Comment Respirer en Plongée : Techniques et Conseils pour une Expérience Optimale

La plongée sous-marine est une aventure extraordinaire qui offre un accès privilégié à un univers marin fascinant. Que ce soit pour l'exploration de récifs coralliens colorés, l'observation de la faune marine diversifiée ou simplement pour ressentir la sérénité du monde aquatique, la plongée est une activité enrichissante. Cependant, pour profiter pleinement de cette expérience, il est crucial de maîtriser les techniques de respiration. La respiration en plongée ne se limite pas à inspirer et expirer ; elle englobe un ensemble de compétences qui influencent directement la consommation d'air, l'endurance, la sécurité et le bien-être du plongeur.

Introduction

La respiration est un élément clé de la plongée sous-marine. La manière dont vous respirez influence directement votre consommation d’air et votre endurance. Cet article vise à fournir des informations détaillées et des conseils pratiques pour améliorer votre respiration en plongée, que vous soyez un débutant ou un plongeur expérimenté. Nous aborderons les techniques de respiration, les exercices spécifiques, l'importance de la relaxation et les précautions à prendre pour une plongée en toute sécurité.

Techniques de Respiration en Plongée

Respiration Diaphragmatique (Abdominale)

La respiration diaphragmatique, également appelée respiration abdominale, est une technique fondamentale en plongée. Elle implique l’utilisation du diaphragme pour remplir les poumons d’air. Cette méthode permet une meilleure oxygénation et aide à maintenir la flottabilité. Contrairement à la respiration thoracique, qui sollicite principalement la partie supérieure des poumons, la respiration diaphragmatique permet d'utiliser la pleine capacité pulmonaire.

Pour pratiquer la respiration diaphragmatique :

  1. Asseyez-vous ou allongez-vous confortablement.
  2. Placez une main sur votre poitrine et l'autre sur votre abdomen.
  3. Inspirez lentement par le nez en sentant votre abdomen se gonfler. Votre poitrine doit rester relativement immobile.
  4. Expirez lentement par la bouche en sentant votre abdomen se dégonfler.
  5. Répétez cet exercice plusieurs fois pour vous familiariser avec la sensation.

En plongée, la respiration diaphragmatique permet de réduire la fréquence respiratoire, d'économiser l'air et de favoriser la relaxation.

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Respiration Profonde et Contrôlée

La respiration profonde et contrôlée est une autre technique essentielle pour optimiser la consommation d'air et améliorer l'endurance en plongée. Elle consiste à inspirer profondément, à retenir sa respiration brièvement, puis à expirer complètement. Ce cycle inclut une courte pause avant de recommencer.

La respiration sous-marine diffère de la respiration terrestre en raison de l’utilisation du détendeur. Le détendeur récupère l’air qui sort des bouteilles de plongée, abaisse la pression jusqu’à ce qu’elle soit égale à la pression entourant le plongeur puis lui transmet l’air. Avec un détendeur on ventile par la bouche, inspiration et expiration, plutôt qu’inspirer par le nez et expirer par le nez ou la bouche, comme la plupart d’entre nous en surface normalement. Au début, les plongeurs débutants, sur-ventilent, souvent pour ces raisons entre autres. La sur-ventilation peut conduire à un essoufflement, un sentiment d’angoisse ou de stress.

Respiration Carrée

La respiration carrée est une technique structurée qui peut aider à calmer l'esprit et à réguler la respiration en situation de stress. Elle consiste à :

  1. Inspirer pendant un certain nombre de secondes (par exemple, 4 secondes).
  2. Retenir sa respiration pour le même nombre de secondes (4 secondes).
  3. Expirer pendant le même temps (4 secondes).
  4. Faire une pause pendant le même temps avant de recommencer (4 secondes).

Cette technique peut être particulièrement utile pour les plongeurs qui ressentent de l'anxiété ou du stress sous l'eau.

La respiration de relaxation

Avant de plonger en apnée, on cherche à se détendre pour ralentir le rythme cardiaque et se relâcher. La respiration doit être profonde, contrôlée, mais jamais forcée. En général, on respire par le ventre, en expirant deux fois plus longtemps que lors des inspirations.

