Le Mosin-Nagant : Une Odyssée Balistique entre Histoire, Modifications et Précision

Le fusil Mosin-Nagant est une arme emblématique dont la robustesse et l'efficacité ont traversé les époques, marquant l'histoire militaire et civile. Ce vieux système d'arme, ô combien efficace et peu cher à l'achat, peut constituer un très bon premier achat pour quiconque souhaite tirer à faible coût, notamment grâce à son calibre parfois déclassé et ses munitions de surplus très abordables. L'intérêt pour cette arme réside non seulement dans son héritage historique, mais aussi dans les diverses modifications et adaptations qu'elle a subies au fil des décennies, des champs de bataille russes aux pas de tir des passionnés. Son caractère brut, taillé "à la serpe", simple, rustique et "chaud" lui confère une âme particulière, appréciée par de nombreux afficionados.

Genèse et Évolution Historique du Fusil Mosin-Nagant

L'histoire du Mosin-Nagant prend racine dans le besoin impérieux de l'Armée de terre russe de moderniser son équipement. Dans les dernières années quatre-vingt du siècle dernier, l'armée décida d'adopter un fusil à chargeur pour remplacer le fusil Berdan, alors qu'elle venait de subir les conséquences de l'armement turc en fusils à répétition Winchester durant le conflit russo-turc de 1877 à 1878, où les troupes russes étaient majoritairement armées de fusils Berdan à un coup. En 1882, le ministère de l’armement russe décida de concevoir une arme alimentée par un chargeur de plusieurs cartouches. Après l’échec de la tentative de modification du Berdan, une « commission spéciale pour l’expérimentation des fusils à chargeur » fut créée pour tester plusieurs conceptions, une démarche commune à toute l'Europe de la même époque, suite à la révolution de la poudre sans fumée qui vit la conception de modèles tels que le Lebel, le Fusil Mannlicher M1895 ou le Lee-Metford.

En 1889, un jeune capitaine nommé Sergueï Mossine soumit son projet de fusil de calibre 3 lignes (soit 7,62 mm, la ligne valant en Russie à l'époque 0,1 pouce et 2,54 mm) en concurrence avec le fusil à 3,5 lignes de Léon Nagant, d'origine belge. À la fin de la période d'essais en 1891, les divers testeurs préférèrent le fusil de Nagant. Cependant, lors du vote de la Commission pour l'approbation du fusil, le fusil Mosin recueillit 14 voix contre 10. Des officiers plus influents poussèrent alors les constructeurs à un compromis : les fusils Mosin seraient utilisés avec le système d’approvisionnement de Nagant. Il en résulta le Mosin-Nagant 1891, avec lequel l'armée du Tsar livra ses dernières batailles jusqu'en 1917.

La production commença en 1892 dans les usines des arsenaux de Toula, de Sestroretsk et d’Ijevsk. Entre son adoption en 1891 et l'année 1910, plusieurs variantes et modifications furent apportées aux fusils existants, incluant le changement des organes de visée, l’implantation d’une culasse renforcée, un nouveau canon et l’installation d’un montage à galets, notamment à cause de l’adoption d’une balle de 147 grains et la suppression des doigts d’acier derrière le pontet. Avec l’entrée en guerre de la Russie en 1914, la production fut restreinte au M1891 cavalerie et au M1891 infanterie pour des raisons de simplicité. Un grand nombre de Mosin-Nagant capturés par les forces allemandes et austro-hongroises furent même vus en service dans les lignes arrières du front et dans la marine allemande.

Après les bouleversements de 1918 et la guerre civile russe, la nouvelle armée Rouge se dota à son tour du modèle 1891 et le conserva pendant de longues années. Après la victoire de l’Armée rouge, un département fut créé en 1924 pour moderniser le fusil, qui fut alors utilisé trente années supplémentaires. Cela lança le développement du modèle 1891/30, basé sur la conception du modèle cavalerie original. Les changements inclurent la réintroduction d’organes de visée arrières plats, le rééchelonnement de la hausse en mètres à la place de l’antique archine sur les armes du tsar, et le raccourcissement du canon de 9 cm. Une nouvelle baïonnette à ressort fut également conçue pour ce nouveau modèle. En respectant la doctrine russe du combat d'infanterie, la mise à zéro était faite avec la baïonnette déployée, ce qui permettait des tirs de précision quand celle-ci était fixée sur le canon du fusil. C'est ce fusil, le modèle 1891/30, qu'utilisa en général l'armée Rouge au cours de la Seconde Guerre mondiale.

