Après une belle saison estivale, il est indispensable de préparer votre voilier à une longue période d’inactivité. Hiverner un bateau est une étape indispensable et essentielle pour préserver son embarcation des intempéries et garantir sa longévité. Cette opération est importante pour le préserver des dommages causés par le froid, l'humidité et les intempéries pendant la saison d'hiver. Un bateau mal préparé pour l’hiver peut rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois, exposé à l’humidité, au froid et à l’immobilisation, ce qui permet d’anticiper ces risques et de préserver durablement votre embarcation. Le gel transforme une simple négligence en cauchemar, et sans une bonne ventilation, les moisissures s’installent sournoisement à l’intérieur, détériorant les matériaux et rendant vos cabines invivables. Protéger votre bateau des rigueurs de l’hiver, ce n’est pas une option, c’est une nécessité absolue.
L’hivernage est une étape exigeante dans la gestion de son bateau, et aucun détail ne doit être oublié. Avant toute chose, une bonne méthodologie de travail vous permettra d’être efficace sans oublier aucun élément. L’utilisation d’une check-list, réutilisable d’une année sur l’autre, sera d’une aide précieuse dans un premier temps pour y voir clair et éviter de s’éparpiller inutilement. Il ne faut pas hésiter à se calquer sur une logique bien huilée. L’hivernage d’un bateau constitue ainsi une étape importante et décisive pour la suite. Il ne faut, par conséquent, pas la négliger. Durant toute l’opération d’hivernage, se référer aux différents manuels d’utilisateurs vous sera d’une aide précieuse, histoire de ne pas partir à l’aventure lorsqu’il s’agira de s’occuper de votre moteur, des appareils électriques ou autres. L’hivernage à sec consiste à stocker le bateau hors de l’eau, tandis que l’hivernage à flot le maintient au port, et chaque option a ses avantages et inconvénients.
Un voilier ne s'hiverne pas comme un bateau à moteur. Sa hauteur, son mât, son gréement et la répartition particulière de son poids imposent une préparation plus complète et une logique de support spécifique. Le premier facteur est le mât. Laissé en place, il expose le bateau à la prise au vent pendant tout l'hiver et complique la mise sous bâche. La plupart des chantiers recommandent le démâtage pour un hivernage à terre de longue durée, sauf contrainte particulière. Le deuxième facteur est la quille. Sur un voilier, le lest concentre une part importante du poids dans le bas de la coque. Cette particularité détermine la manière dont le bateau doit reposer une fois à terre. Le troisième facteur est le volume intérieur. Un voilier habitable renferme une cabine, des coussins, des équipements et souvent un circuit d'eau. Sans assèchement ni ventilation, l'humidité et les moisissures s'installent rapidement pendant les mois de fermeture.
La Préparation Méticuleuse de l'Intérieur du Voilier
L'intérieur d'un voilier est l'endroit où l'humidité fait le plus de dégâts pendant l'hiver. Pour commencer, videz complètement la cabine : vivres, textiles, équipements de sécurité sensibles à l'humidité. Pour nettoyer un bateau, commencez par retirer tous les objets encombrants (coussins, équipements, etc.) et placez-les dans un endroit sec. Vider ainsi le bateau vous permettra de faire un inventaire du matériel existant (matériel de sécurité) et contrôler leur état de marche. Nettoyez les surfaces, videz les fonds de cale et essuyez toute eau résiduelle. L’air doit pouvoir circuler. Laissez les coffres, les équipets et les portes de cabine entrouverts, et redressez les coussins pour aérer leur face inférieure. Des absorbeurs d'humidité complètent la ventilation, limitant la condensation, les odeurs et les moisissures pendant les mois de fermeture du bateau. Un bateau stocké dehors ne doit jamais être totalement enfermé ; une bonne couverture doit offrir une bonne ventilation afin d’éviter la formation de moisissures à l’intérieur.
