L'environnement marin, particulièrement à bord d'un voilier, présente des défis et des considérations uniques pour l'utilisation de tout type d'appareil respiratoire. Que ce soit pour des raisons médicales, pour l'inspection de la coque sous-marine ou pour assurer la sécurité lors de situations spécifiques, une planification minutieuse et une compréhension des risques sont essentielles. Cette diversité d'usages englobe des appareils médicaux comme le CPAP pour l'apnée du sommeil, des équipements d'observation subaquatique, et des dispositifs de sécurité plus spécialisés tels que l'Appareil Respiratoire Isolant (ARI). L'objectif est de naviguer en toute sérénité, en étant préparé aux imprévus et en maîtrisant les outils à disposition.
Appareils Respiratoires Médicaux : Gérer l'Apnée du Sommeil avec un CPAP en Mer
Lors de leur croisière, certains passagers utilisent un appareil destiné à traiter l’apnée du sommeil, appelé CPAP (Continuous Positive Airway Pressure). Ce type de machine est utilisé pour aider les personnes souffrant d'apnée du sommeil. Le CPAP insuffle de l'air ambiant et non de l'oxygène, ce qui est une distinction cruciale à comprendre. La nécessité d'apporter son appareil à PPC (Pression Positive Continue, autre appellation du CPAP) en voyage est souvent impérieuse pour le bien-être du navigateur. Il est légitime de se poser des questions sur la manière de faciliter le transport de son appareil à PPC en voyage, et sur la possibilité d'utiliser son appareil à PPC dans des pays étrangers ou sur différents modes de transport.
L'utilisation d'un CPAP à bord d'un voilier soulève des questions pratiques, notamment en ce qui concerne l'alimentation électrique. Les bateaux ne fournissent pas toujours une alimentation électrique continue. Même sur un bateau récent avec des batteries en bon état, on n'est jamais à l'abri d'une défaillance ou d'un épuisement de ces dernières si des équipements gourmands en énergie (réfrigérateur, bouilloire, etc.) ont fonctionné dans la nuit. Par mesure de précaution, il est fortement conseillé de passer les nuits au port branché à quai, de manière à ne pas risquer de manquer d'électricité. Il est possible de brancher un appareil respiratoire à bord, mais il est demandé d'informer Filovent par écrit avant la réservation en précisant le type d'appareil utilisé. Des générateurs portables existent, vous permettant d'être plus autonomes en énergie. Si vous louez un bateau fluvial, il est recommandé de s'arrêter dans des ports fluviaux sur le chemin plutôt que de planter les piquets en pleine nature, les coûts variant entre 0 et 20 euros la nuit selon les communes.
Outre l'alimentation, l'environnement marin est naturellement humide, et les cabines peuvent être exposées à des éclaboussures occasionnelles. Il est donc prudent d'emporter des batteries supplémentaires et d'utiliser un étui étanche lorsque la machine n’est pas utilisée pour la protéger de l'humidité ambiante. Les bateaux étant constamment en mouvement, l’utilisation d’un CPAP à bord relève de la responsabilité de l'utilisateur. En cas de panne de l'appareil à l’étranger, il est important de savoir comment réagir.
Les voyages aériens peuvent également nécessiter l'utilisation d'un CPAP. Au minimum deux semaines avant le décollage, il est recommandé de demander à la compagnie aérienne l’autorisation d’utiliser l’appareil en vol. Vérifiez si un adaptateur est nécessaire pour utiliser l'appareil dans un avion ou un autre mode de transport et n’oubliez pas de l’emmener. En cas de voyage de nuit en utilisant d’autres formes de transport (comme le train ou l'autobus), les mêmes précautions s'appliquent. Il est important de faire attention à l’humidification : il ne faut pas utiliser d’humidificateur standard dans un avion. Les appareils de détection à rayons X dans les aéroports ne devraient pas endommager un appareil à PPC. Pour le camping ou les voyages en haute altitude, des considérations spécifiques peuvent également s'appliquer pour l'appareil CPAP.
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Inspection et Travaux Sous-Marins : Appareils d'Observation et de Respiration
La nécessité d'inspecter la coque d'un voilier ou de dégager une hélice peut survenir en mer. Mais que faire lorsque les températures sont basses, que la visibilité est mauvaise, ou que des méduses de feu pullulent ? Les raisons de chercher d'abord une solution sans se mouiller les pieds sont nombreuses. Mais que peut-on observer depuis le bateau ou l'annexe, et quel est l'équipement nécessaire ? Et si rien n'y fait, comment faciliter la plongée nécessaire et prolonger le temps possible sous l'eau ?
