Combinaison de survie pour la voile : Fonctionnement et importance

La navigation en mer, qu'elle soit professionnelle ou de plaisance, expose à des risques inhérents aux conditions maritimes. Parmi les équipements de sécurité essentiels, la combinaison de survie occupe une place prépondérante. Conçue pour protéger contre l'hypothermie et faciliter le repérage en cas d'urgence, elle peut faire la différence entre la vie et la mort.

Qu'est-ce qu'une combinaison de survie ?

La combinaison de survie, aussi appelée combinaison d'immersion ou combinaison de flottaison, est un vêtement étanche conçu pour être enfilé rapidement en cas d'urgence maritime. Elle est destinée à maintenir la température corporelle d'une personne immergée dans l'eau froide, tout en assurant sa flottabilité et sa visibilité.

Fonctionnement d'une combinaison de survie

Isolation thermique

Le principal rôle d'une combinaison de survie est de protéger contre l'hypothermie, une condition dangereuse qui survient lorsque le corps perd de la chaleur plus rapidement qu'il ne peut en produire. Les combinaisons de survie sont généralement fabriquées en néoprène, un matériau isolant qui emprisonne une couche d'eau entre la combinaison et la peau. Cette couche d'eau est rapidement réchauffée par le corps, créant une barrière thermique qui ralentit la perte de chaleur. La combinaison de survie en néoprène SOLAS de Plastimo est un équipement de sécurité et de survie conçue pour les situations d'urgence ou de danger imminent. La flottabilité et l'étanchéité de cette combinaison sont assurées par sa conception en néoprène renforcé CR d'une épaisseur de 5 mm. La combinaison en néoprène Plastimo remplit la fonction d'un gilet de sauvetage avec une flottabilité 150N. Enfin, la combinaison de survie en néoprène Plastimo dispose d'une totale isolation thermique et est homologuée à la norme SOLAS.

La combinaison empêche une baisse maximale de la température corporelle de 2°C du porteur de la combinaison dans une eau entre 0°C et 2 °C pendant 6 heures.

Flottabilité

Outre l'isolation thermique, la combinaison de survie assure également la flottabilité de la personne immergée. La plupart des modèles sont conçus pour offrir une flottabilité positive, c'est-à-dire qu'ils aident à maintenir la tête hors de l'eau, même en cas d'inconscience. La combinaison en néoprène Plastimo remplit la fonction d'un gilet de sauvetage avec une flottabilité 150N. Cette homologation 150 Newtons est prévue pour naviguer en zone hauturière et garantit un retournement sur le dos en moins de 5 secondes.

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Visibilité

En situation de détresse, il est crucial d'être rapidement repéré par les secours. C'est pourquoi les combinaisons de survie sont généralement de couleurs vives, telles que l'orange ou le jaune, et sont équipées de bandes réfléchissantes SOLAS. Ces bandes permettent d'augmenter la visibilité de la personne en détresse, de jour comme de nuit.

Protection contre les éléments

En plus de l'hypothermie, une combinaison de survie protège également du vent et des embruns. La combinaison de survie Plastimo protège efficacement du vent et des embruns. Son néoprène de 5 mm agit comme une barrière isolante, limitant le refroidissement du vent et l’humidité. La capuche, les manchons et les bottillons intégrés empêchent les infiltrations, offrant une protection thermique complète en surface, même exposé aux intempéries.

Types de combinaisons de survie

Il existe différents types de combinaisons de survie, adaptés à différents usages et conditions de navigation :

  • Combinaisons d'immersion SOLAS : Ces combinaisons sont conformes à la norme SOLAS (Safety Of Life At Sea) et sont obligatoires pour l'équipage des navires professionnels et des bateaux à passagers effectuant des navigations réglementées.

  • Combinaisons de flottaison TPS (Thermal Protective Suit) : Ces combinaisons offrent une isolation thermique et une flottabilité élevées, et sont recommandées pour les navigations hauturières et en eaux froides.

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  • Combinaisons de sauvetage : Conçues spécifiquement pour la survie en mer froide, ces combinaisons peuvent prolonger la durée de survie de plusieurs heures dans une eau à basse température.

Facteurs à considérer lors du choix d'une combinaison de survie

Lors de l'achat d'une combinaison de survie, il est important de prendre en compte plusieurs facteurs :

  • Type de navigation : Le type de navigation pratiquée (côtière, hauturière, etc.) influencera le choix du type de combinaison le plus adapté.
  • Conditions climatiques : Les conditions climatiques rencontrées lors de la navigation (température de l'eau, température de l'air, vent, etc.) détermineront le niveau d'isolation thermique nécessaire.
  • Taille et ajustement : Il est essentiel de choisir une combinaison à la bonne taille et qui s'ajuste correctement au corps pour assurer une isolation thermique et une flottabilité optimales.
  • Normes de sécurité : Il est important de s'assurer que la combinaison est conforme aux normes de sécurité en vigueur, telles que la norme SOLAS.