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La respiration préparatoire

La dernière ventilation est complète et profonde. Attention à ne pas la répéter plus de deux fois sous peine d’hyperventiler. On remplit alors ses poumons en partant du ventre, gardant l’intégralité de l’air pendant la plongée. En compétition, les apnéistes emmagasinent davantage d'air en effectuant la technique de la carpe, où ils vont compresser de l’air dans leurs poumons.

La respiration de récupération

Après une apnée, le corps contient moins d’O2 et plus de CO2. Pour réoxygéner le corps et le cerveau, on prend une inspiration profonde, suivie d'une deuxième après 2-3 secondes d'apnée puis d'une expiration passive. Lorsque l’on est sur fil, une bonne respiration de récupération peut éviter la perte de connaissance !

Exercices pour Améliorer la Respiration en Plongée

Exercices de Capacité Pulmonaire

Pour augmenter votre capacité pulmonaire, vous pouvez pratiquer des exercices de respiration profonde régulièrement. Ces exercices aident à étirer les muscles respiratoires et à améliorer l'élasticité des poumons.

  1. Respiration à Pleine Capacité : Inspirez lentement et profondément jusqu'à ce que vos poumons soient complètement remplis. Retenez votre respiration pendant quelques secondes, puis expirez lentement et complètement.
  2. Respiration Segmentée : Inspirez en plusieurs étapes, remplissant progressivement vos poumons. Retenez votre respiration brièvement entre chaque inspiration. Expirez ensuite lentement en plusieurs étapes.
  3. Exercices de Stretching Thoracique : Effectuez des étirements qui ciblent la cage thoracique et les muscles intercostaux pour améliorer leur flexibilité.

Exercices de Contrôle Respiratoire

Les exercices de contrôle respiratoire aident à réguler votre rythme respiratoire et à améliorer votre conscience de la respiration.

  1. Respiration Rythmique : Choisissez un rythme respiratoire (par exemple, 4 secondes d'inspiration, 6 secondes d'expiration) et suivez-le attentivement pendant plusieurs minutes.
  2. Respiration Alternée des Narines : Fermez une narine avec votre doigt et inspirez par l'autre narine. Ensuite, fermez l'autre narine et expirez par la première. Alternez les narines à chaque inspiration et expiration.
  3. Exercices de Relaxation : Pratiquez des techniques de relaxation comme la méditation ou le yoga pour calmer votre esprit et réguler votre respiration.

Activités Complémentaires

En plus des exercices spécifiques, certaines activités peuvent améliorer votre respiration de manière générale :

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  • Yoga et Méditation : Ces pratiques aident à améliorer la conscience de la respiration, à réduire le stress et à augmenter la capacité pulmonaire.
  • Natation : La natation est un excellent exercice cardiovasculaire qui renforce les muscles respiratoires et améliore l'efficacité de la respiration.
  • Course à Pied : La course à pied améliore l'endurance et la capacité pulmonaire, ce qui peut être bénéfique pour la plongée.

Conseils Pratiques pour une Respiration Efficace en Plongée

Préparation Avant la Plongée

Avant de plonger, il est essentiel de se préparer physiquement et mentalement.

  • Hydratation et Alimentation : Assurez-vous d’être bien hydraté et de manger légèrement pour éviter les crampes. Évitez les repas lourds ou les boissons gazeuses avant la plongée.
  • Équipement Approprié : Vérifiez que votre équipement est en bon état et correctement ajusté. Une combinaison trop serrée ou un masque mal ajusté peuvent gêner votre respiration.
  • Relaxation : Prenez le temps de vous détendre et de vous concentrer sur votre respiration avant de plonger. Utilisez des techniques de relaxation comme la respiration diaphragmatique ou la méditation.

Pendant la Plongée

Pendant la plongée, il est important de maintenir une respiration régulière et de rester conscient de votre corps.

  • Rythme Respiratoire Régulier : Maintenez un rythme respiratoire régulier et évitez les respirations rapides ou superficielles. Une respiration lente et profonde est plus efficace pour l'oxygénation et l'économie d'air.
  • Évitez la Surcharge : Évitez les efforts inutiles et les mouvements brusques. Nagez calmement et utilisez vos palmes de manière efficace pour minimiser la dépense d'énergie.
  • Gestion du Stress : Utilisez des signaux de relaxation, comme la respiration diaphragmatique, pour calmer votre respiration en cas de stress ou d’anxiété. La panique peut entraîner une respiration rapide et une consommation excessive d'air.
  • Communication : Communiquez avec votre binôme et votre guide de plongée si vous ressentez des difficultés respiratoires ou de l'inconfort.

