Comparatif des Détendeurs de Plongée : Comprendre les Critères et les Modèles, avec un Focus sur Beuchat

La question de savoir quel est le meilleur détendeur de plongée est fréquemment posée, et il est difficile d'y apporter une réponse simple tant de multiples critères entrent en ligne de compte. La performance, la fiabilité, le prix, la légèreté, la qualité de fabrication, la simplicité, voire la provenance, sont autant d'éléments à considérer lors de ce choix crucial pour tout plongeur. L'offre sur le marché est très variée, et le budget pour un ensemble complet peut s'étendre de 250 euros à un millier d’euros. Pour s'y retrouver, il est essentiel de comprendre le fonctionnement et les technologies propres à chaque modèle, afin de choisir l'équipement le plus adapté à sa pratique et à son niveau.

L'histoire du détendeur de plongée remonte loin, puisque le premier brevet a été déposé en 1838. Un siècle plus tard, l'ingénieur Émile Gagnan et Jacques-Yves Cousteau inventent le détendeur autonome, marquant une révolution avec le célèbre « scaphandre Cousteau-Gagnan ». Cet instrument fondamental, comme son nom l'indique, « détend » l'air présent dans la bouteille de plongée sur laquelle il est connecté. À l'intérieur de la bouteille se trouve de l’air, un mélange gazeux composé en gros de 21 % d’oxygène et de 79 % d’azote. Le détendeur permet de délivrer l’air compressé à la demande du plongeur en inspirant par l’embout mis en bouche.

L'Architecture du Détendeur : Le Premier et le Deuxième Étages

Le détendeur de plongée est le système qui permet au plongeur de respirer le mélange contenu dans sa bouteille sous l’eau. Il est composé de deux éléments principaux : un premier étage et un deuxième étage. Le premier étage, raccordé à la bouteille par un système DIN ou étrier, est chargé de réduire la haute pression du bloc (autour de 200 bars) à une moyenne pression (environ 10 bars). Le deuxième étage, que le plongeur tient en bouche, réduit ensuite cette moyenne pression à la pression ambiante, rendant l'air respirable.

Les Technologies des Premiers Étages : Piston ou Membrane ?

Il existe fondamentalement deux grandes familles de premiers étages : ceux à piston et ceux à membrane. Chacun présente ses propres caractéristiques, avantages et inconvénients, influençant directement les performances et l'entretien de l'ensemble du détendeur.

Le Premier Étage à Piston : Robustesse et Débit

Les premiers étages à piston sont reconnus pour leur simplicité de conception et leur robustesse. Un exemple emblématique est le 1er étage à piston simple, compact et léger, qui a montré sa fiabilité et ses performances depuis des décennies. Le piston de grand diamètre qu'il intègre permet une meilleure stabilité de la moyenne pression.

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Chez Scubapro, le 1er étage à piston surcompensé à tourelle MK25 evo est le successeur du très réputé MK25. Ce modèle a bénéficié d'une amélioration significative avec l'intégration du système en cours de brevet XTIS (système d’isolation thermique), qui augmente la résistance au givrage de 30 % par rapport à son prédécesseur. La tourelle du MK25 evo est conçue avec 5 sorties MP, assurant une très bonne répartition des flexibles, et possède également 2 sorties HP. La moyenne pression est réglable de l’extérieur par un technicien, offrant une flexibilité appréciable. Le Mk25 est sûrement parmi les premiers étages les plus performants, si ce n'est le plus performant. En témoigne une anecdote datant de 2013, où Scubapro a démontré qu’un Mk25 pouvait alimenter 135 plongeurs sous-marins pendant 10 minutes sans aucun souci.

Une autre option piston est le 1er étage à piston non compensé du MK2, qui a été amélioré grâce à un piston plus large, augmentant sa performance de 15%. Il intègre également le système d’isolation étendu (XTIS), accroissant sa résistance au givrage de 50 % par rapport à l’ancien modèle. La fiabilité et les performances du MK2 n’ont plus à être démontrées, ce qui en fait un choix solide pour de nombreux plongeurs.

