Réglementation et Contrôle des Gilets de Sauvetage en Plaisance en France : Sécurité et Conformité

Quelle est la réglementation concernant les gilets de sauvetage sur le bateau ? Le gilet de sauvetage est-il obligatoire en France ? Ce sont des questions que vous vous posez sûrement si vous êtes arrivé sur notre page. Alors est-ce que le port du gilet de sauvetage est une obligation en France ? Nous vous expliquons tout et nous vous listons les différentes réglementations selon les zones de navigation et les personnes à bord de votre bateau. Dans ce dossier, nous abordons des sujets essentiels pour la sécurité en mer comme en eaux intérieures, rappelant l'utilité d'un gilet de sauvetage et les différents modèles qui existent aujourd’hui pour plus de confort et surtout plus de sécurité, tout en détaillant les obligations légales et les recommandations. La sécurité des travailleurs en milieu aquatique dépend en grande partie de la fiabilité des équipements de protection individuelle, tels que les gilets de sauvetage, et cette exigence s'étend naturellement aux plaisanciers.

Le Gilet de Sauvetage : Un Équipement Indispensable pour la Sécurité des Plaisanciers

Le gilet de sauvetage ou brassière est avant tout un équipement de sécurité non négligeable pour garantir la sécurité des plaisanciers lors des pratiques nautiques. Le gilet de sauvetage sauve des vies ! En effet, un accident peut vite arriver, un coup de vent, une filière qui lâche, une faute de barre ou simplement une perte d’équilibre peut amener à une chute dans l’eau. Remonter à bord du bateau en toute sécurité peut s’avérer parfois difficile, c’est pourquoi il est important de bien choisir son gilet de sauvetage !

Le gilet de sauvetage est un équipement individuel de flottaison aussi appelé EIF. C'est un dispositif qui permet à une personne de flotter plus facilement en cas de chute dans l'eau. Il permet de conserver la tête hors de l'eau et assure le retournement pour une personne inconsciente. Cette capacité à maintenir les voies respiratoires dégagées est cruciale et peut faire la différence entre la vie et la mort en cas de malaise ou d'incapacité à se mouvoir. Saviez-vous que l’espérance de vie après une chute à la mer est d’une heure dans une eau de 10°C à 16°C ? Selon la SNSM, le non-port du gilet de sauvetage est l’une des premières causes de noyade, et des chiffres alarmants montrent que 8 noyés sur 10 auraient pu être sauvés si cet équipement avait été utilisé.

Il est vrai que l’on a très souvent entendu dire que le port du gilet de sauvetage était freiné par manque de confort lors des manœuvres en bateau. Pendant des régates, il pouvait rendre moins performant, selon les dires, ou tout simplement par habitude du non-port du gilet. Cependant, les fabricants ont fait beaucoup d’efforts depuis pour offrir des gilets de sauvetage modernes, plus agréables et plus confortables tout en offrant plus de sécurité. Ces avancées technologiques et ergonomiques ont permis de réduire considérablement les inconvénients autrefois associés au port de cet équipement vital. Grâce aux évènements sportifs, le port du gilet de sauvetage obligatoire popularise et contribue à une utilisation plus régulière, démontrant que la sécurité n'est pas incompatible avec la performance ou le confort. Les Sauve­teurs en Mer recom­mandent son utili­sa­tion en perma­nence pour navi­guer ou pour exer­cer des acti­vi­tés nautiques, que vous sachiez nager ou non, et ce, quelles que soient les condi­tions clima­tiques et l’ex­pé­rience de la mer que l’on peut avoir.

Les Obligations Réglementaires en France : Division 240 et Flottabilité

La réglementation française concernant les gilets de sauvetage en plaisance est principalement régie par la Division 240, modifiée en mai 2019. Cette division détermine la réglementation pour tous les bateaux de plaisance à usage personnel ou de formation inférieure à 24 mètres en fonction de la zone de navigation. Il est essentiel de bien comprendre cette réglementation pour assurer la sécurité de tous à bord.

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Obligation d'Emport et de Port : Distinctions et Clarifications

Une distinction fondamentale doit être établie entre l'obligation d'avoir des gilets de sauvetage à bord et l'obligation de les porter. L’emport de gilets de sauvetage est bien obligatoire sur toute embarcation. Il en faut au moins 1 par personne à son bord. Cette exigence est universelle et non négociable. Vous trouverez plus d’information sur la fiche d’information « L’Équipement de sécurité des navires de plaisance en mer » éditée par le ministère chargé de la Mer et de la Pêche en collaboration avec la SNSM (mars 2024).

