La plongée sous-marine offre une expérience incroyable, ouvrant les portes d’un tout nouveau monde. Cependant, pour en profiter pleinement et en toute sécurité, il est essentiel d’avoir le bon équipement, et l'un des plus importants est le détendeur. Ce dispositif vous permet de respirer sans effort sous l’eau, c’est pourquoi il est crucial de bien le choisir et de s’assurer de son adéquation à toutes les situations. Parallèlement, pour beaucoup, le parcours vers un sourire parfait implique le port d'un appareil orthodontique. La cohabitation entre ces deux réalités - l'exigence d'un équipement de plongée bien ajusté et la présence de bagues orthodontiques - soulève des questions de compatibilité, de confort et de maintien de l'hygiène bucco-dentaire, qui méritent une attention particulière pour les plongeurs appareillés.
Comprendre les Appareils Orthodontiques
Les bagues, ou appareils dentaires, sont au cœur de l'orthodontie, une branche du domaine dentaire spécialisée dans le diagnostic, la prévention et le traitement des irrégularités faciales. Le mot "ortho" signifie "droit", et "odont" signifie "dent", illustrant bien l'objectif de cette discipline. La pratique comprend la conception, l'application et le contrôle d'appareils correcteurs pour aligner les dents, les lèvres et les mâchoires et parvenir à un équilibre du visage. Un orthodontiste est un spécialiste dentaire titulaire d'une formation post-doctorale en orthodontie via un programme certifié suivi après ses études dentaires. Tous les orthodontistes sont dentistes, mais tous les dentistes ne sont pas orthodontistes.
À l’origine de l’orthodontie, jusque dans les années 1980, les bagues entouraient réellement la dent afin de la maintenir, de là le nom qui est resté aujourd’hui de « bagues », là où les Américains parlent désormais de « bracket ». Depuis, les colles ont évolué et permettent de fixer les bagues directement sur la dent, sans avoir à l’entourer totalement. Un bracket, ou boîtier, est un petit carré collé directement sur la dent à l'aide d'une colle dentaire ou fixé avec des bandes orthodontiques. Les brackets ont la fonction de poignées : ils maintiennent en place le fil orthodontique chargé de déplacer les dents. Ils peuvent être métalliques ou transparents et placés sur l'extérieur ou l'intérieur des dents.
L’appareil dentaire fonctionne en exerçant une pression constante sur les dents et les mâchoires pour modifier leur position et altérer le sourire. Les brackets collés aux dents maintiennent l’arc en place, ce qui exerce une pression sur les dents. Le fil ou arc orthodontique est un fil métallique maintenu en place par les brackets et qui sert à guider le mouvement des dents. Ce sont des ajustements qui nécessitent des visites mensuelles régulières pour les patients portant un appareil dentaire. Lors de ces visites, les élastiques sont remplacés et les fils orthodontiques peuvent être remplacés ou ajustés si nécessaire.
Dans le passé, les appareils dentaires étaient très encombrants et visibles. Heureusement, les appareils dentaires d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ce qu’ils étaient il y a 50 ans. Les appareils sont composés de bagues (auto-ligaturantes ou avec élastique), et d’un fil. Les bagues peuvent être auto-ligaturantes, ce qui permet de simplifier les changements d’arc et donc de passer moins de temps en bouche à chaque rendez-vous. Il s'agit de brackets qui ne nécessitent pas d'élastique pour maintenir le fil orthodontique en place, mais qui utilisent à la place une pince métallique qui s'ouvre et se ferme. Généralement plus petits que les brackets traditionnels, ils n'offrent pas de versions transparentes ou colorées. Les brackets auto-ligaturants créent moins de frottement que les brackets traditionnels, ce qui permet souvent d'accélérer le traitement et de le rendre plus efficace. Le fil est fixé à l’appareil à l’aide d’attaches élastiques, disponibles dans une large gamme de couleurs. Les élastiques, également appelés élastiques dentaires, sont de petits anneaux en caoutchouc qui maintiennent le fil orthodontique en place. Ils peuvent aussi désigner des élastiques fixés aux crochets des brackets, reliant la mâchoire du haut à la mâchoire du bas en diagonale. Ces derniers doivent être remplacés par le patient 3 à 4 fois par jour pour maintenir leur élasticité. Sauf recommandation contraire, ils doivent être portés à tout moment, excepté lors du brossage des dents, du passage du fil dentaire ou d'un long repas.
