Croisière en Catamaran à Aruba : Guide Complet et Conseils pour une Aventure Inoubliable

Les vacances en voilier représentent une évasion unique, et avoir accès aux bateaux les plus innovants et de la plus haute qualité fait toute la différence. Pour ceux qui recherchent le summum de la détente et un maximum de confort en navigation, le catamaran est indubitablement le choix idéal. Offrant une expérience de croisière incomparable, ces navires se distinguent par leur conception et leurs avantages significatifs, que ce soit pour une exploration des Caraïbes ou pour une circumnavigation audacieuse.

L'Essence du Catamaran : Confort, Stabilité et Innovation

Contrairement au monocoque, le catamaran possède deux coques qui sont reliées par des traverses, une configuration qui lui confère une stabilité exceptionnelle. Cette caractéristique est fondamentale pour le confort à bord, car elle signifie que les catamarans ne gîtent pas, rendant les activités quotidiennes comme la cuisine particulièrement faciles. Les espaces de vie à bord rappellent le confort de la maison, avec des cabines spacieuses situées dans les coques, chacune souvent dotée de sa propre salle d’eau privée.

Les catamarans The Moorings sont exclusivement conçus par le chantier Robertson & Caine, une société sud-africaine renommée pour sa marque de catamarans Leopard. Cette collaboration garantit des navires à la pointe de la technologie et du design. Les modèles de catamarans les plus récents comportent aussi un niveau supérieur : le flybridge, qui offre un espace supplémentaire pour se prélasser et se divertir, augmentant ainsi le plaisir du plein air. Les catamarans ont été créés avec plus d’espace de vie à l’esprit ainsi que des zones supplémentaires pour profiter du plein air. Les bossoirs électriques, par exemple, facilitent grandement la manipulation de l’annexe, ajoutant à la commodité générale.

En termes de navigation, la conception des catamarans simplifie les manœuvres. Le barreur est capable d’exécuter presque toutes les manœuvres de navigation à lui seul car le cordage nécessaire est redirigé vers la barre et il peut compter sur le pilote automatique pour lui prêter assistance. Les manœuvres, notamment à l’intérieur d’une marina, sont simplifiées par la présence de deux moteurs et de deux propulseurs d’étrave, garantissant une maniabilité précise. La duplication de nombreux systèmes pertinents pour la sécurité à bord est un avantage supplémentaire des catamarans. Vous trouverez, par exemple, deux moteurs, un dans chaque coque, et deux safrans, renforçant la fiabilité du navire. Une caractéristique importante d’un bateau de location est la sécurité, qui se traduit par un accès facile au panneau de commande et la possibilité de communiquer sans effort avec l’équipage situé dans le rouf, le salon et le pont. La configuration des catamarans est pensée pour le confort et la qualité, des éléments essentiels déterminant la conception et la construction d’un catamaran à voile.

L’un des atouts majeurs des catamarans réside dans leur faible tirant d’eau. Cela facilite la navigation dans les passages récifaux peu profonds et vous permet de mouiller plus près du rivage. En effet, les catamarans peuvent mouiller dans presque toutes les baies et se rapprocher davantage du rivage que sur un monocoque. Cependant, il est important de noter que, en raison de leur largeur, les catamarans entraînent des frais d’amarrage plus élevés. De plus, avec sa grande surface exposée au vent et son faible tirant d’eau, un catamaran à voile peut dériver facilement, un aspect à prendre en compte lors de la planification de la navigation.

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Aruba : Un Joyau des Caraïbes à Explorer en Catamaran

Aruba vous souhaite la bienvenue aux Pays-Bas… dans les Caraïbes! En effet, Aruba fait partie des Antilles Néerlandaises, donc située dans la Mer des Caraïbes, au nord des côtes de l’Amérique du Sud. Tout comme Bonaire et Curaçao, les autres îles des Antilles Néerlandaises, Aruba est à l’écart de la zone des ouragans, ce qui en fait une destination voyage idéale toute l’année. On y parle principalement le Néerlandais, mais aussi un créole local nommé Papiamento. La capitale de l’île est Oranjestad et, contrairement aux Pays-Bas, la monnaie est le Florin d’Aruba.

