Amateurs de grands espaces, plaisanciers ou férus de sports nautiques, la Colombie offre un voyage d’exception qui transporte vers un univers riche en couleurs sous le soleil des tropiques. Bordée par l’océan Atlantique et l’océan Pacifique, la Colombie s’agrémente d’un paysage aux reliefs particulièrement contrastés qui, avec un climat tantôt humide, tantôt désertique, offre de nombreuses possibilités aux férus d’aventures et aux vacanciers. Que ce soit la découverte d’une magnifique chaîne de montagnes du côté des Andes, une randonnée inédite dans les vastes plaines de l’est, un inoubliable trek ou la rencontre avec les différentes espèces d’oiseaux peuplant le pays, les activités qui attendent les visiteurs ont de quoi séduire tout aventurier. Pour les plaisanciers, le privilège de voguer sur les eaux turquoise des Caraïbes est éblouissant, notamment autour des plages de sable blanc de Santa Marta. La Colombie, avec ses paysages variés, ses plages paradisiaques, ses villes colorées et sa culture chaleureuse, attire de plus en plus de voyageurs. Préparer son voyage en Colombie, c’est combiner organisation et curiosité ; entre paysages époustouflants, culture vibrante et rencontres chaleureuses, ce pays promet des expériences mémorables.
Les Conditions de Navigation et les Défis Météorologiques Caribéens
La côte de Colombie est à l'écart des routes des cyclones, ce qui est un avantage notable pour les navigateurs. Cependant, la région est néanmoins connue pour ses vents violents. Entre Cabo de la Vela et Carthagène, la zone est surnommée le "Cap Horn" des Caraïbes, un nom évocateur des conditions marines qui peuvent y régner. La saison de navigation dans les Caraïbes semble effectivement propice avec des vents réguliers, mais la vigilance reste essentielle dans certaines zones. Quand les alizés sont établis, c'est-à-dire de décembre à fin avril, les plaisanciers peuvent sans complexe ajouter 10 à 15 nœuds de vent aux prévisions, la mer est souvent grosse et les vents dépassant 30 nœuds sont légion. De juin à novembre, les alizés sont plus calmes mais les orages sévissent de manière imprévisible et quasiment journalière.
Les vents, à tendance Est, soufflent en général pendant la saison sèche, de novembre à avril. Des vents forts venant du nord-est peuvent souffler tout le long de la côte Nord de la Colombie, jusqu’à Carthagène et même jusqu’à l’archipel de Rosario. Par contre, dès San Bernardo, situé sous le 10°N et à l'est du 76°W, le temps change. Les alizés y sont déformés par la situation de fond de golfe et par les cordillères qui sont à l’Est. Le plus souvent, ce sont des brises thermiques qui sévissent dans les parages. Les vents à composante ouest ne sont pas rares, et les navigations entre San Bernardo, Fuerte et Sapzurro sont assez souvent accompagnées de vents de NNW à SW. Dès le mois de mai, les orages sévissent dans tout le golfe de Darien.
Des navigations comme celle depuis Porto Pedro sur Curaçao vers le Cabo de la Vela sur la côte Colombienne, avec un vent de 18 à 20 nœuds de moyenne, peuvent sembler agréables au début. Pourtant, dès que le voilier s'éloigne de la côte, la mer peut devenir très agitée avec ce vent portant qui fait rouler les bateaux, rendant la nuit sportive avec quelques difficultés pour dormir, même avec un génois seul, fortement réduit et tangoné. Après le Cap, le vent peut continuer à souffler sur une dizaine de milles, puis le vent et la mer diminuent progressivement. La région de la Guajira est particulièrement reconnue pour son vent rafaleux pouvant être fort. Le passage au nord de la péninsule de la Guajira et jusqu’après Baranquilla est particulièrement venté, et sur les pontons il se raconte des expériences qui ont failli mal tourner. Certains navigateurs affirment même que ce passage a été le plus rude de leur tour du monde. Il est important de choisir un créneau météo favorable pour la navigation, car la mer, comme partout sur la côte nord de Colombie, est plus drue qu'ailleurs; pour un vent de 15 à 20 nœuds, la mer est déjà très formée. Il est donc conseillé de choisir des conditions de vent inférieures. Ces effets de mer sont dus aux remontées brusques des fonds entre le large et cette route. Le vent sera toujours aussi plus fort qu'annoncé en raison des effets de montagne. Il faut être vigilant aux rafales violentes et incessantes.