Si le voilier dispose d'un circuit d'eau douce, il est crucial de le protéger du gel. Videz les réservoirs, les canalisations et le chauffe-eau pour éviter tout dégât dû au gel. Les systèmes d'eau doivent être purgés pour l'hiver. Le gel dans les circuits et les réservoirs peut causer des dégâts significatifs. Les chauffe-eau doivent être purgés, tout comme les circuits d'eau potable. Laissez tous les robinets et valves ouverts pour plus de sécurité. Les systèmes d'eau du moteur et des WC doivent également être à l'abri du gel. Utilisez de l'antigel pour les WC, en pompant jusqu'à l'apparition du liquide dans la cuvette, ce qui assure que l'antigel est correctement réparti dans le circuit. Vérifiez également les colliers de serrage. Nettoyez la cale et purgez aussi les pompes de cale ; des dégraissants sont efficaces pour nettoyer les traces d'huile. Les vannes à la mer après avoir vérifié leur bon état et l'absence de corrosion.
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Concernant les équipements électriques et électroniques, déconnectez les batteries et contrôlez leur état de charge. C’est souvent recommandé, surtout si le bateau reste longtemps immobilisé. Décharger (quand cela est possible) les batteries pour les stocker dans un lieu sec et pouvoir les recharger au moins 1 fois par mois est une bonne pratique. Les batteries méritent également une attention particulière. Débranchez votre bateau, car c’est une règle de sécurité importante et obligatoire. Les bateaux ne doivent pas rester branchés en l’absence de quelqu’un à bord afin de réduire les risques d’incendie. Comme mentionné dans l’Article 19 du règlement de police du port : Il est formellement interdit de laisser en place tout branchement électrique, en l’absence du propriétaire ou du gardien du bateau. Le stockage des batteries doit se faire au sec ou celles-ci doivent être entretenues régulièrement. Les batteries sans entretien supportent sans problèmes des températures basses. Assurez-vous que les batteries sont bien chargées et nettoyez les bornes, ce qui empêche les fuites et la décharge. Vérifiez le niveau d'acide de vos batteries tous les 2-3 mois et complétez si nécessaire. Les équipements électroniques doivent être retirés et mis à l’abri. Les instruments fixes peuvent rester à bord, mais les appareils amovibles, comme un GPS portable, une VHF portative ou les écrans non protégés, se rangent de préférence au sec. Ne pas oublier de démonter les appareils de cockpit type GPS sur étrier pour éviter toute tentation de vol. L’électronique est conçue pour résister à des conditions climatiques extrêmes ; pas grand-chose à faire si ce n'est remettre impérativement les caches des afficheurs, assécher l’intérieur du voilier et graisser les connectiques avec de la silicone marine. Pensez à remplacer toutes les piles par des piles neuves.
Enfin, nettoyez le réfrigérateur à fond et éteignez-le. Laissez les portes du réfrigérateur et des placards ainsi que les tiroirs ouverts pour faciliter la circulation de l'air. Les passages de cloisons et les panneaux de ponts en position de circulation d'air contribuent aussi à une ventilation efficace.
Le Gréement, les Voiles et les Équipements de Pont : Une Protection Essentielle
La durée de vie de vos voiles dépend pour beaucoup de leur hivernage. Les UV et l’humidité ambiante sont les pires ennemis de votre garde-robe, c’est pourquoi l’hivernage de vos voiles n’est pas une option ! Il est vivement conseillé de retirer les voiles et de les stocker dans un lieu sec. Une voile qui se déroule accidentellement à cause du vent peut se déchirer et créer une situation dangereuse. L’idéal est d’effectuer cette manœuvre un jour de beau temps pour pouvoir les rincer à l’eau douce, les faire sécher avant de les ranger dans un endroit sec. Les voiles se déposent systématiquement. Lavées à l'eau douce, parfaitement séchées, puis pliées ou roulées sans plis marqués, elles se stockent dans un local sec et ventilé. Une voile rangée humide développe rapidement des taches et des moisissures difficiles à éliminer. Rincez vos voiles en utilisant des nettoyants spécifiques non agressifs pour les tissus. Pour ce qui est des taches (verdure, rouille, graisse), le plus efficace est de ne pas attendre les beaux jours, histoire de s’attaquer aux saletés encore fraîches qui partiront logiquement plus facilement. Des sociétés spécialisées peuvent s’en occuper mais si vous êtes plutôt autodidacte, un balai-brosse associé à de la javel diluée dans de l’eau chaude peut être utilisé, en pensant à rincer abondamment une fois l’opération de nettoyage terminée.