Du côté d'Aqualung, le Calypso est une référence en tant que détendeur de club. Il est simple, fiable et facile d’entretien. Un avantage majeur réside dans le fait que le siège du premier étage est amovible et remplaçable à moindre coût en cas de détérioration. Ce modèle est doté de 4 sorties MP et 1 sortie HP, et son piston de grand diamètre offre une meilleure stabilité de la moyenne pression. Les ouvertures latérales de son deuxième étage évitent la mise en débit continu lors de la nage à contre-courant.

Cressi propose l'AC2 Compact, un 1er étage à piston non compensé qui dispose d’1 sortie HP et de 4 sorties MP. Il est compact, fiable et léger. Il utilise le DFC breveté (Dynamic Flow Control) qui permet de minimiser la baisse de moyenne pression lors de l’inspiration. Robuste et fiable, il remplit parfaitement sa mission. Ce modèle est l’un des moins chers de ma sélection et offre un bon rapport qualité-prix-performance, avec la possibilité de régler la moyenne pression de l’extérieur.

Cependant, les premiers étages à piston présentent certaines limites. Leur composant piston ne permet pas toujours au mécanisme d’être isolé du milieu ambiant. Il est donc assujetti à la pollution de l’eau, qui peut altérer son fonctionnement. Le piston est une pièce fragile, et la moindre rayure ou un défaut de rinçage peut induire l'instabilité de la moyenne pression. La révision peut être coûteuse si un remplacement est nécessaire, et le réglage de la moyenne pression est moins aisé que sur les modèles à membrane.

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Le Premier Étage à Membrane : Protection et Adaptabilité

Les premiers étages à membrane offrent l'avantage d'une meilleure isolation du mécanisme interne par rapport à l'eau et aux contaminants extérieurs. Ceci est particulièrement bénéfique pour la durabilité et la performance en conditions difficiles.

Aqualung excelle dans cette catégorie avec des modèles comme le Leg3end. Son premier étage surcompensé à membrane est plus imposant que son prédécesseur, le Legend 2, car il bénéficie d'une résistance au givre améliorée de 70%. Il dispose de 4 sorties MP et 2 sorties HP. Le gros avantage du Leg3end est son système ACD (Auto Closure Device), un brevet déposé par Aqualung, qui permet la fermeture automatique du détendeur dès qu'il est retiré du robinet. Ainsi, l'eau et les polluants ne peuvent pas pénétrer dans le premier étage. Le couple clapet/siège utilisé dans les premiers étages Aqualung depuis plus de 20 ans est d’une incroyable fiabilité, rendant le détendeur très stable et résistant. Le Leg3end MBS est le digne successeur du Legend 2Lx, une référence en termes de performance et de fiabilité. Le Core, doté d'un 1er étage compensé à membrane, possède également le système ACD et offre 2 sorties HP et 4 sorties MP. Il se décline en version Suprême avec une chambre sèche pour une utilisation en eau froide. Il est compact, avec un poids de 510 g en version DIN, et retrouve le clapet ultra fiable du Legend.

Chez Beuchat, la marque marseillaise qui célèbre ses quatre-vingts ans, la production de détendeurs est réalisée en interne. Le VRT90, positionné en milieu de gamme, est un exemple de cette expertise. Il reprend le premier étage du VR200, modèle haut de gamme de la marque. Il s’agit d’un modèle surcompensé à membrane (augmentation de la MP avec la diminution de la HP) conçu pour les eaux froides, intégrant une tête capot à ailettes, un système anti-givre breveté Beuchat. Contrairement au VR200, cette partie est recouverte d’un capot protecteur marqué « Iceberg ». La moyenne pression est naturellement ajustable par un technicien avec un siège HP opportunément remplaçable. Ce premier étage dispose de 4 sorties MP et 2 sorties HP, bien positionnées. Beuchat propose également les modèles spécifiques VX10 Iceberg Black et VR400, particulièrement indiqués pour les plongées en eaux froides. Tous les détendeurs Beuchat sont proposés en deux versions : avec une connexion étrier 230 bars classique, ou DIN 230/300 bars, garantissant une meilleure étanchéité.