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Caractéristiques Techniques et Diverses Configurations

Le Mosin-Nagant est reconnu pour sa simplicité et sa robustesse. Le fusil tire une cartouche de 7,62 mm, le 7,62x54r, calibre encore utilisé pour son remplaçant, le SVD Dragunov. Il s'agissait d'une arme de bonne qualité mais ses caractéristiques n'avaient rien de remarquable. Son mécanisme de culasse était relativement complexe et son système d'alimentation mettait en jeu un dispositif qui, sous la pression d'un ressort, permettait la présentation d'une seule cartouche à la fois.

Le modèle 1891/30 avait une longueur d'environ 123 cm et une masse de 4,2 kg. La longueur du canon était de 729 mm, et la vitesse initiale des projectiles de 811 m/s. La capacité de son chargeur était de 5 cartouches. À côté de la version fusil, il existait une version carabine du Mosin-Nagant, destinée en particulier à la cavalerie. La première, modèle 1910, fut suivie beaucoup plus tard par le modèle 1938, correspondant au modèle 1891/30, qui affichait une longueur de 1,01 m, un canon de 508 mm, un poids de 3,47 kg et une vitesse initiale de 766 m/s. La carabine modèle 1944, mise en service fin 1943 et produite jusqu’en 1948, était très similaire au M1938, à l’exception notable de sa baïonnette à lame quadrangulaire de 430 mm fixée en permanence. Un autre modèle moins connu, le 1891/59x, était constitué de M1891/30 existants raccourcis à la longueur d'une carabine.

Les finitions du Mosin-Nagant, en particulier des modèles fabriqués pendant la Seconde Guerre mondiale comme ceux d'Izhevsk en 1944, n'étaient pas toujours optimales, témoignant d'une production rapide en temps de guerre. L'arme est rustique, avec des soudures pas extrêmement soignées et l'intérieur du canon n'ayant rien à voir avec un miroir. Les accessoires du fusil 1891/30 comprenaient une lunette de visée pour tireurs d'élite, un manchon lance-grenades et un silencieux.

Le Mosin-Nagant en Configuration "Sniper" : Précision et Assemblages

Dans les années 1930, le Mosin-Nagant connut une version de précision dès 1932, et fut largement utilisé par les tireurs d’élite soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a notamment servi pendant la bataille de Stalingrad, faisant des snipers russes tels que Vassili Zaïtsev, Lioudmila Pavlitchenko ou Roza Chanina des héros. Ces fusils étaient réputés pour leur résistance, leur fiabilité, leur précision et leur facilité d’entretien.

Un exemple typique est le Mosin-Nagant M91/30 PU Sniper de 1944, fabriqué à Izhevsk, avec son boîtier rond et ses finitions parfois brutes, caractéristiques de la production de guerre. Pour l'optique, ces fusils étaient équipés de la lunette PU, une bonne lunette pour l’époque, simple à utiliser, compacte et lumineuse. Le réticule était classique pour l’époque et épais de 3 millièmes, ce qui était très intéressant pour apprécier les distances. Les graduations sont exprimées en millièmes sur la tourelle de direction, ce qui signifie qu'une graduation correspond à 10 cm à 100 m, facilitant le réglage. Cependant, cette tourelle ne dispose pas de clics, ce qui peut être gênant par faible luminosité. La tourelle de hausse est étalonnée de 0 à 1300 m sur la munition d’origine en 148 grains ; pour s'en servir correctement, il faut copier au plus près cette munition afin de bénéficier de la came de réglage. Le guidon de l’arme et son tunnel sont visibles en bas de l’optique.

