Le Saut en Longueur : Dimensions Essentielles, Technique de Maîtrise et Précision de la Mesure

Le saut en longueur est une épreuve d’athlétisme où l’athlète court sur une piste, prend impulsion sur une planche de départ, et se projette dans le sable pour parcourir la plus grande distance possible. C'est une des disciplines d’athlétisme les plus anciennes et les plus fascinantes, dont les origines remontent aux Jeux Olympiques de l’Antiquité grecque. Loin d'être une simple démonstration de force brute, le saut en longueur est bien plus qu’une simple épreuve d’athlétisme. Il n’est pas seulement une question de technique, mais repose sur plusieurs qualités physiques fondamentales. La technique du saut en longueur est en effet la combinaison parfaite de vitesse, de force, de coordination et de maîtrise corporelle. Cette discipline exige de l'athlète qu'il combine vitesse, force explosive, coordination, équilibre, souplesse et maîtrise technique pour lui permettre de parcourir la plus grande distance possible. Le saut en longueur de haut niveau représente l’aboutissement de la maîtrise technique, de la force physique et de la préparation mentale. Par ailleurs, il constitue également un outil pédagogique majeur en Éducation Physique et Sportive (EPS), soulignant son importance au-delà du simple cadre de la compétition.

Pour cette épreuve exigeante, le participant n'aura aucun matériel en main, si ce n'est ses vêtements légers et ses souliers de course, essentiels pour optimiser sa performance. L'environnement de la compétition est strictement défini et comprend une piste pour l'élan ainsi qu'une fosse de sable pour atterrir, dont les dimensions et caractéristiques sont précises pour garantir l'équité et la validité des performances.

L'Infrastructure du Saut en Longueur : Les Mètres de l'Aire de Compétition

Les règles du saut en longueur encadrent de manière stricte l'ensemble de l'aire de compétition, allant de la piste d'élan jusqu'à la zone de réception. Ces spécifications sont cruciales pour standardiser l'épreuve à travers le monde et assurer la fiabilité des mesures.

La Piste d'Élan

La course d'élan est la première étape et constitue la clé de la réussite d'un saut en longueur. Pour cette phase préparatoire, l'athlète dispose d'une piste aux dimensions réglementées. La longueur minimale de la piste d'élan, mesurée à partir de la ligne d’appel appropriée, est de 40 mètres et, lorsque les conditions le permettent, elle peut atteindre 45 mètres. La longueur maximale de cette piste est illimitée, offrant aux athlètes la flexibilité nécessaire pour adapter leur élan à leurs préférences. Afin d'aider les athlètes dans la précision de leur course, un concurrent peut placer ses propres marques le long de la piste d’élan. Pour tous les concours utilisant une piste d’élan, les marques seront placées le long de la piste. Un athlète peut d'ailleurs utiliser un ou deux repères, fournis par le Comité Organisateur ou approuvés par lui, afin de l’aider dans sa course d’élan et son appel.

La Planche d'Appel

L’appel, moment décisif du saut, se fait à partir d’une planche de niveau avec la piste et avec la surface de la zone de réception. Le bord de la planche le plus proche de la zone de réception s’appellera la ligne d’appel. Cette planche d'appel doit obligatoirement mesurer entre 1,21 m et 1,22 m de long, avoir une largeur de 198 à 202 mm et une épaisseur de 100 mm. Plus précisément, la construction de la planche d’appel sera rectangulaire, faite de bois ou de tout autre matériau rigide approprié, sur lequel les pointes des chaussures de l’athlète ne glisseront pas mais s’agripperont, et qui mesurera 1,22m (± 0,01m) de long, 200mm (±2mm) de large et 100mm d’épaisseur au maximum.