Un Paradis pour la Navigation et les Activités Nautiques

Aruba est une destination voyage qui plaira à tout le monde. Les plages de sable blanc et l’eau cristalline d’Aruba font l’emblème de l’île. L’influence culturelle nord-européenne de l’île fait en sorte qu’elle se distingue des autres pays des Caraïbes. De plus, étant en dehors de la ceinture des ouragans, le corail à Aruba est en santé et très peu endommagé, offrant des sites de plongée et de snorkeling d'une beauté exceptionnelle. Les activités sous-marines sont des incontournables à Aruba! Il y a de nombreuses plages publiques, joignables en transport en commun. De plus, vous pouvez vous promener sur la côte pratiquement tout le tour de l’île. La vie festive d’Aruba est une des plus intéressantes des Caraïbes!

Une excursion en catamaran à Aruba est le moyen idéal de découvrir la beauté de la mer. Journey beyond Aruba's sandy shores to its crystalline sea on a half-day snorkeling trip aboard a spacious catamaran. Vous pouvez ainsi découvrir la beauté de la mer lors d'une excursion d’une demi-journée à Aruba à bord d'un catamaran de 70 pieds. Embarquez sur votre catamaran et détendez-vous pendant que votre équipage professionnel vous transporte sur des eaux bleues époustouflantes, pendant que vous profitez du soleil et sirotez des cocktails tropicaux. Plongez dans l'eau et admirez la vie foisonnante qui prospère sous la surface. Trois sites emblématiques sont souvent au programme : le récif corallien de l'épave de l'Antilla, Boca Catalina et le récif d'Arashi. Feel closer to history as you swim above the SS Antilla shipwreck from World War II. C'est une occasion unique de se rapprocher de l'histoire en nageant au-dessus de l'épave du SS Antilla, datant de la Seconde Guerre mondiale. En plus des paysages sous-marins, vous pourrez profiter d'un savoureux déjeuner préparé par des chefs de renom à bord, accompagné d'un bar ouvert, pour une expérience complète de détente et de découverte.

Planifier Votre Séjour à Aruba

Le meilleur moment pour visiter Aruba est… toute l’année! En effet, la température varie très peu, c’est donc une température tropicale autour de 82°F (28°C) toute l’année. Autrement, c’est au niveau des prix que l’on remarque le plus de fluctuation entre les saisons. Tout d’abord, la haute saison s’étend de Décembre à Avril et voit les prix monter en flèche. À l’inverse, entre Avril et Décembre, les prix sont généralement plus bas alors que principalement entre Avril et Août, c’est un excellent moment pour un voyage à Aruba!

Bien que l’île d’Aruba soit petite, ses différentes régions se distinguent les unes des autres, offrant des expériences variées pour tous les goûts.

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  • Noord : C'est le district touristique principal à Aruba, avec de nombreux hôtels et condos modernes et luxueux. C'est le cœur de l'activité touristique, idéal pour ceux qui recherchent des infrastructures complètes et un accès facile aux divertissements.
  • Santa Cruz : Cette région est privilégiée pour découvrir autant la nature que la culture d’Aruba. Il s’agit principalement d’un coin résidentiel et très local, mais donc avec tout ce qu’il faut pour y vivre, offrant une immersion plus authentique dans la vie arubaine.
  • Paradera : Paradera propose certains des paysages les plus emblématiques de l’île. Tout d’abord, la montagne d’Hooiberg, en forme de cône, offre des vues panoramiques. Ensuite, les formations rocheuses de Casibari et Ayo sont impressionnantes et invitent à l'exploration.
  • Savaneta : Ce village en bord de mer est une région très relaxe, un peu à l’écart des sentiers battus pour la majorité des voyageurs. C'est un choix parfait pour ceux qui cherchent la tranquillité et une atmosphère plus locale.

Accès et Déplacements sur l'île

L’Aéroport international Queen Beatrix est le point d’entrée principal sur Aruba. En effet, l’aéroport situé dans la capitale, Oranjestad, propose des vols directs vers une centaine de destinations internationales, facilitant l'accès à l'île. Les citoyens de nombreux pays n’ont pas besoin de visa pour les visites touristiques de 90 jours et moins à Aruba. Tous les voyageurs en provenance de l’Amérique Centrale, l’Amérique du Sud ou les pays Africains ayant un quelconque risque de fièvre jaune devront présenter une preuve de vaccination dès 2018. Vous trouverez tous les détails concernant cette norme sur le site web de l’Aéroport international d’Aruba.