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Pour exploiter au maximum les capacités du couple arme-lunette en tir longue distance, il est impératif d’ajuster le montage. Ce dernier était ajusté par les armuriers à deux endroits : en limant la partie arrière du montage pour être bien centré en direction, et en réglant correctement les deux vis à l’arrière du montage afin que celui-ci soit le plus possible centré et visible, peu importe la hausse affichée. Certains utilisateurs ont préféré rajouter du métal plutôt que d’en enlever, par exemple en aplatissant un étui et en adaptant l’épaisseur pour la direction. Pour la hauteur, la méthode préconisée est appliquée. Le tout est ensuite fixé à la Loctite.

Il est important de noter qu'il existe de nombreuses variations de Mosin-Nagant "sniper". Il n'est pas rare de trouver des assemblages avec un Mosin "basic" sur lequel on a coudé le levier d’armement et monté un montage et une lunette qui, s'ils ne sont pas d’origine, sont fabriqués dans la même usine que les originaux. La distinction entre un véritable fusil de sniper d'origine et un assemblage ultérieur est souvent difficile, et fait l'objet de nombreux débats parmi les collectionneurs et passionnés.

Le Recalibrage et le Rechambrage : Adaptations et Controverses

Le Mosin-Nagant, initialement chambré pour la cartouche militaire 7,62x54r, a souvent fait l'objet de modifications pour divers usages, notamment civils. Le terme "démilitarisation" est souvent employé, bien qu'il puisse prêter à confusion. Pour certains, "démilitarisé" signifie passé en calibre civil, comme le 7.92x57 en 8mmX60 ou le 7,5 suisse en 30-284, permettant de passer une arme de première catégorie (interdite aux civils) à une catégorie de chasse ou de tir. C'est une "konerie administrative", reliquat des lois de 1936 voulant interdire aux civils un calibre militaire. D'autres l'emploient pour désigner une arme ex-réglementaire transformée en arme de chasse (crosse raccourcie, hausse à feuillets, etc.).

Cependant, il est crucial de distinguer la "démilitarisation" d'une "neutralisation". La neutralisation, elle, rend l'arme incapable de tirer, comme un canon fraisé avec chambre apparente. Dans cet état, si l'on parvenait à chambrer une munition, l'étui éclaterait, présentant un risque très élevé pour le tireur et son entourage. Une arme neutralisée ne doit en aucun cas être utilisée pour le tir, sauf après un repassage en armurerie et un recannonage.

Les opérations de recalibrage et de rechambrage sont donc des modifications importantes. Certains Mosin-Nagant ont été rechambrés dans des calibres civils pour les rendre accessibles légalement et financièrement. Par exemple, un Mosin acquis en 2005 peut être pris en .30-284 Winchester pour l'avoir en 5e catégorie, un choix considéré comme préférable pour un rechambrage propre.

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Toutefois, le rechambrage peut être source de problèmes majeurs s'il est mal exécuté. Des exemples malheureux de rechambrage "à la barbare" existent, où la douille ne s'enfonce pas complètement dans la chambre et la culasse ne peut pas se verrouiller au maximum. Ces situations peuvent être dues à des bavures importantes ou à un fraisage du canon mal fait. Un Mosin-Nagant qui a été rechambré en .308 Norma Magnum, par exemple, devrait normalement chambrer une douille non tirée ou recalibrée si le travail est correctement effectué. Cependant, ce calibre de substitution est souvent considéré comme mal choisi pour cette arme, étant trop long et trop puissant. De plus, si un tel travail est mal fait, il est impératif de retourner l'arme au responsable ou d'envisager un recannonage à neuf.

Des marquages comme "démilitarisée par l'arquebuserie Liege" peuvent aussi indiquer un statut ambigu. Des spécialistes ont déjà vu ce genre de marquage sur des armes neutralisées, suggérant que le terme "demilitarised", d'origine britannique, a pu être abusivement francisé et utilisé avec le sens de neutralisé. Cependant, d'autres soutiennent que "démilitarisé" signifie bien "passé en calibre civil", et que "neutra" implique l'impossibilité de tirer avec l'arme.

