Le surf professionnel connaît une dynamique sans précédent, marquée par l'ascension fulgurante de jeunes talents qui redéfinissent les standards de la performance et de la précocité. Les récentes saisons ont été le théâtre de performances historiques, voyant des athlètes à peine majeures s'emparer des titres mondiaux ou se qualifier pour l'élite planétaire, incarnant une nouvelle ère pour ce sport exigeant. Ces exploits, souvent inattendus, témoignent d'une préparation accrue et d'une détermination hors norme, poussant les limites de ce qui était autrefois imaginable.
Caitlin Simmers : La Plus Jeune Championne du Monde WSL de l’Histoire
L'histoire du surf mondial a été réécrite ce vendredi soir (heure de Paris) à Trestles, où Caitlin Simmers, à l'âge de 18 ans, 10 mois et 12 jours, a été sacrée la plus jeune championne du monde WSL de l’histoire. Ce record de précocité n’était, à coup sûr, pas dans les plans initiaux de la jeune surfeuse d'Oceanside, qui s’était qualifiée pour le Championship Tour (CT) 2022, avant de choisir de laisser sa place. Elle s'était justifiée à l'époque par le besoin de « travailler sur mon surf, passer du temps avec ma famille et mes amis, ainsi qu’à l’école afin d’être suffisamment prête mentalement et physiquement pour relever ce défi ».
Cette décision, loin d'être un pas en arrière, s'est avérée être un recul stratégique pour mieux sauter dans le grand bain du surf mondial, puisqu’elle a de nouveau décroché sa qualification pour l’élite dès 2023. Désormais, la voilà auréolée d’un titre mondial, après avoir confirmé lors de ces play-offs 2024 son statut de numéro 1 de la saison régulière, une position héritée en grande partie de ses trois victoires en neuf étapes, notamment à Pipeline, Bells Beach et Saquarema. Pour sa deuxième saison dans l'élite, Caitlin Simmers a fait plier la championne du monde en titre Caroline Marks, en trois séries haletantes lors de la finale. Appelée à ne disputer « que » le match pour le titre, composé de deux séries gagnantes, elle y a affronté sa dauphine de l’année, Caroline Marks.
La finale féminine a débuté avec un duel âpre entre Simmers et Marks. Vêtue de son Lycra jaune de leader de la saison régulière, Caitlin Simmers n’a pas tardé à capter la lumière lors de la série 1 du match pour le titre. Dès sa première vague, la Californienne a déroulé avec flow ses manœuvres cliniques sur une belle droite pour scorer dans l’excellence (8,50), soit un point de plus que Caroline Marks dans ce premier échange, avant une longue accalmie. Le second a tourné à l’avantage de Marks (5,27 contre 4,83), sans que la Floridienne de naissance et Californienne d’adoption, elle qui a posé ses valises à San Clemente, non loin de Trestles, depuis quelque temps déjà, ne vire en tête. Après deux rides sanctionnés d’une chute, Caitlin Simmers a mené à bien le suivant, à grand renfort de carves dévastateurs (6,50). Dès lors en quête d’un 7,51, Caroline Marks a de nouveau activé la machine à gros turns backside pour prendre pour la première fois les commandes de la série. Malgré les cuisses qui chauffent, Simmers est repartie au combat pour obtenir un 8,37 qui semblait devoir mettre KO son adversaire. Mais à quelques secondes du buzzer, Marks enchaînait de plus belle les turns backside pour poster un 9,60 décisif, menant 1-0. Caroline Marks (USA) a ainsi battu Caitlin Simmers (USA) 17,43 à 16,87 dans cette première manche finale.
Mais si elle paraissait épuisée à la fin de chacun de ses longs rides sur les droites de Lower Trestles, Caitlin Simmers n’avait surtout pas dit son dernier mot. Elle est ainsi parvenue à monter d’un cran le curseur de la variété de ses manœuvres et de leur exécution avec flow et engagement pour rapidement assommer Caroline Marks dans la série 2, avec un 9,17 et un 9,20. Dans cette deuxième série, Caitlin Simmers a superbement retourné la situation avec un total de 18,37, battant Caroline Marks (USA) qui a scoré 14,17. Et si la Floridienne, malgré sa situation de combinaison, s’est accrochée, elle n’a pas pu éviter la belle.