En plus d’être toute petite, l’île d’Aruba propose un système de transport en commun efficace qui simplifie tous les déplacements sur l’île. En effet, Arubus est le système de transport public de l’île, propulsé par le gouvernement d’Aruba. Autrement, il y a aussi un service de taxi qui est disponible et dont les prix sont régulés par l’état, offrant des options de déplacement flexibles et sûres.

Santé et Sécurité

L’hôpital général à Aruba est le Horacio Oduber Hospital, qui est situé à Oranjestad. Vous trouverez toute l’information relative aux visiteurs internationaux sur le site web de l’hôpital. Pour une tranquillité d'esprit accrue, il est recommandé de souscrire une assurance voyage car elle offre une couverture mondiale et couvre de nombreux sports à risque comme la plongée sous-marine, une activité très prisée à Aruba.

Tout compte fait, Aruba est une superbe destination vacances tout au long de l’année qui propose de belles infrastructures touristiques et des paysages marins exceptionnels, particulièrement adaptés à l'exploration en catamaran.

L'Aventure au Long Cours : Le Tour du Monde en Catamaran

Si Aruba offre une introduction idyllique aux plaisirs de la croisière en catamaran, l'horizon des possibles s'étend bien au-delà des Antilles. Le tour du monde en catamaran n’a rien d’un rêve fou : des couples, des familles avec trois ou quatre enfants embarqués en Nautitech 40 ou 46 prouvent en ce moment même que l’aventure est à portée d’étrave. Parce qu’elle ne présente pas, loin de là, le même degré d’exigence sportive, physique et mentale qu’un Vendée Globe. Parce qu’il est tout à fait possible, comme l’ont raconté de nombreux navigateurs, de réaliser la grande boucle en voilier sans rencontrer la moindre tempête, voire le plus léger coup de vent. Simplement des orages ou des grains parfois précédés de bonnes rafales.

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Préparation et Stratégie d'un Voyage au Long Cours

À l’évidence, lorsqu’on explore sur la carte la meilleure route possible autour du monde en catamaran à voile, la première question qui se pose, outre celle du budget, n’est pas tant où aller, mais quand partir pour ce voyage d’une vie ? Ce qui conduit tout naturellement à un préalable : de combien de temps dispose-t-on ? Embarquée sur leur catamaran Nautitech 46 Open Kumbaya, la famille Dolley était partie pour un voyage de trois années. Elle en mettra quatre. Ainsi, même s’il est toujours possible de lutter contre le chronomètre, comme on n’est pas exactement lancé dans un Trophée Jules Verne ni dans un record du monde, mieux vaut compter large en voilier même si on ne part pas pour une croisière : trois ans constituent une durée raisonnable, et nous allons explorer pourquoi.

L’importance de la météo dans la planification d'un tour du monde est primordiale. Il ne resterait plus alors qu’à entrer dans le détail de la plus idyllique des routes autour du monde en catamaran pour un voyage dont on se souviendra toute sa vie. Mais ce n’est pas si simple. Certes, les régions tropicales ne connaissent pas l’hiver. Mais elles subissent en été de méchantes perturbations nommées ouragans, cyclones ou typhons selon la région où ces redoutables tourbillons sévissent. Et chacun sait que l’été dans l’hémisphère nord correspond à l’hiver dans le sud et vice-versa. Ce qui conduit les candidats au tour du monde en catamaran à bâtir une route qui, bien plus qu’un simple choix de date de départ et d’arrivée, évite tout simplement la saison des cyclones dans les deux hémisphères. Ou du moins qui écarte l’éventualité de traverser un océan durant cette période mal famée.