L'utilisation de calibres puissants comme le .308 Norma Magnum ou le .300 Winchester Magnum dans un Mosin-Nagant est un sujet de débat. Bien que certains tireurs confirment de bons résultats avec des Mosin M39 finlandais en .300 WM, sans soucis de fatigue de l'arme et avec une précision "diabolique" sur plus de 13 ans, cela requiert une attention particulière, notamment pour les rechargeurs confirmés, en ajustant les charges de poudre. Il est généralement conseillé de recharger "tout doux" si l'on opte pour de tels calibres dans un Mosin-Nagant. Le manque de disponibilité et le coût élevé des cartouches manufacturées en .308 Norma Magnum aujourd'hui poussent d'ailleurs les utilisateurs à acheter de quoi recharger leurs douilles.

L'état d'une chambre fraisée, même si elle est qualifiée de "démil", pose un risque. Un néophyte pourrait involontairement tenter de chambrer une munition plus petite d'un autre calibre, et si la culasse et le percuteur sont toujours opérationnels, cela pourrait entraîner un drame. Dans de tels cas, il est impératif de ne rien chambrer qui soit chargé et prêt à faire feu, car c'est extrêmement dangereux. Il est même suggéré que si l'ancien propriétaire (comme un grand-père) a jugé un calibre trop dangereux, il ait pu tout bonnement neutraliser l'arme.

Un arquebusier expérimenté comme Michelbaikrich, qui a transformé environ 60 000 fusils militaires en calibres de chasse, affirme n'avoir jamais "démilitarisé" une arme de la sorte que l'on pourrait voir sur certaines photos (chambre fraisée visible). Il insiste sur le fait que le fini de chaque arme transformée dans ses ateliers était impeccable, avec la gravure "Transforme par l'arquebuserie Liege" et les poinçons du banc d'épreuves de Liege, chaque arme étant fournie avec un certificat d'épreuves. Cela souligne l'importance d'un travail d'armurier professionnel et certifié.

Le Mosin-Nagant à Travers le Monde : Un Héritage Global

Le Mosin-Nagant ne s'est pas limité à la seule Union Soviétique. Pratiquement tous les pays qui reçurent une aide militaire de l'URSS l'ont utilisé à un moment ou à un autre.

L’Empire austro-hongrois a capturé une grande quantité de Mosin-Nagant pendant la Première Guerre mondiale. Quelques-uns ont été modifiés pour tirer la cartouche autrichienne en service, la 8x50r mm.

Les militaires de Bulgarie, Tchécoslovaquie, Estonie, Hongrie, Pologne, Roumanie et Serbie ont tous utilisé le Mosin-Nagant au cours du XXe siècle. Ces fusils ont souvent subi des modifications et ont été fréquemment utilisés dans les années 2000-2006 comme fusils d’entraînement. La Hongrie, en particulier, a produit à des fins commerciales des copies de haute qualité des carabines M44, des modèles 91-30 et 91-30 avec lunettes PU. Ces Mosin-Nagant de l'Europe de l'Est peuvent être identifiés par un code de pays, comme un 11 inscrit dans un cercle frappé sur le magasin du fusil pour la Pologne.

La Chine a également adopté le Mosin-Nagant. Durant les années 1920 et 1930, les forces communistes de Chine ont reçu des Mosin-Nagant de l’URSS pour contrer les forces nationalistes pendant la guerre civile chinoise. La Chine a ensuite commencé à fabriquer des M1944 sous l'appellation de Carabine Type 53, grâce à des machines fournies par l’Union soviétique au début des années 1950. Ces modèles chinois différaient légèrement des modèles soviétiques, par exemple en étant équipés d'un manchon lance-grenades amovible, une caractéristique que reprendra la Carabine Type 63 (Corée du Nord). Ils ont été remplacés dans l’armée principale chinoise vers 1957, mais ont continué à servir dans les milices provinciales jusqu’après 1970.