En revanche, vous ne serez pas verbalisé si vous ne portez pas sur vous un gilet de sauvetage à bord de votre embarcation en mer. Il n’y a pas d’obligation légale de « porter » un gilet à bord d’un bateau. Cette particularité est précisée par la division 240 article 240-2.12 des conditions d’utilisation des véhicules nautiques à moteur, page 16. Cependant, la prudence et les recommandations des experts priment sur l'absence d'obligation de port. Dès que vous posez le pied sur un bateau et où que vous soyez par rapport au rivage, les Sauveurs en Mer préconisent son utilisation. Les accidents n’arrivent, en effet, pas qu’au large. On constate, chaque année, de nombreuses chutes depuis une annexe sur le bref trajet du rivage au mouillage. Même proche des côtes, vous pouvez tomber à l’eau inconscient, à la suite d’un malaise ou si vous vous faites accidentellement projeter par la bôme de votre voilier. Cette recommandation est d’autant plus importante si vous êtes au large, où les délais d'intervention des secours peuvent être plus longs.

Responsabilité du Chef de Bord

La sécurité à bord incombe principalement au chef de bord. Le chef de bord est le membre de l’équipage qui a la responsabilité d’embarquer du matériel de sécurité adapté à la navigation pratiquée. Il doit s’assurer que tous ses passagers disposent d’un gilet de sauvetage homologué. Il doit être en bon état et s’adapter, selon la morphologie du passager (taille, poids…). Selon la zone de navigation et en fonction de l'usage, le gilet doit être adapté et respecter une certaine capacité de flottabilité exprimée en Newton. C'est donc une obligation majeure de vérifier la présence et la conformité de ces équipements avant chaque départ.

Classification par Zone de Navigation et Flottabilité

Le gilet de sauvetage fait partie des équipements obligatoires, mais le modèle du gilet est régi pour chaque zone de navigation. En France, ce qui détermine le type de gilet est l’éloignement d’un abri. Le gilet de sauvetage doit être adapté à la morphologie des personnes embarquées et à leurs besoins spécifiques.

Voici la liste des différentes réglementations selon les zones de navigation :

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  • Dans une zone de moins de 2 milles d’un abri : Il est imposé de porter une aide à la flottabilité de 50 Newton, bien qu'il soit souvent difficile d'évaluer la distance. Il peut être souvent utilisé pour des régates en dériveur.
  • Entre 2 et 6 milles d’un abri : La réglementation exige un gilet de sauvetage d’au moins 100 Newton que l’on retrouve souvent sur de petites embarcations.
  • Au-delà de 6 milles d’un abri : Il est obligatoire de porter un gilet de sauvetage de 150 Newton. Ces gilets de sauvetage assurent le retournement afin de maintenir vos voies respiratoires et la tête hors de l’eau, même en cas d'inconscience.
  • En navigation hauturière : Il est indispensable de compléter votre gilet d’un harnais et d’une longe, pour assurer une sécurité maximale lors des manœuvres ou en cas de chute.

Une mention spéciale doit être faite pour les plus jeunes :

  • Pour les enfants de moins de 30 kg : Il est obligatoire de porter un gilet de sauvetage de 100 Newton minimum quelle que soit la zone de navigation. Ce seuil élevé est justifié par leur vulnérabilité accrue.

Le tableau récapitulatif suivant permet de visualiser ces exigences :

Zone de navigationFlottabilité (Newton)
Moins de 2 milles d'un abri50 Newton
Entre 2 et 6 milles d'un abri100 Newton
Au-delà de 6 milles d'un abri150 Newton
Pour les enfants de moins de 30kg100 Newton

Homologation et Équipements Complémentaires Obligatoires

Le gilet de sauvetage doit être homologué et disposer d’une étiquette de conformité pour répondre à la norme. Ces équipements individuels de flottabilité (EIF) doivent être marqués CE ou un logo « barre à roue » doit figurer sur l’étiquette, attestant de leur conformité aux standards européens. Les EIF à 50 Newtons doivent être conformes à la norme ISO 12402-5 ou EN 393, et sont interdits aux enfants de moins de 30 kg. Les EIF à 100 Newtons, pour la navigation dans les zones côtières, doivent respecter l'ISO 12402-4 ou EN 395 et peuvent être gonflables ou en mousse. Enfin, les EIF à 150 Newtons, pour la navigation dans les zones semi-hauturières, sont conformes à l'ISO 12402-3 ou EN 396 et assurent qu'une personne inconsciente aura la tête hors de l'eau.

