Léa Seydoux, de son nom complet Léa Hélène Seydoux Fornier de Clausonne, est une figure emblématique du cinéma contemporain. Née le 1er juillet 1985 dans le 16e arrondissement de Paris, elle s'est imposée comme une actrice incontournable, dont la carrière éclectique jongle habilement entre le cinéma d'auteur français et les superproductions hollywoodiennes. Son parcours, jalonné de succès critiques et commerciaux, témoigne d'une trajectoire unique dans l'industrie cinématographique.
L'Émergence d'une Actrice : Des Premières Expériences aux Révélations
Les premiers pas de Léa Seydoux dans le monde du septième art remontent au milieu des années 2000. Après quelques mois de cours, elle se fait représenter par l'agence Profil et entame des castings. Elle décroche alors l'un des rôles principaux dans la chronique adolescente « Mes copines » de Sylvie Ayme, un projet qui lui vaut l'apprentissage des techniques de tournage et lance sa carrière. Retenue parmi 4 000 candidates au terme d'auditions durant lesquelles elle doit démontrer des techniques de danse et choisit de le faire sur des chorégraphies de son idole, Michael Jackson, elle déclare a posteriori que son illustre patronyme n'a pas semblé attirer l'attention, bien que le groupe Pathé que dirige son grand-père soit l'un des producteurs finaux du film.
Par la suite, elle apparaît dans plusieurs autres projets : le clip « Ne partons pas fâchés » pour le chanteur Raphael réalisé par Olivier Dahan, lequel lui fait d'ailleurs passer des essais pour un petit rôle dans « La Môme », ainsi qu'un certain nombre de spots publicitaires, de Coca-Cola aux glaces La Laitière en passant par la mode, comme pour la marque American Apparel, ou pour Levi's dans une publicité avec Raphaël Personnaz. À 22 ans seulement, elle grimpe pour la première fois les marches du Festival de Cannes en 2007, pour le long métrage « Une vieille maîtresse » de Catherine Breillat, ancienne compagne d'un de ses oncles. Cette même année, elle est sélectionnée dans la promotion Talents Cannes 2007 au sein du court métrage « La Consolation » de Nicolas Klotz, qui vise à mettre en scène de jeunes comédiens prometteurs. S'ensuivent quelques autres petits rôles dans des films français, comme « De la guerre » en 2008, sa première collaboration avec Bertrand Bonello.
C'est en 2008 que l'actrice est propulsée pour la première fois tête d'affiche d'un long métrage, « La Belle Personne » de Christophe Honoré, une relecture moderne du roman « La Princesse de Clèves ». Son interprétation du premier rôle, qui se refuse à la passion au nom de sa haute idée de l'amour, est particulièrement relevée par la critique, qui considère que ce personnage lui fait « crever l'écran », alors pourtant qu'elle fait face à l'expérimenté Louis Garrel. Elle est d'ailleurs nommée au César du meilleur espoir féminin, remporté cependant cette année-là par Déborah François. C'est à partir de ce moment que l'actrice reçoit des offres lui permettant d'alterner entre films d'auteurs et grand public, notamment auprès de grands réalisateurs hollywoodiens. Après cette révélation médiatique, la jeune actrice reçoit des mains de Marion Cotillard et Hilary Swank le trophée Chopard au Festival de Cannes en mai 2009, qui vise à distinguer les jeunes talents prometteurs.
En 2009, elle est ainsi choisie par Quentin Tarantino pour un rôle dans la remarquée séquence d'ouverture d'« Inglourious Basterds », lequel est présenté en avant-première à Cannes. Le rôle n'est écrit qu'après que le réalisateur a rencontré l'actrice et il reste limité, ne demandant que quelques jours de prises de vue, bien qu'elle soit invitée à s'attarder un mois entier sur le tournage. Son apparition y est fugace et la seule réplique qu'elle aurait dû y tenir est finalement coupée, mais son expérience avec le grand réalisateur marque la jeune actrice. Dix ans plus tard, alors que tous deux se croisent à nouveau lors du festival de Cannes, Tarantino lui exprime sa fierté en constatant le parcours réalisé par Seydoux depuis.