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La belle, malheureusement assez moche car pauvre en vagues, a vu seulement trois vagues surfées par les deux prétendantes au sacre. Deux par Caitlin Simmers qui a eu la bonne idée de scorer un 8,83 et un 6,33 avant que l’océan ne s’éteigne ; une seule par Caroline Marks, qui est demeurée jusqu’au bout avec son seul 7,17. De quoi contraindre la plus jeune surfeuse à s’être un jour qualifiée pour le CT à une passation de pouvoir à la plus jeune reine de l’histoire. Caitlin Simmers (USA) a ainsi battu Caroline Marks (USA) 15,16 à 7,17 dans l'ultime heat de la saison, très en sa faveur. La surfeuse devient ainsi la plus jeune championne du monde de l'histoire, devançant Carissa Moore de six jours (18 ans, 10 mois et 18 jours en 2011). « Cela signifie tellement pour moi, a déclaré Simmers. J'ai littéralement traversé toutes les émotions aujourd'hui, et c'est tout simplement fou. Je n'arrive pas à y croire. J'ai ressenti tellement d'amour aujourd'hui de la part de tout le monde. Je voulais simplement aller danser et surfer comme je le voulais, pas surfer comme si j'avais trop de pression. Tout le monde est là parce que le surf est génial. Nous sommes juste là pour surfer sur les vagues. » Pas de doute, alors que la Canadienne de 17 ans Erin Brooks - pour ne citer qu’elle - pointe également le nose de sa planche, le surf féminin a de (très) beaux jours devant lui.
Tya Zebrowski : La Plus Jeune Surfeuse à Conquérir l'Élite
Alors que Caitlin Simmers marque l'histoire par son titre mondial, une autre jeune surfeuse, Tya Zebrowski, a déjà créé la sensation en octobre 2025 en décrochant sa qualification pour le Championship Tour (CT) de la World Surf League. À seulement 14 ans, la licenciée du Hossegor Surf Club devient la plus jeune surfeuse - hommes et femmes confondus - à rejoindre l’élite planétaire. Née le 9 mars 2011 à Bayonne, Tya est la fille de Gary Zebrowski, ancien snowboardeur professionnel et finaliste olympique en half-pipe (Turin 2006 et Vancouver 2010), et de Caroline Béliard, elle aussi issue du monde du snowboard. Tya a grandi dans un environnement marqué par la performance et la passion de la glisse. Sa mère, professeure de yoga, lui transmet également une approche plus intérieure, faite d’équilibre et de respiration. De cette double culture est née une athlète complète, aussi à l’aise sur la neige que dans les vagues.
Son univers est partagé entre deux pôles : Hossegor, capitale européenne du surf où la famille réside une partie de l’année, et Teahupo’o, à Tahiti, où elle se confronte dès l’âge de 8 ans à l’une des vagues les plus impressionnantes du globe. Un apprentissage radical qui forge une maturité et un engagement hors norme pour une enfant de son âge. Tya Zebrowski ne tarde pas à attirer l’attention. À 11 ans, elle monte sur le podium des Championnats de France Open à Biarritz (2023), un exploit inédit. L’année suivante, elle fait ses premiers pas sur le circuit professionnel de la World Surf League. Dès 2024, les résultats s’enchaînent : elle remporte quatre victoires sur le circuit Qualifying Series européen, à Newquay, Pantin, Anglet et Ferrol. Sacrée Championne d'Europe WSL, elle est invitée au Challenger Series d'Ericeira (Portugal), la compétition la plus relevée d’Europe. À seulement 13 ans, elle atteint la finale, passant tout près de la victoire après avoir bousculé la quadruple championne du monde australienne Sally Fitzgibbons. Elle confirme ainsi qu’une nouvelle ère s’ouvre pour le surf féminin français.