Une fois les voiles rincées et séchées, un contrôle visuel s’impose. Inspectez minutieusement les coutures et les zones sensibles : bandes de ris, goussets de lattes, nerf de chute, renforts, penons, bande de visualisation. Vérifiez aussi l’état des coulisseaux, des œillets sertis et des bandes anti-UV. Pour être sûr de ne rien oublier, vous pouvez procéder de haut en bas, en prêtant une attention particulière aux trois grands points de tension : point de drisse, point d’amure et point d’écoute. Faites réparer les zones dégradées avant qu’elles ne provoquent des dégâts plus importants comme des déchirures.
Mieux vaut s’abstenir de stocker les voiles dans votre bateau pour éviter les moisissures. En effet, une voile mal séchée risque de contaminer tout l’intérieur de votre voilier. Toutefois, attention au local de rangement à terre à cause des nuisibles. Les greniers et autres sous-pentes sont souvent remplis de souris et autres rongeurs qui se feront un malin plaisir de boulotter vos voiles pendant l’hiver. Il faut aussi éviter d’entreposer les voiles les unes sur les autres ou mettre des objets lourds dessus car cela risque à terme de fragiliser les fibres. Si les voiles « blanches » en dacron peuvent être stockées ferlées en faisant de larges plis non marqués en accordéon, il faudra en revanche rouler celles en Kevlar ou réalisées dans d’autres fibres dites « exotiques ». Préférez donc un stockage en hauteur. Je ne peux que vous recommander vivement de faire réviser vos voiles pendant la morte-saison (une révision tous les deux ou trois ans est un minimum), pour éviter les mauvaises surprises la saison suivante. En plus de rester au chaud, votre garde-robe subira un examen attentif réalisé par un professionnel.
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Le mât et le gréement représentent une part importante de la valeur d'un voilier. Le démâtage se fait généralement à la grue, au chantier ou en marina. Pour un hivernage à terre de longue durée, le démâtage est généralement recommandé. Mât en place, le voilier offre une forte prise au vent pendant tout l'hiver et la mise sous bâche est plus difficile. Avant l'opération, repérez et étiquetez les haubans, les drisses et les connexions électriques afin de faciliter le remâtage au printemps. Une fois déposé, le mât se stocke à l'horizontale, posé sur plusieurs supports régulièrement espacés pour éviter qu'il ne fléchisse ou ne vrille. Un mât mal soutenu, en appui sur deux points trop éloignés, peut se déformer durablement. Le démâtage reste à apprécier selon le bateau et les contraintes du lieu de stockage. Regrouper tous les éléments de gréement au même endroit évite les pertes et facilite nettement le remontage au printemps.
Rincez les haubans et le gréement dormant à l'eau douce pour éliminer le sel. Détendez légèrement les ridoirs avant le stockage. Côté haubans, ne surtout pas les détendre au risque de provoquer un pompage inutile du gréement. Pour autant il est bien de s’assurer que les ridoirs ne sont pas grippés. Pour cela, il vous suffit de les bouger d’un quart de tour. Ajouter un peu d’huile au niveau des filetages (Riging Screw vendu par Seldén) pour les protéger de l’environnement salin ne pourra pas leur faire de mal. Sur un gréement en tête je recommande de garder un peu de pataras sous tension pour éviter le ballant de l’étai qui finira par abîmer les tubes de jonction de l’enrouleur de génois. Sur un fractionné, rien ne sert de garder trop de tension pour éviter des efforts inutiles (le cintrage) sur votre mât. En ce qui concerne les émerillons de tête des enrouleurs avec roulements dits ouverts (modèle Harken et Furlex), le mieux est de les rincer avec de l’eau tiède savonneuse.