Pour être secouru, il faut être visible. C'est pourquoi il est impératif de posséder une lampe torche étanche ou un dispositif lumineux individuel pour compléter votre gilet de sauvetage. Cet équipement de sécurité est obligatoire en navigation, même à moins de 2 milles d’un abri, soulignant l'importance de la signalisation en cas de chute nocturne ou par faible visibilité.

Choisir son Gilet de Sauvetage : Flottabilité, Types et Critères

Le choix d'un gilet de sauvetage ne doit pas être laissé au hasard. Il doit être réfléchi en fonction de plusieurs critères pour garantir une efficacité maximale en cas de besoin. Il est important de bien distinguer le gilet de sauvetage à l’équipement d’aide à la flottabilité.

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Comprendre la Flottabilité (Newton)

La flottabilité est exprimée en Newton (N) et renseigne sur la capacité à faire flotter un corps. On trouvera des gilets de 50 newton (N), 100N, 150N et 275N. Plus le chiffre est élevé, plus le gilet vous aidera à flotter.

  • Les gilets 50N ne proposent qu’une aide à la flottabilité. Ils peuvent être utilisés lorsque l’on reste à moins de 2 milles nautiques d’un abri. Cependant, une aide à la flottabilité de 50N ne permet pas, par exemple, un dégagement des voies aériennes si la personne est inconsciente.
  • Dès que l’on s’éloigne vers la haute mer, il est impératif de choisir un gilet de 100N, 150N ou 275N. Ces derniers sont fortement recommandés en cas de longue traversée, mais également en hiver, lorsque l’on est plus lourdement équipé (polaire, imperméable, chaussures, etc.), car le poids des vêtements peut entraver la flottabilité.
  • Plus on s’éloigne des côtes, plus il est nécessaire d’assurer une sécurité maximale pour les personnes à bord et donc d’opter pour les gilets de 150 ou 275 newton. Si le temps est mauvais et que vous êtes loin en mer, les secours mettront plus de temps à arriver. Un gilet de 275N permet, en cas d’accident, d’assurer une plus longue flottabilité et de garder la tête hors de l’eau plus facilement dans les vagues.

Pour la plaisance (navigation à voile ou à moteur), Les Sauve­teurs en Mer vous recom­mandent de porter un gilet de 100N ou 150N même si on navigue à moins de 2 milles nautiques d’un abri. Cette recommandation est cruciale car elle privilégie la sécurité active plutôt que de se limiter à l'obligation minimale.

Gilets en Mousse ou Gonflables : Avantages et Inconvénients

Les deux grands types de gilet de sauve­tage que vous pour­rez trou­ver sont les gilets en mousse et les gilets gonflables, avec les diffé­rents niveaux de flot­ta­bi­lité détaillés ci-dessus.

  • Les gilets de sauve­tage en mousse : Ils présentent le premier avan­tage de propo­ser une flot­ta­bi­lité perma­nente, dès l’ins­tant où l’on tombe dans l’eau. Ils sont ainsi bien adap­tés à la voile légère, aux cata­ma­rans de sport, à la planche. Des acti­vi­tés pour lesquelles on pourra se conten­ter d’un gilet 50N, étant donné que ces sports se pratiquent souvent avec une combi­nai­son Néoprène®, qui offre déjà un premier niveau de flot­ta­bi­lité. La mousse présente, en outre, une protec­tion contre les chocs et protège du vent. Ils sont enfin faciles à entre­te­nir (il suffit de les rincer) et coûtent géné­ra­le­ment moins cher qu’un gilet gonflable. Cependant, les gilets en mousse avec une flot­ta­bi­lité plus impor­tante (100N-150N) proposent, en revanche, une moindre liberté de mouve­ment et peuvent être moins confor­tables lorsqu’il fait chaud. De plus, ils prennent plus de place sur un bateau. À noter égale­ment que, contrai­re­ment aux gilets gonflables et aux gilets en mousse de flot­ta­bi­lité supé­rieure, les gilets 50N ne garan­tissent pas auto­ma­tique­ment le retour­ne­ment de la personne tombée à l’eau sur le dos afin de libé­rer ses voies respi­ra­toires. En cas de chute incons­ciente, à la suite d’un malaise ou d’un acci­dent, la personne peut donc rester sur le ventre et se noyer.