La Finlande, après avoir conquis son indépendance, a acheté de nombreux Mosin à l’étranger, principalement des fusils autrichiens et allemands capturés aux Russes pendant la Première Guerre mondiale. Ces fusils, plus anciens, étaient ordinairement rénovés, ce qui pouvait aller de simples poinçons de l’armée finlandaise (SA) et une nouvelle bretelle, à une refonte totale avec de nouveaux montages, organes de visée, détentes et un canon plus précis en diamètre .308 et non .311. L’armée finlandaise ainsi que la Garde Civile ont conçu et produit plusieurs nouveaux modèles de Mosin-Nagant, utilisant des chargeurs français, russes et américains. La Finlande n’a jamais produit de chargeurs et prenait ceux des stocks de fusils achetés ou capturés. Pendant la Guerre d’Hiver (1939-1940) et jusqu’en 1944, la Finlande a capturé des quantités gigantesques de Mosin à l’ennemi, et a également acheté des fusils restants de la guerre civile d'Espagne et des stocks de l’Allemagne nazie. Les Mosin-Nagant finlandais sont réputés pour leur précision et leur fiabilité. Le modèle M39 est souvent considéré comme le Mosin le plus abouti, tant par son ergonomie (crosse pistolet) que par sa qualité de finition et sa précision, avec des organes de visée équivalents aux meilleurs fusils de l'époque (MQ 31 suisse), finement réglables, et une détente d'une franchise parfaite.

L’Empire allemand a capturé une grande quantité de Mosin-Nagant durant la Première Guerre mondiale. Ceux-ci ont reçu des modifications variées, notamment un recalibrage en 8x57S Mauser. Beaucoup étaient équipés d’un montage adapté pour recevoir une baïonnette-lame allemande. Ces fusils étaient distribués en seconde ligne et à la Kriegsmarine. Les versions de tireur d'élite ont été utilisées avec succès par les Allemands car ils étaient très fiables et plus précis, car plus faciles à régler au-delà de 400 mètres. Quelques-uns furent vendus à la Finlande, et beaucoup furent utilisés pour l’entraînement, les tours de garde et les territoires occupés.

La Corée du Nord a reçu un nombre important de Mosin-Nagant de l'Union soviétique et de la république populaire de Chine pendant la guerre de Corée, bien que sa politique d’autarcie l'ait poussée à produire ses propres fusils par la suite.

L’Empire ottoman a également capturé beaucoup de Mosin-Nagant pendant la Première Guerre mondiale. Un grand nombre fut alors acquis grâce à des aides allemandes, ou quand l’armée blanche cherchait un refuge après la guerre civile russe.

Les États-Unis et les forces militaires alliées ont rencontré des fusils et des carabines Mosin-Nagant en action dans les mains de la guérilla Viet Cong et des soldats de l’armée nord-vietnamienne, notamment des M-1944 russes et des Type 53 chinois, parfois utilisés comme fusils lance-grenades avec des copies locales du lance-grenade US M7, ainsi que des fusils de sniper PU-scoped M91/30. Quelques fusils ont même été utilisés par les États-Unis. Lorsque le tsar fut détrôné en 1917, le gouvernement américain annula le contrat originellement signé par la New England Westinghouse et par Remington Arms. Plutôt que de livrer le restant aux bolcheviques, tous les fusils en transit furent achetés par l’armée américaine sous l'appellation « Rifle, 7,62 mm, Model of 1916 ». Les fusils restés en Grande-Bretagne équipèrent les forces expéditionnaires américaines et britanniques envoyées en Russie du Nord en 1918-1920. Ceux restés en Amérique furent principalement utilisés pour l’entraînement au tir de l’US Army et dans certains endroits pour équiper les unités de la garde nationale des États-Unis ou du SATC et du ROTC. Après la Première Guerre mondiale, les fusils restants furent déclarés surplus et furent vendus aux membres de la National Rifle Association of America pour seulement 3,34 $ chacun.

Les Républicains espagnols ont acheté des dizaines de milliers de Mosin de tous types pendant la guerre civile espagnole. Enfin, le Mosin-Nagant a aussi été vu en action dans les mains des moudjahidins en Afghanistan durant l’occupation de l’URSS dans les années 1970-80, et a servi aux forces de l’Alliance du Nord dans les années 1990 et au début du XXIe siècle.

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