Mares intègre de nombreuses technologies brevetées dans ses détendeurs. Son 1er étage compensé à membrane est équipé du système AST (Auto Sealing Technology) évitant l’entrée d’eau, et du NCC (Natural Convection Channel) pour une meilleure résistance au givre. Il possède 2 sorties MP privilégiées, 2 sorties MP standards et 2 sorties HP. Mares a fait de gros efforts concernant la fiabilité du couple siège/clapet, ce qui n’était pas toujours le cas auparavant.

Seac propose le DX200, un modèle haut de gamme décliné en deux versions : « standard » et « froide », baptisée « DX200 Ice ». La version Ice se distingue par un premier étage adapté avec des ailettes et une seconde membrane d’isolation. Dans les deux cas, la chambre est sèche et le détendeur est livré en finition chromée sablée. L'absence de protections extérieures, souvent critiquée sur les modèles haut de gamme, est ici un avantage, ces protections pouvant se révéler des nids à sable et à poussière, ce qui est bienvenu pour le rinçage du DX200.

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Un autre 1er étage à membrane compensée, en laiton chromé qualité marine, propose 2 sorties MP haut débit, 2 sorties MP standard et 2 sorties HP. Ce détendeur est le plus léger de ma sélection, ce qui en fait un compagnon idéal de voyage, et il est aussi parmi les plus performants. La fiabilité des pièces Scubapro contribue à la grande stabilité de ce détendeur.

La Compensation et la Surcompensation : Clés du Confort Respiratoire

La manière dont un détendeur gère la pression au fur et à mesure que le plongeur descend ou que la pression dans la bouteille diminue est cruciale pour le confort respiratoire et la sécurité. C'est là que les concepts de compensation et de surcompensation entrent en jeu.

Détendeurs Non Compensés : Robuste mais Exigeant

Sur les détendeurs à membrane non compensés, la moyenne pression (MP) diminue à mesure que la pression dans la bouteille baisse. Cela a pour conséquence de rendre le détendeur moins souple en fin de plongée, réduisant ainsi le confort respiratoire. Ce phénomène s'accentue avec la profondeur, ce qui limite l'utilisation de ce type de détendeur à une profondeur maximale d'environ 20 mètres. Le détendeur dit « club », non compensé, exige un effort supplémentaire de la part du plongeur au fur et à mesure que la pression diminue dans le bloc et que la pression ambiante augmente. Il est en revanche ultrarésistant et facile d’entretien, ce qui le rend idéal pour un usage intensif et parfaitement adapté aux débutants ne souhaitant pas consacrer un budget important à cet élément indispensable. Sa fiabilité est à toute épreuve, et son entretien est moins onéreux en atelier.

Détendeurs Compensés : Stabilité et Fluidité

Un détendeur de plongée compensé, qu'il s'agisse du premier ou du deuxième étage, permet de conserver une pression constante moyenne tout au long de la plongée. Cette caractéristique garantit un confort accru pour le plongeur, surtout à grande profondeur. Les détendeurs à membrane compensée, qu’ils soient au niveau du premier ou du deuxième étage, assurent un fonctionnement stable, quelle que soit la profondeur ou la pression restante dans le bloc. Cette constance de performance explique un coût d’achat et d’entretien plus élevé, mais ils sont particulièrement adaptés aux plongées au-delà de 20 mètres. Le détendeur compense automatiquement les variations de pression dans le bloc. Si vous êtes un plongeur régulier, plongeant une vingtaine de fois par an ou plus, ou si vous visez des niveaux supérieurs, ces détendeurs de plongée sont particulièrement indiqués.

Détendeurs Surcompensés : Performance Optimale en Profondeur

La surcompensation est une technologie avancée qui a pour but d'augmenter la moyenne pression (MP) au cours de la plongée. Comment cela se traduit-il ? La membrane surcompensée permet une augmentation de la moyenne pression par la pression ambiante ou par la pression de la bouteille de plongée. L'effet produit est une augmentation de la performance du deuxième étage et une augmentation du débit d’inflateur de la stab en profondeur ou en fin de plongée. Tout comme le Leg3end, la moyenne pression va augmenter plus vite que la pression hydrostatique, augmentant la performance en profondeur. Le 1er étage surcompensé à membrane permet également l’augmentation de la MP avec la baisse de la pression dans la bouteille (jusqu'à 0.8 bars de plus à 50 bars).