  • Les gilets de sauve­tage gonflables : Ils sont dispo­nibles en 100, 150 et 275 newton, et se gonflent soit manuel­le­ment, soit auto­ma­tique­ment. Pour les premiers, il suffit de tirer sèche­ment sur une poignée pour libé­rer le gaz de la cartouche et les gonfler. Ces gilets gonflables manuels correspondront pour des utilisations en plan d'eau intérieur (lacs), kayak, ou rivière. En mer, lors des pratiques sportives en dériveur par exemple, le gilet manuel est très pratique pour éviter les gonflables intempestifs. Les gilets à déclenchement automatique se déclenchent seuls au contact de l’eau et se révé­le­ront donc parti­cu­liè­re­ment utiles si la personne tombe à l’eau incons­ciente. Lors d'une sortie en mer, il est vivement conseillé de vous orienter vers un modèle à déclenchement automatique en navigation côtière, semi-hauturière ou régate ! Il existe deux tech­no­lo­gies diffé­rentes pour les déclenchements automatiques : ils peuvent inté­grer une pastille de cellu­lose ou de sel (qui va se désin­té­grer au contact de l’eau et déclen­cher l’ou­ver­ture de la cartouche) ou être équi­pés d’un détec­teur de pres­sion de l’eau (système Hammar) qui va déclen­cher le gonfle­ment. Tous ces gilets permettent égale­ment de retour­ner auto­ma­tique­ment la personne tombée à l’eau, un avantage sécuritaire majeur.

Il existe également des vêtements de flottaison individuels (VFI), conçus pour être portés en permanence. Ils ont la particularité d’être plus confortables et de s'intégrer plus facilement à la tenue du plaisancier.

Critères de Sélection Personnels et Spécificités pour les Enfants

Les diffé­rents types de gilet répondent, tout d’abord, à des normes précises et strictes, concer­nant la flot­ta­bi­lité, la présence d’un sifflet, de bandes réflé­chis­santes, etc. Chacun présente ensuite ses avan­tages et ses incon­vé­nients. Le choix se fera donc en fonc­tion de sa pratique (type d’ac­ti­vité, zone et fréquence de navi­ga­tion), de sa morpho­lo­gie, de son poids et, bien évidem­ment, du prix. Des gilets en mousse 50 N peuvent coûter moins de 20 euros, rendant la sécurité accessible. Il est important d'adap­ter le choix de votre gilet à votre pratique spor­tive et aux risques pris plutôt qu’à l’éloi­gne­ment d’un abri.

Pour les enfants, il faut s’as­su­rer, en premier lieu, qu’il est adapté au poids et à la morpho­lo­gie de votre enfant. Les gilets sont spéci­fiques aux enfants ; il ne faut donc pas choisir un petit gilet pour adulte. Afin de garan­tir un parfait ajus­te­ment et qu’il ne remonte pas en cas d’im­mer­sion, il est impor­tant qu’il soit équipé d’une sangle sous-cutale (qui passe entre les jambes et sous les fesses), évitant ainsi que le gilet ne glisse vers le haut et ne perde son efficacité.

Maintenance, Vérification et Durée de Vie des Gilets de Sauvetage

La fiabilité des gilets de sauvetage est directement liée à leur entretien et à leur vérification régulière. Le respect des obligations de vérification et de maintenance est plus que jamais essentiel pour prévenir les risques de noyade et garantir un environnement de travail sûr, mais aussi une pratique de plaisance sécurisée.

Cadre Professionnel : Vérification Périodique Obligatoire

Pour les navires professionnels, le contexte est très clair. Selon l'arrêté du 19 mars 1993, les gilets de sauvetage gonflables, considérés comme des équipements de protection individuelle (EPI) de catégorie III, doivent faire l'objet d'une vérification générale périodique au moins une fois tous les douze mois. L'employeur est tenu de garantir la conformité et le bon état des équipements de protection individuelle mis à disposition des travailleurs. Le non-respect des obligations de vérification et de maintenance des gilets de sauvetage expose l'employeur à des sanctions pénales et civiles, notamment en cas d'accident impliquant un équipement défectueux. Bien que la réglementation impose une vérification annuelle, il est recommandé d'adapter la fréquence des contrôles en fonction de l'intensité d'utilisation des gilets et des conditions environnementales auxquelles ils sont exposés, assurant ainsi une sécurité optimale pour les travailleurs évoluant en milieu aquatique ou à proximité de plans d'eau.

