Le Mal de Mer en Croisière et à la Voile : Comprendre, Prévenir et Soulager la Naupathie

Le mal de mer, ou naupathie, est un mal des transports ressenti en mer, un désagrément commun qui peut transformer une croisière idyllique ou une balade en bateau en une expérience éprouvante. Nausées, vertiges, apathie, sensation de froid… si vous êtes victimes de ces symptômes lors d’une croisière ou d’une balade en bateau, alors vous souffrez certainement du mal de mer. Les cas sont nombreux, et rassurez-vous, vous n’avez pas forcément besoin d’un traitement médicamenteux pour en venir à bout. Nos solutions vous aideront à prévenir ou à apaiser un mal de mer pour retrouver votre sérénité à bord d’un bateau. N'a pas le pied marin qui veut ! Tout le monde y passe, ou presque. À mes débuts de mousse, j’ai partagé la cabine avant d’un Melody en Mer du Nord avec une équipière qui lisait des polars dans son duvet dans un coup de vent au près. Elle avait beaucoup de chance. Des figures emblématiques de la voile, comme Loïck Peyron, Michel Desjoyaux, François Gabart, et même Tabarly, ont connu ce désagrément au départ des transats. Les passagers des paquebots, les équipages des ferrys et des porte-avions ne sont pas épargnés non plus. Cette affection, bien que bénigne, peut gravement impacter la qualité de vie des personnes qui en souffrent, mais des moyens existent pour y faire face efficacement.

Les Mécanismes du Mal de Mer : Un Conflit Sensoriel

Le mal de mer est provoqué par une différence de sensations, un conflit entre nos sens, à cause des mouvements contradictoires du corps et de la mer. C'est une réaction du système vestibulaire à l'incohérence entre la perception visuelle et l'équilibre corporel, typique des voyages en bateau. Le cerveau n’arrive pas à traiter les informations transmises à l’oreille interne et aux yeux, d’où les sensations de vertige et les nausées.

La position de notre corps dans l’espace est contrôlée grâce aux informations que nos centres de l’équilibre, situés dans l’oreille interne, et nos yeux renvoient à notre cerveau. Dans l’oreille interne, nous avons trois canaux disposés en demi-cercle, dans lesquels circule un liquide qui permet à notre cerveau de déduire nos déplacements dans les trois dimensions de l’espace. Lorsqu’une personne est sur un bateau, ses yeux peuvent indiquer au cerveau qu’elle est immobile, car elle ne voit pas le mouvement du bateau par rapport à l'eau, surtout si le regard est posé sur le pont du voilier ou sur le dossier du conducteur de la voiture, ne percevant aucun mouvement significatif. Par contre, les centres de l’équilibre seront activés par les mouvements du mobile dans lequel vous vous trouvez, indiquant au cerveau que la personne bouge. Les muscles, quant à eux, envoient des signaux au cerveau indiquant la position du corps. Donc, d’un côté nous avons l’oreille interne qui constate le mouvement, de l’autre l’œil et les ligaments pour lesquels notre corps est statique. Ce conflit d'informations peut dérouter le cerveau et provoquer les symptômes du mal de mer. Le stress consécutif à cette discordance provoque des contractions dans l’estomac, contribuant aux nausées.

Il est bon de savoir que, qu’il s’agisse d’un trajet en mer, dans les airs ou sur route, le mécanisme à l’origine du trouble est le même ; il s’agit d’un conflit entre les différentes données sensorielles transmises au cerveau lors du trajet. À la longue, on s'habitue généralement à cette sensation. Au bout de 48 à 72 heures généralement, le cerveau a intégré le mouvement du bateau et le conflit s’estompe pour la majorité des marins, un processus connu sous le nom d'amarinage. Mais certains passagers peuvent expérimenter ces effets, même après avoir quitté le navire, c'est ce qu'on appelle le mal de terre.

Manifestations du Mal de Mer : Les Symptômes Courants

Les symptômes du mal de mer varient d'une personne à l'autre, mais ils sont généralement bien reconnaissables. Les plus courants incluent des nausées, des vomissements, des étourdissements, une transpiration excessive, une pâleur, des maux de tête, une fatigue intense et une perte d'appétit. Cette pathologie se traduit par des nausées, des vomissements, des vertiges voire des malaises. Chacun réagit à sa manière et il est fréquent qu’on ne sache pas si on en souffre - ou pas - avant de monter à bord d’un bateau.

