Devenir instructeur de plongée : au-delà du mythe, la réalité d'un métier de passion

Le monde sous-marin exerce une fascination universelle, souvent nourrie dès le plus jeune âge par les images emblématiques de pionniers comme le Commandant Cousteau. Si vous aimez partager votre passion pour le monde sous-marin et souhaitez vivre une vie extraordinaire, pourquoi ne pas devenir instructeur de plongée ? Honnêtement, je suis un peu déçu que le terme « instructeur de plongée » ne figure pas souvent sur la liste des métiers que l’on peut exercer quand on est adulte. Pourtant, ce choix de carrière ouvre de nouveaux horizons et de nouvelles opportunités à travers le monde. Que vous soyez en pleine réflexion au sujet d’une activité professionnelle secondaire, de votre futur plan de carrière ou d’une véritable reconversion, la plongée est une passion exigeante qui demande une expertise technique, un engagement total, et la capacité à enseigner de manière efficace.

Le parcours PADI : la voie internationale

L’IDC PADI (Instructor Development Course) est le cours d’instructeur de plongée scaphandre le plus reconnu au monde. La majorité des instructeurs de plongée les plus performants au monde ont acquis les connaissances, les techniques et la confiance nécessaires pour commencer à enseigner la plongée pendant leur cours d’instructeur de plongée PADI. La première étape pour devenir instructeur de plongée est de s’inscrire à un IDC. Les candidats à l’IDC doivent être titulaires d’une certification Emergency First Response (EFR®) en cours de validité (complétée au cours des 24 derniers mois) ou d’une certification équivalente reconnue.

Le PADI IDC se compose de deux parties : Assistant Instructor (AI) et Open Water Scuba Instructor (OWSI). Comme son nom l’indique, l’Instructor Development Course a pour but de vous apprendre à enseigner, et non de perfectionner vos techniques de plongée. Au moment où vous commencez l’IDC, vous devriez déjà avoir d’excellentes techniques de plongée et des connaissances de niveau professionnel sur l’équipement de plongée, la physique et la physiologie. Il y a quelque chose que la plupart des gens ne réalisent pas en devenant instructeur de plongée : les choses que vous apprenez pendant IDC sont utiles dans d’autres domaines de la vie.

Il convient de noter que j’ai commencé mon IDC moins d’un an après être devenu Divemaster. D’autres candidats à l’IDC n’avaient pas été des Divemasters actifs depuis des années. Pour eux, la courbe d’apprentissage était un peu plus abrupte. La bonne nouvelle est que PADI est connue pour son programme d’enseignement de haute qualité, conçu pour s’adapter aux élèves de différents niveaux et aux différents styles d’apprentissage. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles la majorité des instructeurs de plongée sont des PADI Instructors. Si cela fait plus d’un an ou deux que vous êtes devenu Divemaster ou que vous avez participé à des cours, parlez-en à votre Course Director.

Après avoir complété avec satisfaction l’IDC, vous pourrez passer le PADI Instructor Exam (IE). Les Instructor Exams sont dirigés par des PADI Examiners, des Course Directors sympathiques et expérimentés qui travaillent pour PADI. Les Examinateurs suivent des critères standardisés pour s’assurer que les candidats instructeurs ont les connaissances et les techniques pour devenir des instructeurs de plongée sûrs et efficaces. Si vous remplissez toutes les conditions requises, vous pouvez compléter le PADI IDC en seulement 10 à 14 jours. Il est également tout à fait possible de devenir instructeur de plongée pour pouvoir enseigner la plongée à des amis ou à des membres de la famille. Toute personne détenant un brevet PADI Divemaster depuis au moins 6 mois et comptant au moins 60 plongées à son actif peut suivre la formation PADI-IDC. Par contre, dans tous les cas, il faut avoir effectué 60 plongées pour accéder à la formation, puis 100 plongées pour pouvoir passer l’examen d’instructeur.

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La réalité du terrain : entre aventure et rigueur

Lorsque l’on évoque le métier d’instructeur de plongée, l’image stéréotypée des explorateurs sous-marins cool et décontractés se dessine souvent. La réalité est bien plus exigeante. La mission d’un instructeur s’étend bien au-delà de l’enseignement. Entre la gestion du matériel, le remplissage des bouteilles et l’organisation logistique des plongées, leur quotidien est une cascade d’activités. Le mythe de la journée idyllique sur le rivage cède la place à la réalité des instructeurs qui jonglent avec diverses responsabilités simultanément. La profession d’instructeur de plongée est tout sauf un repos tranquille. Du port d’équipements lourds à l’aide aux plongeurs en détresse, l’aspect physique est une épreuve d’endurance.

La difficulté principale est la langue ! En effet, il faut savoir bien parler anglais quand on travaille à l’étranger, car les clients viennent du monde entier. C’est également dur d’être loin des siens. Il faut prendre en compte le choc des cultures et le fait d’être loin de sa famille. Pour enseigner en France, vous devez passer les niveaux 1, 2, 3, 4 de plongée et avoir 100 plongées puis faire une formation d’état DEJEPS réalisée dans les CREPS. C’est un parcours long et éprouvant, mais qui offre une expérience inégalable au niveau de la pédagogie, du pilotage de bateau et de la logistique.

La psychologie de la transmission

L’instructeur occupe une place centrale dans l’expérience du plongeur. Parfois, il y a des moniteurs de plongée qui dégoûtent de l’activité. Heureusement, souvent, d’autres peuvent au contraire vous pousser vers le haut. Il est important que le moniteur fasse preuve d’empathie, car il ignore souvent beaucoup de l’apprenant qui se trouve en face de lui. Traitez vos apprenants avec respect. Gardez à l’esprit que, même si vous êtes bénévole dans un club, la personne en face de vous fait partie de la vie de votre club au même titre que vous. L’humilité et la capacité de se remettre en question sont des qualités très appréciées par les apprenants.

Il faut arrêter de les prendre pour des super-héros. Ce sont des professionnels qui, en fonction de leur formation, de leur organisme de certification, de leur sensibilité et de leur empathie, transmettent des savoirs. Certains plongeurs qui n’ont pas choisi la voie du monitorat ont une expérience en plongée que bien des moniteurs n’atteindront peut-être jamais. La vérité est qu’il y a une quantité infinie de manières de vivre ses plongées en fonction de qui on est. Parfois même, une fois moniteur, notre plongeur ne plonge presque plus, se contentant d’apprendre les mêmes gestes, année après année au bord des piscines.

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