, comme Ze Race en Guadeloupe, une des premières courses où tous les supports partent quasiment en même temps. D'autres courses, comme la Molokaï, organisent les départs des SUP, surfski, OC1 et V6 à des dates différentes. Les formats de rivière, comme la Dordogne Intégrale ou le Marathon des Gorges de l’Ardèche, sont également des terrains de jeu idéaux pour le surfski, où il est parfois nécessaire d'adapter le gouvernail pour éviter les cailloux.
Les voyages et la confrontation avec les meilleurs athlètes, ainsi que la découverte de nouveaux lieux, sont des motivations essentielles pour les pratiquants de surf ski. Les fabricants de surf ski facilitent cette pratique en mettant souvent des containers à disposition sur place pour les World Series, permettant aux compétiteurs de louer une embarcation. Cependant, pour les championnats du monde, il faut souvent faire voyager son propre surf ski, ce qui peut impliquer des délais de deux à trois mois en container ou par avion pour les destinations lointaines. En Europe, le transport se fait plus simplement, sur le toit de la voiture ou par des équipes. Le conseil fondamental pour la pratique du sport est de se rapprocher d’un club de kayak ou de professionnels proposant des camps d’entraînement, et surtout de choisir un surf ski adapté à son niveau.
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Le Surf Ski et ses Cousins : SUP et Pirogue
Le surf ski a beaucoup de similitudes avec le stand up paddle (SUP), mais aussi avec la pirogue. On observe d'ailleurs que des athlètes de niveau international comme Michael Booth, Valentin Henot, Fanny Tessier ou Gaëtan Séné sont passés d’un support à l’autre, démontrant une transversalité des compétences. À la base, un bon SUP Racer et un bon surf skier sont tous deux de bons marins.
Au niveau de la transmission d’énergie, elle est assez similaire entre le surf ski et le SUP. L’effort concret doit être transmis à travers toute la chaîne musculaire, qui part des bras, passe par les abdominaux et est transmise par les jambes. La différence en SUP est que cette énergie n’est transmise qu’à travers les pieds, alors qu’en kayak et surf ski, on a plusieurs points de contact qui sont les pieds et les fesses. En position assise, l’importance de transmettre particulièrement avec les abdominaux est cruciale. La particularité de la technique du surf ski est que visuellement, on aura l’impression que le kayakiste est en train de pédaler avec ses jambes. L’autre gros avantage du surf ski par rapport au SUP, c’est d’avoir un gouvernail qui permet de rectifier la trajectoire facilement, même si les éléments ne sont pas favorables.
La pirogue, d’origine polynésienne, est arrivée à la fin des années 90 en métropole. Les va’a traditionnellement en bois ont laissé place à de nouvelles formes en polyester, offrant de très bonnes qualités marines. L’embarcation est composée d’un flotteur à balancier (le ama) placé côté gauche dans le sens de la navigation. Elle dispose de 1, 3, 6 ou 12 places (va’a tauati en tahitien) selon les modèles, et se doit de rester, selon la tradition polynésienne, sans calages ni gouvernail. Elle se manœuvre évidemment à la pagaie simple. En équipage, le Va’a est taillé aussi bien pour l’initiation, la balade que la compétition, chaque équipier ayant un rôle particulier dans les V6.
Quant au stand up paddle, se démocratisant depuis une dizaine d’années en métropole, il est également d’origine polynésienne. Les planches sont en matériaux composites, en plastique, en mousse ou même gonflables. Elles sont longues et larges pour offrir une grande stabilité. La pagaie est simple et mesure de 1,5 à 2 mètres.
