Les dangers et les risques liés à la plongée sous-marine : Une analyse complète

Respirer sous l’eau, explorer des cavernes et nager avec des requins. La plongée sous-marine peut sembler extrême. Mais est-elle vraiment dangereuse ? Dans cet article, nous répondons à la question la plus fréquemment posée : La plongée sous-marine est-elle sans danger ? La plongée sous-marine est pratiquée chaque jour par des milliers de personnes dans le monde entier. Que les plongeurs flottent sur des récifs coralliens colorés, repèrent des tortues de mer ou naviguent sur de mystérieuses épaves, ce sport offre une combinaison unique d’aventure, de détente et de connexion avec le monde sous-marin. Malgré son attrait pour l’aventure, la plongée sous-marine est considérée comme une activité à faible risque par rapport à de nombreuses autres activités sportives et de plein air. Même des activités courantes comme la natation, le jogging et la conduite de véhicules tout-terrain affichent des taux de mortalité plus élevés que la plongée. Pratiquée en club et dans de bonnes conditions, la plongée sous-marine est un sport relativement sûr. Selon les chiffres de la FFESSM, les accidents restent rares : en France, on ne compte qu’environ 320 hospitalisations et 15 à 20 décès par an, soit un risque d’accident grave estimé à 1 pour 10 000 plongées. La majorité des blessures et des décès liés à la plongée sous-marine résultent d’une erreur du plongeur. C’est pourquoi il est essentiel de suivre une formation adéquate et de respecter scrupuleusement les règles et les procédures de plongée sûres apprises pendant le cours.

La compréhension des risques physiologiques et environnementaux

Le milieu dans lequel se déroule la plongée sous-marine demande une bonne condition physique. L’organe le plus fréquemment touché par les accidents est l’oreille, au niveau du tympan. Si cette mesure préventive n’est pas respectée, des douleurs de plus en plus violentes se font sentir au fur et à mesure de la descente. Dans les cas extrêmes, les tympans peuvent se rompre sous la pression de l’eau. La rupture du tympan est ressentie comme un coup de poignard. L’irruption de l’eau froide dans l’oreille interne peut entraîner des vertiges qui empêchent de distinguer le fond de la surface.

Lorsqu’on s’immerge, la pression augmente de 1 bar tous les 10 mètres. Il se manifeste d’abord par une sensation de lourdeur lors de la descente. Si le plongeur continue sans rétablir l’équilibre de la pression, une douleur vive peut apparaître. Après la plongée, une impression d’oreille bouchée ou une baisse d’audition sont possibles. L’incidence du barotraumatisme peut être limitée par un équilibrage actif des différentes cavités emplies d’air, y compris le masque facial (en expirant par le nez dans le masque) et l’oreille moyenne (en bâillant, en déglutissant ou en effectuant une manœuvre de Valsalva, qui consiste à souffler tout en tenant votre nez pincé, et votre bouche fermée). À la remontée, place à la manœuvre de Toynbee : il faudra se pincer le nez mais en déglutissant cette fois.

Les plongeurs ne doivent pas retenir leur respiration, mais respirer normalement pendant la remontée, qui ne devrait pas dépasser 0,15 à 0,3 mètre par seconde, vitesse qui permet d’expulser progressivement l’azote en excès et de vider les espaces remplis d’air. Lorsque le plongeur se rapproche de la surface, la pression diminue. Les gaz présents dans ses poumons augmentent de volume. Ils font gonfler les poumons comme des ballons. Un accident de décompression survient notamment quand un plongeur remonte trop vite en bloquant sa respiration.

La gestion des gaz et l’accident de désaturation

Dans la bouteille, on retrouve environ 78 % d’azote, 21 % d’oxygène et moins de 1 % de dioxyde de carbone. Dans la grande majorité des cas, respirer ce mélange ne pose aucun problème, surtout pour les plongeurs de loisir qui évoluent à faible ou moyenne profondeur. Cependant, lorsque des plongeurs expérimentés descendent au-delà de 40 mètres (et de façon quasi systématique à partir de 60 mètres), l’azote peut devenir problématique : il entraîne l’ivresse des profondeurs (ou narcose) qui se manifeste par une euphorie, des troubles de la concentration et des comportements aberrants, augmentant le risque de noyade.

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En plongée, du fait de la forte pression, les gaz respirés (et en particulier l’azote) se dissolvent dans l’organisme en quantité supérieure à celle observée à la surface. Lors d’une remontée trop rapide, les gaz dissous n’ont pas le temps d’être éliminés par les poumons et des bulles se forment dans le sang et les organes. Selon le docteur Jeannot Gauthier, médecin urgentiste et hyperbariste, les accidents les plus fréquents sont les accidents de désaturation (environ 50 % des accidents), qui concernent notamment les plongeurs expérimentés. La moitié des accidents de décompression commence dans les trente minutes qui suivent la plongée et la quasi-totalité dans les six heures.

Le caisson hyperbare est utilisé dans de nombreuses pathologies hors plongée, mais il est indispensable en cas d’accident de désaturation. La prise en charge commence par une hyperhydratation et une oxygénation du patient qui peuvent même démarrer sur le bateau par le moniteur. Par la suite, le patient est transféré en centre spécialisé où il est placé dans le caisson où la pression est augmentée pour comprimer les bulles et favoriser leur élimination.

Facteurs de risque et conditions préexistantes

Le rapport annuel de DAN sur la plongée montre qu’environ 50 % des décès liés à la plongée sous-marine sont associés à un accident cardiaque aigu. Souvent, de multiples conditions préexistantes sont présentes : cardiopathie hypertensive, cardiomégalie, diabète, obésité, en plus de l’âge avancé et d’autres facteurs de risque comme le tabagisme. Les affections qui peuvent diminuer la conscience, l’attention ou le discernement, comme les convulsions et le diabète traité par insuline, empêchent en général la plongée. Il existe des programmes spéciaux à l’attention des plongeurs atteints de diabète. Il faut consulter un médecin pour toute question éventuelle.

Le froid est vite handicapant sous l’eau et peut devenir source de problèmes. Les températures froides constituent un risque particulier car l’hypothermie peut se développer rapidement et compromettre les facultés mentales et la dextérité des plongeurs. L’hypothermie peut également causer des troubles du rythme cardiaque potentiellement mortels chez les personnes qui y sont prédisposées. Les plongeurs doivent également éviter de plonger avec une mauvaise visibilité, des courants exigeant des efforts excessifs, ou après l’utilisation de drogues illicites, de sédatifs et d’alcool.

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