Rien n’est plus agréable que de profiter d’une piscine privée dans son propre jardin pendant les chaudes journées d’été. La perspective de plonger dans une eau claire, de se détendre au soleil ou d’organiser des fêtes mémorables devient réalité lorsque vous décidez de construire votre propre piscine. Bien que cela puisse sembler un projet complexe, avec une bonne préparation et en suivant les étapes appropriées, vous pouvez réaliser votre rêve aquatique sans trop de difficultés. Cet article vous guidera à travers les 10 étapes clés pour construire votre piscine.
1. Démarches administratives et assurances
Tout projet de piscine de plus de 10 m², même hors sol, nécessite une déclaration préalable de travaux auprès de votre mairie. Il est également essentiel de consulter le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de votre commune, car des restrictions et des règles d’urbanisme spécifiques peuvent s’appliquer, comme des exigences concernant la couleur du liner ou la distance entre la piscine et les limites de votre terrain. Il est important de se renseigner sur les obligations liées à la construction d’une piscine.
2. Définition du projet piscine
L’objectif principal de cette étape est de déterminer les dimensions du bassin, de choisir les matériaux à utiliser, de définir la forme souhaitée, d’identifier les différents intervenants et de demander des devis. Définir ses envies est primordial avant même de tracer la piscine. Le bassin n’aura pas la même forme ni les mêmes dimensions, selon que vous recherchez une piscine de loisirs, pour la nage détente ou pour l’entraînement sportif. Il faut également sélectionner le meilleur emplacement. Si vous souhaitez une forme originale, loin des standards, c’est possible. Pourquoi pas une piscine en L ou en haricot, ou une piscine à débordement, à fond incurvé, avec une plage immergée, un couloir de nage…? Bref, créez une piscine selon vos envies.
3. Traçage de la piscine
Une fois l’emplacement de la piscine choisi, vous pouvez commencer le traçage. Cette étape consiste à vérifier l’absence de canalisations souterraines, à placer des piquets, à tendre des cordeaux, à mesurer les diagonales pour déterminer les angles et à définir le point zéro, qui servira de référence pour le terrassement. Il est conseillé de prévoir une marge d’un mètre autour du bassin pour faciliter le terrassement. Le traçage peut être réalisé en quelques heures.
4. Terrassement
Le terrassement consiste à délimiter l’emplacement et la profondeur de la piscine et à tracer les chemins qui la relieront au local technique. La technique de terrassement dépend de la composition du sol. Il est important de noter que le fond doit être stabilisé après le terrassement avec une dalle en béton. Avant de procéder au terrassement, il est nécessaire de s’intéresser à la nature du sol à creuser et à l’accès au chantier. Ce sont ces deux éléments qui vont permettre de choisir une technique de terrassement adaptée et d’assurer une bonne installation de la piscine. Il est ensuite temps de creuser en respectant avec précision le plan de la piscine. Généralement, on prévoit également un espace autour du bassin afin d’assurer le passage des canalisations.
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5. Structure de la piscine
Les options pour la structure de la piscine sont nombreuses : coque en polyester, panneaux à assembler, béton coulé, béton armé ou coffrage. Les pièces à sceller, telles que les skimmers et les buses de refoulement, sont indispensables pour la circulation de l’eau. Des options supplémentaires incluent l’éclairage, la prise balai et d’autres accessoires. Troisième étape de la construction d’une piscine : la pose de la structure. Il existe d’ailleurs de nombreuses méthodes d’installation qui dépendront du type de bassin sélectionné. Dans le cas d’une piscine en béton, plusieurs techniques peuvent être utilisées, à l’image d’un coffrage, d’un béton coulé ou d’un béton armé. Le choix se fera principalement en fonction de la forme du bassin. Lors de l’installation de la piscine, il ne faut pas non plus oublier tous les éléments qui vont assurer le bon fonctionnement du bassin. Suite au terrassement, il faudra aussi s’assurer que le fond du bassin est stabilisé.
6. Circuit hydraulique
L’objectif de cette étape est d’équiper le local technique d’un système de filtration. Pour un fonctionnement optimal, il est préférable que l’eau ait le moins de distance possible à parcourir dans le circuit hydraulique. Il faut donc préparer le circuit des tuyaux et les raccorder avant d’assembler l’ensemble du circuit hydraulique. Le système de filtration est l’élément le plus important à raccorder au local, au même titre que le filtre et la pompe.