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La Planche de Plasticine : L'Indicateur de Faute

Juste après la planche d'appel, l’athlète s’élance et prend une impulsion sur un pied, sur la planche d’appel, juste avant une surface qu’on appelle la plasticine. Il est crucial de ne pas empiéter sur cette plasticine, car dans ce cas, le saut ne serait pas validé. Cette planche de plasticine, un indicateur visuel de faute, consiste en une planche rigide d’une largeur de 100mm (±2mm) et d’une longueur de 1,22m (± 0,01m), faite de bois ou de tout autre matériau approprié. Elle sera peinte d’une couleur contrastée par rapport à celle de la planche d’appel. Quand cela est possible, la plasticine devrait être d’une troisième couleur contrastée pour une meilleure visibilité. La planche sera placée dans une niche ou un renfoncement incorporé à la piste d’élan, du côté de la planche d’appel le plus proche de la zone de réception. La surface de la planche de plasticine s’élèvera à une hauteur de 7mm (± 1mm) depuis le niveau de la planche d’appel, créant une légère proéminence détectable au toucher par l'athlète si son pied la frôle.

La Zone de Réception (Fosse de Sable)

Après l'impulsion, l'athlète se projette dans la zone de réception, qui est une fosse de sable. La zone de réception aura une largeur minimale de 2,75m et maximale de 3m. Lorsque l’axe de la piste d’élan n’est pas aligné avec celui de la zone de réception, cette dernière sera aménagée par la pose d’une bande, ou si nécessaire de deux, déterminant une zone de réception conforme aux exigences. Il faut tomber dans cette zone de chute, dont la surface est aplanie avant chaque saut, afin d'assurer l'équité et la sécurité des athlètes.

Les Fondamentaux de la Technique : De l'Élan à la Réception

La réussite d'un saut en longueur dépend d'une maîtrise technique impeccable, intégrant vitesse, force, coordination et un contrôle corporel précis à chaque étape.

1. La Course d'Élan Préparatoire

L’élan est sans conteste la première étape et constitue la clé de la réussite du saut. Cette phase préparatoire a pour but de donner une énergie cinétique au corps qui le fera avancer une fois dans les airs après le saut. Lors du départ de cette course, il est conseillé de partir avec le pied d'appel en arrière afin d'arriver sur la ligne d'appel avec ce même pied. La course d'élan est similaire à toute autre course, sans grandes différences fondamentales dans le mouvement. Cependant, dans le contexte du saut en longueur, la vitesse de course est modérée. Elle doit être grande, mais pas autant que dans un sprint maximal. Si l'athlète court très rapidement dès le début, il risque d'avoir le mauvais pied d'appel au moment crucial ou d'être trop fatigué à la fin de la piste, compromettant ainsi l'impulsion. Il est donc recommandé de partir à une vitesse raisonnable au début de la course d'élan et d'accélérer progressivement vers la fin. C'est l'approche optimale pour construire l'énergie nécessaire sans sacrifier la précision. En saut en longueur, la précision d’une course d’élan est essentielle tant sur le plan réglementaire que pour l’objectif de performance. Il ne suffit pas de réaliser une bonne course, il faut aussi une transition parfaite vers l'appel.

2. L'Appel : Le Point de Décollage

L'appel est le moment où l'athlète quitte le sol pour se propulser en l'air. C'est une phase extrêmement technique. À la fin de la course d'élan préparatoire, l'athlète doit déposer le pied d'appel sur la ligne d'appel (bande blanche) sans la dépasser. Immédiatement après, il s'agit de s'étirer avec tout son corps vers le haut. L'appel se fait avec la jambe d'appel choisie en poussant énergiquement sur le sol. Il est impératif de déplier la jambe d'appel au complet pour maximiser la force de propulsion. Simultanément, il faut plier l'autre jambe, dont la cuisse doit monter au-dessus de la fosse, préparant ainsi la position du corps en vol. Un athlète dans les airs tout de suite après avoir réalisé son appel présente une jambe d'appel complètement dépliée, à l'inverse de sa jambe libre qui est fléchie.

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3. La Phase Aérienne : L'Art de Voler

Pour cette étape du saut, il existe deux méthodes principales pour optimiser le temps passé en l'air et préparer la réception, toutes aussi bonnes l'une que l'autre. L'utilisation de l'une ou de l'autre dépend principalement des préférences et du style de l'athlète.

Style Ciseau

Le style ciseau est caractérisé par un mouvement des jambes qui mime la marche en l'air.

