Le voile islamique, ou hijab, occupe une place centrale dans la pratique religieuse des femmes musulmanes. Il est vrai que cela peut parfois être difficile à entendre pour certaines, mais nous demandons à Allah de nous guider dans la droiture. Le port du voile islamique, appelé hijab ou tenue islamique, est obligatoire pour les femmes de confession musulmane. Le Coran et la Sounnah ont clairement défini des règles et critères pour un port conforme à la tradition. Dès le départ, il convient de rappeler que le port du hijab fait bel et bien partie des obligations qui incombent aux femmes dans la religion musulmane. Les savants s’accordent également sur le caractère obligatoire du port de cette tenue pudique. Dès lors, chaque femme concernée doit connaître et respecter les critères permettant un port conforme et valide du voile. Cet article cible les 8 conditions du voile, basées sur les textes sacrés et les explications des érudits.
La légitimité coranique et prophétique du voile
La question du voile pour la femme musulmane ne fait l’objet d’aucun doute dans la religion d’Allâh : la femme pubère est tenue de se couvrir d’un vêtement ample, pudique, non transparent et qui ne décrit pas la forme du corps. C’est une obligation claire et unanime en Islam, comme le prouvent le Coran, la Sounnah et l’ijmâ‘ des savants. Allah dit dans le Coran, sourate 33 Al-Ahzab, verset 59 : « Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allâh est Pardonneur et Miséricordieux. »
Le terme « Hijab » tel qu’il s’écrit est apparu dans le Coran à maintes reprises et dans de différents contextes. Hijab est dérivé du verbe hadjaba. Ce terme peut désigner rideau, cloison, séparation, ou tout ce qui dissimule et dérobe quelque chose à la vue. Dans le verset 31 de la sourate An-Noûr, il est précisé : « Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines. » Ibn Kathir explique que le khimar est une couverture portée sur la tête. La femme croyante est invitée à se conformer à ces directives divines comme un acte d'adoration et de protection.
Les huit conditions du voile légiféré
Pour respecter au mieux l’ensemble de ces conditions, la femme musulmane doit veiller à ce que sa tenue réponde à des critères précis, tirés de l’analyse des textes authentiques.
La couverture intégrale du corps : L’habit doit comprendre toute partie du corps que la femme doit cacher, afin de se voiler des étrangers. D’ailleurs, c’est pour cela qu’il est appelé « voile », car il voile son corps des étrangers. Quant aux Mahârim, la femme ne doit leur dévoiler que les endroits de parure tels que le cou, les oreilles, les jambes et les poignets.
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L’opacité du vêtement : L’habit doit être opaque et ne doit pas être transparent, de peur de montrer la couleur de la peau de la femme. L’interdiction de cela a été établie dans le hadith rapporté par Aboû Hourayra dans lequel le Prophète a décrit des femmes à la fois vêtues et dénudées. Ibn Taymiyya a précisé que cela désigne les femmes qui portent des habits qui les dévoilent, comme un habit fin qui laisse voir sa peau.
L’ampleur et l’absence de formes : L’habit doit être large et ample pour ne pas préciser une partie de son corps, car l’habit étroit qui précise les traits du corps ne correspond pas au voile religieusement exigé. L’interdiction de l’habit étroit a été citée dans le hadith rapporté par Ouşâma Ibn Zayd, où le Prophète a ordonné à la femme de porter un vêtement sous sa qutbiyya pour que celle-ci ne dessine pas son corps.
L'absence d'attrait ou d'ornementation : L’habit de la femme ne doit pas être orné de sorte qu’il attire les attentions, que ce soit dans sa forme, les couleurs claires ou éclatantes qu’il renferme, ou les dessins et broderies. Al-Aloûşî a souligné que les habits luxueux, multicolores ou contenant des dessins dorés, peuvent constituer une forme d'exhibition prohibée.
Ne pas être un habit de célébrité : Il est détestable de porter des habits de célébrité, qu’ils soient de valeur et hors du commun, ou sans valeur et hors du commun, car le Prophète a dit : « Celui qui porte un habit de célébrité, Allâh l’habillera d’un vêtement d’humiliation ».
Ne pas ressembler aux hommes : Le Prophète a maudit les hommes qui imitent les femmes et les femmes qui imitent les hommes. Cette interdiction s’applique à l’habillement, à la manière de parler et à la démarche. La femme qui porte des vêtements d'hommes subit la malédiction d’Allâh et de son Messager.
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Ne pas ressembler aux mécréantes : La législation islamique interdit de copier les usages vestimentaires spécifiques aux communautés non musulmanes, afin de préserver l'identité de la femme croyante et sa distinction dans sa pratique de la foi.
L'absence de parfum : Parmi les actes qui font que la femme soit maudite, c'est qu'elle fasse paraître sa parure, dont le parfum, lorsqu'elle sort de chez elle. Le Messager d'Allah a dit : « Toute femme qui se parfume et passe devant des hommes pour qu'ils sentent son parfum est une fornicatrice. »
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