Réglementation

La combinaison de survie n’est pas systématiquement obligatoire à bord d’un bateau, cela dépend du type de bateau, de l’activité pratiquée et de la zone de navigation. Il faut s'appuyer sur la Division 331 pour savoir si elle est obligatoire. Mais elle l'est dans ces cas (température de l'eau inférieure à 15°C, navires soumis à la convention SOLAS).

Un radeau de survie est obligatoire en France pour toute navigation au-delà de 6 milles d’un abri. Pour une navigation sous pavillon français, la réglementation Division 240 (2015) stipule que, pour une navigation côtière (entre 6 et 60 milles d'un abri) un radeau de survie homologué ISO 9650-2 est requis. Si vous naviguez sous pavillon français, la réglementation française concernant l'équipement de survie s'applique dans toutes les eaux dans lesquelles vous croisez. Si vous naviguez à l'étranger sous le pavillon de votre pays, vous devez vous plier à la réglementation en vigueur dans votre pays. En France, la "Division 240" est en vigueur depuis Mai 2016 et inclut une nouvelle zone - "Semi-hauturière" entre 6 et 60 milles d'un abri. A partir de cette zone, les navires battant pavillon français doivent être équipés d'un radeau de survie certifié ISO 9650-2.

Entretien et stockage

Pour assurer la durabilité et l'efficacité de votre combinaison de survie, il est important de l'entretenir et de la stocker correctement.

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  • Rinçage : Après chaque utilisation, rincez la combinaison à l'eau douce pour éliminer le sel, le sable et autres impuretés.
  • Séchage : Faites sécher la combinaison à l'air libre, à l'ombre, et loin de toute source de chaleur directe.
  • Lubrification : Lubrifiez régulièrement la fermeture éclair avec un lubrifiant spécialement conçu pour les fermetures éclair étanches.
  • Stockage : Stockez la combinaison dans un endroit sec, tempéré et à l'abri de la lumière, de préférence suspendue ou roulée sans pli.
  • Inspection : Inspectez régulièrement la combinaison pour détecter tout signe d'usure ou de dommage, et faites-la réparer ou remplacer si nécessaire.

Radeau de survie

Différent d’une simple annexe, le radeau de survie doit répondre à une règlementation stricte. Attention, n’utilisez votre radeau de survie qu’en cas d’extrême urgence, autrement dit s’il n’est plus possible de rester sur votre navire. En cas de naufrage en mer et dans l’attente de l’arrivée des secours, votre priorité est d’assurer la survie des personnes à bord de votre navire. Dans ce cas de figure, le radeau de survie constitue un refuge fiable et étanche aux naufragés le temps d’être secourus.

Les radeaux de survie côtier sont aussi appelés les radeaux de type 2. Ils sont conçus pour une utilisation sur une zone entre 0 et 6 miles d’un abri. Ils ont une autonomie de 24 heures maximum et peuvent contenir jusqu’à 10 personnes. De plus, les radeaux de survie côtiers ne possèdent pas de double-fond thermique.

Les radeaux de survie hauturier sont les radeaux de type 1. Ils sont conçus et adaptés à tout type de navigation offshore et à tout type de bateau voilier ou vedette, pour la régate ou toute navigation hauturière soit à plus de 6 miles des côtes. Ils ont une autonomie de plus de 24 heures et peuvent contenir jusqu’à 12 personnes. Les radeaux de survie hauturiers, à l’inverse des radeaux de survie côtiers, possèdent un double-fond thermique et donc protègent mieux du froid.

Lorsque vous choisissez un radeau de survie, vous devez donc le faire en fonction de vos habitudes de navigation, mais aussi du nombre de personnes à bord. En effet, les radeaux de survie ont des capacités différentes, et leur flottabilité dépend du nombre de personnes qu’ils contiennent. Ainsi, si vous êtes 3 personnes à bord, optez pour un radeau ayant une capacité de 4 personnes.

Qu’il soit côtier ou hauturier, un radeau de survie contient un armement de sécurité qui comprend un couteau, une ancre flottante, du matériel de signalisation (un miroir, des feux de position, un sifflet…), des pagaies, une écope, des comprimés contre le mal de mer, et un kit de réparation en cas de crevaison. Il est aussi recommandé de préparer un grab bag : un sac étanche de couleur très voyante dans lequel vous pouvez prévoir des effets supplémentaires : la VHF, vos papiers d’identité, de la nourriture, de l’eau… Que vous prendrez en cas de détresse avec vous sur le radeau.

