L’évolution des sports de glisse a conduit à l’émergence de disciplines utilisant la puissance du vent et des surfaces aérodynamiques pour transformer notre interaction avec l’environnement. Parmi ces pratiques, le speed riding et le kitesurf occupent une place prépondérante, bien qu’ils s’inscrivent dans des écosystèmes radicalement différents. Comprendre leurs spécificités, leurs exigences techniques et leurs cadres de pratique est essentiel pour tout amateur de sensations fortes cherchant à choisir son terrain de jeu, qu’il s’agisse des pentes enneigées ou des plans d’eau.
Le speed riding : la fusion de la glisse et du vol
Le speed riding se pratique avec des skis ou un snowboard, à l’aide d’une petite aile de parapente accrochée dans votre dos. La voile offre ainsi un appui supplémentaire au rider pour bondir, voler ou survoler les pistes enneigées. Alors, décidé à combattre la gravité, à sauter des barres rocheuses et faire des bons de plusieurs mètres, le pratiquant s'engage dans une discipline qui demande une précision extrême. En hiver, lorsque le pilote alterne vol et glisse à ski on parle d’une forme particulière d’utilisation de la mini-voile : le SPEED RIDING.
L’objectif n’est pas de voler haut et longtemps mais bien de jouer avec le relief en dévalant des pentes, combinant ainsi la glisse sur neige et le vol plané. Le concept de mini-voile est issu d’une convergence entre diverses pratiques et pratiquants : kite, parachutisme et parapente. Pour un pilote de 70kg une voile de parapente normale mesure environ 22m². Pour une mini-voile le même pilote pourra utiliser des surfaces de 14, 12, 10 voir 8m². Par cette diminution importante de la surface de l’aile le pratiquant obtient une vitesse de déplacement très accrue qui permet le vol par vent soutenu mais nécessite un déplacement très précis notamment à proximité du sol. On parle de souvent de speed-flying.
Le kitesurf : une discipline entre eau et air
Le kitesurf ce n’est pas seulement un sport nautique, c’est l’une des rares disciplines où la pratique est autant aquatique que aérienne ! Mais saviez-vous que le kitesurf ne se résume pas à une seule pratique ? Freestyle, wave, race, big air, ou encore foil… Chaque discipline offre une expérience unique, permettant à chacun de trouver son propre style sur l’eau. Cette discipline spectaculaire offre une grande diversité de pratiques, permettant à chacun de trouver son style et de vivre des sensations uniques.
Le freestyle, c’est la discipline reine pour les amateurs de tricks spectaculaires. C’est une discipline axée sur les sauts, les rotations et les figures complexes, il demande à la fois technique, créativité et engagement physique. Le freestyle se pratique généralement sur eau plate pour faciliter les réceptions et permettre une bonne prise d’élan. Parallèlement, le freeride est sans doute la discipline la plus populaire et la plus accessible en kitesurf. Il consiste à naviguer librement, sans contrainte de figures complexes. La discipline du wave combine les sensations du surf et de la puissance du kite, tandis que le kitesurf sur foil permet de “voler” au-dessus de l’eau grâce à une planche équipée d’un foil, un mât avec une aile immergée qui permet de réduire les frictions et ainsi de “flotter”. Enfin, le wakestyle combine les techniques du kitesurf et du wakeboard, utilisant des modules et des obstacles sur l’eau pour réaliser des figures et des tricks impressionnants.
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Différences structurelles et techniques
Indépendamment des différences flagrantes entre un kite et une aile volante (sellette vs harnais, 25m de lignes vs rien), une aile volante (speedriding, mini, parapente) est faite pour avancer dans la masse d’air alors que sur une aile de kite on mise plus sur la stabilité de l’aile qui doit rester dans la fenêtre pour tirer. Une voile de snowkite pour tirer doit être en plein dans la fenêtre de puissance, ce qui correspond à la zone pénible d’effet spi quand on gonfle. Le régime de vol n'a rien à voir.
Le speed riding est du parapente qui se pratique avec une mini-voile (surface inférieure à 16 m²) et uniquement avec des skis aux pieds. Cette particularité est importante car elle permet de faire une différentiation avec certaines mini-voiles qui permettent le décollage et l’atterrissage à pied. En speed riding, le tracé (le plan de vol) est assez clair, on peut poser ou décoller vite grâce au ski ; bref, c’est souvent plus simple, on a le droit à l’erreur. À l’inverse, voler avec une petite taille en parapente classique va très vite et ne pardonne pas une erreur de finesse, une erreur à l’atterro ou une erreur au décollage.
Cadre réglementaire et apprentissage du speed riding
Pour pratiquer le speed riding sans prendre de risques, vous devez avoir un niveau de ski correct (skieur niveau classe 3 adulte). La pratique du speed riding est interdite sur les pistes damées, des espaces sont spécialement réservés au speed riding. Lors de la réunion du 02 février 2006, les membres du comité directeur de la FFVL ont confirmé que le speed riding était une activité du vol libre, discipline du parapente. Cela implique que tout licencié "volant" de la FFVL est assuré de fait pour la pratique du speed riding et que la possession d’un brevet de pilote n’est pas obligatoire pour la pratique de cette activité, bien que fortement conseillée.
La validation de la partie pratique est réalisée par votre moniteur et certifiée par le directeur de l’école. Une épreuve théorique organisée par le directeur de l’école permet d’attester de votre niveau de connaissance. Le Brevet de Pilote est alors enregistré par la FFVL. Il atteste la capacité à optimiser le pilotage en toutes conditions (conditions aérologiques plus variées, conditions de neige variées). Les professionnels réputés compétents pour encadrer l’activité contre rémunération doivent être titulaires du brevet d’Etat d’éducateur sportif du 1er degré, option « ski alpin » ou du diplôme d’Etat de ski-moniteur national de ski alpin, ainsi que d’une qualification spécifique en vol libre.
Compétences et spécialisations en compétition
En compétition de speed riding, deux types d’épreuves peuvent être proposées : les épreuves de « derby » qui consistent à effectuer une descente le plus rapidement possible avec des zones de passages imposées, et les épreuves de « free ride » qui consistent en une évolution libre du rider sur une « face imposée ». Ce type d’épreuve nécessite d’allier vitesse de vol et précision du pilotage, notamment sur les trajectoires au sol comme en vol, ainsi que le retour au sol sur différents types de pentes.
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Le kitesurf, quant à lui, propose également des compétitions majeures comme le GKA Freestyle World Tour et le célèbre King of the Air, qui récompense les riders les plus audacieux. Si l'on évoque le "speed riding" dans le contexte du kitesurf, il s'agit d'une discipline dédiée à la vitesse pure sur l'eau, où les riders utilisent des ailes spécialement conçues pour atteindre des vitesses impressionnantes. L'objectif est de dépasser ses limites et de repousser les records de vitesse en kitesurf, ce qui demande une grande maîtrise de l’aile et une parfaite connaissance des conditions de vent et de navigation.
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