  1. Après l'appel, il faut engager le genou droit et le bras gauche en avant et vers le haut, au-dessus de la fosse de sable.
  2. Dans la phase aérienne, l'athlète allonge la jambe d'attaque (la jambe qui n'a pas fait l'appel) vers l'avant et garde l'autre jambe pliée en arrière.
  3. Ensuite, il réalise un cercle complet avec le bras droit en passant au-dessus de la tête tout en amenant la jambe gauche devant. Idéalement, les bras et les jambes doivent être parallèles à ce moment.
  4. En vue de la réception, il allonge les bras et le haut du corps en avant.
  5. Pour finir, il laisse tomber les bras sous les jambes et plie les genoux avant de toucher le sable.

Style Extension

Le style extension, aussi appelé "groupé", vise à minimiser la rotation du corps pour maximer la portée.

  1. Après l'appel, l'athlète engage le genou droit et le bras gauche en avant et vers le haut, tout en maintenant la jambe gauche et le bras droit en arrière.
  2. Il ramène ensuite la jambe gauche et le bras droit de manière à ce qu'ils soient parallèles.
  3. Pour atteindre la position dite "en extension", il doit arquer le dos.
  4. Il bouge les bras en cercle dans le sens des aiguilles d'une montre.
  5. Pour préparer la réception, il baisse le haut du corps vers les cuisses, allonge les jambes, tend les bras en avant, puis les ramène en arrière.

4. La Réception : L'Atterrissage Sécurisé

La réception est une étape qui diffère d'une personne à une autre, mais son exécution est primordiale pour la sécurité de l'athlète et la validité de la mesure. La manière la plus sécuritaire serait de plier les genoux pour absorber le choc de la réception et d'incliner le haut du corps vers l'avant. Si jamais l’atterrissage se fait debout, il est impératif de continuer de faire quelques pas vers l'avant avant de s'arrêter, car un arrêt brusque sans mouvement vers l'avant peut blesser la colonne vertébrale.

La Jambe d'Appel : Clé de la Propulsion

La jambe d'appel est celle qui propulse le corps dans les airs lors du saut. C'est également la dernière jambe à quitter le sol, faisant d'elle un élément déterminant de la performance. Il vous est conseillé d'utiliser votre jambe la plus forte comme jambe d'appel pour avoir une efficacité maximale lors du saut.

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Pour déterminer votre jambe la plus forte, une méthode simple consiste à faire trois sauts consécutifs à cloche-pied sur le pied droit, et à mesurer la distance parcourue. Ensuite, il faut répéter l'exercice sur le pied gauche et mesurer de nouveau la distance. La jambe qui vous a mené le plus loin est sans doute l'idéale pour être la jambe d'appel. Si vous n'avez toujours pas de préférence nette après cet exercice, une règle générale peut être appliquée : prenez votre jambe gauche en tant que jambe d'appel si vous êtes droitier, et votre jambe droite si vous êtes gaucher.

Réglementation et Validation des Sauts : Mesurer la Performance avec Précision

Les règles du saut en longueur sont très strictes et concernent non seulement la piste et la planche d’appel, mais aussi la mesure, les fautes et la gestion du vent. Le respect de ces règles est fondamental pour la validation de la performance et la régularité de la compétition.

Fautes et Essais Non Valables

Lors de la course à élan, il ne faut absolument pas dépasser la ligne d'appel. Si un athlète touche le sol au-delà de la ligne d'appel avec quelque partie que ce soit de son corps, le saut n'est pas valable et n'est donc pas pris en compte pour la mesure. C’est le cas du sauteur C qui, ayant pris son appel après la ligne d’appel, verra son essai manqué et par conséquent non mesuré. De même, l’athlète s’élance et prend une impulsion sur un pied, sur une planche d’appel, juste avant la plasticine ; s'il empiète sur cette surface, le saut ne serait pas validé.

Une fois dans la zone de chute après avoir sauté, il est interdit de faire marche arrière. Tout mouvement de l'athlète après la réception qui entraînerait une marque plus proche de la ligne d'appel que la marque initiale la plus proche de la planche rendrait le saut non valide. Si une de ces règles n'est pas respectée, le saut est rejeté, mais il compte quand même comme un essai dans le nombre total d'essais alloués à l'athlète.