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Les appareils dentaires métalliques sont plus populaires chez les enfants et les adolescents que chez l’adulte en raison de leur visibilité. Contrairement aux gouttières transparentes qui sont amovibles, certains parents et patients aiment les appareils dentaires métalliques car ils n’ont pas besoin de rappeler à leur enfant de les porter. Pour ceux qui souhaitent néanmoins redresser leurs dents de manière discrète et abordable, les bagues linguales derrière les dents constituent un système orthodontique plus pointu et moins courant sur le marché. Les appareils avec bagues linguales permettent de faire des traitements quasi totalement invisibles, reposant eux aussi sur des bagues et un fil pour déplacer les dents. Le système Invisalign, quant à lui, utilise une série de 18 à 30 plaques (gouttières) en plastique transparent amovibles qui redressent les dents, sans les brackets ni les fils orthodontiques des bagues traditionnelles. Les appareils Invisalign sont accessibles aux adultes et aux adolescents, mais pas aux enfants plus jeunes.
Parmi les autres dispositifs et termes clés, on retrouve les bandes métalliques, également appelés bagues orthodontiques, qui sont des anneaux en acier inoxydable collés aux dents, enserrant chaque dent pour créer un support pour les brackets. Le collage est le processus de fixation des brackets ou autres appareils permanents sur les dents à l'aide d'une colle spéciale non toxique. Un tube buccal est un petit crochet en métal collé sur l'extérieur d'un bracket ou d'une dent, servant à maintenir les élastiques et autres pièces. Une chaînette, ou chaîne, est une chaîne continue d'élastiques qui s'enroule autour de plusieurs brackets pour fermer l'espace entre les dents. Une malocclusion est simplement une mauvaise occlusion dentaire, c'est-à-dire lorsque les dents ne coïncident pas correctement. Cela peut se traduire par une surocclusion, où les dents du haut chevauchent excessivement celles du bas, ou une sous-occlusion ou occlusion croisée, où toute dent du haut touche l'intérieur de la mâchoire du bas. La béance dentaire est un type d'occlusion où certaines zones des dents du haut et du bas ne se touchent pas du tout. Pour corriger ces problèmes, divers appareils peuvent être utilisés, tels que l'appareil d'expansion du palais, l'appareil extra-oral (casque orthodontique), la bielle de Herbst, le mainteneur d'espace, ou des appareils fonctionnels qui utilisent l'action musculaire. Après le traitement actif, un appareil de contention, souvent une contention de Hawley ou un fil de contention, est porté pour stabiliser les dents à leur nouvelle place.
L'Indispensable Détendeur de Plongée
Un détendeur de plongée est, littéralement, la ligne de vie entre le plongeur et sa réserve d’air pendant la plongée. Le premier brevet de détendeur de plongée a été déposé en 1838, il y a bientôt 200 ans. Ensemble, le détendeur de plongée et le bloc forment un appareil respiratoire sous-marin autonome, qui permet de rester plus longtemps sous l’eau et surtout de descendre à différentes profondeurs en toute autonomie et en toute sécurité, d’où son nom de scaphandre autonome. La plongée sous-marine demande essentiellement de pouvoir respirer sous l’eau de manière prolongée et à des profondeurs variables. Pour cela, vous aurez évidemment besoin de beaucoup d’air respirable. Ainsi, la seule façon d’apporter plus d’air sous l’eau est de le comprimer (grâce à un compresseur) à l’intérieur des bouteilles de plongée. C’est là qu’interviennent les détendeurs de plongée.
Votre détendeur est le lien entre votre bouteille et vos poumons. Il réduit l’air haute pression contenu dans votre bouteille à un niveau respirable et vous le délivre de manière fluide. Il est également chargé d’évacuer l’air expiré. Le détendeur de plongée, comme son nom l’indique, « détend » l’air présent dans la bouteille de plongée sur laquelle il est connecté. À l’intérieur de la bouteille se trouve de l’air (un mélange gazeux composé grosso modo de 21 % d’oxygène et de 79 % d’azote).