Formalités et Sécurité Maritime : Une Navigation Surveillée
La sécurité maritime en Colombie a connu des améliorations significatives ces dernières années, avec une diminution des attaques de pirates, bien que la piraterie reste un problème dans la région, comme au Venezuela. Il est primordial de prendre les précautions nécessaires, d'éviter certaines zones et de rester dans des endroits sûrs. La marine Colombienne patrouille, parfois même loin des côtes, avec du matériel neuf et des marins jeunes et motivés pour attraper les narcotrafiquants, ce qui contribue à un sentiment de sécurité. Par exemple, vers Malpelo, une île Colombienne, des speed boats de pêcheurs peuvent aborder gentiment les voiliers, parfois pour demander des cigarettes.
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Le premier port d'entrée officiel pour les plaisanciers est Carthagène. Les navigateurs sont censés naviguer de Cabo de la Vela jusqu'à Carthagène sous pavillon Q. La guarda costa circule en hélicoptère et en vedettes rapides sur toute la côte, prenant note du nom des bateaux et effectuant un travail de surveillance assidu. Une veille constante sur le canal 16 avec dégagement sur le canal 14 est assurée. Les plaisanciers sont invités à se présenter sur le canal 16 dès leur arrivée ou à communiquer par Internet avec les autorités pour signaler leur présence dans les eaux territoriales colombiennes.
Les formalités d'entrée et de sortie sont un aspect crucial de la navigation en Colombie. En tant qu'étranger, il est possible de bénéficier de 2 mois de séjour, renouvelables de mois en mois jusqu'à 6 mois dans une année calendaire. Le bateau, lui, peut rester 18 mois en Colombie. Les douaniers colombiens ne sont pas réputés pour être sourcilleux ; il est même possible de naviguer de Cabo de la Vela jusqu'à Carthagène sans avoir fait les formalités de douane. Cependant, pour sortir du pays, quel que soit l'itinéraire, les formalités de sortie s'effectuent obligatoirement à Carthagène. Un "Zarpé" est délivré, sur lequel seront inscrits tous les points de passages. Ce Zarpé donne normalement droit à 16 jours. Des expériences montrent qu'il est possible de faire une villégiature de plus d'un mois et demi sans que cela fasse sourciller les autorités, même en cas de contrôle. Les formalités se font obligatoirement en passant par un agent. Des agents comme David, qualifié de gars sérieux et présent chaque jour, peuvent non seulement s'occuper des formalités mais aussi rendre divers services. Sa rémunération peut être de l'ordre de 60 dollars tout compris pour les papiers d'entrée. Il est important de noter que chaque fois qu'un plaisancier change de région colombienne, il doit passer par un agent pour faire une nouvelle entrée, ce qui implique de rémunérer le nouvel agent. Choisir une période de trois mois pour les formalités peut offrir une marge appréciable pour visiter le pays, mais cela peut représenter une dépense significative dans le budget.
Pour ceux qui partent de Colombie vers les îles ABC (Aruba, Bonaire, Curaçao) via Cabo de la Vela, il n'y a pas de possibilité de faire sa sortie en dehors de Carthagène. Le Zarpé délivré à Carthagène établira les escales en Colombie avant la sortie effective du pays. Pour ceux qui passent par Sapzurro pour se rendre aux San Blas, les formalités d'entrée et de sortie au Panama se font à Obaldia. Il est impératif de s'arrêter à Obaldia par temps calme, car le mouillage n’est absolument pas protégé et nécessite une fenêtre météo sans houle ni vent annoncé. Lorsque l'on quitte le Panama pour la Colombie, il est de courtoisie de se présenter à la cellule diplomatique de Colombie à Obaldia pour faire tamponner son passeport, bien que cette formalité ne soit pas officielle et qu'une entrée nationale doive être faite à Carthagène. Il est possible de naviguer jusqu'à Carthagène à l'intérieur des eaux territoriales colombiennes avec le Zarpé délivré par le Panama. Certains bateaux effectuent cette route seuls, tandis que d'autres préfèrent être accompagnés.
Concernant la sécurité locale, les mouillages de Cabo de la Vela, Guairaca, San Bernardo, Fuerte et Sapzurro sont généralement très paisibles, les pêcheurs ne sont pas portés de mauvaises intentions et les villageois sont adorables. Cependant, des faits de petite délinquance, tels que vols ou racket, ont été observés dans l'archipel de Rosario et au mouillage de Cholon. Carthagène est une ville sous haute surveillance militaire. D'après la population locale, des problèmes éventuels de larcins pourraient survenir sur Bahia Concha, Santa Marta, Taganga et Rodadero, en raison d'une plus grande fréquentation touristique, bien que certains navigateurs n'y aient rien remarqué à leur échelle. Partout le long des côtes de Colombie, les gardes-côtes sont amenés à faire des contrôles antidrogue. Au mouillage ou en navigation, ils demanderont d'accepter un garde à bord pour rallier le premier port officiel.