Méthodes d'Observation Sans Plongée
Pour un premier essai d'inspection visuelle, il est possible de contrôler la carène avec une actioncam. Nous avons, par exemple, fixé une actioncam étanche à la gaffe et avons essayé de jeter un coup d'œil sous la coque depuis le bateau. En cas d'urgence, la caméra peut être fixée à la barre avec du ruban adhésif ou attachée avec un lacet. Cependant, il est nettement plus simple et plus sûr d'utiliser un support de serrage à tête sphérique, également appelé pince de crabe. Elle permet non seulement de maintenir la caméra de manière fiable sur le tube, mais aussi de la fixer selon l'angle approprié. "Espérons", car sous l'eau, il n'y a pas de liaison radio possible entre la caméra et le smartphone, et donc pas d'image dans le viseur. Il faut donc orienter la caméra au petit bonheur la chance.
Il est étonnant de voir ce que l'on peut capturer dans les eaux troubles de la Baltique, même avec une vieille GoPro. Un contrôle visuel de l'enregistreur est possible sans problème depuis l'avant du bateau. Ceux qui ont un smartphone résistant à l'eau salée peuvent également l'utiliser. Selon le modèle, il peut être plus avantageux d'utiliser le mode dit "Timelapse" et de prendre une photo ou d'enregistrer une vidéo toutes les quelques secondes. Dans tous les cas, il convient de faire pivoter lentement l'appareil photo et de varier l'angle du crochet de bateau. C'est ainsi que l'on a le plus de chances d'obtenir le bon cadrage de temps en temps. Le grand angle puissant de l'appareil photo aide également. Pour voir les détails sur les photos ou les vidéos, il faut les transférer sur un smartphone, une tablette ou un ordinateur portable afin de pouvoir zoomer.
Cependant, les photos ont montré clairement que cette technique ne permet pas d'inspecter l'hélice ou même la quille depuis le bateau, car malgré l'antifouling clair et le soleil éclatant, le saildrive n'était tout au plus que vaguement visible lors de nos essais, et il en va de même pour la quille. Il n'a même pas été possible de déterminer s'il y avait des algues sur la carène, car la coloration verdâtre de l'eau faisait déjà apparaître l'antifouling vert algue à quelques décimètres de la caméra.
Pour aller plus loin sous la coque et se rapprocher ainsi de l'hélice et de la quille, nous avons utilisé le SUP amarré à côté du bateau. Depuis la plateforme flottante, le crochet du bateau, étendu à 1,80 mètre, s'étendait suffisamment loin sous la coque pour permettre de prendre des photos utilisables du saildrive. Le problème ici est à nouveau la visée. Pour ne pas passer à côté du sujet, il faut regarder exactement où se trouve le moteur dans le bateau. Il est également recommandé d'utiliser le mode vidéo. Cela permet de mieux voir le mouvement de la caméra et de l'orienter dans la bonne direction lors de la prochaine tentative. Il serait éventuellement possible de monter une caméra endoscopique sur la gaffe du bateau, parallèlement à l'actioncam. Ces caméras transmettent l'image via un long câble à l'émetteur, qui fournit une image du viseur au smartphone. Cela permet éventuellement de diriger la caméra d'action vers l'endroit approprié sur le bateau.
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Un "next level" pour l'inspection est le drone sous-marin. Le drone sous-marin Dory de Chasing devrait également permettre d'inspecter la coque. Il est par exemple proposé par Compass24 et coûte environ 550 euros. Le mini-sous-marin est relié par câble à une bouée radio et est piloté par smartphone. Il a une portée de 50 mètres et peut plonger à 15 mètres de profondeur. Dans la pratique, il permet effectivement d'entreprendre des expéditions sous-marines vers la quille ou l'hélice. Grâce à cinq petites hélices, le sous-marin peut maintenir automatiquement la profondeur de plongée et l'orientation, mais le pilotage par smartphone demande de la pratique, tout comme l'orientation sous l'eau à partir de l'image de la caméra. Une fois que l'on a réussi à se rapprocher de l'endroit intéressant, il est possible de prendre des photos et des vidéos. La caméra possède une résolution HD, mais elle n'est pas très nette à courte distance. Il ne faut pas s'attendre à des prises de vue macro. Mais on peut voir beaucoup plus de choses qu'avec la caméra d'action accrochée à la gaffe, et c'est très amusant de se faufiler dans l'eau, d'explorer les fonds marins et la carène.
