Lorsque la température commence à chuter en automne, une combinaison plus chaude devient vitale. Depuis des décennies, les surfeurs cherchent à trouver un moyen de surfer plus longtemps sans avoir froid. Tout a vraiment commencé en Californie, au début des années 50 avec le développement des premières combinaisons de surf en néoprène. Sans protection, on ne peut physiquement pas rester longtemps dans l’eau froide sans que l’hypothermie ne s’installe, les conséquences sont potentiellement mortelles. C’est pourquoi une bonne combinaison est indispensable. Surfer au beau milieu de l’hiver est devenu normal, faire une pause hivernale appartient maintenant au passé.
L'importance de la protection thermique en hiver
Le rôle principal de la combinaison est de maintenir le surfeur au chaud. L’eau, qu’elle soit froide ou tempérée, fait chuter rapidement la température corporelle. Passer trop de temps à avoir froid dans l’eau n’a rien d’agréable. Même lorsqu'il fait chaud, la combinaison sera utile. Elle pourra couper ce petit vent qui donne la chair de poule. Et elle va surtout nous protéger du soleil. On évite donc les coups de soleil mais aussi de mettre trop de crème solaire, qui est rarement conseillée pour nos océans. On brûle de plus très rapidement dans l’eau avec l’effet de la réverbération. La combinaison de surf flotte beaucoup plus qu’un corps humain. Je ne dis pas que c’est une bouée de sauvetage mais avec ta combi, tu vas nager beaucoup plus facilement et remonter plus vite à la surface après un wipeout.
Comprendre l'épaisseur du néoprène
Une combinaison d’hiver, ou steamer, désigne une combinaison intégrale avec des coutures étanches. L’épaisseur du néoprène varie généralement entre 4, 5, 6 et parfois même 7 mm. L’épaisseur de votre combinaison dépend directement de la température de l’eau. Plus l’eau est froide, plus le néoprène doit être épais pour vous isoler.
Commençons par l’épaisseur de combinaison la plus utilisée dans les eaux européennes, de l’Atlantique à la mer du Nord : la 4/3 mm. Elle est idéale pour la plupart des surfeurs d’Europe occidentale qui veulent surfer du printemps jusqu’au début de l’hiver. Sur une 4/3 mm, les panneaux en 4 mm sont situés sur le corps et sur le haut des jambes. Les panneaux de 3 mm sont situés aux bras et sur le bas des jambes où ils laissent plus de souplesse.
L’épaisseur la plus courante pour une combinaison d’hiver est 5/4 mm. Elle est légèrement plus chaude qu’une 5/3 mm en raison de l’épaisseur supplémentaire de quelques millimètres au niveau des bras. Les panneaux principaux du corps et le haut des jambes ont une épaisseur de 5 mm, tandis que les bras, les épaules et l’arrière du bas des jambes sont constitués de panneaux de 4 mm. Lorsqu’on descend sous les 12°C, la 5/4 mm devient nécessaire.
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Pour les pays du Nord, comme la Norvège ou le Danemark, ou pour les eaux en dessous de 10°C, optez plutôt pour une 6/5 mm ou plus. Ces combinaisons offrent une isolation exceptionnelle pour les conditions extrêmes.
La cagoule : l'allié contre l'hypothermie
Une combinaison cagoule intégrée 5/4 mm est idéale au milieu de l’hiver en Europe. Elle est très chaude car elle isole aussi correctement la tête. Lorsque l’eau descend sous la barre des 8 degrés, une cagoule intégrée est conseillée. La tête représente une zone importante de déperdition de chaleur, surtout quand les températures passent sous la barre du zéro. Garder votre tête au chaud est donc un moyen efficace de lutter contre le froid et l’hypothermie. Les modèles à cagoule intégrée sont bien plus hermétiques, ça vaut donc le coup de rajouter quelques euros pour s’en procurer une.
Technologie des coutures et étanchéité
La conception des coutures est essentielle pour qu’une combinaison soit chaude. Il existe différentes méthodes selon les modèles. Les coutures collées et cousues à points invisibles (GBS) représentent la construction la plus courante utilisée pour les combinaisons d’hiver. Celles-ci empêchent l’eau de pénétrer dans votre combi. Le procédé GBS crée une barrière solide et étanche.
La manière traditionnelle de finir les combinaisons haut de gamme est d’ajouter une bande de néoprène liquide par-dessus les points pour sceller les coutures. Ce scellement liquide renforce la couture et évite qu’avec le temps les trous par lesquels sont passées les aiguilles ne s’agrandissent et laissent passer l’eau. La façon la plus solide de concevoir les coutures des combinaisons haut de gamme passe par le renforcement de celles-ci grâce à une bande néoprène collée à l’intérieur. Cette bande, également appelée néotape, peut être appliquée sur les coutures GBS ou celles à scellement liquide.
Revêtements extérieurs et isolation intérieure
Le néoprène à simple revêtement, aussi appelé mesh, glideskin ou smoothskin, peut être utilisé comme finition extérieure d’un panneau de combinaison. La surface extérieure ressemble à du caoutchouc lisse, tandis que le néoprène à double revêtement présente une surface textile tissée. Le néoprène à simple doublure a sa surface extérieure thermoscellée, la mousse néoprène brute devient alors résistante et imperméable. Vous trouverez ce type de néoprène sur les panneaux de la poitrine et du dos pour vous garder au chaud dans les conditions ventées et froides.
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Le néoprène à double revêtement est plus résistant mais moins chaud. Il protège la mousse néoprène contre les influences extérieures, notamment les UV. Au cours des dernières années, l’isolation en peluche ou le revêtement intérieur en peluche à séchage rapide a gagné en popularité dans les modèles de combinaisons haut de gamme pour l’hiver. C’est ce matériau molletonné qui aide à retenir la chaleur corporelle, il isole en piégeant des bulles d’air entre les fibres creuses de nylon et votre corps.
Systèmes de fermeture : Back zip, Chest zip et Zipless
Le zip dans le dos (back zip) est plus facile à enfiler, idéal pour les débutants, mais laisse entrer un peu plus d’eau au niveau de la nuque. Le chest zip (zip frontal) offre une meilleure protection contre l’eau, il est un peu plus difficile à porter mais il est préféré pour le surf et autres activités en eaux froides. Les combinaisons sans fermeture (zipless) s’enfilent par le col. C’est le système le plus étanche et le plus flexible, mais aussi le plus difficile à enfiler. Il est important de vérifier que votre combinaison soit bien ajustée, sans espace au niveau du bas du dos, de l’entrejambe, des épaules et des genoux.
Choisir sa taille et entretenir sa combinaison
Pour trouver votre taille, mesurez quatre zones clés : poitrine, taille, bras et jambes. Si vous êtes entre deux tailles, la morphologie compte : allez vers le haut si vous êtes musclé, vers le bas si vous êtes fin. Une combinaison neuve doit sembler légèrement serrée, car le néoprène se détend après 4 ou 5 sessions.
Pour faire durer votre combinaison, rincez-la à l’eau douce après chaque session pour éliminer le sel, faites-la sécher à l’envers à l’ombre sur un cintre large. Ne l’exposez jamais au soleil direct ni à la chaleur (voiture, sèche-linge). N’utilisez jamais la machine à laver. Avec un soin adéquat, une combinaison de qualité dure entre 3 et 5 saisons. Les signes qu'il est temps de changer sont la perte de flexibilité, le néoprène qui s'effrite ou des coutures qui lâchent.
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