Vous avez deux solutions pour ranger votre radeau de survie : dans un sac souple ou dans un container. Dans les deux cas, le radeau de survie doit être placé sur le pont, la jupe ou un balcon du bateau. Dans un moment de détresse, si vous en arrivez à devoir utiliser votre radeau de sauvetage, tirez l’amarre prévue sur le radeau de sauvetage et nouez-la solidement au bateau. Tant que possible, essayez de ne pas descendre dans l’eau pour monter à bord de votre radeau. Si votre navire coule, il faudra impérativement couper l’amarre qui est reliée à votre radeau de survie, afin d’éviter que l’épave ne vous entraîne au fond.

Avant d'acquérir un radeau de survie, il est important de clairement déterminer vos besoins. En plus de choisir le type ISO adapté, il faut déterminer la taille de votre radeau en terme de nombre de personnes avant de l'acheter. Le concept "Plus c'est grand, mieux c'est" ne s'applique pas ici car la flottabilité du radeau est déterminé par le poids de ces occupants.

Les radeaux de survie hauturiers ISO 9650-1 sont divisés en deux groupes selon la température ambiante d'utilisation : Les radeaux de survie du Groupe A sont conçus pour se gonfler correctement dans une température ambiante entre -15 et 65°C. Si vous naviguez dans les eaux côtières, les radeaux de survie SO 9650-2 respectent les exigences françaises.

Déterminez un espace dégagé, bien en vue et accessible à tout l'équipage sur votre pont pour y installer votre radeau de survie. Un berceau en inox est idéal pour fixer votre radeau de survie. En cas d'urgence, balancez la radeau dans son conteneur à l'eau. Tirez la sangle (jusqu'à 10 mètres de long) jusqu'à rencontrer une résistance. Souvent, la dernière longueur de sangle est rouge. D'un coup sec, percutez le mécanisme de gonflage automatique des chambres à air du radeau de sauvetage qui se remplissent d'air ou de CO². Frappez ensuite la sangle sur le côté de votre bateau (sur un solide point ou un winch dans le cas des voiliers). N'attachez jamais votre radeau à la poupe du bateau. Sur le pont, le radeau peut aussi être équipé d'un gonfleur hydrostatique. Lorsque le radeau de survie est immergé (entre 1,5 et 4 m de profondeur), le gonfleur hydrostatique s'active sous la pression de l'eau et gonfle automatique les chambres à air.

La personne la plus en forme physiquement doit être la première à embarquer dans le radeau de survie. Elle peut aider les autres membres d'équipage à embarquer. Dans l'idéal, tous les membres d'équipage doivent embarquer à partir du bateau, sans se mettre à l'eau. Ne larguez la longe que lorsque tous les membres d'équipage sont embarqués dans le radeau et que le navire coule effectivement (en général cela prend plusieurs heures). Tous les radeaux de survie possèdent un couteau flottant à cet effet.

Sacs de ration "Grab Bags" pour radeaux de survie

Vérifiez préalablement à une navigation que vous disposez de tous les équipements d'urgence nécessaires à bord de votre radeau et complétez-le si besoin. Un grab-bag personnalisé apporte un grand plus par rapport à l'armement de base d'un radeau. Il est constitué d'un sac étanche et flottant ou d'un container, d'une couleur vive. Vos documents importants peuvent y prendre place, ainsi que quelques effets personnels essentiels à avoir en cas d'urgence. Avant de larguer les amarres pour une croisière, il est bon de tester le grab-bag une fois rempli pour vérifier qu'il flotte bien. Si sa flottabilité est insuffisante, vous pouvez le remplir d'air avant de le fermer, ou lui ajouter un élément de flottabilité. tous les produits contenus dans le grab-bag ne peuvent pas y rester en permanence. Les VHF portables et cartes de crédit, par exemple, seront accessibles pendant la croisière, quelque part à bord.

Révision régulière de votre radeau

Un radeau ne peut être normalement utilisé en cas d'urgence que s'il est en parfait état de fonctionnement. C'est pourquoi une révision régulière de votre radeau est essentielle. Chaque fabricant définit ses propres conditions de garantie et intervalles de révision qui doivent être scrupuleusement respectés (garantie jusquà 18 ans ; révision tous les 3 ans, dans la majorité des cas). Chaque radeau de survie a un intervalle de révision propre, déterminé par son constructeur et qui doit être strictement respecté.

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