La saison 2025 marque un tournant majeur. Engagée sur l’intégralité du circuit Challenger Series, l'antichambre du CT, Tya Zebrowski ne se contente pas d’y participer : elle domine la concurrence. Sa régularité impressionne, avec plusieurs podiums, une finale à l'US Open en juillet et une victoire majeure à Ericeira (encore) en octobre, qui la propulsent en tête du classement général. Son surf, alliant précision technique et engagement physique, la place déjà au niveau des meilleures mondiales. C’est le 11 octobre 2025, à Saquarema au Brésil, qu’elle scelle officiellement sa qualification pour l’élite mondiale. En remportant sa série du premier tour, elle valide mathématiquement son billet pour le CT 2026, devenant ainsi la plus jeune athlète de l’histoire à rejoindre le circuit.
Autour d'elle, une cellule soudée a contribué à cette réussite exceptionnelle. Cette année, ses parents ont confié Tya à Joan Duru, champion du monde ISA 2021, ancien pensionnaire du CT et quart de finaliste des JO de Paris 2024. Dépêché par la Fédération Française de Surf et l’Agence nationale du sport, Duru est devenu son coach pour la saison des Challenger Series. Il a accompagné la jeune surfeuse sur l’ensemble du circuit, formant avec elle et Kauli Vaast une sorte d’« équipe de France » officieuse tournée vers l’excellence. La réussite de Tya est donc (un peu) aussi celle de Duru. Mais au-delà, son succès est le fruit d’une cellule soudée mêlant ses parents, toujours présents, ses sponsors fidèles et son entraîneur, qui l’ont portée, ensemble, jusqu’aux portes de l’élite. Tya Zebrowski ne brille pas uniquement en compétition individuelle. Elle est aussi une pièce maîtresse de l’équipe de France junior. Finaliste des Mondiaux ISA au Salvador dès 2022 (4e), elle décroche en 2024 la médaille d’argent en U18, catégorie où elle affronte des surfeuses ayant parfois cinq ans de plus qu’elle. Déjà quatre fois sélectionnée en bleu, elle incarne la nouvelle vague d’un surf tricolore féminin en pleine explosion. Vice-championne du monde U18 ISA 2024, championne d’Europe WSL 2024-2025, vainqueure du Ericeira Pro 2025, Tya affiche déjà un palmarès impressionnant. Mais la jeune fille garde la tête froide. Interrogée récemment sur ses ambitions, elle a confié : « Les Jeux Olympiques sont un rêve. Mais je veux y aller quand je serai prête. Je veux gagner parce que je l’ai mérité, pas parce que je suis jeune. » Un discours qui en dit long sur la maturité d’une adolescente dont le surf s’inscrit dans la lignée des plus grands. Technique, décomplexée, à l’aise dans les grosses vagues comme dans les formats compétitifs, Tya Zebrowski incarne une nouvelle génération qui n’a plus peur de bousculer les codes. En rejoignant le Championship Tour à seulement 14 ans, la Française ne devient pas seulement un symbole précoce : elle ouvre une nouvelle page de l’histoire du surf. Une histoire qui ne fait sans doute que commencer.
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Dynamiques des Play-offs et Moments Clés à Trestles
La saison de surf s'est achevée ce vendredi sur le spot de Lower Trestles en Californie avec la journée des play-offs et le sacre de John John Florence et Caitlin Simmers. La championne du monde en titre et olympique de Paris, Caroline Marks, avait auparavant mis un terme lors du match 3 à la chevauchée fantastique de Tatiana Weston-Webb. Partie avec le dossard 5, la Brésilienne a usé de son puissant surf backside sur les droites de Trestles pour dominer les deux surfeuses qui la devançaient au classement, à savoir l’Australienne Molly Picklum (4e) au match 1 puis la Costaricienne Brisa Hennessy (3e) au match 2. Tatiana Weston-Webb (BRE) a battu Molly Picklum (AUS) 12,74 à 9,40. Ensuite, Tatiana Weston-Webb (BRE) a battu Brisa Hennessy (CRI) 13,77 à 13,17. C’est sur les gauches que Tati a bousculé ensuite Marks, jusqu’à ce que la Floridienne ne dégote un mur capable d’accueillir une dizaine de ses attaques backside à cinq minutes du buzzer pour virer en tête. Caroline Marks (USA) a battu Tatiana Weston-Webb (BRE) 14,20 à 13,83.
