La course au large représente bien plus qu'une simple confrontation sportive sur l'eau ; elle est une aventure humaine, un condensé de technologie et une célébration du patrimoine maritime. À travers les différentes éditions de compétitions majeures comme la Drheam-Cup et la mythique Rolex Fastnet Race, le paysage de la navigation hauturière ne cesse d'évoluer, reliant les ports, les générations et les nations.
L'Évolution Stratégique de la Drheam-Cup
Si, lors de la première édition en 2016, La DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE a rallié le port de Roscoff depuis celui de La Trinité-sur-Mer, en 2018, la flotte a mis les voiles, direction Le Cotentin et la ville de Cherbourg qui a accueilli l’arrivée des 76 participants de la 2ème édition. Depuis 2020, la liaison se fait désormais entre La Manche et Le Morbihan puisque les concurrents de la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE prennent leur élan de Cherbourg-en-Cotentin pour une arrivée jugée à Lorient.
La cinquième édition de la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE a marqué une étape forte dans l’histoire de l’épreuve, confirmant son ADN unique : compétition, partage et fête. Elle a aussi mis en lumière l’ouverture et la diversité qui caractérisent la course depuis sa création. Les trois premiers des autres catégories ont également été mis à l’honneur, en particulier les vainqueurs, Groupe Snef (Xavier Macaire), qui a réussi à conserver son titre en Class40, Teasing Machine (Eric de Turckheim) en IRC 0, le J122 Moana (Frans Van Cappelle), mené par un équipage néerlandais 100% mixte, vainqueur en IRC 1, le J 99 Yalla !
Des podiums qui reflètent bien l’ADN de la course, ouverte à tous, avec beaucoup de femmes et d’étrangers, ce qui fait dire à Jacques Civilise : « Depuis la première édition, nous avons souhaité faire de l’ouverture au plus grand nombre un marqueur fort de la DRHEAM-CUP / GRAND PRIX DE FRANCE DE COURSE AU LARGE, je me réjouis particulièrement de constater que la course a accueilli cette année un tiers de participants étrangers ». Cette dernière, qui vise à promouvoir la pratique du double en Grande-Bretagne et était représentée par 15 bateaux alignés en IRC double, a d’ailleurs reçu le trophée club, un des trophées spéciaux remis chaque année par l’organisateur.
Un Plateau d'Exception et une Organisation Plébiscitée
La 4ème édition de la Drheam Cup / Grand Prix de France de Course au Large a tenu toutes ses promesses : météo exceptionnelle à Cherbourg-en-Cotentin et la Trinité-Sur-Mer, puis à la fois variée et complexe avec du petit temps mais aussi du vent fort, plateau de haut vol que ce soit chez les régatiers professionnels ou amateurs, et organisation saluée unanimement par les concurrents… Enfin, l’épreuve qui comptait 118 inscrits répartis en 12 classes, s’internationalise de plus en plus, et les victoires des Suisses (IRC équipage) et Britanniques (Ocean Fifty) en sont un bon exemple.
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Cette cinquième édition, qui a attiré plusieurs dizaines de milliers de visiteurs sur les villages de Cherbourg-en-Cotentin et La Trinité-sur-Mer, a par ailleurs réuni 11 840 joueurs sur Virtual Regatta. Première course multi-classes organisée en France après le confinement, elle a en effet attiré 95 équipages, trop heureux de pouvoir retrouver, même dans un contexte sanitaire rendant impossible l’organisation d’un village, l’ambiance si particulière de ces rendez-vous. Comme le souligne l'organisation : « On ne peut que remercier l’organisateur et la Ville de Cherbourg-en-Cotentin de nous offrir cette occasion de goûter de nouveau au stress des veilles de départ, avec les contrôles sécu, l’analyse des fichiers météo, et de retrouver tous nos camarades de jeu ».
Analyse des Catégories : De l'IRC au Class40
Dans la catégorie Class40, à Cherbourg-en-Cotentin, ils étaient 36 sur la ligne de départ, dont nombre de bateaux récemment mis à l’eau, et moult skippers issus de la Solitaire du Figaro. Durant le parcours, l’épreuve servant aussi de qualification pour la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, les ténors que sont Antoine Carpentier (Redman), Corentin Douguet (Queguiner-Innoveo), Yoann Richomme (Paprec Arkea), Ian Lipinski (Crédit Mutuel), Simon Koster (Banque du Léman), Amélie Grassi (La Boulangère Bio) ou encore Xavier Macaire (Groupe SNEF) ont régaté à couteaux tirés, poussant leur monture comme jamais dans la brise au portant après le passage du Fastnet.