Après la Plongée

Après la plongée, prenez le temps de vous reposer et de vous réhydrater.

  • Repos et Réhydratation : Reposez-vous et buvez beaucoup d'eau pour aider votre corps à récupérer.
  • Analyse de la Plongée : Réfléchissez à votre expérience de plongée et identifiez les aspects que vous pouvez améliorer. Analysez votre consommation d'air et les situations qui ont pu affecter votre respiration.
  • Exercices de Récupération : Pratiquez des exercices de respiration douce pour aider vos poumons à récupérer et à éliminer le dioxyde de carbone.

L'Apnée : Un Cas Particulier de Respiration en Plongée

L'apnée, ou plongée libre, est une discipline qui consiste à retenir sa respiration sous l'eau. Elle exige une préparation physique et mentale rigoureuse, ainsi qu'une connaissance approfondie des techniques de respiration et de compensation.

Préparation à l'Apnée

  1. Formation : Suivez une formation avec des instructeurs qualifiés pour apprendre les techniques de respiration, de relaxation et de sécurité spécifiques à l'apnée.
  2. Équipement : Utilisez un équipement adapté à l'apnée, notamment un masque à faible volume, des palmes longues et une combinaison en néoprène. Les apnéistes utilisent des masques à faible volume (avec deux verres) pour minimiser la quantité d'air nécessaire pour équilibrer la pression pendant la descente.
  3. Techniques de Respiration : Maîtrisez les techniques de respiration diaphragmatique et de relaxation pour optimiser votre capacité pulmonaire et réduire votre rythme cardiaque.
  4. Compensation : Apprenez les techniques de compensation pour équilibrer la pression dans vos oreilles et vos sinus lors de la descente. Les manœuvres de Valsalva, de Frenzel ou de Toynbee sont couramment utilisées.

Techniques de Compensation

  • Manœuvre de Valsalva: La manoeuvre de Valsalva est la plus répandue et consiste à envoyer de l’air des poumons jusque dans les voies aériennes supérieures grâce au diaphragme. La manœuvre de Valsalva n'est pas adaptée à l'apnée, elle est utile pour la plongée bouteille.
  • Manœuvre de Toynbee: Cette méthode consiste, nez pincé et mâchoire fermée, à effectuer un mouvement de déglutition.
  • Manœuvre de Frenzel: Elle est la préférée des apnéistes. Il faut, nez pincé et glotte fermée, placer la langue sur le palais en prononçant le son "KE" ou “TE” ou “H”.
  • Mouthfill: Certains pratiquants de haut niveau auront besoin du Mouthfill, une manoeuvre qui consiste à faire remonter de l’air des poumons pour l’emprisonner dans sa bouche à une certaine profondeur.

Risques et Précautions

L'apnée comporte des risques importants, notamment la syncope hypoxique (perte de conscience due à un manque d'oxygène) et le barotraumatisme (lésions dues aux variations de pression). Il est essentiel de respecter les règles de sécurité suivantes :

  • Ne jamais plonger seul : Toujours plonger avec un binôme expérimenté qui peut vous surveiller et vous secourir en cas de besoin.
  • Connaître ses limites : Ne jamais dépasser ses limites et respecter les paliers de sécurité.
  • Surveillance constante : Surveiller attentivement les signes de stress ou de fatigue chez votre binôme.

Équilibrer le masque

Vous souvenez-vous de la loi de Boyle-Mariotte ? Il se trouve qu’il y a de l’air dans le masque. En descendant, la pression augmente et le volume d’air dans le masque diminue, ce qui crée un effet de ventouse sur le visage. Un afflux de sang arrive alors dans vos yeux et les tissus environnants. La différence de pression entre la circulation sanguine et l'air dans votre masque peut ainsi faire rompre les capillaires sanguins autour de vos yeux. Cela m’est déjà arrivé. Pour éviter ce phénomène, il est important d’équilibrer le masque lors de la descente, en relâchant légèrement les narines et en expirant un peu d’air par le nez dans le masque. C’est pour cette raison que l'on préfère utiliser des masques à faible volume, afin d'y expirer moins d’air lors de l’équilibrage.