Le gréement courant, c'est-à-dire les drisses et écoutes, se dépose, se rince, se sèche puis se range à l'abri. Raidir les drisses est important ; des drisses trop lâches ou mal écartées du mât viennent battre contre celui-ci sous l’effet du vent, ce qui peut causer une usure prématurée, mais aussi beaucoup de bruit. Enfin, votre gréement courant doit être protégé du ragage. Pour cela il vous suffit d’éloigner, drisses, bastaques et lazy-bag du mât. Avec le sel et les UV, les écoutes ont tendance à durcir et devenir rêche au toucher, ce qui les rend désagréables, et parfois compliqué, à utiliser. Pour cela, rien de plus simple : faites tremper ces dernières dans de l’eau douce, éventuellement mélangée avec un peu de savon de Marseille, pendant quelques heures. Vos cordages sont maintenant à l’abri et prêts à passer l’hiver tranquillement.
La bôme et les petits espars se déposent et se stockent à l'abri avec le mât, étiquetés de la même façon. Il est important d’immobiliser la bôme pour éviter d’user le vît-de-mulet pendant la morte-saison, soit avec un brêlage repris de chaque côté de l’espar, soit carrément en la laissant reposer sur le pont en appui sur un pare-battage. Les poulies, winches et bloqueurs profitent d'un rinçage à l'eau douce et d'un entretien léger avant le repos hivernal. Les winches peuvent être dégraissés et regraissés selon les préconisations du fabricant. Démontez tous les vérins à gaz et vérifiez leur fonctionnement.
Minimiser la prise au vent est aussi une priorité. Tout ce qui peut être retiré du pont doit l’être. Moins il y a d’éléments susceptibles de s’arracher, moins il y a de débris potentiels dans le port, de dégâts matériels sur votre bateau et de risques pour les autres usagers.
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L'Entretien Spécifique du Moteur et des Systèmes Connexes
Le moteur d’un bateau requiert des soins tout particulier pendant l’hiver. Hiverner le moteur est une étape essentielle pour préserver les performances et éviter les dégradations liées à l’immobilisation. Une mauvaise préparation peut entraîner corrosion, encrassement ou pannes au moment de la remise en service. Pour protéger efficacement votre moteur pendant l’hiver, il est recommandé d’utiliser des solutions adaptées. La préparation commence lorsque le bateau est à l'eau.
L’hivernage moteur hors bord demande une attention particulière au rinçage, à la lubrification et à la protection du circuit de refroidissement. Il convient également de contrôler l’état général, de vérifier l’hélice et les fixations, et de traiter ou vidanger selon le type de moteur. L’hivernage moteur 2 temps et l’hivernage moteur 4 temps ne suivent pas exactement les mêmes logiques. Sur un moteur 2 temps, le traitement du carburant et la protection interne restent essentiels, même si la mécanique diffère. Pour hiverner son moteur hors bord 4 temps, il faut être particulièrement attentif aux niveaux, à l’huile, au carburant, au rinçage et à la lubrification. La procédure exacte varie selon la marque, qu’il s’agisse d’un moteur Mercury, Honda, Suzuki ou Yamaha. Il est possible de faire soi-même l’hivernage moteur si l’on connaît bien son bateau et si l’on respecte les recommandations du constructeur, mais pour les opérations plus techniques, mieux vaut faire appel à un professionnel.
L’hivernage bateau inboard demande un contrôle complet du circuit de refroidissement, de la vidange, des niveaux et de la protection contre le gel. Les durites, le circuit d’eau brute et le système d’échappement doivent être inspectés avec soin. L’hivernage bateau inboard concerne généralement des circuits plus complexes et demande une attention plus poussée sur le refroidissement, l’antigel, les vidanges et l’échappement. Les équipements techniques de votre bateau sont précieux, mais aussi fragiles face aux rigueurs de l’hiver. Prenez soin de votre moteur : appliquez un produit antigel dans les circuits et lubrifiez les parties mobiles. Si le moteur est un peu huileux, cela signifie qu'il fuit. Il est alors nécessaire de refaire le niveau d'huile et de bien le vérifier. Nettoyez l'hélice lorsque vous nettoyez la coque et assurez-vous de l'état de vos anodes sacrificielles et remplacez-les si besoin. Un moteur correctement entretenu préserve les performances du bateau. Inspectez les fusibles, câbles et contacts du bord ainsi que les équipements d'éclairages. Vérifiez aussi l'état des sondes du capteur sondeur (transducteur).