Dans le tableau masculin, John John Florence s'est magnifiquement rattrapé en s'adjugeant le 3e sacre mondial de sa carrière, lui qui avait déjà été couronné en 2016 et 2017, ses années fastes avant d'être victime de blessures à répétition. Éliminé dès les 8es de finale aux JO de Paris à Teahupoo fin juillet alors qu'il était un des grands favoris, l'Hawaiien a remporté son 3e sacre mondial alors que la Californienne Simmers est couronnée pour la première fois et à seulement 18 ans. Un phénomène ! Le kid de Haleiwa, plus belle pépite du surf depuis Kelly Slater - en termes de style et d'état d'esprit -, avait fini la saison régulière à la première place du classement. Et vendredi à Trestles, il a dominé en deux séries Italo Ferreira, champion du monde 2019 et champion olympique 2021. « Je pleure, je n'arrive pas à y croire, a déclaré Florence. Les sept dernières années ont été très difficiles. Il y a eu tellement de blessures et il faut se battre pour revenir à ce niveau. Ma famille, ma femme, mon fils, mon équipe, tout le monde… Je n'aurais pas pu y arriver sans eux à cause des blessures et des jours difficiles. »
Sur les petites vagues californiennes, « JJF » a pris le meilleur de peu et en seulement deux vagues (7,17 et 8,33) lors du premier heat (15,50 - 15,33) avant de faire le show lors de la seconde avec deux vagues royales, un 9,70 d'entrée puis un 8,43. John John Florence (USA) a battu Italo Ferreira (BRE) 15,50 à 15,33 dans la première finale, et 18,13 à 16,30 dans la seconde finale. Le Brésilien aura eu le mérite de surfer toutes les séries, puisqu'en qualité de 5e au classement, il a dû écarter Ethan Ewing, Jack Robinson puis Griffin Colapinto avant de défier Florence, lequel était plus frais et destiné à l'emporter. Italo Ferreira (BRE) a battu Ethan Ewing (AUS) 15,47 à 14,83, puis Italo Ferreira (BRE) a battu Jack Robinson (AUS) 14,57 à 9,94, et enfin Italo Ferreira (BRE) a battu Griffin Colapinto (USA) 14,47 à 14,33. Âgé de 31 ans, Florence entre dans le cercle des surfeurs trois fois champions du monde, comme Gabriel Medina, Andy Irons, Mick Fanning et Tom Curren.
L'Évolution du Circuit WSL : Innovations et Calendrier Réinventé
La World Surf League a annoncé ce lundi les nouveautés pour la saison 2026, marquant une refonte majeure du format et du calendrier du Championship Tour (CT) qui fêtera l’année prochaine ses 50 ans d’existence. Le calendrier comprendra désormais 12 épreuves au total. Neuf étapes constitueront la saison régulière, suivies d’un cut qui décidera des concurrents qualifiés pour deux épreuves additionnelles à Abu Dhabi et Peniche. Enfin, le mythique Pipe Masters clôturera la saison lors de la finale.