L’envie de respirer

Cela peut sembler contre-intuitif, mais c’est la concentration élevée de CO2 qui déclenche en premier le besoin de respirer, et non une faible concentration en oxygène. Durant une apnée, l’expulsion du CO2 est momentanément suspendue, ce qui entraîne une accumulation dans les cellules, le sang et les poumons. Cet excès de CO2 va irriter le centre respiratoire dans le cerveau qui va alors donner l'ordre d'expirer pour s’en débarrasser. C’est le réflexe respiratoire, qui se manifeste dans l’ordre par :

  • Une sensation de chaleur dans la poitrine
  • Un besoin de déglutir
  • Des contractions du diaphragme

Réflexe d’immersion

Le réflexe d’immersion permet à tous les mammifères d’effectuer des apnées prolongées. Il est présent chez les mammifères marins comme les otaries, les dauphins et les baleines et, à un degré moindre, chez les humains. Il s’active par le contact entre l’eau froide et le visage, ou par une augmentation du niveau de CO2 dans l’organisme. Il se caractérise par quatre changements dans le corps qui aident à économiser l’oxygène :

  • Une bradycardie
  • Une vasoconstriction périphérique
  • Le blood-shift
  • L’activation de la rate

Bradycardie

Chez l’humain, au contact du visage avec l’eau froide, le pouls va ralentir (entre 10 et 50%), diminuant ainsi le besoin en oxygène.

Vasoconstriction périphérique

Progressivement, les capillaires à l’extrémité des membres vont se contracter pour ralentir la circulation du sang. Les pieds et les mains sont d'abord affectés, puis les jambes et les bras. Ainsi, davantage de sang est disponible pour les organes vitaux : le cœur, les poumons et le cerveau.

Blood-shift

Le blood-shift est un transfert sanguin qui se produit lorsque la pression en profondeur réduit le volume pulmonaire. Le sang se déplace vers la cage thoracique. Les vaisseaux sanguins de cette partie du corps gonflent alors pour lutter contre la réduction d’espace due à la compression. C’est cet effet qui permet de protéger les poumons des barotraumatismes. Une des adaptations du corps humain à la pression est le Blood-Shift : plus on descend sous l’eau, plus la quantité de sang affluant dans les poumons est importante. Or, le sang est un liquide, il est donc incompressible et irrigue abondamment les poumons pour éviter qu’ils ne s’écrasent sous l’effet de la pression.

La rate

La rate se contracte et libère davantage de globules rouges dans le flux sanguin pour les mettre à disposition du corps.

Comprendre la pression

La pression est une force appliquée sur une surface. En s’éloignant de la surface, le poids de l’eau au-dessus de nous augmente, et la pression grimpe. À -10 m de profondeur, chaque cm2 de notre peau supportera, en plus de la pression atmosphérique, le poids d'un litre d'eau, soit 1 kg supplémentaire. La pression est donc de 1+1 kg/cm2, c'est-à-dire de 2 bar. Sous l’eau, la pression augmente au rythme de 1 bar tous les 10 m. À -20 m, elle sera de 3 bar et à -30 m de 4 bar.

La loi de Boyle-Mariotte

Cette loi nous indique qu’à température constante, le volume d’un gaz décroît au même rythme que la pression augmente. Lorsque l’on plonge, au fur et à mesure que la pression de l'eau augmente, le volume d'air contenu dans les cavités aériennes diminue. Lorsque l’on remonte, la pression diminue et le volume augmente. Notre corps est conçu pour vivre à 1 bar. À 2 bar (-10 m), le volume des poumons est déjà divisé par deux ! Lorsque je plonge à -30 m, le volume de mes poumons est quatre fois plus petit, soit environ la taille d’une balle de tennis pour chaque poumon. C’est cet effet physique qui fait varier la flottabilité d’un plongeur.