La Coque et la Stratégie de Stockage Hivernal
Une fois le bateau allégé de son gréement et de ses accessoires, il ne reste plus qu'à le mettre à terre correctement, étape décisive pour un hivernage sans mauvaise surprise. La mise à terre est l'étape qui conditionne la sécurité du voilier pendant tout l'hiver. Sur un voilier, c'est la quille, qui concentre le lest, qui doit supporter l'essentiel du poids du bateau. Ce poids repose sur un support de quille placé sous le lest, dimensionné pour reprendre cette charge concentrée. Les bers latéraux, eux, ne sont pas là pour porter tout le poids du bateau. Leur rôle est de stabiliser la coque et d'empêcher le voilier de basculer. En pratique, un voilier repose au minimum sur un support de quille placé sous le lest, complété par quatre bers latéraux disposés deux par deux de part et d'autre de la coque. Les bateaux plus longs ou plus lourds demandent des supports de quille supplémentaires et des bers additionnels, selon la longueur, le poids et la forme de la coque. Le nombre exact de bers dépend de la longueur, du poids et de la forme de la coque, et doit toujours respecter la capacité de charge documentée du matériel. KIPAC est un fabricant européen, basé en Croatie, de supports de quille et de bers certifiés CE, d'une capacité de 1 à 40 tonnes selon le modèle, en acier et en aluminium. Cette gamme couvre les voiliers de plaisance comme les unités plus lourdes hivernées en chantier ou en marina, avec une logique de calage où la quille porte et les bers stabilisent. Le stockage à sec peut paraître plus coûteux, mais il est aussi plus sûr pour votre bateau.
Si le stockage à sec n'est pas envisageable, protégez votre bateau sur un terre-plein à l'aide d'une bâche. Un matériau de 150-250g / m² est recommandé pour l'hiver. Attachez fermement la bâche et assurez-la sous le bateau pour minimiser les surfaces en prise aux dégâts causés par le vent. Laissez des ouvertures pour faciliter la circulation de l'air sous la bâche. Le stockage bateau sur remorque est une solution pratique à condition que la remorque soit en bon état et correctement calée. Un garage bateau ou un espace couvert offre des conditions de stockage idéales et est à l'abri des aléas climatiques et des vols. Toutefois, il est souvent difficile de trouver une place dans un hangar et le coût est souvent beaucoup plus cher qu'en plein air. Si vous optez pour un hivernage bateau extérieur, c'est possible si le bateau est bien protégé, correctement ventilé et régulièrement contrôlé.
Dès la sortie d'eau, retirez les algues. C'est facile à faire avec un nettoyeur haute pression. Les parties de peintures écaillées doivent être grattées. Puis nettoyez le pont et les tauds. Si vous ne pouvez pas disposer d'un nettoyeur à haute pression, il faudra faire tout ce travail à la main. Il est essentiel de faire attention lors du nettoyage du pont et des tauds à haute pression, la pression ne doit pas être trop forte pour ne rien endommager, encore moins pour les tauds. Utilisez des produits spécialement conçus pour ce travail, qui, contrairement aux produits ménagers courants, sont biodégradables. Après l'avoir nettoyée, vous devez inspecter minutieusement la coque. Vous pouvez vous-même utiliser un mastic pour des menus travaux. Si la coque est très endommagée ou touchée par l'osmose, consultez un spécialiste. Des anodes sacrificielles neuves sont idéales pour appliquer un antifouling avant d'hiverner, particulièrement si vous avez des antifoulings appliqués 6 mois avant la remise à l'eau du bateau.
Le mouillage doit être retiré pour en enlever la saleté et les résidus de sel. Vérifiez les maillons et manilles et remplacez-les si elles sont endommagées. Les amarres doivent être nettoyées et éventuellement graissées. Enfin, l’amarrage, la protection de la coque contre un éventuel ragage devront aussi faire partie de votre job-list, afin de quitter le bord l’esprit tranquille.