Équipement de Plongée ou de Snorkeling
Il est peu probable qu'un équipage de voiliers emporte un équipement de plongée complet dans son coffre arrière. Mais le masque et le tuba ne devraient manquer sur aucun yacht. Sur la mer du Nord et la Baltique, une combinaison en néoprène est également recommandée, car même en été, l'hypothermie menace facilement lors de longues sorties sous l'eau. L'inconvénient de la peau en caoutchouc : elle génère une flottabilité supplémentaire, c'est pourquoi il est plus difficile d'arriver jusqu'à l'hélice. Les personnes qui plongent souvent devraient donc envisager d'acheter un jeu de poids de plongée pour réduire la flottabilité du néoprène. Le besoin dépend de la taille et de l'épaisseur de la combinaison. À titre indicatif, il faut compter environ cinq pour cent du poids du corps en lestage. Important : il doit toujours y avoir une flottabilité résiduelle.
Avec les carènes pleines des yachts modernes, il y a loin de la respiration au lieu d'utilisation sous la coque. Les palmes facilitent la descente rapide. Mais l'effort physique augmente aussi la consommation d'oxygène et le temps d'intervention diminue. C'est pourquoi il est recommandé de tirer une corde de guidage en travers sous le bateau. Le mieux est de le faire à la bonne hauteur, par exemple derrière le saildrive. La ligne doit être faite d'un matériau qui coule et ne doit pas être trop tendue, afin qu'elle ne soit pas trop près de la coque et qu'on puisse la saisir facilement. Un amarrage en polyester ou une écoute conviennent bien. Le cordage en Dyneema l'est moins, son âme a de la portance et ne coule pas aussi bien. Le cordage de guidage permet de se tirer vers la carène et de s'y accrocher. Cela permet d'économiser de l'air et d'augmenter ainsi le temps disponible pour l'inspection.
Utilisation de Mini-Bouteilles de Plongée sur la Carène
Les mini-bouteilles de plongée proposées en de nombreux endroits sont également censées prolonger le temps d'utilisation sous l'eau. Il s'agit en fait d'un équipement de plongée dans lequel le réservoir sous pression et le détendeur forment une unité qui n'est maintenue sur le corps que par l'embout, sans autres ceintures ou accessoires. Au lieu des bouteilles de plongée habituelles d'une capacité de dix à quinze litres, la mini-bouteille a un volume compris entre 0,2 et 0,5 litre, selon le modèle. C'est certes compact et léger, mais cela implique des temps d'utilisation très courts.
Les mini-bouteilles fonctionnent généralement à une pression de 200 bars. Il en résulte une réserve d'air de 100 litres maximum à la pression atmosphérique. La consommation en plongée dépend de la technique respiratoire et de la profondeur. Plus on descend, plus la pression ambiante est élevée et plus on a besoin d'air par respiration ; en outre, l'effort physique joue un rôle. Plus le plongeur respire calmement, plus la consommation est faible. Pour les plongeurs inexpérimentés, on peut estimer le débit à 30 litres par minute. La mini-bouteille suffit alors à peine pour trois minutes. D'autre part, personne ne peut retenir l'air aussi longtemps tout en travaillant sur le bateau. De plus, les mini-systèmes de plongée doivent pouvoir être rechargés directement à bord au moyen d'une pompe manuelle ou d'un compresseur compact.
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L'utilité réelle de la mini-bouteille ne peut être évaluée que dans la pratique, c'est pourquoi nous avons essayé le système de Mini-Dive. Le fabricant français a des filiales en Allemagne et aux États-Unis et propose diverses variantes. Le système que nous avons testé se compose d'une bouteille en fibre de carbone de 0,5 litre avec un détendeur et un compresseur alimenté en 12 volts. Il est proposé au prix de 750 euros. L'avantage de la bouteille en fibre de carbone est qu'elle peut être gonflée à 250 bars et offre ainsi une réserve d'air 25% plus importante qu'une bouteille en aluminium de 200 bars.
Pour le remplissage, la bouteille est reliée au tuyau de remplissage du compresseur et ce dernier est activé. Pour alimenter le compresseur en électricité, un câble avec des pinces polaires est fourni, qui doit être raccordé directement à la batterie - une solution compréhensible compte tenu de la consommation de courant. À 250 bar, le compresseur a besoin d'environ 27 ampères, alors qu'il s'échauffe à environ 45 degrés malgré le ventilateur de refroidissement très bruyant. Après 25 minutes, la pression de service de 250 bars est atteinte et la plongée peut commencer. Le processus de remplissage doit être surveillé et stoppé manuellement. Pour que l'air respiré dans la bouteille soit sec et exempt d'huile, il passe par un filtre à charbon actif avec un dessiccateur. Ce filtre doit être remplacé après chaque remplissage complet. Une fois que la bouteille a atteint la pression de service, on arrête le compresseur, on évacue la surpression du tuyau de remplissage et on débranche le raccord d'air comprimé. Le système est alors prêt à l'emploi et la plongée peut commencer.