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Facteurs Aggravants du Mal de Mer

Certains facteurs peuvent considérablement aggraver ou favoriser le risque de souffrir du mal de mer. Les marins connaissent bien la règle des 4F : le froid, la faim, la fatigue et la frousse (la peur). Certaines sources évoquent d’ailleurs plutôt la règle des 5F, la cinquième étant la soif : il est essentiel de se couvrir avant d’avoir froid et de boire avant d’avoir soif. L’appréhension d’un voyage peut soit contribuer à accentuer les symptômes du mal de mer, soit aider à anticiper le voyage en adoptant les mesures qui permettront de les limiter.

D’autres éléments peuvent également aggraver le mal de mer :

  • Les odeurs agressives : Les odeurs de carburant, de fumée de tabac, de détergent WC, ou de moisi sont redoutables pour les estomacs fragiles. Avis donc aux skippers : soyez aux petits soins avec vos équipiers, quitte à ce que votre voilier soit moins performant.
  • L'enfermement : Le fait de quitter le pont et de s’enfermer dans la cabine tend à aggraver le problème. « Il ne faut surtout pas rester à l’intérieur ni se coucher, car cela tend à aggraver le problème », dit la pharmacienne Fabienne Millet.
  • L’anxiété : Le stress et la peur peuvent exacerber les symptômes.
  • La déshydratation : La déshydratation est un facteur souvent sous-estimé, dont l’un des symptômes les plus évidents est la migraine. Les femmes, notamment, pour ne pas avoir à utiliser les toilettes, peuvent être tentées de limiter leur consommation d’eau. C’est un très mauvais calcul qui peut conduire à la double peine : non seulement vous vous exposez à une bonne migraine, mais en plus si celle-ci survient, elle se doublera rapidement d’un bon gros mal de mer. Donc, si en plus du mal de mer vous avez mal à la tête, demandez-vous si vous avez bu suffisamment d’eau.
  • Le manque de sommeil : Un manque de sommeil avant ou pendant le voyage favorise l’apparition des symptômes. Être fatigué est l’un des symptômes majeurs du mal de mer. Il faut donc être responsable et bien se reposer. Bien dormir permet de limiter considérablement la nausée, avant et pendant la traversée.
  • L'alcool et le tabac : Consommer des boissons alcoolisées ou fumer de la nicotine provoque un aggravement du mal de mer. Il faut éviter de fumer autant que possible et bannir les apéros.

Stratégies de Prévention et Conseils Pratiques

Pour prévenir le mal de mer, l'anticipation et l'adoption de quelques bonnes pratiques sont essentielles. Dès les premiers vertiges, il est conseillé d'aller prendre l'air à l'extérieur.

Préparation Avant le Départ

  • Sommeil : Ayez une bonne nuit de sommeil avant le voyage.
  • Alimentation : Mangez léger avant d’embarquer, mais surtout ne restez pas le ventre vide. Mieux vaut manger avant, mais aussi pendant le voyage quelque chose qui cale bien comme une banane, une pomme, des biscuits secs. Remplir l’estomac limite ses mouvements responsables des haut-le-cœur. Les gourmands opteront sans aucun doute pour les bonbons au gingembre et pommes vertes, réputés efficaces contre cette indisposition.
  • Hydratation : Buvez beaucoup de liquides, notamment de l’eau. L’eau, c’est la vie ! Un geste très simple : boire.
  • Vêtements : Prévoyez des vêtements adaptés. Le froid est la première cause du mal de mer. Il faudra donc bien vous équiper et bien vous couvrir avant de prendre le large, que ce soit pour quelques heures ou pour plusieurs jours. Il vaut mieux avoir trop chaud que l’inverse, quitte à enlever des couches au fur et à mesure de votre croisière.
  • Choix de la place : Sur un ferry ou un bateau de croisière, choisissez un siège au milieu du bateau, où le mouvement est moins important.