7. Drainage
Le drainage autour de la piscine a pour but de dévier les arrivées d’eau qui pourraient exercer une pression sur la structure. Le drainage est raccordé au système d’évacuation des eaux ou réalisé à l’aide d’un drainage autour de la structure avec un puits de décompression. Dans certains cas, il sera aussi nécessaire de réaliser un drainage. Cette étape consiste à placer un drain au niveau des fondations ou à l’extérieur du bassin afin de le protéger du ruissellement des eaux de pluie. Les terrains avec une nappe phréatique ou présentant un sol argileux devront généralement s’y soumettre.
8. Revêtement
Dans la plupart des cas, le revêtement doit assurer l’étanchéité du bassin. Vous pouvez opter pour un liner fabriqué sur mesure par un fabricant spécialisé ou une membrane en PVC armé, plus résistante, découpée et soudée directement dans le bassin. Si la structure est étanche, le revêtement peut être décoratif, comme un enduit, de la peinture ou du carrelage. Maintenant que le terrassement et les raccordements ont été réalisés, la construction de la piscine est presque terminée. Seules les finitions sont encore à réaliser. Le choix du revêtement va principalement dépendre de l’étanchéité du bassin. Pour finaliser la construction de la piscine, il faudra installer un revêtement capable d’assurer l’étanchéité du bassin. Généralement, on utilise une membrane armée ou du liner. Fabriqués en PVC, ces éléments doivent être découpés avec précision afin de s’adapter aux dimensions de la piscine. Certains bassins sont déjà étanches sans même avoir besoin de poser un revêtement, à l’image des bassins en béton. Dans ce cas, on pourra choisir un revêtement purement décoratif, tel que de la peinture, de l’enduit ou du carrelage.
9. Mise en eau du bassin
C’est le moment tant attendu : vous pouvez enfin remplir votre piscine d’eau ! Il faut déclarer la mise en eau de votre bassin auprès de votre fournisseur d’eau pour bénéficier d’économies sur la taxe d’assainissement. À présent que le revêtement est posé, il ne reste plus qu’à remplir le bassin d’eau. Appelée mise en eau, cette étape nécessite généralement plusieurs jours. Pendant ce temps, il faut vérifier que le revêtement reste bien fixé, tout particulièrement s’il s’agit d’un liner. Bien que la construction de la piscine soit achevée, il n’est pas encore temps de se baigner. Pour des raisons de sécurité, il convient d’installer les margelles avant toute baignade.
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10. Remblaiement
Le remblaiement est la dernière étape de votre projet piscine. Il consiste à combler les trous autour de la structure de votre piscine. Il est important de vérifier minutieusement que chaque élément est bien en place et que tout fonctionne sans fuite, notamment le drainage, les tuyaux et les pièces à sceller. Première étape de celles-ci : le remblaiement autour de la piscine. Cela consiste à boucher les trous et à combler les abords du bassin avec de la terre. Pour effectuer cette opération, il est courant d’utiliser la terre qui a été retirée lors du terrassement. Il faudra toutefois faire attention à ne pas utiliser de l’argile ou de la terre végétale qui pourraient favoriser le ruissellement des eaux de pluie. Certains constructeurs peuvent aussi proposer d’autres matériaux pour réaliser le remblaiement, dont du gravier.
Finitions et aménagements
Il ne reste alors plus qu’à effectuer les finitions autour de la piscine. Vous pourrez notamment opter pour l’installation d’une terrasse en bois ou la création d’une douche. À présent que l’installation de la piscine est achevée, vous allez pouvoir en profiter intensément. Toutefois, il peut être judicieux de réaliser une toute dernière étape : la pose d’un abri de piscine. une eau de meilleure qualité : grâce à une couverture de piscine, le bassin est protégé de tous les polluants extérieurs. Feuilles, insectes, fleurs et autres poussières auront moins de chance de se déposer dans l’eau. un gain de sécurité : la législation impose d’équiper sa piscine d’un équipement de sécurité. Dans cette optique, un abri de piscine se montre bien plus performant qu’une simple alarme ou une barrière. une plus grande qualité de baignade : que vous optiez pour une couverture ou un abri de piscine, cet équipement permettra de maintenir la température de l’eau. Selon le modèle choisi, vous pourrez également vous baigner même lorsque la météo est mauvaise. un large choix de modèles : abri ou simple couverture, abri à ouverture manuelle ou motorisée, abri fixe ou amovible ou encore abri bas ou haut… autant de possibilités qui s’offrent à vous lors de l’installation d’une piscine.