Du côté des Figaro 3, il se nomme Basile Bourgnon, et est en train de se faire un prénom. Sur Edenred, associé au Méditerranéen Robin Follin, le fils du regretté Laurent a été époustouflant, menant la course de bout en bout sur les 600 milles d’un parcours semé d’embûches météo, une fois franchie la marque de West Shamble au Sud de l’Angleterre.
En IRC équipage, à voir les cv des équipiers du bateau suisse Kuka 3, un Cookson 50 construit en Nouvelle Zélande et mené par un équipage composé en majorité d’Italiens mais aussi de l’Australien Mitch Booth, double médaillé olympique et skipper du géant Comanche, il n’est pas vraiment surprenant que ce bateau ayant tout gagné en IRC ait ajouté la Drheam Cup à son palmarès. Son propriétaire-skipper Franco Niggeler tenait à mettre à son programme cette désormais incontournable épreuve, et enchanté de l’organisation, de la météo et de la régate, a annoncé qu’il reviendrait défendre son titre.
L'Héritage des Courses au Large et la Rolex Fastnet Race
L’histoire commence en 1924, quand le journaliste de voile britannique Weston Martyr participe à la Bermuda Race. Le 15 août 1925, sept concurrents s’élancent de Ryde, au nord-est de l’île de Wight. La machine est lancée. Année après année, elle gagne ses lettres de noblesse et séduit par-delà les frontières. Aujourd’hui, c'est la course au large qui attire le plus grand nombre de bateaux au monde.
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La 51e édition de la Rolex Fastnet Race, celle des 100 ans de la course mythique, accueillera une flotte exceptionnelle de 450 bateaux, composée de 3 500 marins professionnels et amateurs, venus de 50 nations différentes. Le départ sera donné le samedi 26 juillet 2025 depuis Cowes, en Angleterre. Pour cette édition anniversaire, Cherbourg-en-Cotentin se prépare à vibrer au rythme de la voile internationale avec l'arrivée de cette course parmi les plus prestigieuses.
« Lors des deux dernières éditions, il y a eu de nombreux abandons en raison de la météo. Beaucoup souhaitent cette année aller au bout de ce défi » observe Steve Cole, directeur de course du RORC. Les inscriptions ont démontré une ferveur inédite : « Ce matin, 217 voiliers se sont inscrits dans la première minute, contre 178 la dernière fois. 420 voiliers se sont inscrits dans les cinq premières minutes, alors qu'il avait fallu deux heures la dernière fois » précise le Directeur de Course.
L'Engagement Territorial pour le Nautisme
En accueillant la Rolex Fastnet Race pour une troisième édition consécutive, la Normandie réaffirme son rôle central dans le monde de la voile. Avec ses infrastructures portuaires modernes et un territoire riche en patrimoine maritime, le territoire offre un cadre idéal pour cet événement d'envergure. Le Maire de Cherbourg-en-Cotentin, Benoît Arrivé, précise : « Pour son centième anniversaire, la Rolex Fastnet Race confirme son installation à Cherbourg-en-Cotentin. En mettant le cap depuis 2021 sur notre port et sur la France, l’épreuve anglaise légendaire s’est inventée une nouvelle jeunesse ».
La stratégie régionale est claire : le nautisme est un axe de développement fort. « Notre stratégie partagée était de faire du nautisme un axe de développement fort de notre territoire, nous pouvons affirmer que nous avons réussi notre pari sur l’avenir », souligne Jean Morin, Président du Département de la Manche. La Région Normandie mobilise chaque année plus de 6 millions d’euros pour le rayonnement de la filière, faisant de Cherbourg un port de référence mondiale.
Une Culture Maritime Profondément Ancrée
L'attrait pour la course au large ne s'arrête pas aux épreuves professionnelles. L'histoire de la voile est pavée d'aventures humaines comme celle de la première course autour du monde sans escale, remportée par Sir Robin Knox-Johnston en 1968. Son conseil aux marins reste gravé : « Mon conseil serait tout simplement le suivant : si vous en avez l’idée et l’envie, alors faites-le. Ne laissez RIEN se mettre en travers de votre chemin ».
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Cet esprit d'aventure se retrouve aujourd'hui dans de multiples formats, des courses comme la Golden Globe Race, qui impose un retour aux sources avec l'usage du sextant et l'absence de technologies modernes, aux nouveaux défis comme la Vendée Arctique, qui envoie les skippers vers le cercle polaire. « DÉPASSER LES LIMITES, CONQUÉRIR LE NORD ! Après le grand sud, les marins ont rendez-vous avec le grand nord ! », telle est la devise de cette aventure inédite, première grande épreuve du cycle 2025-2028 vers le Vendée Globe.
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