Guide d'achat pour une combinaison de bodyboard

Le bodyboard, très populaire auprès de la nouvelle génération, est de plus en plus présent sur nos plages. Il a conquis un large public grâce à sa facilité de prise en main. Mais le bodyboard n'est pas qu'un simple loisir. Comme le surf, il est devenu une discipline à part entière. Il y en a pour tous les goûts, du débutant au rider confirmé, chacun peut y trouver son bonheur.

Choisir sa planche de bodyboard

La taille du bodyboard

La longueur de votre bodyboard est le critère le plus important à prendre en compte dans votre choix. La taille de la planche se calcule en fonction de votre taille et de votre poids. Elle est indiquée en pouces (1 pouce = 2,54 cm). Pour faire simple, un bodyboard doit arriver à la hauteur de votre nombril, à plus ou moins un pouce près.

Un débutant choisira une planche avec un pouce de plus. Un bodyboard volumineux apportera plus de flottaison, mais moins de maniabilité. C'est parfait pour un pratiquant occasionnel ou un intermédiaire qui recherche avant tout facilité, plaisir et confiance.

Inversement, un rider expert choisira une planche avec un pouce de moins. Une planche plus étroite sera plus maniable, l'arme ultime pour quelqu'un de confirmé qui désire vitesse et performance.

Si vous ne faites pas confiance à votre nombril, voici un petit tableau correspondant à la taille et au poids du rider. Ce n'est pas une valeur absolue, votre profil et votre ressenti rentrent évidemment en considération.

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Les matériaux

Critère très important, le type de mousse dans la construction d'un body a une influence sur le comportement de la planche. On note principalement 3 styles : le Polyéthylène (PE), le Polypropylène (PP) et le Polypropylène à faible densité (NRG).

  • Polyéthylène (PE) : Le PE est plus flexible et plus lourd. En général, les planches d'entrée de gamme sont en PE. Sa souplesse est appréciée par les débutants et les intermédiaires qui y voient une planche confortable et tolérante.

  • Polypropylène (PP) : Les bodys en PP sont plus souvent choisis par les riders confirmés. Ils apprécient en général la rigidité et la légèreté de ce matériau. Les propriétés des mousses varient en fonction de la température de l'eau. Les eaux froides rendent les planches plus rigides et inversement. Dans des eaux à 15 degrés, un bodyboard en PP est très rigide, ce qui conviendra à un rider de bon niveau ou dans des conditions glassy. Cependant, il devient vite inconfortable quand il y a du vent et du clapot. Une board en PE sera alors plus intéressante. Plus le niveau du pratiquant est élevé, plus il évolue dans des conditions propres. Un body en PP sera l'arme recherchée.

  • NRG : Les planches construites en NRG sont apparues en 2014. Ce sont des boards en polypropylène de faible densité. Elles sont légères et possèdent un flex intermédiaire entre un PE et un PP. En Europe, où il y a de grosses variations de température de l'eau avec le changement de saison, ce style de construction est idéal pour pratiquer sur nos plages.

En général, les bodyboards de type PP ou NRG sont plus onéreux que ceux en PE.

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Le slick

Le slick est la partie en contact avec l'eau. On note deux styles de construction : le HDPE (high density polyéthylène) et le HDPP (high density polypropylène).

  • HDPE : C'est le plus fréquent. Très polyvalent, il est utilisé sur quasiment tous les styles de planches, du bas de gamme au haut de gamme.

  • HDPP : C'est le matériau roi. Il est beaucoup plus rigide et plus solide. Il sera présent sur tous les bodyboards pro. Il est intéressant pour les eaux très chaudes ou pour supporter les replaques de manœuvres aériennes.

Le stringer

Le stringer est une baguette de fibre de verre ou de carbone que l'on place à l'intérieur du bodyboard. Il a pour mission d'augmenter la rigidité et la durabilité des planches. Cette baguette évite que la board se plie ou se brise. On en note plusieurs styles, principalement trois :

  • Le stringer simple carbone : C'est le plus fréquent. Il part du tail jusqu'au ¾ de la planche. Il rigidifie le bodyboard, mais garde le flex sous les coudes.

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  • Le double stringer carbone : Il consiste en deux baguettes de carbone que l'on met à l'intérieur de la planche. Le bodyboard devient très rigide. Ce type de stringer sera intéressant pour les eaux très chaudes.

  • Le trident stringer : Un stringer carbone classique accompagné de deux petites baguettes au niveau du tail du bodyboard.

Shape du bodyboard

On pourrait croire à première vue que tous les bodyboards se ressemblent, mais si l'on se penche un peu plus sur le sujet, on remarque de vraies différences. Celles-ci vont être un critère important dans le choix de votre planche.

  • Wide Point : C’est le point le plus large du bodyboard. Il influe sur les courbes de votre planche. Un wide-point haut est utilisé pour les planches typées « prone » (vous ridez couchés sur la planche). Un wide-point bas est plus utilisé pour la pratique du « drop-knee » (vous ridez avec un genou posé sur la board).