Des exemples précis illustrent ces règles :

  • Le sauteur AA : Ce sauteur a pris son appel sur la planche d’appel, un essai conforme.
  • Le sauteur AAA : Ce sauteur a pris son appel sur la planche d’appel mais ce faisant, il a touché le sol au-delà de la ligne d’appel, rendant son saut non valable.
  • Le sauteur B : Ce sauteur a pris son appel au point B, avant d’atteindre la planche d’appel. Son essai est considéré comme « réussi » bien que potentiellement moins optimisé.
  • Ce sauteur a pris son appel sur le bord latéral de la ligne d’appel, mais une partie de sa chaussure touche la planche. Il n’y a pas de contact au-delà de la ligne d’appel, son saut est donc valable.
  • Le sauteur E : Lors de la réception, sa main gauche touche le sol hors de la zone de réception en E1, plus près de la ligne d’appel que la marque laissée dans la zone de réception. Le saut est mesuré à partir de la main, même si elle est hors de la zone.
  • Le sauteur F : Lors de la réception, sa main droite touche le sol hors de la zone de réception en F1, plus loin de la ligne d’appel que la marque faite dans la zone de réception. Son saut est réussi et mesuré à partir de la marque dans le sable.
  • Le sauteur X : Après la réception, son premier contact avec le bord de la zone de réception ou le sol à l’extérieur est plus près de la ligne d’appel que la marque laissée sur le sable. Le saut serait mesuré à partir de ce point plus proche, pénalisant l'athlète.

Mesure du Saut

La mesure de chaque saut sera effectuée immédiatement après l’essai. Tous les sauts seront mesurés à partir de la marque la plus proche faite dans la zone de réception par une partie quelconque du corps jusqu’à la ligne d’appel ou son prolongement. Les mesures de longueur sont prises à partir de la première marque faite dans le sable, peu importe la partie du corps qui l'a faite. Plus précisément, tous les sauts seront mesurés à partir de la marque la plus proche faite dans la zone de réception par une partie quelconque du corps ou des membres jusqu’à la ligne d’appel (c'est-à-dire le bord de la planche d’appel le plus proche de la zone de réception) et perpendiculairement à cette ligne.

Excepté en cas d’application de la règle 146.5, en temps normal, il ne faut pas mesurer un saut entaché d’irrégularité. À moins que les mesures de distance ne soient effectuées par vidéo, pour tout essai valable, une fiche métallique est placée en position verticale à l’endroit de l’empreinte faite par le concurrent dans la zone de réception, au point le plus près de la ligne d’appel. La boucle du ruban métallique gradué est passée dans cette fiche de telle sorte que le « zéro » se situe sur la fiche. Le ruban métallique est ensuite tendu bien horizontalement, en faisant attention qu’il ne repose pas sur une quelconque élévation du sol. Pour les courses et les concours des compétitions de haut niveau, tous les mesurages se feront à l’aide d’un ruban en acier ou d’une barre certifié(e) et calibré(e) ou avec un appareil scientifique de mesurage.

Conditions de Vent

La vitesse du vent est un facteur environnemental important dans le saut en longueur, car un vent favorable peut significativement augmenter la distance parcourue. Pour garantir l'équité, la vitesse du vent doit être mesurée pendant une période de 5 secondes à partir du moment où le sauteur passe devant une marque placée le long de la piste d’élan. Pour le saut en longueur, cette marque est située à 40 mètres de la ligne d’appel (et à 35 m pour le triple saut). L’anémomètre, l'appareil de mesure du vent, sera placé à 20 mètres de la ligne d’appel.

La lecture de l’anémomètre sera exprimée en mètres par seconde, arrondie au dixième de mètre par seconde supérieur, sauf si la seconde décimale est un zéro, dans la direction positive. Par exemple, une lecture de 2,03 mètres par seconde sera notée +2,1, tandis qu'une lecture de -2,03 par seconde sera notée -2,0. Le préposé à l’anémomètre doit s’assurer que l’appareil est placé conformément aux dispositions réglementaires et doit déterminer la vitesse du vent mesurée dans la direction de la course.