Comportement à Bord

  • Regarder l'horizon : Regardez au loin, l'horizon, un bout de terre, ou tout autre point fixe et bon référentiel pour votre corps. Cela peut aider à réduire le conflit d'informations entre vos yeux et vos oreilles, car l’œil percevra lui aussi le mouvement et le malaise diminuera.
  • Prendre l'air : Prenez l’air sur le pont autant que possible. Si vous commencez à sentir des premiers vertiges, allez mettre votre nez dehors et placez-vous au centre du bateau, l’endroit le plus stable. Cela vous permettra de mieux subir les mouvements ainsi que les sillages durant la croisière.
  • Activités : Évitez de lire ou de regarder des écrans, car cela accentue la désynchronisation sensorielle. Le formateur qui me préparait au permis hauturier conseillait de travailler la précision et la rapidité de nos calculs à terre, pour diminuer le temps passé à la table à carte.
  • Posture : Gardez la tête bien droite et évitez un maximum de la baisser. Fermer les yeux ou dormir peut aider à réduire le conflit d'informations entre les yeux et les oreilles.
  • Participation active : Manœuvrer depuis le cockpit, régler les voiles, prendre la barre permet de mobiliser les trois capteurs incriminés : oreille interne, yeux, ligaments. Cette implication aide à synchroniser les perceptions.
  • Soutien social : Rapprochez-vous de personnes non malades. Une étude étonnante sur la posture et le partage de l'équilibre est très instructive à ce sujet.
  • Éviter les irritants : Bannissez les apéros, et évitez le tabac.

Malgré toutes les précautions précédentes, il arrive que l’on souffre du mal de mer. Cet état, transitoire pour la majorité des marins, peut mener à l’urgence vitale quand il est particulièrement intense.

Remèdes Naturels et Alternatifs

De nombreuses astuces naturelles peuvent aider à prévenir ou à soulager le mal de mer, souvent sans avoir besoin d'un traitement médicamenteux.

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Le Gingembre

Le gingembre est particulièrement efficace pour prévenir et arrêter les nausées et les vomissements, tout autant que d’autres médicaments antiémétiques, comme le dit Fabienne Millet, pharmacienne. L’Organisation mondiale de la santé valide son usage pour lutter contre le mal des transports, mais pas avant l’âge de six ans. C’est le rhizome du gingembre (sa racine) qui est utilisé.

  • Formes : On le trouve sous forme de gélules de poudre (Arkogélules, Super Diet, jusqu’à 1,5 g/jour, soit 5 gélules dosées à 300 mg) ou d’extrait sec, plus concentré (Naturactive, S.I.D Nutrition, 1 à 2 gélules à 200 mg/jour). Le gingembre peut également être consommé frais, en tisane, ou en huile essentielle.
  • Utilisation : Inutile d’en prendre la veille, car son effet est rapide : il agit au bout de 20 à 30 minutes. Une première gélule une demi-heure à une heure avant le départ suffit, précise la pharmacienne.

Les Huiles Essentielles

Certaines huiles essentielles sont reconnues pour leurs propriétés apaisantes.

  • Huile essentielle de Citron : Elle calme le système nerveux, qui gère les nausées, et elle diminue les mouvements de l’appareil digestif. L’huile essentielle de citron présente moins de contre-indications que celle de menthe poivrée. Attention, par voie orale (sur le sucre), l’huile essentielle de citron est contre-indiquée chez la femme enceinte ou qui allaite et chez l’enfant de moins de sept ans ! La Haute Autorité de santé la recommande pour les nausées chez la femme enceinte.
  • Huile essentielle de Menthe Poivrée : Recommandée contre le mal de mer, elle peut soulager les nausées et les maux d'estomac. Le thé à la menthe poivrée peut être bu avant ou pendant le voyage, et l’huile essentielle de menthe poivrée peut être inhalée ou appliquée sur les tempes et les poignets. L’alcool de menthe poivrée, comme le Ricqlès, appliqué sur un sucre, est aussi une astuce d’antan. L'association de l'huile essentielle de menthe poivrée et de celle de citron serait parfaite pour éviter les nausées.
  • Autres : L'estragon ou encore le gingembre (encore lui) seraient tout aussi efficaces pour votre bien-être à bord.

L'Acupression et l'Acupuncture

Basées sur la médecine traditionnelle chinoise, ces techniques ciblent des points spécifiques du corps.