Cadre de la Plaisance : Recommandations et Marquage Volontaire

Pour la plaisance, aucun texte officiel n’indique de durée de vie d’un gilet de sauvetage. Cependant, cela ne signifie pas que ces équipements n'ont pas de limite d'utilisation ou ne nécessitent pas d'entretien. À cet effet, les fabricants se sont mis d’accord sur un système de marquage volontaire des gilets de sauvetage dans le but d’indiquer la date de leur révision. Le 1er juin 2013 constitue le délai retenu pour sa mise en œuvre. Dans la pratique, à partir de la première révision du gilet, l’apposition sera systématique.

La révision des gilets de sauvetage gonflables doit être effectuée par le fabricant ou des professionnels (stations de révisions, shipchandlers…), agréés par les marques, ayant reçu une formation spécifique des fabricants et dotés de l’équipement nécessaire à la révision. L’objet du marquage est de rappeler au plaisancier la date recommandée pour la prochaine révision, incitant à une démarche proactive de maintenance. Le type de marquage (pastille rivetée, bague…) est laissé au choix du fabricant (forme, taille, couleur…) mais doit respecter des caractéristiques précises. Le marquage du gilet est effectué à l’aide d’une pastille, d’une bague, ou de tout autre support répondant aux présentes caractéristiques.

Les kits de remplacement des systèmes de déclenchements, disponibles chez les shipchandlers, doivent servir à remplacer, au cours d’une navigation, un système "percuté" (donc utilisé), permettant de réarmer rapidement le gilet après un déploiement, qu'il soit accidentel ou intentionnel. Il est également impératif de vérifier la date de validité des cartouches de gaz des gilets de sauvetage, car une cartouche périmée pourrait empêcher le gonflage en cas de besoin.

Sécurité Spécifique en Eaux Intérieures et Recommandations Générales

La sécurité en milieu aquatique ne se limite pas à la mer. Les rivières, lacs et canaux, bien que souvent perçus comme moins dangereux, présentent également des risques spécifiques nécessitant l'utilisation adéquate des gilets de sauvetage et le respect de règles particulières.

Navigation en Eau Douce

Ce guide présente les règles à connaître pour pratiquer son activité en eau douce, en toute sécurité et dans le respect des autres usagers. Que ce soit sur terre ou alors en mer, nous le savons tous, la sécurité prime. Pour une navigation au-delà de 3700 m de la rive : une flottabilité de 100 newtons est obligatoire. Le matériel de sécurité doit être à bord, adapté à la nature de l'activité et aux conditions environnementales.

Outre le gilet de sauvetage, d'autres précautions sont à prendre en compte. Renseignez-vous sur les courants dans votre zone de navigation et sur les risques qu’ils entraînent. Veillez à ce que tout votre matériel de sécurité soit en bon état et adapté à votre activité nautique. Vérifiez si la baignade est autorisée dans la zone fréquentée et prenez connaissance des consignes des clubs sportifs ou associations locales. Les rivières, lacs et canaux sont des espaces naturels que nous partageons : protégez-les en respectant l’environnement. Consultez un topo-guide récent de la rivière, mémorisez les points de repère et les passages difficiles pour anticiper les éventuels dangers.

Consignes aux Abords des Écluses et Barrages

La navigation sur les canaux et rivières aménagées implique souvent le passage d'écluses et la proximité de barrages, qui sont des zones à risque particulier.

  • Aux abords de l’écluse : si les portes sont fermées, tenez-vous à une distance suffisante pour éviter les remous, laissez sortir les bateaux puis attendez que les portes soient totalement ouvertes pour avancer. La précipitation peut entraîner des accidents.
  • Dans l’écluse : fixez les amarres sur un bollard et réglez-les à la demande à la descente ou à la montée depuis le bateau. Ne vous amarrez pas à une péniche et n’utilisez pas votre moteur, car cela peut créer des situations dangereuses avec d'autres embarcations ou les infrastructures de l'écluse.
  • Dans le cas d’une écluse jumelée avec un barrage : ne vous approchez jamais du barrage et maintenez-vous sur la rive du côté de l’écluse. Les courants et les dénivelés aux barrages sont extrêmement dangereux et peuvent aspirer une embarcation.

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