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L'Affirmation d'un Talent sur la Scène Internationale
Avec plusieurs films à l'affiche en 2010, cette année-là marque un tournant dans la carrière de Léa Seydoux, désormais régulièrement présente au grand écran entre succession de gros films internationaux et de productions plus intimistes à la sortie plus discrète. En 2010, elle incarne ainsi Isabelle d'Angoulême dans « Robin des Bois », une relecture du mythe anglais de l'archer par Ridley Scott, où elle croise les stars australiennes Russell Crowe et Cate Blanchett. Le tournage dure plusieurs semaines en Angleterre et l'actrice apprécie l'ambiance de la superproduction, qui la voit partager des bières le soir avec Russell Crowe, et est présentée en avant-première à Cannes. Elle rejoint aussi la prestigieuse distribution de « Minuit à Paris », tourné par Woody Allen avec une pléthore de grands acteurs internationaux, dans lequel elle partage quelques scènes avec Owen Wilson. Elle apparaît aussi en 2010 dans le film-fleuve « Les Mystères de Lisbonne », parfois diffusé sous forme de mini-série de six épisodes, du réalisateur Raoul Ruiz.
Toujours en 2010, l'actrice tient le rôle principal du film « Belle Épine », la première réalisation remarquée de Rebecca Zlotowski, projet indépendant réalisé avec peu de moyens et présenté en compétition lors de la 49e Semaine de la critique du festival de Cannes 2010. Zlotowski sélectionne Léa Seydoux après l'avoir vue dans « La Belle Personne », pour sa proximité de caractère avec son personnage, qui se trouve à errer à la fin de l'adolescence et à ne ressentir aucune émotion au décès de sa mère. La réalisatrice commente : « Je la sentais orpheline par son sens de l'indépendance, sa très forte mélancolie, sa solitude aussi, et tout cela correspondait au personnage de mon film. On me la présentait comme issue de son patronyme, je ne la voyais pas du tout liée à un héritage. » Tout comme pour « La Belle Personne », ce nouveau premier rôle dans un film français lui vaut une nomination au César du meilleur espoir féminin, qui échoit finalement à Leïla Bekhti. À la même époque, Léa Seydoux passe des auditions qui s'étalent sur de longs mois pour incarner la jeune hackeuse prodige et marginale Lisbeth Salander dans le film annoncé comme un évènement « Millénium : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes », adaptation internationale du succès littéraire suédois de Stieg Larsson.
En 2011, elle apparaît en fin d'année le temps de quelques scènes dans le blockbuster américain « Mission impossible : Protocole Fantôme », le 4e volet de la franchise Mission : Impossible, dans le rôle d'une tueuse à gages. Par un concours de circonstances qui voit la comédienne précédemment engagée être finalement renvoyée du fait de sa ressemblance physique avec l'actrice principale, Léa Seydoux est choisie sans même passer d'essais sur la base de ses réalisateurs précédents et de sa nationalité non américaine. Tournée à Vancouver, la production implique que l'actrice prenne des cours de maniement d'armes à feu. La Française décrit plus tard le tournage de ce blockbuster comme millimétré et « perfectionniste », du fait de l'exigence de Tom Cruise, star influente de la franchise. Après Mission Impossible, elle enchaîne avec le tournage de « L'Enfant d'en haut », de la Franco-Suisse Ursula Meier, pour qui elle avait déjà passé des essais sur son précédent film, « Home ». Lors du tournage en Suisse de ce drame familial intimiste, la production de Mission impossible lui demande de revenir au Canada tourner de nouvelles prises de ses scènes, un grand écart entre deux styles de films diamétralement opposés. Plus globalement, la carrière de Léa Seydoux s'accélère à partir de 2012 et permet à l'actrice de choisir ses projets parmi les sollicitations qui lui sont adressées, sans nécessairement passer d'essais. D'après la presse spécialisée, la jeune femme apparaît alors comme l'une des « actrices françaises incontournables à Hollywood », et même comme « l'actrice la plus sollicitée de sa génération », qui à seulement 26 ans, « a toujours fait les bons choix et a abordé quasiment tous les genres ». Autour de cette époque, après que tous deux se sont croisés à un défilé de la Semaine de la mode, elle aurait été victime des avances indésirables du producteur Harvey Weinstein, qui aurait tenté de l'embrasser dans une chambre de l'hôtel parisien Plaza Athénée alors qu'il l'avait invitée pour discuter de sa carrière. Conseillée par son agent artistique de « demeurer éloignée de lui et de rester polie », elle ne révèle ce témoignage que cinq ans plus tard dans le journal britannique The Guardian, en 2017, alors qu'éclate le mouvement #MeToo dans l'industrie du cinéma occidental. En parallèle, elle continue à tourner dans plusieurs films en France tels que « Les Adieux à la reine », dans lequel elle interprète la lectrice de la reine Marie-Antoinette aux côtés de Diane Kruger, ce qui lui vaut une nomination au César de la meilleure actrice, sa première en tant que telle.