Le Deuxième Étage : L'Interface avec le Plongeur

Le deuxième étage est l'élément que le plongeur tient en bouche. Son design et ses fonctionnalités sont primordiaux pour le confort respiratoire et la facilité d'utilisation.

Mécanismes de Confort : Venturi et Molette de Sensibilité

Les deuxième étages compensés offrent des efforts inspiratoires plus confortables et moins importants que sur un deuxième étage non compensé. Plusieurs mécanismes contribuent à ce confort :Le volet Venturi, une pièce mécanique très utile, se trouve sur une grande majorité des deuxièmes étages. Il permet d’éviter la mise en débit continu du détendeur en surface. En position "pre-dive", le volet Venturi vient obstruer en partie le flux d’air et empêche le détendeur de se mettre en débit continu. Qui n’a jamais entendu le détendeur d’un plongeur manipulant son matériel parti en débit continu ?

La molette de réglage, présente sur certains détendeurs haut de gamme, permet d'ajuster le confort respiratoire du détendeur. Lorsque la molette est dévissée, le confort respiratoire est maximal ; en la vissant, cela comprime le ressort et l’effort inspiratoire à fournir devient plus important.

Certains systèmes innovants combinent ces réglages. Par exemple, le 2ème étage compensé du Leg3end d'Aqualung présente un système ingénieux : le MBS (Master Breathing System). Il couple la molette de sensibilité à celle du Venturi, rendant un réglage facile et intuitif. Chez Scubapro, le 2ème étage S600 à clapet compensé limite l’effort inspiratoire quelle que soit la profondeur, avec une molette de réglage et un volet Venturi (dive/predive) permettant de moduler l’effort inspiratoire. Le 2eme étage XTX compensé d'Apeks (souvent cité pour sa qualité) a la particularité d’être réversible avec une configuration flexible droite-gauche interchangeable. Son surpresseur possède 2 positions, une à faible débit pour le gonflage de parachute de plongée et une à plus fort débit pour purger le détendeur. Il est livré d’origine avec 2 déflecteurs interchangeables permettant d’orienter les bulles différemment, et possède un réglage Venturi et de sensibilité dissocié, avec un effort inspiratoire de 0.7 joules/litre.

Mares intègre le système VAD dans ses 2ème étages compensés : le tube de dérivation envoie l’air vers l’embout, créant un tourbillon autour d’une zone de basse pression au centre, maintenant la membrane enfoncée durant l’inspiration. Ce système offre une respiration très sensible et facile à toutes les profondeurs. Son poids est de 185g.

Confort et Ergonomie : Embouts et Flexibles

Le confort de l'embout buccal et la souplesse des flexibles jouent un rôle non négligeable. L'embout Confo Bite d'Aqualung, particulièrement confortable, limite l’effort maxillaire. Un flexible AquaFlex plus souple relie le 1er au 2ème étage, limitant le tiraillement de l’embout. Il est compact et léger en bouche. Des flexibles Aquaflex relient également le premier au deuxième étage pour d'autres modèles, et Mares utilise un flexible Superflex pour un meilleur confort. Les flexibles d'origine peuvent être en caoutchouc ou tressés, et les fabricants préconisent l'utilisation exclusive de ceux-là, car les performances et les qualités du détendeur ont été conçues et testées avec ces composants spécifiques.

Le 2eme étage non compensé d'Aqualung est très compact et léger avec un large capot facilitant la purge. Il existe aussi en blanc pour les femmes, idéal pour les voyages. Le 2ème étage non compensé du Calypso, avec un volet Venturi latéral facile d’accès, dispose d'un capot déclipsable facilement pour un meilleur rinçage. Les ouvertures latérales évitent la mise en débit continu lors de la nage à contre-courant.

Normes et Performances en Conditions Extrêmes

La performance d'un détendeur ne peut être évaluée subjectivement. C'est pourquoi des normes strictes ont été établies pour garantir la sécurité et la fiabilité des équipements.