Le Kayak : Polyvalence, Appuis et Aventure
Le kayak, dans ses diverses incarnations, offre une multitude d'expériences de glisse. Si le surf ski est synonyme de vitesse océanique, le kayak, et plus spécifiquement le kayak surf, est l'incarnation de la glisse pure et du contact intime avec la vague. Le kayak de mer, avec sa conception robuste et ses caissons étanches, est un compagnon idéal pour l'initiation, la balade à la journée et la randonnée sur plusieurs jours, même en conditions exigeantes. C’est une embarcation assez longue, dépassant les 4,5 mètres et très directrice. La force du vent se mesure en beaufort de 0 à 12 et l’état de la mer en degré de 0 à 9, des paramètres cruciaux pour ces expéditions.
Le Kayak Surf : Glisse et Adrénaline au cœur de la Vague
Le kayak surf est un support prisé par ceux qui cherchent la glisse et le contact avec la vague, plutôt que la simple exécution de figures. Les kayakistes de base préfèrent souvent le kayak surf pour les sensations de gîte et d'appui qu'ils y retrouvent dans la vague. Les Basques, par exemple, sont réputés pour leur expertise dans cette discipline et comptent parmi les meilleurs Français.
En wave, les débuts peuvent commencer par une série de tremblements, mais la progression est très rapide. C'est alors que l'on peut commencer à mettre la sangle abdominale. En take off ou au démarrage des vagues, si l'on cherche de l'adrénaline, on en trouvera dans le cockpit. Grâce à ses ailerons, l'embarcation accroche immédiatement et offre le bonheur de dérouler une belle droite sur sa longueur, un support qui épouse véritablement la vague. Le kayak surf est salué pour la vitesse qu'il dégage, procurant un pur bonheur. Il n'empêche qu'en sortie de surf, voire sur la lèvre de la vague, il est aussi possible de sortir des figures, parfois même involontairement.
Cependant, la question de la dangerosité du kayak surf revient souvent. La réputation du kayak surf d'être dangereux est un bémol réel. Certes, si l'on s'amuse dans des shore breaks trop violents, la colonne risque de morfler, mais l'esquimautage se révèle aisé sur ce type d'embarcation. En effet, en kayak surf, l'esquimautage est aisé ou, en cas d'échec, le dessalage se fait sans souci. La fréquence des sorties dépendra des conditions de navigation ; seule une belle houle lisse et déroulante permet de progresser pleinement, ce qui n'est pas toujours le cas avec d'autres types de kayaks. Toutefois, dans des conditions plus "moussues" avec une écume plus présente, il est quand même possible de sortir l'embarcation, ce qui n'est pas négligeable à l'automne et en hiver. Il ne faut jamais oublier son gilet, un impératif de sécurité.
Les kayaks rodéo, ou kayaks de freeride, sont souvent conçus pour des gabarits peu volumineux, à quelques exceptions près, et sont axés prioritairement sur la figure. Pour les modèles de kayak surf, la largeur et la longueur du cockpit sont conséquentes, offrant un confort où les doigts de pied seront à l'aise. Cette différence est cruciale pour ceux qui ont des problèmes de chevilles, car les foot-straps de waveskis peuvent être inconfortables sur de longues périodes. Il est plus facile, tout de même, de rentrer le cul dans le kayak plein d'eau que de le pousser à la nage après un dessalage. Un copain non dessalé avec un petit leash peut aussi être une solution.
Sensations et Accessibilité du Kayak Surf
Pour les passionnés de kayak de mer, l'attrait du kayak surf est souvent irrésistible. Cabaner dans une eau à 10°C en plein hiver et remettre le couvert, sentir la vague qui commence à faire décoller l'engin, vivre cet appui dans la vague, sentir l'écume iodée, avoir la banane malgré le froid ambiant avec son ponté après maints bouillons, tout cela concourt à la progression. La passion du kayak surf est une évidence quand on vit ces expériences. Avec un minimum de technique, et même pour ceux qui ne maîtrisent pas l'esquimautage - bien que préférable pour éviter la fatigue - on progresse très vite.