Le détendeur est composé de deux étages principaux :
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Le Premier Étage : Le premier étage se connecte directement à votre bouteille de plongée et régule le flux d’air vers vos flexibles. Il réduit la haute pression de l’air provenant de la bouteille (généralement entre 200 et 300 bars) à une pression intermédiaire (PI), de 8 à 10 bars au-dessus de la pression ambiante (PA), garantissant ainsi un apport d’air constant tout au long de la plongée. Cette PI peut varier de 5 à 14 bars. Le premier étage d’un détendeur est doté au minimum d’une sortie haute pression (HP), sur laquelle on fixe un manomètre, et d’une sortie moyenne pression (MP), qui délivre l’air détendu au deuxième étage. Selon les modèles et fabricants, les sorties HP et MP seront plus ou moins nombreuses.
On distingue plusieurs types de premiers étages :
- Détendeurs à piston : Plus simples d’utilisation, les détendeurs à piston sont recommandés pour l’initiation. C’est ce type de détendeur que l’on retrouve dans les écoles et centres de plongée. Les modèles avec piston simple sont des modèles d’entrée de gamme, très économiques. Leur principe simple les rend très fiables et faciles d’entretien. Il faudra fournir un effort inspiratoire supplémentaire au fur et à mesure que la pression diminue dans votre bloc et que la pression ambiante augmente. Il est idéal pour un usage intensif et parfaitement adapté aux débutants ne voulant pas consacrer un budget important à cet élément indispensable aux plongeurs ou aux plongeuses. Ce type de détendeur vous conviendra parfaitement si vous êtes débutant, si vous plongez peu ou de manière occasionnelle dans des eaux peu profondes. De plus, l’entretien sera également moins onéreux en atelier. Les modèles avec piston compensé ont d’excellentes performances. La modularité des sorties permet d’orienter les flexibles à sa convenance, ce qui est très pratique.
- Détendeurs à membrane : Le détendeur à membrane est plus performant et plus confortable qu’un détendeur à piston. Il conviendra aux plongeurs réguliers ou confirmés. Sur les détendeurs à membrane non compensée, la moyenne pression (MP) diminue à mesure que la pression baisse dans la bouteille : le détendeur est moins souple en fin de plongée, et donc moins confortable. Ce phénomène est accentué par la profondeur à laquelle le plongeur se trouve. C’est pour cela que ce type de détendeurs convient jusqu’à 20 m de profondeur.
- Détendeurs compensés et surcompensés : Un modèle compensé au niveau du premier et du deuxième étage offre une régularité de fonctionnement, quelle que soit la profondeur, ou la pression restante dans la bouteille. Son fonctionnement ne change pas durant les variations de pression. Il en résulte un coût d’achat et d’entretien plus élevé. Ces modèles sont privilégiés par les plongeurs qui descendent plus profond. Pour ceux qui recherchent des performances encore supérieures, un premier étage surcompensé assure les meilleurs débits litre/minute et les moyennes pressions les plus élevées et les plus constantes. La surcompensation, par le biais d’un piston ou d’une membrane, souvent associée à un deuxième étage équilibré réglable, procure un confort inégalable de la surface jusqu’aux limites réglementaires de la plongée à l’air (-60 mètres) et au-delà pour les plongeurs techniques les plus aventureux.
Le Deuxième Étage : Le deuxième étage est la partie du détendeur par laquelle vous respirez, via l’embout buccal. Il réduit encore la pression de l’air provenant du premier étage pour l’adapter à la pression ambiante de l’eau, ce qui facilite la respiration. Certains modèles sont équipés d’une molette de réglage permettant d’ajuster le débit d’air, pour une respiration plus personnalisée et confortable. Le volet venturi se retrouve sur énormément de deuxièmes étages compensés mais apparaît également sur certains modèles non compensés. Il s’agit d’un volet qui va vous permettre de diriger le flux d’air plus ou moins directement vers votre bouche dans le but de faciliter l’effort inspiratoire. On y retrouve les indications “+” et “-” ou encore “dive” et “pre-dive”. La molette de réglage, quant à elle, va permettre de durcir le deuxième étage. On la retrouve exclusivement sur les deuxièmes étages compensés. Il est conseillé de la laisser desserrée au maximum dans la plupart des cas, c’est de cette façon que vous allez avoir le plus de facilité et de confort.