La saison débutera en Australie avec trois épreuves d’affilée, consolidant le lien historique du surf avec ce continent. L’étape de Teahupoo, célèbre pour ses vagues tubulaires, aura lieu du 8 au 18 août, tandis que Peniche au Portugal restera l’unique épreuve en Europe, soulignant son importance géographique et la qualité de ses spots. La majeure partie de la saison comptera 36 hommes et 24 femmes, le Tour se réduisant à 24 hommes et 16 femmes après la neuvième étape, juste avant le cut des deux épreuves (Abu Dhabi et Peniche). Pour se qualifier pour ces deux étapes cruciales, ce sont les 7 meilleurs résultats des 9 premières épreuves de la saison qui seront comptabilisés. Le classement final, et donc les titres mondiaux, seront déterminés par les neuf meilleurs résultats sur les 12 épreuves de la saison. Lors de la finale à Pipeline, tous les surfeurs et surfeuses du CT seront de la partie, mais seuls les huit premiers surfeurs et surfeuses pourront prétendre au titre mondial. Cette finale apportera un avantage stratégique considérable, valant 15 000 points (soit 1,5 fois le nombre de points d’une manche de saison régulière). Ce choix de faire du Pipe Masters une épreuve à forte valeur est salué, car il rend infimes les chances que le titre soit décidé avant Hawaï, garantissant un suspense jusqu'au bout.
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En termes de participation, sur chaque épreuve, on retrouvera 36 hommes (32 qualifiés, deux wildcards pour la saison et deux wildcards pour chaque événement) ainsi que 24 femmes (21 qualifiées, deux « wildcards saison » et une wildcard pour chaque événement). Le nombre de femmes engagées sur chaque event du CT passe ainsi de 18 à 24, renforçant la visibilité et l'équité du surf féminin.
Le format de chaque épreuve évolue également de manière significative. Désormais, le premier tour comprendra quatre séries éliminatoires en face-à-face, composées de six surfeurs classés du 29ème au 34ème rangs mondial, plus deux wildcards. Le deuxième tour comprendra 16 manches en face-à-face, opposant les têtes de série 1 à 28 et les vainqueurs du premier tour. Ensuite, les quatre vainqueurs du premier tour affronteront les quatre premières têtes de série de l’événement. Les vainqueurs accéderont au troisième tour. Le troisième tour comprendra huit manches en face à face, composées des vainqueurs du deuxième tour. Les quarts de finale, les demi-finales et la finale suivront ensuite pour désigner le vainqueur final. Grâce à un nouveau format de tableau, il n’y aura plus de séries non-éliminatoires ni pour les hommes ni pour les femmes, ce qui permettra de boucler les compétitions plus rapidement, et théoriquement sur de meilleures vagues. Enfin, même si le Mid-Year Cut disparaît, une réduction du nombre de surfeurs (à 24 hommes et 16 femmes) aura lieu sur les 10e et 11e events de la saison, pour finaliser les têtes de série avant Pipe. Le Championship Tour de la World Surf League est la vitrine de l’élite mondiale du surf : les meilleurs athlètes de la planète s’y affrontent sur une liste de vagues mythiques, avec un titre mondial en jeu. Si la logique derrière le concept des WSL Finals se tenait - organiser la saison de façon à ce que le titre mondial soit décidé lors de la dernière série de l’année -, il n’a jamais vraiment convaincu ni les surfeurs, ni le noyau dur des fans. Malgré les titres décernés devant des foules, le spectacle n’avait plus tout à fait la même saveur. Cinq ans plus tard, surfeurs et spectateurs ont tranché, et le retour à un calendrier “classique” a été largement applaudi. Ce calendrier en 12 étapes marque une nouvelle évolution du CT, réimaginé pour être à la hauteur des ambitions et de la dynamique de la prochaine ère du surf. Le World Surf League Championship Tour sera diffusé sur Red Bull TV - en streaming sur navigateur web, applis mobiles et Smart TV.