La pratique en France est souvent le fait d'autodidactes, la passion apparaissant souvent au sein de clubs de kayak de mer. Pour le fun, on finit par la traditionnelle séance de vagues après une randonnée entre potes, et c'est là que le virus prend ou non. Certains sont réticents à prendre la vague, tandis que d'autres, les "fêlés", s'y adonnent pleinement. Le sport est encore trop mal connu dans l'hexagone, les médias s'en désintéressant souvent, comme pour le kayak de mer en général.
Le Waveski : Un Compromis entre Deux Mondes
Le waveski surfing, comme mentionné, est un hybride, un compromis parfait entre le kayak et le surf. Il a l'apparence d'une planche de surf mais est équipé d'un siège, de cale-pieds (foot-straps) et d'une pagaie double pour le contrôle et la propulsion. Le pratiquant reste assis, utilisant son corps pour équilibrer et orienter l'engin, puis pagaye pour attraper les vagues et les surfer. Ce mélange unique permet de vivre des sensations proches du surf tout en bénéficiant d’une position assise plus stable et accessible pour débuter.
En waveski, les débuts peuvent s'accompagner d'une série de tremblements, mais la progression est rapide, et l'usage de la sangle abdominale devient alors bénéfique. Cependant, l'esquimautage peut se révéler coriace, avec un seul pied maintenu dans le foot-strap. Une mésaventure archi connue est celle de la sangle en waveski : il est arrivé à des pratiquants que la sangle abdominale vrille, entraînant un rouleau de bord où il était impossible de se rétablir sans couper la sangle au couteau. Cela souligne l'intérêt de posséder un objet tranchant, même si l'on peut aussi très bien pratiquer le waveski sans sangle au début. Il est toutefois recommandé de pratiquer avec la sangle, mais sans les foot-straps pour commencer.
Sécurité et Précautions dans la Pratique Nautique
Indépendamment du support choisi, la sécurité reste une préoccupation majeure en mer. Sans être alarmiste, il faut tout de même faire un peu attention dans les vagues, quel que soit le support. Pensez échauffement et étirements. Surtout, ne jamais surestimer son niveau. Le tout est de connaître ses limites. Sans vagues, pas de trip, pas de glisse, pas de kayaks surf ! Ce qui explique le spleen de certains à observer canaux et lacs où rien ne bouge, la nature paraissant figée dans une gangue de tristesse.
Le shorebreak est dangereux, même en bodyboard, même à la nage. Il est crucial de toujours porter son gilet de sauvetage. Des cas rares de kayakistes dans le sud-ouest sont devenus paralysés suite à des "déconnades" dans des shore breaks, avec des colonnes brisées, illustrant les risques inhérents à toute pratique sportive intense en milieu marin.
Investir dans un surf ski ou un kayak de haute qualité est la première étape pour profiter d'innombrables heures d'aventures. Pour s'assurer que votre kayak reste en parfait état et continue à fonctionner au mieux, il est essentiel de mettre en œuvre une routine d'entretien régulière. Après chaque session de pagayage, il est impératif de rincer votre embarcation à l'eau douce pour éliminer le sel et les débris, car l'eau salée peut corroder les composants et dégrader les matériaux avec le temps. Inspectez régulièrement votre surf ski ou votre kayak pour détecter tout signe de dommage, comme des fissures, des bosses ou des rayures. Traiter rapidement les problèmes mineurs peut éviter qu'ils ne se transforment en problèmes plus importants par la suite. Si vous remarquez des dommages lors de votre inspection, prenez le temps de les réparer correctement. Les petites fissures ou rayures peuvent souvent être réparées avec des kits de réparation de kayak spécialisés. Enfin, protégez votre embarcation de l'exposition aux UV. Une exposition prolongée au soleil peut faire pâlir et rendre cassants les kayaks en plastique avec le temps. Idéalement, rangez votre surf ski ou votre kayak à l'intérieur ou dans un endroit ombragé, couvert d'une bâche, lorsqu'il n'est pas utilisé, pour le protéger des rayons UV.