Auto-construction vs. Professionnel
Construire une piscine n’est pas une mince affaire. Souvent, il est bien plus simple de s’adresser à un constructeur de piscine, qui a l’habitude de faire ces travaux. Vous pouvez choisir de construire une traditionnelle piscine maçonnée en béton, mais il existe aussi des piscines enterrées en kit. Attention, certaines tâches ne peuvent être effectuées par un particulier. La construction d’une piscine privée par un professionnel représente un gros budget. A tel point que certains se posent la question : pourquoi ne pas la construire soi-même ? L’auto-contruction d’une piscine promet en effet de vraies économies. Avant de vous lancer dans ce chantier exigeant, posez-vous quelques questions. Quels sont les avantages et les inconvénients ? Combien coûte la construction d’une piscine si on la fait soi-même ?
Avantages et inconvénients de l’auto-construction
Démarrer la construction d’une piscine suppose quelques qualités. À moins de se contenter d’une petite piscine (moins de 10 m2), il vous faudra déclarer les travaux auprès de votre mairie. Selon la taille de la piscine et de l’abri, vous aurez à demander soit une autorisation préalable de travaux, soit un permis de construire. Pensez à présenter votre projet dans un dossier complet : plan de situation, plan de coupe et photographie du terrain, etc. Économiser des sous, c’est souvent dépenser du temps ! Pour mener le chantier de construction d’une piscine, mieux vaut avoir suffisamment de temps libre. Si vous manquez de temps, le risque est grand de se décourager… et de laisser les travaux traîner en longueur. Car il faudra tout gérer : la commande de matériaux, les livraisons des fournisseurs, la main d’œuvre des copains et cousins, etc. Rien ne vous rebute : ni le maniement d’une pelle, ni le pilotage d’un engin de terrassement. Vous avez de grandes qualités de bricolage et vous êtes curieux de découvrir de nouvelles techniques de construction ? Le chantier d’une piscine a tout pour vous plaire. On ne va pas se mentir, l’avantage principal de l’auto-construction est son budget réduit. Y a pas photo : si vous faites vous-même votre piscine, vous dépenserez deux à trois fois moins qu’en faisant appel à un spécialiste. Ça vaut la peine de transpirer. La différence s’explique facilement, puisque la plus grande partie du devis couvre le temps de travail des professionnels. Résultat : en économisant sur la main d’œuvre, votre piscine coûte beaucoup moins cher. Quant à l’aspect esthétique, là encore votre imagination est reine. Vous pouvez personnaliser les aménagements de multiples manières. Les finitions vous donnent l’occasion d’apporter une touche personnelle. Quand on a creusé, terrassé, maçonné, aménagé sa piscine, on la connait de A à Z. C’est vous qui connectez le réseau de canalisation pour l’arrivée d’eau, c’est vous qui installez les aménagements et systèmes de sécurité… Au moindre problème (fuite par exemple) dans les mois ou années à venir, vous serez en mesure de repérer très vite son origine. Il ne vous sera pas difficile d’intervenir vous-même. La fierté du travail bien fait, quoi. Celui qui commence la construction d’une piscine doit s’attendre à y passer beaucoup de temps ! Au minimum, il faut avoir un mois devant soi, à condition d’y passer tout son temps libre. Comptez plutôt deux à trois mois de travail, ce qui demande une bonne organisation du temps. Il faut savoir équilibrer travail et détente, de manière à ne pas s’épuiser ou se démotiver. Le risque serait de finir par laisser le chantier en plan ! La difficulté principale est de garder un rythme de travail régulier. Certaines étapes sont plus longues et difficiles que d’autres. La construction d’une piscine est un chantier qui demande une forte motivation et pas mal d’énergie. Certains travaux sont particulièrement difficiles, en particulier le terrassement. Cela dit, cela vous économisera pas mal d’heures à la salle de sports ! On peut limiter certaines actions en organisant correctement le chantier. Par exemple en faisant livrer les parpaings directement à l’intérieur du radier. Autant le savoir, votre jardin va devenir une zone de chantier impraticable pendant toute la durée des travaux. Le stock de matériaux prend de la place, ainsi que les outils. Le chantier génère de la poussière et des gravats. Les professionnels sont équipés pour protéger les environs. Il faudra penser à faire de même. N’étant pas professionnel, nul n’est à l’abri d’une erreur importante lors des travaux. En général, une erreur technique se rattrape, moyennant une dépense supplémentaire de temps et d’argent ! Mais si une faute grave est commise dans la construction du radier, la piscine est à l’eau. En effet, une malfaçon sur le chantier aurait plusieurs conséquences. Fissures, mauvaise étanchéité, effondrement, raccordements électriques défectueux… Si une erreur technique impacte votre piscine, vous ne pouvez pas vous abriter derrière la garantie constructeur.