Les systèmes de connexion des détendeurs à la bouteille sont également un choix crucial. La plupart des détendeurs de plongée actuels possèdent les deux systèmes de connexions : DIN ou Étrier.
- Le Système Monté en Étrier (ou INT/Yoke) : C'est le modèle le plus commun. L'étrier (yoke) se clipse sur le robinet de la bouteille. Ce système est sûrement le plus rapide à visser et dévisser. Sur ce système, les joints sont sur la robinetterie du bloc, vous n’êtes pas responsable de son entretien. De par leur conception, les systèmes détendeurs à étrier ont une connexion moins précise que les systèmes DIN, ce qui peut se traduire par de petites fuites. Pour finir, la vis de serrage est imposante à l’arrière, ce qui le rend sensible aux chocs et augmente le risque de faire sauter le détendeur. La pression est limitée à 230 bars et reste le standard en plongée loisir et en location.
- Le Système Monté en DIN : Le détendeur monté en DIN se compose d’un pas de vis qui vient se fixer directement sur la robinetterie. Le DIN se visse dans le robinet, supporte 300 bars et offre une connexion plus sûre et étanche. L’étanchéité au niveau de la robinetterie est effectuée grâce à un joint torique. Avec ce système, si la tête de robinetterie est endommagée par un choc, il est possible que vous ne puissiez pas enlever l’opercule et monter le détendeur. Il existe certes des bouteilles dont la robinetterie est renforcée mais elles sont rares. Le système DIN est plus léger et provoque moins de fuite que le système étrier, il est privilégié en eau froide et en plongée technique (Tek).
La température de l’eau est un critère important pour le choix du détendeur. Afin d’éviter le givrage, il est indispensable de choisir un modèle de détendeur spécifique “eaux froides” pour les plongées en eau très froide (inférieure à 10°C). Certains premiers étages sont spécialement conçus pour les plongées en eaux froides, ils sont simplement munis d’une chambre sèche qui empêche l’eau de pénétrer dans le premier étage et donc protège les mécanismes intérieurs du gel. Dans les eaux chaudes à tempérées (10-24 °C), les exigences sont moins sévères, et un détendeur non étanche convient parfaitement. Pour la mer tropicale, il faut privilégier un détendeur confortable et léger.
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La fréquence de plongée et le niveau du plongeur influencent également le choix. Les plongeurs occasionnels et de loisirs se satisferont d’un détendeur d’entrée de gamme de haute qualité. Les plongeurs réguliers et expérimentés rechercheront un détendeur robuste, avec un bon niveau de confort, de performance et une conception pensée pour durer. Les plongeurs très fréquents, professionnels ou techniques opteront pour des détendeurs haut de gamme, conçus pour une utilisation intensive et des conditions extrêmes, avec des caractéristiques spécialisées. Pour le voyage, privilégiez un détendeur léger et compact, facile à glisser dans un bagage.
Le terme « Nitrox » est issu de la contraction de NITRogen (azote en anglais) et OXygen. Ainsi, lorsque vous plongez au Nitrox, l’air est enrichi en oxygène (O2) et donc appauvri en azote (N2). Ce mélange permet d’améliorer la sécurité des plongées en réduisant les risques de désaturation, mais aussi de diminuer la fatigue en fin de plongée. Pour distinguer les bouteilles Nitrox, on utilise la mention “Enriched Air Nitrox” (EAN). Si vous souhaitez réaliser des plongées au Nitrox, l’achat d’un détendeur Nitrox remplissant cette fonction se révèle indispensable. Les détendeurs Nitrox sont adaptés à l’usage de mélanges sur-oxygénés et sont fabriqués afin de vous garantir une sécurité maximale. Généralement, les équipements Nitrox se distinguent des autres par l’utilisation de la couleur verte. En dehors de l’Europe, la plupart des détendeurs sont compatibles jusqu’à 40 % d’oxygène, tandis qu’en Europe, tout mélange supérieur à 21 % nécessite un raccord M26, évitant l’utilisation accidentelle de détendeurs standard.