La saison débutera plus tard dans l’année en Australie, avec le Rip Curl Pro Bells Beach à Pâques. Elle s’étendra ensuite bien plus loin dans le calendrier afin de permettre au dernier event de la saison de se tenir à Pipeline, berceau spirituel du surf, à Hawaii. Bells Beach, la plus ancienne compétition de surf au monde, se tient tous les ans à Pâques depuis 1962, dans la petite ville australienne de Torquay. « Il faut gagner pour la faire sonner » : c’est le dicton qui accompagne cette épreuve. Le tableau d’honneur gravé dans l’escalier réunit toutes les légendes de ce sport. Caity Simmers n’a pas fait de même après sa première victoire à Bells en 2024, mais soulever le trophée le plus célèbre du surf a lancé sa conquête d’un premier titre mondial. En 2025, Jack Robinson et Isabella Nicholls ont réalisé un doublé 100 % australien sur l’épreuve la plus historique du pays, écrivant un nouveau chapitre de la légende de Bells.
Un autre événement clé est le Margaret River Pro, dont la région est réputée pour ses vagues sous la devise « The West is best ». Michel Bourez y a signé sa première victoire en CT en 2015, tandis que le nom de Carissa Moore figure trois fois sur le tableau d’honneur. En 2025, Griffin Colapinto a offert une mixtape parfaite avec un 10 à Mainbreak et une vague à 9 points complètement folle à The Box. Mais c’est Jordy Smith qui a inscrit son nom au tableau d’honneur et est reparti au volant d’une nouvelle voiture, et avec un trophée sur le siège passager.Le Bonsoy Gold Coast Pro à Snapper Rocks, absent du calendrier pendant cinq ans, fera son grand retour. Quand la WSL a dévoilé la liste des events du Championship Tour 2025, les fans ont exulté en découvrant le retour de cette épreuve. De son côté, Molly Picklum s’est imposée comme la femme à battre aux Fidji, en redéfinissant les standards du tube backside féminin, sur le chemin d’une victoire historique à Teahupo’o.
L’une des annonces les plus réjouissantes de la WSL ces dernières années a été le retour des Fidji au calendrier du CT en 2024, après sept ans d’absence. La saison prochaine, les play-offs ne se disputeront pas à Trestles, comme ce fut le cas depuis 2021 mais sur le spot mythique de Cloudbreak aux îles Fidji. En 2025, Lowers a retrouvé son statut d'événement classique” du Championship Tour, avec Bettylou Sakura Johnson et Yago Dora repartant avec les trophées.
Le Surf Abu Dhabi Pro, bien que n'ayant fait ses débuts sur le calendrier du Championship Tour qu’en 2025, a déjà montré son potentiel. Les lignes de Simmers y ont déclenché une vague d’enthousiasme à travers le monde, tandis que l’énergie incroyable d’Italo Ferreira l’a porté vers un succès ne laissant aucune place au doute, pour la grande première des Émirats arabes unis sur le Championship Tour. Au Portugal, le MEO Rip Curl Pro Peniche a également vu des performances remarquables. En 2025, Yago Dora a posé les bases de son titre mondial avec un succès à Supertubos, tandis que Caroline Marks annonçait une nouvelle saison XXL en repartant de Lisbonne avec le trophée à ses côtés.
Enfin, le Lexus Pipe Pro à Pipeline, à Hawaii, est la vague la plus célèbre et la plus intimidante du monde sur la mythique North Shore d’Oahu. Kelly Slater, John John Florence, Jack Robinson et Caity Simmers font partie des surfeurs du Championship Tour qui ont goûté au succès à Pipeline. « Je pense que les locaux voient le temps que je passe ici en dehors des contests, et ils respectent vraiment ça. Je passe des semaines entières au Volcom Pipe House à surfer sur la North Shore, à m’imprégner de l’énergie des îles », a déclaré un surfeur à propos de son lien avec Pipeline. Tyler Wright a remporté le Pipe Pro féminin en 2025, tandis que l’Hawaïen Barron Mamiya, à seulement 25 ans, s’est hissé parmi les grands noms de la North Shore avec un doublé historique : premier surfeur à s’imposer deux années de suite à Pipeline depuis Andy Irons, 19 ans plus tôt. En 2026, les enjeux seront à leur paroxysme : hommes et femmes du Championship Tour débarqueront à Hawaii avec des titres mondiaux en jeu, alors que de grosses houles hivernales s’aligneront jusqu’à l’horizon.