Jarnac, Cœur Battant des Championnats de France UNSS de Canoë-Kayak

Pour la première fois, Jarnac a accueilli les championnats de France UNSS de canoë-kayak, un événement majeur qui a transformé la ville en un pôle d'excellence pour le sport scolaire aquatique. Cette compétition d'envergure nationale a réuni une jeunesse sportive passionnée, offrant un spectacle de haut niveau et soulignant l'importance de l'engagement des jeunes, tant sur l'eau qu'en coulisses. Durant trois jours intenses, du mercredi 18 au vendredi 20 mai, la commune a vibré au rythme des pagaies et de l'enthousiasme de près de 200 concurrents issus de vingt-cinq collèges et dix lycées, tous venus des quatre coins de la France pour défendre les couleurs de leurs établissements. Cette première pour Jarnac, une ville où le canoë-kayak est profondément ancré dans l'identité locale, a été marquée par une organisation méticuleuse et une participation record, illustrant parfaitement la mission de l'Union Nationale du Sport Scolaire (UNSS) de promouvoir l'accès au sport pour tous les jeunes.

Une Organisation Exemplaire Ancrée dans le Tissu Local

L'accueil de ces championnats de France UNSS de canoë-kayak a nécessité une grosse organisation, dont les collégiens de Jean-Lartaut se sont imprégnés et qu'ils ont préparé depuis le début de la rentrée scolaire. Ce sont pas moins d'une bonne trentaine de ces jeunes qui ont été partie prenante du bon déroulé des opérations. Le succès de cet événement repose en grande partie sur la collaboration étroite entre de nombreux acteurs. Le Service départemental de l’UNSS Charente, représenté par Matthieu Sauvaget, a tenu à remercier tous ceux qui ont contribué à cette réussite. Parmi eux, les jeunes officiels et les jeunes organisateurs ont joué un rôle crucial, apportant leur énergie et leur dévouement. Les collègues professeurs d’EPS ont également été des piliers essentiels, tout comme le club de Jarnac Sport Canoë-Kayak et le Comité départemental de canoë-kayak de la Charente, pour l’aide fournie durant les trois jours de compétition. Les partenaires de l'événement ont également été salués pour leur soutien indispensable.

L'implication du collège Jean-Lartaut est particulièrement remarquable. L'établissement se distingue par son lien indéfectible avec la discipline. Corinne Dumais, la documentaliste qui a piloté le projet en compagnie des professeurs d’EPS Emmanuel Payen, Nicolas Chalas et Joséphine Robinaud, explique que « le canoë-kayak, c’est un peu l’ADN de notre collège ». Cette passion se traduit par une préparation minutieuse, où les élèves ne sont pas seulement des participants, mais de véritables acteurs. Ils ont même rédigé un communiqué de presse et ont eu l'opportunité de filmer les épreuves grâce au projet Medialab, qui sensibilise les élèves aux médias. Une chance exceptionnelle leur a été offerte de pouvoir interviewer Martin Thomas, le céiste jarnacais qui s'est classé 5e aux Jeux Olympiques de Tokyo, offrant ainsi une perspective inspirante aux jeunes athlètes et organisateurs en herbe.

La Jeunesse au Cœur de l'Action : Athlètes et Bénévoles Engagés

Si une équipe jarnacaise s'est qualifiée sans surprise pour ces championnats de France, démontrant le niveau d'excellence local, la compétition est bien plus qu'une simple série de courses. Lorenzo Sourbé, Clara Sedrue, Maxime Tisseron et Brice Basset-Bacles ont eu le privilège de défendre les couleurs de Jean-Lartaut. Leur présence à domicile leur confère un avantage certain, comme le confie Clara Sedrue, qui s’entraîne tous les mardis après-midi avec ses camarades et les 16 élèves qui composent la section sportive. Elle déclare : « Comme on est à domicile, on a la chance de bien connaître le site et les mouvements d’eau. C’est un petit plus par rapport aux autres. » Cette connaissance du terrain, alliée à un entraînement régulier, place l'équipe de Jean-Lartaut parmi les prétendants au podium.

Mais pour la plupart des collégiens jarnacais impliqués, ces championnats de France UNSS ne se sont pas déroulés sur le bassin d’eau vive en tant que compétiteurs, mais bien tout autour, puisqu’ils ont officié en qualité de jeunes officiels ou jeunes organisateurs. Cette dimension de l'engagement bénévole est une pierre angulaire de l'UNSS. Julie Caylar, élève de 3e A, témoigne de cet engagement : « On s’est déjà bien entraîné sur les compétitions départementales ou académiques mais on va passer des tests ce mercredi pour savoir si on peut arbitrer ou pas. Si on a au moins 14/20, on est pris et c’est important parce que ça peut nous donner des points supplémentaires pour le bac. » Cette perspective d'acquérir des compétences reconnues et valorisables, même pour le parcours scolaire, souligne la dimension éducative de l'UNSS.