Hyperventilation

Hyperventiler consiste à enchaîner une série de respirations rapides avec des temps d'inspiration et d'expiration égaux (par exemple 2 secondes et 2 secondes). L'objectif est de purger le corps du CO2. Cela a de nombreux inconvénients pour les apnéistes :

  • Augmentation du rythme cardiaque : Cela nuit à la relaxation.
  • Vasoconstriction cérébrale : Ce qui va perturber le flux du sang vers le cerveau et peut causer un black-out.
  • Augmentation de la présence d’alcaline dans le pH sanguin : L’hémoglobine se lie à trop d’oxygène et les organes qui en ont besoin en sont privés. Ce phénomène est connu comme l’Effet Bohr.
  • Décroissance des niveaux de CO2 dans le sang : Cela augmente le temps avant que le besoin de respirer ne se fasse sentir. L’apnéiste prend alors le risque de perdre connaissance lors de la remontée à cause d’un niveau d’oxygène trop bas.

Bref, ce n’est pas DU TOUT conseillé ! Symptômes de l’hyperventilation : Vertiges, Engourdissement des membres, Tremblement des lèvres, Troubles de l'audition, Perte d'équilibre.

Conseils pour Réduire la Consommation d'Air en Plongée

Respiration Consciente

Adoptez une respiration lente et profonde. Concentrez-vous sur votre rythme respiratoire qui doit être régulier pendant toute la durée de la plongée. Votre rythme doit être maîtrisé, homogène et adapté à vos capacités. Pour une bonne respiration, vous devez même insister sur l’expiration. Nous conseillons par exemple à nos plongeurs d’adopter la méthode 1/4 : pour un temps d’inspiration, expirez sur quatre temps. Cette approche calme votre rythme cardiaque, évite l’essoufflement en évacuant le dioxyde de carbone, et cerise sur le gâteau, évacue même l’azote responsable des accidents de désaturation. En définitive, se concentrer sur sa respiration a un impact direct pour réduire sa consommation d’air en plongée.

Contrôle de la Flottabilité

La flottabilité joue un rôle crucial pour réduire sa consommation d’air en plongée. Lorsque vous êtes correctement stabilisé, vous dépensez moins d’énergie pour vous déplacer et maintenir votre position sous-marine. En utilisant au maximum votre poumon ballast, vous gaspillez également moins d’air que lorsque vous gonflez et dégonflez très souvent votre gilet. N’hésitez pas non plus à effectuer un test de lestage avant de vous immerger. Bien souvent, les plongeurs prévoient trop de lest et doivent ainsi compenser ce poids sans cesse. Ceci augmente donc leur besoin en air. Si vous ne vous rappelez plus comment faire un test de lestage, n’hésitez pas à nous le demander.

Mouvements Lents et Contrôlés

Adoptez des mouvements lents et contrôlés lorsque vous explorez les sites de plongée. Évitez les gestes brusques et les mouvements inutiles, car ils entraînent une dépense d’énergie et donc une augmentation de la consommation d’air. Glissez en harmonie avec l’environnement sous-marin, en prenant le temps d’observer les créatures marines et les formations coralliennes. Non seulement cette approche aide à réduire sa consommation d’air en plongée, mais elle offre également une expérience plus immersive et apaisante.

Planification de la Plongée

Une planification minutieuse de votre plongée peut grandement influencer votre consommation d’air. Quand vous plongez profondément, la pression absolue augmente, et votre consommation d’air également. A titre d’exemple, il vous faudra 2 fois plus d’air à 30 mètres (4 bars de pression) qu’à 10 mètres (2 bars.) En limitant la profondeur moyenne de vos plongées, vous réduisez donc la quantité d’air que vous consommez. Toutefois, dans le cas d’une plongée encadrée par un moniteur, n’oubliez pas de signaler votre niveau de consommation. Il ou elle pourra ainsi planifier un parcours et une profondeur adaptée.

Ne retenez jamais votre respiration

Tout d’abord, nous vous rappelons qu’il est très fortement déconseillé de retenir sa respiration en plongée car cela augmente drastiquement le risque de surpression pulmonaire. Pire, retenir sa respiration au cours d’une plongée est même contre productif. En effet, cela demande un sérieux effort au corps qui manque d’oxygène très rapidement. Dans tous les cas, l’organisme va compenser aux prochaines inspirations.

Expérience et aisance aquatique

Un vieil adage dit : il n’y a pas de bon plongeur, il n’y a que des vieux plongeurs. En effet, en enrichissant votre expérience en plongée, vous améliorez votre aisance aquatique. En comparaison, un tout jeune enfant qui apprend à marcher aura une mauvaise coordination, des gestes maladroits et non optimisés. Mais au fur et à mesure de son expérience, sa mémoire corporelle s’enrichit et il ne fait plus d’effort pour se déplacer. De la même manière, plus vous plongez, plus vous améliorez votre coordination et plus ça devient facile.