Itinéraire et Vent : Comprendre les Alizés pour Votre Voyage

Autre évidence, le meilleur itinéraire autour du monde en catamaran est celui où le vent souffle toujours dans la bonne direction, autant dire celle vers laquelle on se dirige, avec la mer de l’arrière. Poussés par les vagues et le vent, les catas sont faits pour abattre leurs 160 à 200 milles par vingt-quatre heures en moyenne. Or, la nature étant bien faite, cette route existe, c’est celle des alizés. Dans l’hémisphère nord, les vents tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de ces bulles de haute pression, et en sens inverse dans l’hémisphère sud. Si bien qu’en suivant une route au sud des anticyclones dans l’hémisphère nord et au nord de ceux-ci dans l’hémisphère sud, on est assuré de bénéficier de cette merveilleuse trouvaille de la nature que sont les alizés, un véritable itinéraire tout tracé. Comme les îles Atlantiques se trouvent en plein dans les alizés de l’hémisphère nord et que les îles Pacifique et Indienne se trouvent dans ceux du sud, l’aspirant circumnavigateur se dit qu’il n’y a plus qu’à partir et à se laisser porter, lui et son voilier, par les vents chauds et réguliers que les Anglosaxons baptisent « trade winds », ou vent du commerce.

Nous voici maintenant face au choix des dates, du parcours et des destinations.

De La Rochelle aux Canaries : Début du Voyage

Quittons donc La Rochelle et la France à l’été. Notre Nautitech est fin prêt, l’équipage s’est amariné au cours de sorties de week-end ou de petites vacances. On met le cap au 240° pour quitter le Golfe de Gascogne sans trop tarder. Ce n’est pas qu’il soit hostile l’été, bien au contraire, même si une dépression orageuse peut parfois lui donner mauvaise mine. Si pour les meilleures raisons du monde, on ne peut partir en juillet ou août, ne nous attardons pas trop en début d’automne. Un départ fin septembre ou début octobre reste évidemment fort possible, mais on se méfiera alors de l’escale à La Corogne, dans le coin nord-ouest de la péninsule ibérique. On peut s’y trouver coincé des journées entières par les premières grosses dépressions automnales. Mieux vaut alors viser directement Cascais, à l'ouverture du Tage, que l’on atteint en cinq jours en moyenne depuis La Rochelle. Au passage, on double le Cap Finisterre, notre Cap Horn à nous, et voiles poussées par « l’alizé portugais », on descend vers le pays bleu et vers Lisbonne, superbe capitale qui offre tout ce qu’il faut pour préparer la prochaine étape de son itinéraire, les Canaries.

L’été, la traversée de six-cent milles (compter quatre jours ou moins) vers Graciosa ou Lanzarote permet de s’accoutumer au grand large sans risquer de pièges météo, ce qui n’est pas toujours le cas en automne. Si le planning est un peu serré et l’itinéraire plus flexible, on se lancera directement dans la traversée vers les Antilles. Le mieux, avec un catamaran Nautitech, est de viser le sud de la Martinique distante d’un peu moins de 3 000 milles, que l’on atteindra en quinze-vingt jours en voilier en moyenne.

Cap vers Dakar, explorez une Afrique captivante

En revanche, si l’on a l’éternité devant soi ou presque, quitter Lanzarote pour une traversée -parfois non exempte de calmes- d’un millier de milles vers les îles du Cap Vert ou Dakar présente plusieurs avantages. Dans le premier cas, en visant Mindelo, en face de l’envoûtante Sant Antao, au nord-ouest de l’archipel, on poursuit l’apprentissage/accoutumance du grand large, avec une traversée en gros deux fois plus longue que la précédente.

Quitter l’Afrique pour rejoindre l’Amérique

Un nouveau choix s’ouvre ensuite : soit mettre le cap au 220° pour la plus courte possible des traversées de l’Atlantique -1650 milles environ- vers la marina de Jacaré au Brésil, entre Recife et Natal, avec franchissement du Pot-au-Noir, et de l’Équateur, ce qui peut prendre jusqu’à deux semaines en moyenne, soit naviguer vers la Guyane, ce qui allonge la traversée de 600 milles (quatre jours environ) au cap 255° mais donne accès à un morceau de France équatoriale, des îles du Salut au site de Kourou, avec un peu plus au nord la remontée possible du Maroni. Le catamaran s’y révèle une fois de plus parfaitement adapté.