Budget pour une piscine en auto-construction
Si l’auto-construction d’une piscine coûte beaucoup moins cher, quel budget faut-il prévoir ? Terrassement, mis à niveau du sol, coulage d’une dalle en béton : au total, comptez entre 1500 et 3000 euros. Le béton est plus coûteux, mais ce matériau vous donne plus de liberté pour personnaliser la piscine. Et surtout, il est plus fiable et durable. Pour réaliser le radier et les murs de la piscine, prévoyez au moins 1500 euros de béton (dont la moitié pour le radier). Indispensable, le dispositif de filtration comporte le filtre, la pompe à eau, les skimmers, les tuyaux et les bouches de refoulement. Dès que vous ajoutez un éclairage, des jets d’eau ou un escalier, vous ajoutez une ligne sur la facture. Le liner est plutôt économique. Un liner standard coûte à peine 500 euros. Mais il est fragile et s’abîmera assez vite. Plus solide (et plus cher) : le carrelage. La dispositif anti-noyade représente un budget obligatoire. Le tarif peut varier selon que vous aurez opté pour une barrière, une alarme sonore, une couverture de sécurité ou un abri de piscine. Pour protéger la piscine des intempéries et des chutes de feuilles, une bâche à bulles peut s’avérer utile. Ce type de bâche coûte entre 5 et 9 euros le mètre carré. Sans oublier l’enrouleur à bâche.
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Coût total : auto-construction vs professionnel
Réalisée par un professionnel, le prix de construction d’une piscine va de 16 000 euros (pour une piscine à coque) à 27 000 euros pour une piscine faite avec des panneaux modulaires. À taille égale, une piscine réalisée par vos propres moyens coûte moins de 10 000 euros, à moins d’ajouter des tonnes d’options et d’accessoires ! Au final, soit vous avez une piscine pour à moitié prix (entre 7000 et 10 000 €), soit vous avez une piscine deux fois mieux pour le même prix.
Témoignage d'un auto-constructeur
Geoffroy Cassagnes avait déjà bâti sa maison. Il a poursuivi avec la construction de sa piscine, entourée d’une plage terrasse en pin. Sa maison de Guntzviller (57) terminée, Geoffroy Cassagnes décide d’agrémenter le jardin d’une piscine « en dur ». « J’ai refusé la solution du bassin hors sol, trop inesthétique et provisoire », explique-t-il. Les devis « dissuasifs » établis par différents piscinistes. Chantier : installer une piscine enterrée en kit à moindre coût les (prix entre 15 000 et 19 000 €) l’amènent à chercher une autre solution. Il la trouve sur Internet : « Certains détaillants proposent des kits complets intégrant liner et système de filtration de qualité supérieure à ceux disponibles en grande surface. Tout le reste est à la charge de l’acheteur. Le reste, ce sont les travaux de terrassement, la maçonnerie et la mise en eau : « Rien de plus simple pour un bon bricoleur. Notre lecteur opte pour une piscine traditionnelle en béton armé (4 x 6 m), complétée par une terrasse en bois de 120 m2. En plus d’être bricoleur, Geoffroy Cassagnes est plutôt débrouillard. Pour preuve, une pelleteuse à l’ouvrage sur un chantier voisin lui permet de creuser la fosse sans débourser un centime. « J’en ai profité pour prévoir la place du local technique et creuser la tranchée destinée aux tuyaux d’évacuation. Après la pose d’un film polyane, les travaux de gros œuvre démarrent par le ferraillage du radier (dalle de fond). L’armature se compose de quatre longrines aux extrémités (15 x 30 cm x 6 m) et 26 m2 de treillis soudé. Des fers à béton verticaux (Ø 10 mm) sont ligaturés au treillis. La bonde de fond et le tuyau d’évacuation sont scellés avant le coulage de la dalle. Gâché à la bétonnière, le béton est dosé à 350 kg/m3 (soit 7,5 m3). Les travaux se poursuivent avec le montage des parois : 250 blocs de béton creux et alvéolés posés à sec (sans joint de mortier) sont chaînés en partie haute. Entre-temps, différentes pièces techniques (skimmer, buses de refoulement et projecteur d’éclairage étanche) sont intégrées dans les murs après découpe de leurs emplacements. Pour jointoyer les blocs, notre lecteur applique une barbotine de ciment et de chaux maison sur toute la surface. La jonction sol-mur est arrondie à la spatule avec un mortier fibré (5 cm de rayon). Le ragréage du radier finalise le lissage de l’ensemble.