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Les tâches des jeunes officiels et organisateurs sont variées et essentielles au bon déroulement des épreuves. Léa Burgevin, en 5e A, qui n’a manqué aucune réunion de préparation et tient son rôle très à cœur, précise : « Il s’agit de s’occuper notamment de la vérification technique des bateaux, de faire les navettes pour apporter les résultats, remplir les dossards, de tenir les bateaux bien stables avant le départ, de vérifier le passage entre les portes ou de chronométrer les temps de chaque concurrent. » Ces rôles demandent rigueur, responsabilité et esprit d'équipe, autant de qualités que l'UNSS cherche à développer chez les jeunes.

Les Trois Dimensions Sportives : Slalom, Relais et Boarder Cross

Sur le plan purement sportif, ces championnats de France UNSS proposent un format qui, tout en étant exigeant, se distingue des épreuves olympiques traditionnelles, offrant une accessibilité et une diversité adaptées au sport scolaire. Trois épreuves bien distinctes sont au programme, comme le détaille Tiphane Boutineau-Bornerie, élève de 5e A : « Il y a le slalom géant, le relais vitesse et le boarder cross. »

Le relais vitesse se déroule en eau calme et met l'accent sur la coordination et la rapidité collective. « Ce sont quatre bateaux d’une même équipe qui doivent parcourir chacun 200m en eau calme et doivent se passer un témoin sans le faire tomber sinon c’est une pénalité, » explique Tiphane. Cette épreuve exige une synchronisation parfaite et une dextérité dans le passage de témoin, où la moindre erreur est sanctionnée.

Le slalom, quant à lui, est une épreuve d'eau vive technique et spectaculaire. « Pour le slalom, c’est en eau vive et il y a des portes vertes entre lesquelles il faut passer sans toucher, puis des portes rouges optionnelles qui attribuent des secondes supplémentaires, » précise la jeune élève. La maîtrise de la rivière, la précision des trajectoires et la gestion des pénalités sont déterminantes pour cette épreuve.

Enfin, le boarder cross combine vitesse, agilité et confrontation directe en eau vive. « Au boarder cross en eau vive, il y a un premier tour avec quatre bateaux de la même équipe qui doivent passer entre des bouées symbolisées par des rochers, puis un deuxième tour en confrontation individuelle selon les temps réalisés au premier tour, » détaille Tiphane. Cette épreuve, particulièrement dynamique, offre des duels intenses et des rebondissements jusqu'à la ligne d'arrivée.

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Tous les établissements engagés ont disputé tour à tour les trois épreuves. D’où le besoin d’une excellente coordination de l’organisation en termes de saisie des résultats avant d’attribuer les titres de champions de France vendredi sur les coups de 15 heures. Les meilleurs jeunes athlètes français étaient bien évidemment présents, venant des quatre coins de France, de Nevers en passant par Landerneau, Muret, Caen ou Aubenas. La compétition a débuté par la vitesse relais et le slalom à partir de 8h30 le jeudi matin jusqu’à 16h30. Puis, la place a été faite au boarder cross le vendredi de 8h30 à 15h, juste avant la cérémonie protocolaire. Un magnifique cadre naturel, notamment du côté de l’île Madame et au stade d’eau vive, a accueilli les épreuves, et les athlètes ont bénéficié de conditions dignes des professionnels grâce au travail remarquable des régisseurs. L'événement a également offert un superbe espace de pratique et d'apprentissage.

Un Palmarès Glorieux pour la Charente et l'Esprit Compétitif

L'investissement des équipes charentaises a porté ses fruits, avec une performance remarquable au palmarès, où quatre équipes charentaises, sur six, sont montées sur le podium. Cet excellent résultat témoigne du dynamisme du canoë-kayak dans le département et de la qualité de la formation au sein des établissements scolaires. Les lycées n'ont pas été en reste, et les résultats dans la catégorie Lycées Excellence ont été très attendus. Le classement a vu Raphaël Elize de Sablé-sur-Sarthe (Académie de Nantes) prendre la première place, suivi de Simon de La Place de Caen en deuxième position, et de Marguerite de Valois d'Angoulême (Académie de Poitiers) qui a décroché la troisième marche du podium.

Pour les collégiens de Jean-Lartaut, leurs favoris étaient tout trouvés. L'ambition était palpable : « On a une bonne chance de réaliser un podium à domicile et même peut-être de l’emporter », reprenaient-ils tous en chœur. Cet enthousiasme et cette confiance sont le reflet d'une préparation solide et d'un esprit d'équipe fort. Trois établissements charentais s'étaient qualifiés pour ces championnats de France : le collège Jean-Lartaut de Jarnac ainsi que les lycées angoumoisins de Guez de Balzac et Marguerite de Valois. Au total, 500 participants étaient attendus, provenant de nombreuses villes à travers la France. Les jeunes athlètes ont ainsi pu se mesurer aux meilleurs de leur catégorie dans un environnement stimulant et compétitif. Un grand merci également aux directeurs départementaux ainsi qu'aux secrétaires du Service Régional (SR) de Toulouse qui ont pleinement contribué à la réussite de cette belle fête du sport scolaire.

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