Les Exigences de la Norme EN250:2014

Depuis 1995, la norme EN 250 a considérablement amélioré la qualité des détendeurs disponibles sur le marché, éliminant de fait les « mauvaises pioches » dès lors que l'on choisit une marque reconnue. Les tests sont effectués dans des conditions rigoureuses : à 50 bars de haute pression dans la bouteille, à 6 bars de pression ambiante (équivalent à 50 mètres de profondeur), avec une amplitude ventilatoire de 2,5 litres (inspiration/expiration) et un débit ventilatoire de 62,5 litres/minute (25 cycles/minute). La température doit être de 10°C, et de 4°C pour la mention « eau froide ». Le travail respiratoire ne doit pas excéder 3,0 J/l, les pics de pression pendant l’inspiration et l’expiration doivent se situer dans un créneau de ± 25 mbar. Le travail respiratoire positif pendant l’inhalation ne doit pas excéder 0,3 J/l, et les pics de pression lorsque le travail respiratoire positif n’est pas mesurable ne doivent pas excéder 10 mbar, et 5 mbar lorsque le travail respiratoire est mesurable.

La Plongée en Eau Froide : Équipements Spécifiques

La plongée en eau froide, avec la popularité croissante de la plongée sous glace et des voyages polaires, exige des détendeurs dédiés répondant à des normes précises. Pour les eaux les plus froides, en dessous de 10°C, les détendeurs doivent répondre à la norme EN250:2014. Pour éviter les problèmes de givrage, il est essentiel d'opter pour un détendeur certifié froid, identifié par un marquage sur le premier étage.

De nombreux modèles intègrent des technologies anti-givre :

  • Le 1er étage surcompensé à membrane d'Aqualung (Leg3end) offre une résistance au givre de +70%.
  • Beuchat propose le VX10 Iceberg Black et le VR400, spécifiquement indiqués pour les plongées en eaux froides. Le VRT90 est également conçu pour les eaux froides, avec un système anti-givre breveté Beuchat et un capot protecteur « Iceberg ».
  • Le 1er étage FSR membrane surcompensé avec une chambre sèche peut être utilisé en eau froide. Une deuxième membrane protège l’intérieur du 1er étage de détendeur de la pollution et du givrage.
  • Chez Scubapro, le système XTIS (système d’isolation thermique) améliore la résistance au givrage.
  • La version Suprême du Core d'Aqualung intègre une chambre sèche pour une utilisation en eau froide.
  • Le 1er étage à membrane surcompensé d'un modèle non spécifié possède un kit anti givre et une chambre étanche permettant une utilisation en eau froide et polluée.
  • Le DX200 Ice de Seac se différencie par un premier étage adapté avec des ailettes et une seconde membrane d’isolation, et une chambre sèche.

Connectivité et Accessoires Indispensables

Au-delà du détendeur principal, plusieurs éléments sont essentiels pour une plongée sécurisée et confortable, à commencer par le type de connexion à la bouteille.

Les Raccords : DIN et Étrier

Deux principaux types de raccords existent pour connecter le premier étage à la bouteille : DIN et étrier.La connexion DIN est la plus répandue de nos jours, particulièrement en Europe. Elle se fixe directement sur la robinetterie du bloc grâce à un pas de vis, et son étanchéité est assurée par un joint torique sur le détendeur. Le système DIN est plus léger et offre une meilleure étanchéité que le système à étrier, avec moins de risques de fuite. Il peut supporter une pression de service allant jusqu’à 300 bars, à condition d’utiliser un détendeur compatible DIN 300 bars.

La connexion étrier, très répandue en Asie-Pacifique, a l’avantage de préserver la robinetterie de votre bouteille grâce à l’insert nécessaire à sa connexion. Bien qu'un peu plus encombrant et lourd que le DIN, il est légèrement plus commode à l’utilisation. Il est bon de savoir que des adaptateurs rapides DIN/Étrier et Étrier/DIN existent pour pallier la différence de standard.