À noter qu’on peut réserver cette visite sud-américaine au retour, si l’on a décidé de passer Le Cap, au sud de l’Afrique, plutôt que par le Canal de Suez… À noter aussi que Cayenne se situant par 4°52 Nord, on rencontrera une météo équatoriale dans ces parages (voire un bout de Pot-au-Noir), synonyme de temps lourd, très humide et peu venté. La bonne nouvelle, comme l’objectif suivant est de remonter vers les Caraïbes, c’est que si l’alizé est paresseux aussi bas en latitude, une branche du courant nord-équatorial porte au nord-est vers les Antilles et que sa vitesse peut atteindre deux nœuds.

Des Antilles au Panama, étape incontournable du voyage

On monte ainsi jusqu’à l’île de la Grenade, une perle méconnue des Antilles que certains jugent la plus belle de toutes. Après cette escale enchanteresse, l'itinéraire se poursuit vers le célèbre Canal de Panama. Une fois franchi ce drôle d’ascenseur à cargos, on ne traînera pas trop du côté de Panama City, on préférera préparer la traversée et le parcours vers les Galapagos (prendre en compte les lourdes -et chères- procédures administratives indispensables pour y entrer) dans l’archipel des Perlas par exemple.

Explorer les mythiques Galapagos, un lieu emblématique de l’Amérique du Sud

Les 850 milles de traversée vers les mythiques Galapagos (cap au 232°), véritable pays des merveilles au large de l’Equateur, peuvent s’effectuer très rapidement, en moins d’une semaine, en particulier durant la période favorable, soit de février à mai. Cependant, il est possible d’y rencontrer des vents contraires qui obligent à louvoyer et donc à rallonger sérieusement la route dans les eaux d’Amérique du Sud. Ne pas oublier que les courants peuvent également compliquer cette traversée inaugurale des eaux pacifiques. L’entrée dans cet archipel, inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, ne peut se faire que dans l’île principale de San Cristobal.

Cap vers une destination de rêve : Tahiti

L’étape suivante, vers les Marquises, est à peu près aussi longue que la traversée Canaries-Antilles (un peu moins de 3 000 milles environ au cap 258°). Avec une différence importante : dans le Pacifique, l’alizé souffle en général moins fort qu’en Atlantique. D’autant qu’on part de l’équateur, sur lequel se trouvent les Galapagos, et qu’on ne descend qu’à 9° Sud, ce qui signifie que l’alizé de sud-est est parfois mal établi. Le chanteur Jacques Brel a montré que l’on pouvait passer sa vie aux Marquises. Les tourdumondistes ont d’autres pays et d’autres îles à voir. Néanmoins, beaucoup seront surpris de découvrir que, depuis le début de la navigation sur le Pacifique, les oiseaux du large se retrouvent souvent d’île en île. Pour la bonne raison que l’alternance des saisons conditionne les moments de traversée en bateau.

Ainsi, la meilleure période pour rallier Tahiti depuis les Marquises s’étend, elle, d’avril à juin. Longtemps redoutée des navigateurs, la traversée de ces atolls et récifs sur lesquels déferle la grande houle du Pacifique n’est pas devenue une formalité avec le GPS - les passes d’entrée restent parfois délicates à négocier en voilier- mais presque. Tahiti, Moorea, Bora Bora, la séduction des îles de la Société ne se dément pas et n’a guère besoin de publicité. Là encore, un tour du monde en catamaran ne peut s’y contenter d’un simple « pit stop » de Formule Un. Il faut donc s’y autoriser quelques semaines voire quelques mois tout en gardant en tête la suite du voyage et en se donnant une date de départ.

Poursuite du tour du monde vers l’archipel Fidji

La meilleure saison pour continuer sa navigation vers les Fidji, la Nouvelle Calédonie et éventuellement la Nouvelle Zélande (comme Kumbaya), se situe de juin à octobre. Ce qui signifie qu’il est possible d’atteindre les antipodes, soit en gros la moitié du voyage en distance, en une grosse année à la voile. À condition de ne jamais traîner. Mais là encore il n’est pas question de battre un record. Car à propos de distance, justement, on réalise à ce moment du voyage que le Pacifique est très grand. L’archipel des Fidji se trouve dans l’ouest de Tahiti à 1800 milles, soit à deux petites semaines voire dix à quinze jours de navigation en catamaran. De là, on pourra descendre, cap au 246°, vers la Nouvelle Calédonie (650 milles au 245°) et son lagon légendaire. Puis mettre le cap - pour la première fois depuis le départ- dans l’est du sud (au 150° exactement) pour rallier Auckland (à 950 milles) en Nouvelle Zélande. Est-il besoin de préciser que ces archipels, -Fidji, Nouvelle Calédonie, Nouvelle-Zélande- méritent chacun d’y passer des semaines ?