Kits piscines : une alternative intéressante
Il faut savoir qu’en plus des pièces à sceller (skimmer, buses, projecteur étanche…), le kit contient un grand nombre d’éléments : filtre à sable, pompe + vannes 6 voies, 100 m de tuyaux (Ø 50 mm), raccords, 30 m de rails d’accrochage, liner, feutre imputrescible, coffret électrique, produit antialgues, colle PVC, prise et balai aspirant, échelle inox… « La plupart des accessoires sont livrés démontés : la multitude de pièces fait un peu peur, reconnaît notre lecteur, mais le montage du système de filtration s’est avéré simple. Pour éviter la construction d’un cabanon, le local technique est judicieusement installé sous la terrasse : « Sa position sous le niveau de l’eau optimise le fonctionnement du système de filtration et limite l’effort de la pompe. En périphérie, le muret de soutènement est maçonné avec des pierres extraites de la fouille et douchées au nettoyeur haute pression : « Ces pierres se prêtent bien à la réalisation d’un mur esthétique jointoyé au mortier de chaux. C’est maintenant l’installation du rail d’accrochage du liner. Minutieusement positionné au ras des parois, il est vissé tout autour du bassin. Important : le périmètre d’accrochage doit être rigoureusement identique à celui du liner. « L’à-peu-près n’est pas de mise pour cette opération ». En utilisant le rail comme niveau, quarante éléments de margelles ont été scellés sur des plots de colle à carrelage (qualité sol extérieur). Par souci de propreté, notre lecteur termine la terrasse bordant le bassin avant la mise en eau. À la place d’un bois exotique jugé « inabordable pour une telle surface », il choisit des lames de pin traité en autoclave, qui seront teintées. « La tentation de remplir le bassin a été très forte à certains moments, mais il y avait de la sciure de bois partout. Avant de poser le liner, un produit antimoisissures est pulvérisé sur les parois de béton recouvertes ensuite d’un épais géotextile antifongique et bactéricide : « Cette moquette collée aux murs rendra le contact du liner plus moelleux. La touche finale, pourtant mentionnée dans la notice, n’a pas convaincu notre lecteur : « Le recours à un aspirateur est à mon avis inutile. Les bulles éventuelles s’évacuent sous la pression de l’eau. Pour les libérer, mieux vaut prévoir de légers espaces (3 mm) entre les jonctions des rails. Contrairement aux idées reçues, la piscine s’entretient facilement : « chaque semaine, il suffit de déposer une pastille de traitement multifonction dans le skimmer. Je ne mets en service la pompe de filtration que pendant les heures creuses, pour un prix mensuel de 30 € maximum. Posé en fond de fouille, un drain de 50 m (Ø 10 mm) est branché sur l’évacuation. Notre lecteur est précis : pour fixer 85 lames en pin de 3 cm d’épaisseur, il a utilisé 2 500 vis. Si le rêve de 4 français sur 10 est d’installer une piscine enterrée dans son jardin (*), le principal frein rencontré est le plus souvent financier. Pourtant les kits piscines restent une très bonne alternative et d’autant plus lorsqu’ils sont installés par le particulier lui-même. L’auto-construction qui est le fait de construire sa piscine soit même est de plus en plus plébiscité par les futurs acquéreurs de par les nombreux avantages retirés. Le principal avantage de l’auto-construction est économique puisque construire sa piscine soi-même permet d’économiser jusqu’à 50 % du budget total. Les clients peuvent toutefois être effrayés par les travaux qu’il conviendra de réaliser. Ainsi, le client qui fait le choix d’une auto-construction disposera d’un guide de montage complet détaillé, d’une vidéo de montage ainsi que d’une assistance téléphonique pour faciliter la réalisation de sa piscine. Si ces étapes vous paraissent compliquées, gardez à l’esprit que construire soit même sa piscine en kit permet de travailler sereinement, à son propre rythme selon un planning qui vous convient. C’est vous qui décidez du niveau des travaux que vous exécuterez. Ainsi, vous pouvez si vous le souhaitez sous-traiter les étapes qui vous semblent sortir de votre domaine de compétence telles que le terrassement de la piscine.