Détendeurs Nitrox : Sécurité Spécifique

L'utilisation de mélanges suroxygénés comme le Nitrox au-delà de 40% d'oxygène rend obligatoire l'usage d'un détendeur Nitrox. Ces détendeurs sont conçus sur la même base que les détendeurs classiques, mais ils ont été nettoyés et assemblés dans un milieu stérile pour garantir toute absence de corps gras, qui pourrait réagir avec l'oxygène pur. En France, ces détendeurs sont repérables par leur couleur verte et possèdent une connexion DIN (M26x2) spécifique. Il est important de noter que cette connexion particulière ne permet pas de les utiliser sur une robinetterie classique (G5/8).

L'Équipement Complet du Plongeur : Octopus, Manomètre, Profondimètre

Pour assurer la sécurité du plongeur et de son binôme, l’ajout d’un deuxième étage de secours, communément appelé « Octopus », est indispensable. Il est généralement de couleur jaune pour une meilleure visibilité. De plus, il est essentiel de fixer un manomètre au premier étage pour pouvoir contrôler en permanence sa réserve d’air ou de Nitrox. Enfin, si vous ne disposez pas d’un ordinateur de plongée, un profondimètre est indispensable pour indiquer votre profondeur.

Choisir son Détendeur : Adapté à sa Pratique et à son Budget

Le choix d'un détendeur doit être en adéquation avec vos attentes, votre niveau de pratique et votre budget. Il n'existe pas de "meilleur" détendeur universel, mais plutôt celui qui convient le mieux à vos besoins spécifiques.

Le Détendeur "Club" : Pour les Débutants et l'Usage Intensif

Le détendeur « club », généralement non compensé, est idéal pour un usage intensif et parfaitement adapté aux débutants ne souhaitant pas consacrer un budget important. Il est ultrarésistant et facile d’entretien, faisant de lui un équipement d'une fiabilité à toute épreuve. Si vous plongez une dizaine de fois par an et que votre budget est limité, ce type de détendeur est une excellente option, d'autant que son entretien est moins onéreux.

Le Détendeur "Cœur de Gamme" : Pour le Plongeur Régulier

Le détendeur « cœur de gamme », souvent compensé et au bon rapport qualité-prix, offre un confort respiratoire supérieur aux modèles non compensés. Quel que soit la pression dans le bloc et la pression ambiante, l’effort inspiratoire requis pour ouvrir le détendeur sera identique. Ces détendeurs sont parfaits pour les plongeurs réguliers (une vingtaine de plongées par an ou plus), ceux qui sont déjà de niveau 2 ou en cours de formation, et qui souhaitent poursuivre la pratique assidue de la plongée ou viser des niveaux supérieurs comme moniteur.

Le Détendeur "Haut de Gamme" : Pour les Passionnés et les Exigeants

Les détendeurs « haut de gamme » se distinguent par une haute qualité, un confort respiratoire exceptionnel, un design soigné et l'utilisation de matériaux nobles. Ils sont le fruit du travail d'ingénieurs passionnés, à la recherche de la performance respiratoire optimale. Ces petits bijoux de mécanique et de technologie sont conçus pour les plongeurs exigeants, les moniteurs et les passionnés prêts à consacrer un budget conséquent à leur passion. L’expérience de Guy avec le détendeur VR200 Soft Touch HF de Beuchat en est un parfait exemple. Il a su trouver un concurrent direct au très réputé Legend de chez Aqualung ! Au-delà de son côté très esthétique, ce détendeur est d’une douceur d’utilisation remarquable aussi bien en surface qu’au fond et est aussi très silencieux.

Avantages des Packs Détendeurs Complets

Si vous êtes sur le point d’acheter votre premier détendeur, il est conseillé de s’orienter vers les packs détendeurs complets. Ils regroupent l’ensemble des éléments obligatoires pour plonger : le détendeur principal, l’octopus (le détendeur de secours) et le manomètre pour surveiller votre autonomie. Ces packs sont souvent accompagnés d’un sac de protection et d’un flexible Direct System pour connecter et gonfler le gilet stabilisateur. Le principal avantage de ces packs est leur prix, généralement plus avantageux que l'achat des éléments séparément.

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