L'Octopus est le détendeur de secours. Il est utilisé en cas d’urgence lorsqu’un binôme est à court d’air, ou si votre deuxième étage principal tombe en panne. Sa couleur jaune permet de le localiser facilement, et choisir un modèle fiable garantit une respiration facile en situation de stress. En fonction des fédérations (FFESSM, SSI, PADI), on vous enseigne un montage différent de votre détendeur ; par exemple, à la FFESSM, on enseigne souvent avec le deuxième étage principal sur votre droite et l’octopus sur votre gauche, chez SSI, l’air est à droite, vous avez donc votre deuxième étage principal et votre octopus du même côté.
Appareils Orthodontiques et Plongée Sous-Marine : Enjeux de Compatibilité
La cohabitation entre un appareil orthodontique et la pratique de la plongée sous-marine soulève plusieurs considérations essentielles, principalement liées au confort et à la santé bucco-dentaire. En début de traitement orthodontique, après avoir été appareillés, les dents et certains éléments de la bouche peuvent être un peu sensibles ou douloureux. Ces douleurs et sensibilités sont tout à fait normales et disparaîtront progressivement. Les joues, les lèvres et la langue peuvent être irritées pendant une à deux semaines, le temps qu'elles se raffermissent et s'habituent à l'appareil orthodontique. Si les sensibilités sont trop fortes, le praticien peut donner de la cire orthodontique, une cire non toxique conçue pour être placée sur les brackets ou les fils orthodontiques pour soulager l'irritation.
Un aspect crucial pour les plongeurs appareillés est le choix de l’embout buccal du détendeur. Les embouts classiques peuvent exercer une pression inégale ou excessive sur les dents et la mâchoire, pouvant entraîner inconfort, douleurs, et potentiellement des complications dentaires. Une expérience personnelle a révélé le risque de microluxations à une incisive, causées par de petits coups répétés sur les dents, probablement en lien avec la plongée. Le dentiste avait alors conseillé un embout anatomique thermoformable.
L’embout anatomique thermoformable est un accessoire qui procure aux plongées un confort incroyable et dont l'intérêt est de voir si peu souvent sur le détendeur des plongeurs et plongeuses. Pourtant, il est très avantageux de plonger avec un embout sur mesure préformé à sa bouche. Il s’agit d’un embout pour votre détendeur composé d’une matière qui réagit à la chaleur. De ce fait, vous allez pouvoir le former à l’empreinte de votre propre dentition. L'opération est simple : à l’aide du support, trempez votre embout anatomique thermoformable dans de l’eau à 95°C durant une trentaine de secondes (voir le mode d’emploi), en ne plongeant pas le support et sans retirer les rigidificateurs (tigettes noires enfoncées sur les deux côtés). Placez-le dans votre bouche et fermez votre bouche naturellement sans essayer de « bien » positionner vos dents et sans croquer. Vérifiez si le moulage est bien fait. Si ce n’est pas le cas, recommencez l’opération jusqu’à avoir une empreinte confortable.
Une précaution indispensable est de bien lier l’embout anatomique thermoformable au détendeur avec un lien de type colson serré convenablement, avant de couper l’excédent à ras pour qu’il ne blesse pas. L’avantage de cet embout est qu’il est disponible dans plusieurs marques pour un coût tout doux (entre 10 et 35 € à titre indicatif). Il est important d'être vigilant au fait qu’il s’agit bien d’un embout à former à votre bouche en le plongeant dans de l’eau chaude. Il n’y a pas d’entretien particulier à prévoir, mais l’embout anatomique thermoformable vieillit plus vite que les embouts classiques, nécessitant un changement tous les 3-4 ans. L'intérêt et le confort en plongée de l’embout anatomique thermoformable (quelle que soit la marque) sont tels que de nombreux plongeurs ne peuvent plus s’en passer, même après avoir essayé des embouts de détendeurs de plongée dits « orthodontiques ». La seule obligation pour utiliser un embout anatomique thermoformable est de posséder son détendeur personnel qui ne doit servir qu’à vous. Cependant, si vous devez le passer en cas de soucis sous l’eau, ce ne sera pas un problème.
Quant à la pratique sportive avec un appareil dentaire, celle-ci est tout à fait compatible ! En fonction du sport pratiqué, un protège-dents peut être prescrit. Il est important d'expliquer votre projet à votre orthodontiste ou dentiste, qui vous aidera à choisir le bon protège-dents pour obtenir une protection optimale.