Nombre d'Essais

En compétition, un maximum de trois essais est permis aux athlètes lors des tours préliminaires ou de qualification. Dans un concours de qualification, à l’exception du saut en hauteur et du saut à la perche, chaque athlète aura droit à trois essais pour tenter de réaliser la performance requise pour accéder à la finale. L’athlète devrait être en mesure de voir une horloge indiquant le temps restant autorisé pour un essai, afin de gérer son temps de préparation.

Optimisation de la Course d'Élan : Entraînement et Ajustements

La précision de la course d’élan est essentielle non seulement sur le plan réglementaire pour éviter les fautes, mais surtout pour l'objectif de réaliser un saut maximal. Les propositions d'entraînement pour la course d'élan sont adaptables à tout niveau. Le projet décrit ici est celui d’un sauteur à pied d’appel gauche, mais les principes sont universels.

Pour travailler la précision, des consignes peuvent être données : sur 6 foulées, l’athlète effectue une mise en action, en position inclinée vers l’avant, le pied d’appel placé devant. Un aménagement typique consiste à partir d’un repère (comme la ligne des 50m par exemple) et à poser un plot à 15m. Il est utile de dérouler un double décamètre sur le côté et de prévoir au moins 4 passages pour chaque sauteur afin d'observer et d'ajuster.

Un autre aménagement spécifique pour la précision de l'appel consiste à délimiter une zone de 25m à partir du centre d’un petit cercle tracé à la craie et jusqu’à un plot. Après un élan de 10m, le sauteur va devoir poser son pied d’appel au centre du cercle (cet appui correspond au 6ème appui de la mise en action). 10 appuis sont ensuite comptés et l’observateur relève à chaque passage l’endroit où le sauteur pose son 10ème appui. Pour chaque athlète, il s'agit de retenir la valeur moyenne issue de 4 ou 5 répétitions pour identifier la régularité.

Les consignes pour ces exercices insistent sur la vitesse et la posture : on va demander à l’athlète de courir très vite, le tronc droit et d'être disponible. À cette étape du « montage », le sauteur est en mesure de composer sa course d’élan. Bien entendu, une telle construction doit faire l’objet d’une vérification au sautoir : l’athlète replace sa course d’élan dans le but de réaliser un saut en conditions réelles. Des foulées unitaires spécifiques, comme une foulée de 1m88, peuvent être des objectifs d'entraînement.

L'Organisation d'une Compétition : Rôles et Procédures

L'organisation d'une compétition de saut en longueur implique une équipe d'officiels et des procédures rigoureuses pour garantir la validité et l'équité des épreuves.

Le Rôle des Juges et des Officiels

Dans la plupart des compétitions, un juge est spécifiquement désigné pour vérifier si l’appel a été pris correctement et pour mesurer le saut. Dans un grand nombre de Compétitions Nationales, ce rôle est souvent tenu par le Chef-Juge de l’épreuve. Lorsque le saut a été mesuré, il est recommandé que le Juge se place devant la planche d’appel, avec le drapeau rouge, pendant la durée de la remise en état de la zone de réception et, le cas échéant, le remplacement de la planche de plasticine.

La composition traditionnelle d'un jury inclut plusieurs juges. Cependant, dans les grandes compétitions, où l’on dispose de Mesurage Électronique de la Distance ou EDM (acronyme de ‘Electronic Distance Measurement’), de données informatiques et de tableaux d’affichage électroniques, un personnel spécialisé est sans aucun doute nécessaire pour gérer ces technologies avancées. Il est également rappelé qu’il faut prévoir un emplacement pour une manche à air qui indiquera la direction et la force du vent, élément essentiel pour la régularité de la compétition. Le préposé à l’anémomètre doit s’assurer que l’anémomètre est placé conformément aux dispositions de la règle 184.11 (Concours) et doit déterminer la vitesse du vent mesurée dans la direction de la course pour les épreuves concernées.

Pour s’assurer que l’équipement fonctionne correctement, le responsable de l'équipement devra, avant et après chaque épreuve, faire une série de mesurages, conjointement avec les juges et sous la supervision du Juge-Arbitre (et, si possible de l’ITO désigné pour la compétition). Il confirmera que les résultats obtenus sont les mêmes que ceux mesurés avec un ruban en acier calibré et certifié, et devra conserver la charge générale de l’opération pendant toute la durée de la compétition.

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