Escales Incontournables sur la Côte Caraïbe
La côte caraïbe de la Colombie regorge d'escales diverses, offrant une combinaison de défis nautiques, de richesses culturelles et de paysages époustouflants.
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Cabo de la Vela : Entre Vent et Culture Wayuu
Le Cabo de la Vela représente une escale notable sur la côte colombienne. Depuis des points de départ comme Curaçao, la navigation peut mener à cette destination située sur la côte Colombienne. Le mouillage au Cabo de la Vela, après un passage potentiellement venteux, est caractérisé par peu de fond et une nécessité de mouiller loin de la côte. La position du mouillage est autour de 12° 12.17 N - 72°10, avec des fonds de sable de quatre mètres, offrant une bonne tenue. Il est conseillé de ne pas s’approcher trop près du rivage car les fonds remontent rapidement. Il suffit de mouiller à l’intérieur de la baie à l’abri du cap.Sur les collines du cap, quelques familles, dont la famille Gomez (Maria Louisa Gomez est mentionnée), tentent de développer un embryon de tourisme. La plupart des restaurants locaux sont simples, avec une table assez grande, et proposent une cuisine rustique, loin de la grande gastronomie, tout se passant "à la bonne franquette". Il est judicieux de négocier les tarifs proposés; un plat de poisson ne devrait pas coûter plus de 15 000 à 20 000 pesos (soit 7 à 10 dollars). Les pêcheurs peuvent également proposer des langoustes, par exemple 5 langoustes de taille moyenne pour 10 dollars. Au village de Cabo de la Vela ou à Santa Marta, il est possible de changer des dollars contre des pesos pour les premières escales, bien que Carthagène offre plus de facilités à cet égard. Il convient de noter que large de la péninsule de Guajira, le trafic de cargos, pétroliers et méthaniers est important. La navigation permet de passer entre l’île et le Cap de Cabo de la Vela, ou à l’extérieur selon les conditions météo.
Santa Marta et ses Environs : Porte des Andes et des Caraïbes
Santa Marta est une ville intéressante et représente souvent une escale après le Cabo de la Vela, bien que l'escale puisse être considérée comme chère. C'est un véritable lieu de rencontre des amoureux de la voile et des croisières en bateau, souvent un point de départ pour les plaisanciers souhaitant louer un bateau en Colombie. Santa Marta est également la porte d'entrée vers la Sierra Nevada, la plus haute région montagneuse de la Colombie, où il est possible de naviguer sous 30 degrés centigrades tout en admirant des sommets recouverts de neiges éternelles, un spectacle unique dans les Caraïbes.À proximité de Santa Marta se trouvent d'autres mouillages et zones d'intérêt. Guairaca est un de ces mouillages extrêmement paisibles, où les pêcheurs et villageois sont adorables. Bahia Concha offre un mouillage profond, atteignant parfois quinze mètres, la moyenne se situant plutôt à 20 mètres. Cependant, il faut être attentif aux récifs qui bordent toute la plage et aux rafales violentes et incessantes. En sortant de Concha pour se diriger vers Santa Marta, il est possible de passer entre l'îlot et la côte en restant dans la partie Nord de la passe. Des randonnées dans le parc de Tairona en direction de Nenguange et de Cinto sont possibles, ainsi que dans la forêt à la découverte de sites précolombiens oubliés.Rodadero, situé à douze milles de Concha, est une cité balnéaire caractérisée par de grands hôtels, des immeubles élevés, des toboggans d'eau et des pédalos. Le mouillage devant la plage est surveillé par la guarda pendant les périodes de vacances colombiennes (décembre-janvier et juin-juillet), ce qui sécurise la zone. En dehors de ces périodes, de petits vols sont possibles sur les ponts des bateaux; dans ce cas, il est recommandé d'appeler immédiatement la guarda sur le canal 16. La navigation vers Rodadero est facile lorsque les conditions sont clémentes, mais l'eau peut devenir brunâtre en approchant, charriant les alluvions du fleuve Magdalena qui se déverse en entonnoir dans la mer des Caraïbes. Passer le fleuve de Magdalena à la pointe de Barranquilla de jour est conseillé, et en saison des pluies, le fleuve charrie de nombreux objets flottants. À l'embouchure du fleuve, il est recommandé de passer dans la zone de 2 à 3 milles de la côte pour éviter l'effet de mer et de vent de ce cap difficile.