  • Bracelets d'acupression : Ces bracelets doivent exercer une pression continue sur le point Nei-Kuan (ou P6), localisé à l’intérieur des poignets. Pour trouver ce point, placez les trois doigts de la main (index, majeur et annulaire) sur votre avant-bras depuis la pliure du poignet. Si vous positionnez bien vos bracelets sur chaque avant-bras, vous serez soulagés de la nausée. En l'absence de bracelet, il est possible de masser le point P6 en appliquant une pression ferme avec ses doigts.
  • Acupuncture auriculaire : Ces techniques qui consistent à stimuler des points précis de l’oreille avec des aiguilles sont utilisées pour prévenir le mal de l’espace ! Le Dr Nadia Volf en relate l’expérience.
  • Point d'acupuncture : Si vous avez oublié votre trousse à pharmacie à bord, un geste d’acupuncture peut vous sauver. Il paraît qu'appuyer sur ce point ça fonctionne très bien contre les nausées.

Astuces Insolites

  • Le bouchon d'oreille : L'idée serait de perturber les signaux envoyés par l’oreille interne au cerveau, lequel déciderait alors de les ignorer. Il s'agit de mettre un seul bouchon dans l’oreille de votre choix. Le cerveau se concentrerait alors sur les informations visuelles, éliminant le conflit sensoriel.
  • Les lunettes anti-mal de mer (Boarding Ring) : Ce sont des montures de lunettes transparentes remplies d’un liquide coloré. Il faut les porter dès les premiers symptômes pendant 12 minutes. L’esthétique est secondaire. Elles feraient effet sur 90% des gens, à condition de bien savoir s’en servir évidemment. Le principe d’action paraît assez logique : il s’agit de donner à l’œil un horizon artificiel dont les mouvements correspondent à ceux perçus par l’oreille interne. L’Agence d’innovation de la Défense a participé à la mise au point du Boarding light, un système de colonnes lumineuses contre le mal des transports, à destination du personnel de la Marine nationale.
  • Le sparadrap sur le nombril : Cette astuce est apparemment efficace pour le mal des transports en général.
  • Les sous-vêtements anti-mal de mer : Le rôle des ligaments dans la genèse du mal de mer a inspiré un entrepreneur qui a créé une ligne de sous-vêtements anti mal de mer. L’idée est de tonifier nos muscles grâce à des vêtements gainant qui renvoient au corps son propre rayonnement infra-rouge. D’après leur inventeur, créateur de la marque « Wear is my boat », les utilisateurs sont très contents de ces habits.
  • Le champagne : Quitte à être malade, autant se faire plaisir ! Le médecin chef de la marine en 1877 suggérait de donner du champagne aux passagers des paquebots pour les soulager du mal de mer. À condition de ne pas dépasser la dose prescrite, pourquoi pas ? Après tout, l’effet grisant des petites bulles devait détendre les voyageurs.

Solutions Médicamenteuses

Lorsque les remèdes naturels ne suffisent pas, des options médicamenteuses peuvent être envisagées, après consultation médicale. Il est néanmoins important de consulter un médecin afin d’avoir des conseils sur le médicament approprié pour vos symptômes, car il est fortement déconseillé d’associer plusieurs traitements contre le mal de mer. Les antiémétiques, antihistaminiques et autres patchs sont cependant à éviter pour les navigateurs réguliers à cause de leurs effets non désirés et nuisibles à la navigation des professionnels.

Médicaments en Vente Libre

  • Vogalib® : Ce médicament limite les vomissements et se vend librement en pharmacie.
  • Antihistaminiques : Des médicaments comme le Dramamine, la Méclozine, Nautamine, Mercalm, ou Nausicalm, limitent les risques de nausée. Le problème est qu’ils jouent également un rôle sur le maintien de l’éveil et donc ils ont tendance à vous rendre somnolent.
  • Cocculine : En homéopathie, la Cocculine pourrait soulager les maux liés au mouvement du bateau. Par extension au mal des transports en général, il présente l'avantage de ne pas occasionner de somnolence (idéal donc pour un conducteur). Ce médicament est disponible sans ordonnance en pharmacie. Idéal aussi pour le mal de terre après le bateau.

Médicaments sur Ordonnance ou Conseillés par des Experts

  • Scopolamine (Scopoderm®) : Ce médicament agit sur l’oreille interne pour éviter la transmission d’informations perturbantes au cerveau. Il se présente sous forme de patch et ne doit pas être utilisé chez l’enfant de moins de 15 ans.
  • Cinnarizine (Stugeron) : Parmi les médicaments antihistaminiques, la cinnarizine, commercialisée sous le nom de Stugeron, est conseillée par le Dr Jean-Yves Chauve aux navigateurs.
  • Anticholinergiques muscariniques : Il s’agit d’une autre classe de médicaments qui peuvent provoquer des états confusionnels, voire carrément des hallucinations. Pendant une traversée du golfe de Gascogne, un de mes équipiers s’était mis à voir tout en « jaune », c’était quand même assez inquiétant.
  • Médicaments contre la migraine : L’efficacité de certains traitements contre le mal de mer n’est pas toujours prouvée, sauf peut-être une molécule testée avec succès sur les migraineux.