Dernière étape de la traversée de l’océan Pacifique, destination l’Australie

La question mérite néanmoins un examen minutieux des dates de suite du voyage et des itinéraires de navigation. Parce que le meilleur itinéraire pour la suite du tour du monde suggère de naviguer en remontant vers le détroit de Torres, entre Australie et Nouvelle Guinée. Or, là encore, la meilleure période pour quitter le Pacifique, franchir Torres, avant de s’arrêter à Darwin au nord de l’Australie pour viser Bali et éventuellement l’Indonésie, est aussi de juillet à octobre. Comme le détroit est à près de 2 500 milles d’Auckland, il faut encore compter raisonnablement au moins quinze jours de traversée. Et garder en tête que la saison des cyclones commence en décembre, novembre étant déjà jugé « tard en saison ». Or qui, avec du temps devant soi en bateau, aurait envie de zapper Sydney (à 1300 milles environ au 277°) et la Grande Barrière longue de centaines de milles (il y a encore 1 500 milles à faire cap au nord jusqu’au détroit) ?

Choix de Route en voilier : vers le Nord ou le Sud ?

Une fois aux portes de l’océan Indien se pose un nouveau choix, éventuellement cornélien. Le choix du nord permet de visiter des destinations fabuleuses : le Sri Lanka et/ou les Maldives, à 2 500 milles de Bali, cap au 286°, puis en redescendant cap au 250°, les Seychelles, à 1200 milles des Maldives, avant de remonter vers le Golfe d’Aden puis d’attaquer les 1 200 milles d’une mer Rouge au système météo parfois compliqué. Ce dernier tronçon n’est pas anodin en termes de sécurité. Même si les attaques de pirates se sont raréfiées, elles n’ont pas disparu. Franchir le Golfe d’Aden en convoi de bateaux impose de nombreuses contraintes, en termes de vitesse au moteur en particulier. Quant à la saison idéale pour traverser à la voile l’océan Indien dans son nord, elle se situe en théorie de novembre à avril.

Sachant qu’aux Seychelles, par exemple, l’alizé de sud-est souffle de mai à octobre alors que les vents dominants soufflent… du nord-ouest de décembre à avril, on approche un peu du casse-tête. Sur le papier du moins, car les intersaisons seychelloises -octobre-novembre et avril-mai- promettent des vents réguliers de 10 à 15 nœuds en moyenne et des météos clémentes. Encore faut-il garder en tête qu’au sud, la période des cyclones qui peuvent menacer l’île Maurice, la Réunion et Madagascar commence vers le 15 décembre…

Bref, ce qui ressemblait à une route évidente et paisible dans le Pacifique, se complique un peu dans l’Océan Indien. On peut alors viser Maurice, la Réunion puis l’Afrique du Sud (avec un détour éventuel par Madagascar) au meilleur moment, c’est-à-dire de juin à octobre. Depuis Bali, la route passe par l’île Christmas à moins de 600 milles (cap au 260°), puis par l’archipel des Cocos Keelings (en gros à nouveau même distance et même cap). C’est sans doute le moment le plus délicat du tour du monde en multicoque. Les eaux sud-africaines, balayées par de puissants courants, tel celui des Aiguilles, et des contrastes de masses d’air importants, entre l’air chaud d’Afrique et glacial de l’Antarctique, sont parfois très agitées. C’est bien pourquoi la sagesse recommande de prendre tout son temps. Qui ne sera pas du temps perdu. Accostez votre bateau, car en dépit de ses difficultés, l’Afrique du Sud compte parmi les pays les plus beaux et les plus attachants du monde. Car il n’y a pas de record à établir, seulement de magnifiques souvenirs à se construire.

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