Carthagène des Indes : Joyau Historique et Hub Nautique
Carthagène des Indes, surnommée la reine de la côte caraïbe, est un véritable conte de fées et de légendes dont la beauté est surprenante. Fondée en 1533 à l'initiative du conquistador Pedro de Heredia sur le site du village amérindien de Calamari, elle fut une ville prospère jusqu'en 1552, quand d'importants bâtiments en bois furent détruits par un incendie majeur. Elle a ensuite reçu la visite des pirates et des flibustiers qui sévissaient à l'époque dans la mer des Caraïbes, dont Sir Francis Drake, le plus célèbre des corsaires anglais. Une autre attaque célèbre fut celle de 1741, dirigée par Edward Vernon, mais elle fut repoussée avec 2500 hommes par Blase Lezo, un officier espagnol unijambiste, borgne et ayant un bras en moins, perdu dans une précédente bataille. Carthagène prit son indépendance en 1811 grâce à l'esprit indomptable de ses habitants, mais elle paya le prix fort pour cet acte en 1815, étant reconquise par Pablo Morillo après un siège de 4 mois où les habitants moururent de faim et de maladie. L'arrivée de Simon Bolivar en 1819 libéra Bogota, puis en 1821 ce fut Carthagène. Non loin de là, le parc Centenario offre une "purta" typique. La réelle immersion avec la "vraie Carthagène" se fait en périphérie de la ville historique, notamment dans le quartier de Manga, où les vieilles bâtisses coloniales classées par l'UNESCO méritent une balade où peu de touristes s'aventurent. Les policiers motorisés y sont omniprésents. L'espagnol est la langue prédominante, ce qui peut être une frustration pour ceux qui ne la maîtrisent pas.
La navigation vers Carthagène offre deux entrées possibles. Par Boca Chica, les navigateurs trouveront un chemin balisé de bouées, un dédale qui peut paraître long mais sans difficultés particulières, si ce n'est un trafic régulier de cargos et de paquebots. Par Boca Grande, l'entrée Nord de la ville, un mur sous-marin relie deux îles, avec une brèche organisée et balisée. Ce chenal n'est pas large mais suffisant pour les plaisanciers, offrant 5 mètres d'eau entre les deux bouées. Au-delà des bouées, il y a environ 2 mètres au-dessus du mur, mais pas partout. La passe est praticable par beau temps et raccourcit le trajet de 13 milles en venant du Nord. Des expériences montrent que les sondes des cartes peuvent être fausses ou que la passe a été draguée, indiquant parfois 4 mètres de fond là où les cartes mentionnent 1,60m à 2 mètres, ce qui peut stresser inutilement les navigateurs. Il est également important de savoir que l'emplacement des bouées sur Open CPN peut être faux.
Le mouillage à Carthagène peut être de très mauvaise tenue. Dès que le vent souffle au-delà de 15 nœuds, les bateaux peuvent déraper. Il est conseillé d'assurer son mouillage par deux ancres sur la même chaîne afin de ne pas emmêler les mouillages quand le vent tourne. Le Club Nautique de Carthagène offre divers services, incluant poubelles, service de nettoyage du linge, taxi, gaz (propane), divers services de réparations, restauration et bar. Le plein de gasoil et d'essence se fait au club de pêche. John, le responsable en second du Club Nautique, parle anglais et peut fournir un "Guide for Cruiser's". Le club nautique a tendance à estimer que le mouillage lui appartient et qu'en échange d'un "service de poubelles" et de sécurisation des annexes, un paiement hebdomadaire de 40 000 pesos par bateau peut être demandé.
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Les Archipels : Rosario, San Bernardo et Isla Fuerte
La découverte des magnifiques récifs des îles del Rosario et le snorkeling non loin de la barrière de corail du côté des Caraïbes offrent un cocktail d’activités aux plaisanciers. L'archipel de Rosario, ainsi que les mouillages de San Bernardo et Isla Fuerte, sont des points de passage fréquents avant de transiter vers les San Blas ou le Panama.En sortant de Baru par temps clair, il n'est pas nécessaire de reprendre la route jusqu'au point GPS indiqué sous Periquito. Il est possible de tourner à la deuxième bouée (rouge) et de se diriger droit vers Rosario, une navigation facile qui se fait au moteur sur environ 5 milles. L'arrivée par le sud de Rosario est signalée par un tapis de bouées ; il suffit de suivre les bouées en prenant le chenal qui se trouve à l'extérieur. Il est important de prendre garde à ne pas emprunter certains chenaux secondaires qui desservent les maisons de vacances ou les hôtels. Le chenal à suivre est celui qui est au sud de l'île et à l'extérieur. Il faut ensuite rester sur le 10°10N jusqu'au 75°45W en laissant toutes les bouées rouges sur tribord. À ce point, les navigateurs se retrouvent face à un chenal avec une bouée rouge et une verte. Du côté vert, il y a un poteau en béton qui se trouve sur le récif, débordant légèrement à l'intérieur du chenal. Une fois ce récif dépassé, il est possible de se diriger à l'intérieur du mouillage, situé au sud d'un petit chenal. Les mouillages de San Bernardo et Isla Fuerte sont également réputés pour être extrêmement paisibles.