Volume d'air supplémentaire

En attendant de progresser, n’hésitez pas à demander un supplément pour un volume d’air plus important. En effet, la plupart des centres de plongée proposent des bouteilles de 12 litres.

Choisir les bonnes palmes

Si tu investis dans une paire de palmes plus performantes, tu utiliseras moins d’énergie en plongée. Et qui dit moins d’énergie, dit moins de consommation d’air. Si t’as besoin de conseils pour choisir les bonnes palmes, n’hésite pas à demander à des pros ou à des potes qui s’y connaissent. Tu peux aussi consulter des articles de blog sur le sujet pour t’aider à faire ton choix.

Utilisez un tuba

Le tuba, c’est un excellent moyen de respirer à la surface sans entamer ton stock d’air dans la bouteille. Que tu sois en train de nager en surface, d’attendre d’autres plongeurs ou de gérer des conditions un peu agitées, un tuba te permet de continuer à respirer sans toucher à ton précieux air.

Restez au chaud

Quand tu as froid, ton corps a besoin d’énergie pour se réchauffer. Cette énergie doit être remplacée par le métabolisme, qui utilise de l’oxygène pour la produire. Donc, en gros, plus tu as froid, plus tu consommes d’air ! Plonger dans des eaux froides peut aussi te causer du stress et de la fatigue, ce qui va encore augmenter ta consommation d’air. Alors, pour être sûr de rester au chaud, porte une combinaison adaptée à la température de l’eau.

Forme physique

Un plongeur en bonne forme peut mieux gérer des situations exigeantes comme nager contre un courant. Du coup, ça n’affecte pas trop sa respiration. Par contre, si t’es pas en forme, dès que ça devient un peu plus dur, tu vas respirer plus fort et plus vite.

Détendez-vous

Une des meilleures façons d’économiser de l’air en plongée, c’est tout simplement de se détendre. Et pour ça, rien de mieux que de pratiquer encore et encore. Plus tu plonges, plus tu te sens à l’aise et plus ta flottabilité s’améliore. Même les plongeurs pro, ils n’arrêtent jamais d’apprendre. Si tu stresses à cause de ta consommation d’air, ça va juste te faire respirer plus vite ! Parle-en à ton moniteur de plongée, il pourra t’aider à travailler sur certaines techniques et te proposer des bouteilles de 15 litres ou plus pour que tu puisses profiter à fond de tes plongées.

Risques et sécurité

En plongée, il est essentiel de connaître et de respecter les règles de sécurité pour prévenir les accidents. Voici quelques risques courants et les mesures à prendre pour les éviter :

Œdème pulmonaire

L'œdème pulmonaire peut survenir lorsque les poumons sont incapables de gérer l'augmentation de la pression. Les symptômes incluent : Difficulté respiratoire, Toux, Crachats sanguinolents.

Syncope

Syncope : Perte de connaissance brutale. En apnée, il s’agit d’une urgence absolue car le sujet risque de se noyer. La syncope en apnée est un risque pour les débutants comme pour les apnéistes confirmés. Lorsqu’un apnéiste hyperventile, il diminue la concentration en dioxyde de carbone dans son sang sans augmenter pour autant la concentration en oxygène. Le signal d’alerte (l’augmentation en dioxyde de carbone) est donc retardé et l’organisme manque d’oxygène sans que l’apnéiste ne ressente le besoin de respirer : c’est la syncope.

Les risques environnementaux

À la flore et la faune : les algues, par exemple, peuvent représenter un problème si l’on s’y emmêle et si l’on panique. Tu ne dois PAS pratiquer l’apnée SEUL.

Matériel

La ceinture de lest. Elle entoure la taille du plongeur qui y accroche un ou plusieurs poids en plomb afin de s’alourdir. La ceinture est fermée par une boucle spéciale qui doit pouvoir être réouverte très rapidement.

Blood-shift

Plus on descend sous l’eau, plus la quantité de sang affluant dans les poumons est importante. Or, le sang est un liquide, il est donc incompressible et irrigue abondamment les poumons pour éviter qu’ils ne s’écrasent sous l’effet de la pression.

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