Faire du canoë kayak est une merveilleuse idée. En effet, c’est une activité de plein air qui vous permet de profiter de l’eau sans avoir forcément à vous mouiller. Le canoë est une embarcation ouverte et élancée, dont les extrémités se terminent en pointes. Il existe différentes tailles de canoës et certains modèles sont adaptés pour une, deux, trois personnes ou plus. L’avant du canoë porte le nom de proue, alors que l’on appelle l’arrière la poupe. Le corps du canoë est quant à lui appelé la coque. L’on propulse le canoë en avant à l’aide de pagaies, de préférence avec une pagaie simple.
Les fondements de la sécurité sur l’eau
La sécurité est la condition sine qua non pour profiter pleinement de votre sortie. Le canoë reste l’une des activités nautiques les plus sûres qui soit : les statistiques parlent d’elles-mêmes, moins de 0,5 % des sorties donnent lieu à un incident, et la quasi-totalité de ces situations résulte du non-respect des consignes de base.
L’importance des gilets de sauvetage : il est particulièrement important de porter un gilet de sauvetage si vous faites du canoë kayak, cela est obligatoire. Ce n’est pas une suggestion, c’est la loi (Article 240-2.12 du Code du sport). Votre gilet doit impérativement porter la norme CE et être homologué pour la navigation en eaux intérieures. La taille compte énormément : un gilet trop grand glissera vers le haut dès que vous serez dans l’eau, perdant toute efficacité. Le test est simple : une fois bouclé, quelqu’un devrait pouvoir soulever le gilet par les épaules sans qu’il vous passe au-dessus de la tête.
Au-delà du gilet, le sifflet fait partie des équipements obligatoires. En cas de problème, trois coups de sifflet courts constituent le signal universel de détresse. Si vous prévoyez de naviguer en fin de journée ou par temps couvert, une lampe étanche devient indispensable. De plus, il est recommandé de rendre son embarcation insubmersible avec des « gonfles », car un bateau plein de flotte devient très lourd et difficile à manœuvrer.
L’équipement et la préparation avant le départ
Ce que vous emporterez dépendra du temps que vous prévoyez de passer sur l’eau. Mais peu importe la durée du voyage ou la balade que vous prévoyez de faire, vous devez toujours emporter au moins une bouteille d’eau avec vous, car le canoë peut être une activité très physique.
Lire aussi: Tout savoir sur le planning en planche à voile technique
Pour vos pieds, les tongs et le canoë ne font pas bon ménage. Les chaussures fermées sont obligatoires : baskets, chaussures d’eau ou sandales de randonnée fermées sont parfaites. Elles ne gênent pas pour nager dans le cas où vous vous retournez accidentellement et rendent plus aisée la marche le long du bord de l’eau. Côté vêtements, privilégiez les matières synthétiques qui sèchent vite. Le coton est l’ennemi du pagayeur, car il absorbe l’eau et peut provoquer une hypothermie. Au printemps ou en automne, une combinaison néoprène n’est pas un luxe.
Avant de partir, consultez la météo 24 heures à l’avance. L’orage représente le danger numéro un pour les pagayeurs. Les éclairs cherchent les points hauts, et votre pagaie en aluminium levée en l’air constitue un paratonnerre idéal. En cas de prévisions orageuses, partez tôt le matin ou reportez votre sortie.
Techniques de navigation et maîtrise de l’embarcation
Si vous êtes à l’arrière, vous serez la personne principalement responsable de la direction que prendra le bateau. Lorsque vous essayerez d’aller tout droit, vous remarquerez sans doute que le canoë aura tendance à se déporter sur la gauche ou sur la droite. Pour corriger la trajectoire, faites en sorte de pagayer du même côté. Vous pouvez aussi diriger l’embarcation en réalisant un mouvement en forme de ‘J’ : placez la pagaie derrière vous, maintenez-la parallèle au bord, puis faites un grand geste vers l’extérieur et vers la proue.
Le premier commandement du pagayeur : tu resteras assis. Toujours. Se mettre debout déplace le centre de gravité vers le haut et déséquilibre l’embarcation. La répartition du poids est également cruciale : dans un canoë biplace, la personne la plus lourde se place à l’arrière, et les bagages doivent être au centre, bien calés. Face à un obstacle, anticipez. Regardez loin devant vous, pas juste devant la proue du canoë.
Gérer la peur et les situations imprévues
L’appréhension face à l’élément aquatique est naturelle. Il faut d’abord aimer l’eau et ne pas en avoir peur. Il n’est pas nécessaire d’être un nageur expérimenté, mais il faut quand même pouvoir se débrouiller. La peur est la compagne vigilante du risque et du courage, elle devient jouissance lorsqu’elle est maîtrisée. Si vous ressentez une peur immobilisante, respectez-la : elle signifie qu’il est temps pour vous de porter une difficulté ou de vous arrêter.
Lire aussi: Tutoriels pour attacher un voile
Si le canoë se retourne, pas de panique. C’est désagréable mais rarement dangereux si vous portez votre gilet de sauvetage. Ne vous agitez pas, le gilet vous maintient la tête hors de l’eau. Si le courant est fort, mettez-vous côté amont du bateau pour éviter d’être coincé. En cas de coincement dans des branches ou rochers, n’adoptez jamais le réflexe de vous mettre debout dans l’eau courante tant que vous n’avez pas de l’eau aux genoux, afin d’éviter de coincer vos pieds.
#
Lire aussi: Techniques Avancées de Surf