Aspects Pratiques du Voyage en Voilier : Services, Avitaillement et Budget
Naviguer en Colombie implique une gestion attentive des aspects pratiques, allant de l'avitaillement aux services de maintenance, sans oublier la gestion budgétaire.
Avitaillement et Vie Quotidienne
Pour l'avitaillement, Carulla est un supermarché bien achalandé situé à quelques pas du Club Nautique de Carthagène, qui dispose même d'une cafétéria. Il est possible d'y trouver des vessies d'eau à boire de 6 litres. Un marché local sur deux niveaux, avec la viande et le poisson au rez-de-chaussée, et les légumes et fruits au premier étage, peut être difficile à localiser en raison des rues perpendiculaires nommées "cale 22", "cale 5", etc. Les produits locaux, tels que fruits et légumes, sont peu onéreux. En général, un caddy colombien coûte environ les deux tiers du prix d'un caddy européen. Les habitants des régions reculées de Colombie ne sont pas familiers avec le dollar. Il est néanmoins possible de trouver quelques familles qui changeront des dollars contre des pesos, par exemple Maria Louisa Gomez à Cabo de la Vela ou Reinaldo à Guairaca. Le retrait d'argent peut être un défi ; par exemple, après avoir visité cinq banques, il est parfois possible de retirer une somme modeste de pesos colombiens (comme 300 000 COP, soit environ 94 euros) à la BBVA, ce qui peut être peu pour une semaine.
Services de Marina et Maintenance
Les services en marina peuvent varier. À Carthagène, par exemple, laisser l'annexe en sécurité à la marina peut coûter 24 dollars US, ce qui permet également de profiter des douches, du wifi et de faire le plein d'eau. La consommation d'eau peut être facturée à un coût très avantageux, comme 0,05 $US le litre pour 990 litres consommés. Cependant, les prix des marinas peuvent être élevés, et certaines sont à éviter pour cette raison. Payer l'eau peut être difficile le dimanche, car personne n'est de service et les "marineros" peuvent avoir des difficultés à trouver les dossiers.Pour la maintenance, plusieurs chantiers sont disponibles. Manzanillo Marina Club à Carthagène (adresse : Bosque, Calle Malaga No 53-76) est un petit chantier avec moins d'une cinquantaine de bateaux, nécessitant une réservation obligatoire. Il dispose d'un travel lift de 40 tonnes (soulevant en réalité jusqu'à 25 tonnes) et accepte des bateaux d'une largeur maximale de 20 pieds et d'un tirant d'eau jusqu'à 7,5 pieds. Todomar CHL Marina (adresse : Via Mamonal Km.) est le seul chantier mentionné qui peut sortir les catamarans, bien que des doutes aient été émis sur leur professionnalisme par des habitués.
Communication et Logistique
Un système de Wi-Fi de qualité médiocre existe au Club Nautique. Une autre solution est d'utiliser le Wi-Fi à Carulla, dans le fond du magasin, pour environ 2000 pesos de l'heure (environ 1 dollar). Pour l'envoi et la réception de colis, FedEx est considéré comme le meilleur intermédiaire en Colombie, tandis que DHL fonctionne très mal. Pour un colis de moins de 20 kg et d'une valeur inférieure à 1000 dollars, il faut compter 3 jours en provenance des îles françaises ou d'Amérique du Nord, ou pour les enveloppes acheminées par courriers sécurisés de Métropole. Pour tout colis dépassant 1000 dollars et 20 kilos, l'acheminement est beaucoup plus compliqué. L'expérience avec le courrier normal par voie de poste n'a pas été tentée, les compagnies spécialisées étant préférées pour sécuriser les envois. En sortant du chantier de Manzanillo, il est conseillé de demander systématiquement un taxi pour éviter les barillos (quartiers peu sûrs).