Il est conseillé d’essayer plusieurs médicaments et astuces afin de trouver celui qui soulage le mieux, car certains marchent sur les uns et pas sur d’autres.

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Rééducation Vestibulaire et Adaptations

Pour les cas plus complexes ou pour une adaptation à long terme, des techniques de rééducation peuvent être bénéfiques.

  • Kinésithérapie vestibulaire : Cette technique est utilisée pour la rééducation vestibulaire. Elle s’applique pour les personnes souffrant du mal des transports, mais aussi celles atteintes de vertiges. Des kinésithérapeutes proposent des séances de 5 à 10 minutes contre le mal de mer (kiné vestibulaire).
    • Fauteuil rotatoire : On assoit le patient sur un fauteuil dont l’axe de rotation passe par l’axe vertical de rotation de la tête. Solidement attaché à son siège, le malade tourne comme un derviche, puis il doit fixer un point devant lui et signaler quand ce point lui paraît redevenir fixe. Cette technique, réalisée par un ORL, consiste à stimuler le mal de mer via des exercices opthosymétriques avec des boules à facettes comme dans les boites de nuit, sur des fauteuils rotatoires.
    • Stimulation visuelle : Toujours dans le cadre d’une rééducation vestibulaire, on applique le protocole inverse au malade. Dans une pièce obscure, on projette des points lumineux que l’on fait tourner autour de lui verticalement et horizontalement. Au début, il cherche son équilibre et éprouve des nausées, mais si le « traitement fonctionne », il finit par s’habituer.
    • Plateforme Nausicaa : Inspirée des dispositifs précédents, la plateforme Nausicaa à l’hôpital des armées de Brest recrée les conditions de navigation. Pour cela, elle utilise le fauteuil rotatoire et les jeux de lumière projetés dans des lunettes de réalité virtuelle.

Mal de Mer en Navigation Fluviale vs Maritime

Que vous preniez le ferry pour vous rendre en Corse, le catamaran pour faire une virée entre marins, ou un navire de croisière pour une traversée, vous pourrez ressentir ce même mal de mer. Bien sûr, la taille et la nature de votre embarcation joueront pour ou contre vous. C'est toujours une question d'équilibre.

La croisière fluviale est un mode de tourisme plus respectueux de l’environnement, calme et apaisant. C’est un excellent moyen de découvrir une région et de passer des vacances inoubliables. La navigation à bord d’un bateau ou d’une péniche sans permis est accessible à tous. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir des connaissances spécifiques. Tout est expliqué avant le départ, du pilotage de l’embarcation à la signification des panneaux de signalisation.

Néanmoins, une question peut se poser : faut-il avoir le pied marin pour naviguer sur les canaux et fleuves ? Et la réponse est simple : non. En fait, la navigation fluviale diffère de la navigation marine. Sur des voies navigables, le courant n’est pas aussi fort et surtout, on va moins vite et on navigue moins longtemps. Sur les mers, les bateaux sont soumis aux aléas climatiques. En cas de vent, la mer est agitée et la situation peut devenir très désagréable pour les passagers n’ayant pas le pied marin ou souffrant du mal de mer (la naupathie). Sur les fleuves, les effets du vent sont moindres. Le tangage et le roulis sont donc beaucoup moins importants, voire inexistants. De même, sur ces voies navigables, la vitesse est réduite. Ainsi, il y a moins de risques d’être malade à bord d’une péniche sans permis. Vous allez également à votre rythme, donc vous pouvez commencer doucement, vous arrêter régulièrement au départ, puis espacer les pauses lorsque vous avez pris vos marques. Dès lors, même si vous n’êtes pas à l’aise sur un navire sur la mer, vous pouvez louer une péniche sans permis sans problème ! Rares sont les voyageurs à se sentir mal sur une embarcation sans permis. Et si cela se produit, les mêmes solutions pour combattre la naupathie peuvent s'appliquer.

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