  • Nose : C'est la partie avant de votre body. Un nose étroit est souvent utilisé pour le drop-knee. Il pardonne également plus d’erreurs pour un rider intermédiaire. Un nose large vous procurera davantage de vitesse sur la vague.

  • Channels : Les channels sont la partie basse du slick. Elles se situent proche du tail de votre bodyboard et sont creusées sur les côtés. Grâce à elles, le flux de l’eau est mieux distribué sur la planche. Plus les channels sont creuses, plus l’accroche sera importante, mais plus les rotations seront difficiles. À l’inverse, une slick plat facilitera les rotations, mais rendra l’accroche plus compliquée.

  • Rails : Les rails d’un bodyboard assurent l’accroche sur l'eau. Ils varient en général de 60/40, 55/45 ou 50/50. Pour faire simple, les rails 55/45 sont les plus populaires du marché. Ils sont extrêmement polyvalents quelles que soient les conditions.

  • Nose bulbs : Ce sont de petits renforts aux extrémités du nose. Leur but ? Augmenter la prise en main de la board. On choisit souvent de les waxer pour une meilleure adhérence.

  • Epaisseur : L’épaisseur influe à la fois sur la flottabilité et la résistance du bodyboard. Si vous êtes plutôt corpulent, nous vous recommandons des planches plus épaisses. Vous gagnerez ainsi en flottaison.

  • Contour Deck : Le deck de votre planche peut être soit plat, soit désépaissi à des endroits stratégiques. Tout est une question de confort.

  • Le tail : C’est la partie basse de votre board : celle sur laquelle reposent notamment vos cuisses lorsque vous surfez une vague. On note principalement 2 catégories : le crescent tail et le bat tail.

    • Le crescent tail est le plus utilisé. Plus polyvalent, il permet de rider en prône (coucher) comme en drop-knee (sur un genou).
    • Le bat tail permet de rider principalement en prône. Il offre une meilleure maniabilité.

Plus le tail est large, plus il apporte stabilité et vitesse. Au contraire, plus il est étroit, plus le bodyboard est maniable.

Petit récap'

Lorsqu'on choisit un bodyboard, on regarde en fonction de sa taille, au niveau du nombril, et en fonction des matériaux utilisés. Plus notre pratique est avancée, plus nous cherchons de la performance. Les boards en PP seront parfaites. Au contraire, si je débute et veux me faire plaisir tout en ayant du confort sous le corps, je pars sur une planche en PE.

Choisir sa combinaison de bodyboard

La combinaison néoprène est la meilleure alliée contre le froid lors de nos sessions de bodyboard. Mais la choisir peut relever du casse-tête, que l'on soit pratiquant régulier ou simple novice. Le choix est vaste et les modèles nombreux. Comment différencier une combinaison à 100 € d'une à 500 € ? Comment faire le bon choix ? Plusieurs critères sont à prendre en compte, comme l'épaisseur, le système de fermeture, les doublures intérieures, l'élasticité, votre pratique, votre taille ou encore votre budget. Sachant que nous sommes tous différents, votre profil entre bien évidemment en jeu.

Les différents types de combinaisons

Il existe plusieurs genres de combinaisons néoprène :

  • Les shortys : Ce sont des combinaisons avec jambes et manches courtes. En général peu épais, on l'utilise essentiellement en été ou dans des eaux plutôt à bonne température. Il va nous protéger du vent et apporter un confort supplémentaire. Le shorty existe aussi en manche longue pour plus de chaleur.

  • Les combinaisons intégrales : C'est le modèle le plus répandu. Tout le corps est recouvert de néoprène. C'est elle que l'on va utiliser en général dans les eaux froides. Pour certaines pratiques ou demandes, elle existe aussi en manches courtes, en long john (sans manche), ou encore en overknee (modèle où le néoprène s'arrête aux genoux).

  • Les combinaisons sèches : C'est une combinaison destinée à la pratique dans les temps extrêmes. Elle est complètement hermétique. On garde nos vêtements à l'intérieur. À éviter ceci dit pour le bodyboard où l'étanchéité peut vite trouver sa limite.

Le néoprène

Les combinaisons sont faites en néoprène, un tissu rigide, élastique et surtout thermorégulateur. Le corps va rester au chaud. Dans un wetsuit, l'eau va rentrer, mais ne doit pas sortir. Au tout début, quand elle s'infiltre, il fait froid, mais prisonnière entre la couche de néoprène et le corps, l'eau va très vite se chauffer pour se réguler à notre température. On en oublie presque que l'on est mouillé. Aujourd'hui, les marques proposent de plus en plus des combinaisons néoprène éco-responsables. De nombreuses marques proposent des wetsuits en matières recyclées.

L'épaisseur

L'épaisseur est l'élément phare dans votre choix de wetsuit. Il existe différentes épaisseurs, qu'il s'agisse de combinaisons néoprène pour homme, de combis néoprène femme ou de modèles pour enfant :

  • Les combinaisons en 3/2 mm : C'est la référence pour l'été ou la mi-saison. Plus légère que ses grandes sœurs, c'est une combinaison souple et confortable. Ce wetsuit est préconisé pour des températures allant de 17° à 24°.