Une fois dans l'eau, la petite bouteille se remarque à peine, la sensation n'est pas très différente de celle d'avoir un tuba traditionnel dans la bouche, sauf que l'on peut continuer à respirer sous l'eau. Lors des premiers essais, la zone rouge du manomètre était déjà atteinte après environ 2,5 minutes. Avec l'habitude et une respiration plus calme, la durée de la plongée a pu être augmentée à environ cinq minutes. Comme on ne peut pas voir le manomètre en fonctionnement, il faut poser la bouteille pour vérifier la réserve. Même à ce moment-là, de l'air respirable continuait à sortir du détendeur. La corde de guidage rend également de bons services lors de la plongée avec la mini-bouteille, afin d'économiser de l'air. Une utilisation typique du système devrait être la clarification d'un tampon pris dans l'hélice.
La technique utilisée pour effectuer efficacement le travail de coupe sous l'eau dépend de l'outil utilisé. Car même si le cordage semble souple lorsqu'il est sec - plusieurs fois enroulé étroitement autour de l'hélice et de l'arbre, il résiste obstinément aux attaques des couteaux. La situation devient particulièrement difficile lorsque le cordage fond sous l'effet de la chaleur de frottement générée lors de l'enroulement. Les fines fibres de nylon des filets de pêche, en particulier, ont tendance à s'insérer étroitement dans l'espace entre l'hélice et le palier de l'arbre, où elles forment un anneau en plastique. Dans le test, nous nous sommes attaqués au cordage avec un couteau de bord, un cutter, un couteau à pain et, à la suggestion d'un lecteur, un sécateur.
Il est à chacun de décider si l'investissement dans le système de Mini-Dive vaut la peine pour sa courte durée d'utilisation. Pour gratter la variole de l'hélice, l'air suffit et Mini-Dive est un véritable atout. Mais si la carène doit être nettoyée sur une grande surface, le système n'est pas adapté. En outre, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un système de plongée et que les mêmes dangers guettent en principe l'utilisation d'un équipement de plongée normal. C'est pourquoi il convient de se familiariser au préalable avec le sujet et d'en maîtriser au moins les bases. Cela vaut surtout si l'on veut descendre plus bas que la quille. En revanche, la caméra d'action fixée à la gaffe ne représente qu'un faible investissement financier, il n'est pas nécessaire d'avoir le dernier modèle. De plus, elle peut être utilisée sans danger pour vérifier la situation à pied sec.
Sécurité et Appareils Respiratoires Isolants (ARI) sur un Voilier ou Navire
Au-delà des appareils médicaux et des équipements de plongée récréative, il existe des situations à bord de navires (y compris les grands voiliers ou les navires de travail) où des appareils respiratoires isolants (ARI) sont nécessaires pour des raisons de sécurité industrielle ou professionnelle. Il est important de bien distinguer ces usages des besoins personnels liés au sommeil ou à l'inspection de routine d'une petite embarcation.
En principe, vous ne devriez pas avoir à inspecter une cargaison ou à prélever des échantillons à bord d’un navire, mais si vous y êtes amené, veillez en toutes circonstances à ce que le commandant de bord, l’équipage et tout autre agent à proximité connaissent vos intentions. Un équipement de sécurité doit être disponible et porté. Si vous devez pénétrer dans un espace confiné, un équipement spécialisé supplémentaire (et une formation à son utilisation) sera nécessaire. Un bilan de santé, une formation et des cours de remise à niveau réguliers sont nécessaires avant d’utiliser un appareil respiratoire à air comprimé.
PFI, Protect France Incendie, propose des solutions économiques et des prix adaptés pour la formation ARI Appareil Respiratoire Isolant. Avec des partenaires, organismes de formation et anciens pompiers, PFI Sécurité au travail offre une étude personnalisée et complète des besoins en sécurité, avec plus de vingt années d'expériences dans la Formation ARI Appareil Respiratoire Isolant sur l'ensemble du territoire national. La formation ARI Appareil Respiratoire Isolant est obligatoire pour les entreprises ou leurs salariés, et des mises à jour (recyclage) sont également proposées. Cette formation a pour but de former les agents à l’utilisation efficace d’un appareil de type ARI. Le nombre de stagiaires est limité à 15 maximum pour une durée de formation entre 3 et 7 heures, en INTRA - dans les locaux de l'entreprise. Le public concerné est l'ensemble du personnel de la structure, apte au port de l’appareil respiratoire isolant. PFI Sécurité au travail peut proposer les meilleurs conseils pour mettre aux normes toute entreprise, association, maison ou appartement. Que l'on travaille dans des bateaux, des égouts, des avions, des espaces confinés, des hôtels, des hôpitaux ou des musées, la protection en matière de sécurité est assurée.
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