  • Les combinaisons en 4/3 mm : Elle est souvent appelée, à juste titre, le wetsuit "Toute Saison". L'épaisseur du néoprène s'attaque au froid de l'hiver, tout en conservant assez de confort pour la mi-saison/été.

  • Les combinaisons en 5/4 mm : C'est le wetsuit ultime pour l'hiver. Son épaisseur permet de résister aux morsures hivernales. Idéale pour des températures comprises entre 10° et 15°. Très épais, on perd en mobilité dans cette combinaison.

Le premier chiffre correspond à l'épaisseur de la combinaison au niveau du torse et du dos. Le deuxième correspond à celle au niveau des bras et des jambes. Il existe des combis 2 mm pour les températures chaudes, dans les eaux tropicales par exemple, et des néoprènes de 6 mm pour les conditions quasi polaires. Plus on augmente l'épaisseur, plus on gagne en chaleur, mais plus on perd en mobilité. Si vous êtes frileux, n'hésitez pas à choisir une épaisseur supérieure pour ne surtout pas souffrir d'avoir froid une fois dans l'eau.

Les doublures intérieures

L'épaisseur n'est pas le seul élément à prendre en considération pour la chaleur d'une combinaison néoprène. Aujourd'hui, un grand nombre de wetsuits sont équipés de doublures intérieures. Cela ressemble un peu à de la fourrure polaire. Celles-ci sont déterminantes pour la chaleur qu'elles vont générer. Ainsi, plus vous montez en gamme sur une même épaisseur, plus vous aurez une combinaison isolante.

Un wetsuit d'entrée de gamme ne sera pas muni de doublures. Il sera seulement fait de néoprène. Les milieux de gamme seront armés de thermos sur l'ensemble du corps, avec des doublures plus techniques au niveau du buste. Les hauts de gamme enfin seront, pour la plupart, recouverts de thermos très spécifiques. En plus de sa propriété isolante, ses caractéristiques drainantes sont hors du commun pour un séchage de combi en un temps record.

Par ce fait, en fonction de votre budget, il est parfois plus intéressant de partir sur des combinaisons néoprènes moins épaisses mais munies de doublures. Ainsi, on gagne en mobilité en réduisant les couches du néoprène sans sacrifier la chaleur compensée par les thermos à l'intérieur. Une très bonne 4/3mm vaudra une 5/4mm d'entrée de gamme.

L'élasticité

On recherche toujours un maximum de mobilité. Au même titre que les doublures intérieures, l'élasticité de la combinaison varie en fonction de la gamme du produit. Une combinaison sera plus ou moins élastique en fonction du néoprène utilisé et du nombre de coutures présentes. Ainsi, une combinaison d'entrée de gamme sera plus rigide et moins agréable à porter que du haut de gamme.

Si vous cherchez donc une combinaison néoprène pour une utilisation très performante, on vous conseillera de partir sur des modèles haut de gamme. Il se peut que les combinaisons néoprène haut de gamme très élastiques soient moins chaudes que certains wetsuits, les thermos étant réduits au maximum pour gagner en mobilité.

Système de fermeture

Il existe 3 sortes de systèmes de fermeture : le back zip, le front zip et enfin, le zip free.

  • Le back zip : C'est le système le plus simple à enfiler. Une grosse fermeture éclaire que l'on vient fermer dans le dos. Idéal pour les débutants qui souhaitent une combinaison néoprène au budget serré, ou pour les personnes n'ayant plus leur souplesse d'antan. L'inconvénient de ce type de fermeture est son étanchéité qui laisse à désirer quand l'eau s'infiltre dans le cou et sa rigidité.

  • Le front zip : C'est le plus répandu. Il consiste en un zip frontal pour avoir une étanchéité et une souplesse maximale. On enfile la combinaison par l'épaule. Plus sportif à mettre que le backzip certes, mais on prend vite le coup. C'est le système de fermeture idéal en surf.

  • Le zip free : Il est arrivé après le front zip et s'enfile de la même manière à l'exception qu'il n'y a plus de fermeture éclair.

Votre pratique

Malgré toutes les questions posées, le sport que vous faites n'est pas capital dans le choix de votre combinaison néoprène. Un wetsuit de marque de surf fera très bien l'affaire pour du kitesurf et inversement, idem pour du longe côte ou du wakeboard. Le but principal est d'avoir chaud tout en gardant une certaine souplesse. Mais des petits détails sont à noter toutefois.

Les combinaisons néoprène typées surf seront très cintrées pour avoir un maximum de mobilité au niveau des épaules pour la rame. Certains wetsuits de kitesurf seront munis de renfort au niveau des tibias et des côtes pour protéger de la planche et éviter que le harnais remonte trop.

Le mesh, une construction de néoprène particulière, joue pour rôle de plastron et de coupe vent. Plus fragile que le néoprène classique, l'eau ruisselle dessus. La plupart des combinaisons typées kitesurf seront équipées de mesh sur la partie dorsale du wetsuit, la navigation se faisant avec le vent dans le dos. Les combinaisons surf seront plus souvent munies de ce coupe-vent au niveau du ventre.

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