Les Visages de l'Enfance à l'Écran : Le Casting pour les Rôles de Léa Seydoux Enfant
Le cinéma, par nature, explore souvent le passé des personnages pour en éclairer la complexité. Ainsi, des castings sont régulièrement organisés pour trouver de jeunes talents capables d'incarner les versions enfantines de figures majeures. C'est le cas pour le personnage de Léa Seydoux dans des superproductions. Dans le prologue du dernier opus de James Bond, « Mourir peut attendre », c'est Coline Defaud qui joue le personnage de Léa Seydoux enfant. Cette élève de 5e à Paris a raconté son incroyable aventure, marquant là son premier film.
Coline Defaud, désormais âgée de 12 ans, se souvient avec le sourire d'une anecdote particulière : « On m’a fait recommencer dix fois un ouais », confie-t-elle, témoignant des exigences du tournage même pour une jeune actrice. Cette boule d’énergie se souvient qu’elle avait écrit sur un bout de papier, l’année du James Bond, les mots « Je suis Coline Defaud, j’ai 9 ans et je fais 1,49 m. » La très longue scène d’ouverture de « Mourir peut attendre », qui dure six minutes, voit Coline Defaud en être la star. Elle y incarne Madeleine enfant, le rôle de Léa Seydoux, dans un flash-back poignant où, isolée avec sa mère dans un chalet perdu sur un lac gelé en Norvège, la petite fille doit affronter le méchant. Le grand frère de Coline avait même chronométré la scène, soulignant l'importance de ce moment pour la jeune actrice. Ce mercredi, cette élève de 5e dans un collège parisien n’a pas cours, et on est chez elle, dans un appartement situé entre Nation et Bastille, bien loin de l'ambiance de la Norvège et des espions de 007.
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Les Coulisses du Casting et la Prochaine Production : Un Appel à Participation
L'industrie cinématographique est un vaste écosystème où les appels à casting sont monnaie courante pour donner vie aux visions des réalisateurs. En parallèle de la carrière de Léa Seydoux en tant qu'actrice principale, de nombreuses productions cherchent à compléter leurs équipes avec des figurants ou des rôles secondaires. Ainsi, la production du long métrage « L’Inconnue », réalisé par Arthur Harari avec l’actrice Léa Seydoux en tête d'affiche, est à la recherche de figurants pour certaines scènes du film. Dans le cadre de ce projet cinématographique, la société de production lance un casting pour trouver des adolescents entre 14 et 16 ans. Plus précisément, l’équipe recherche des garçons caucasiens, bruns, afin d’incarner des figurants dans plusieurs scènes. Les candidats retenus devront être disponibles pour une à trois journées de tournage.
Ce film, qui met en scène la comédienne Léa Seydoux (connue pour « La vie d’Adèle », ses rôles dans James Bond, et « The French Dispatch ») est réalisé par le compagnon de la cinéaste Justine Triet. Il a également participé à l’écriture du scénario de l’un des plus grands succès du cinéma ces dernières années, « Anatomie d’une chute ». L’opportunité de participer à un tel projet et de côtoyer des stars du cinéma est une expérience unique. Pour « L’Inconnue », des figurants sont recherchés en Maine-et-Loire, comme l'ont relayé nos confrères de Ouest-France et de L’Écho Fléchois. Les prises de vues sont prévues entre mai et juin sur la commune d’Ingrandes-le-Fresne-sur-Loire.
Le casting pour « L’Inconnue » se veut ouvert à tous. Le directeur de casting recherche spécifiquement des « hommes et femmes, de toutes origines, âgés de 18 ans et plus en région Pays de la Loire uniquement ». Pour postuler, il faut en effet résider de préférence en Maine-et-Loire ou dans la région. Certaines scènes demanderont une présence sur trois journées de tournage. Il faudra également répondre à quelques questions simples, ouvrant la porte à une participation concrète à un projet cinématographique d'ampleur.
Une Origine Prestigieuse et une Enfance Complexée
Léa Seydoux est issue d'une grande famille d'industriels liée au cinéma, une ascendance qui la lie à de nombreuses personnes d'influence dans l'industrie culturelle française. Elle est originaire de deux des plus grandes familles de la bourgeoisie d'affaires française : les Schlumberger et les Seydoux, croisées à la fois par ses parents et ses arrière-grands-parents. Son père, Henri Seydoux, est ingénieur et entrepreneur, fondateur notamment de l'entreprise de haute technologie Parrot. Sa mère, Valérie Schlumberger, a travaillé comme styliste-couturière et mannequin - elle apparaît brièvement dans « À nos amours » de Maurice Pialat, film sur lequel elle était costumière -, et lors de l'enfance de Léa Seydoux elle se consacre surtout à des activités caritatives au Sénégal.
Par son père, elle est la petite-fille de Jérôme Seydoux, président du groupe producteur et distributeur de films Pathé ; la petite-nièce de Nicolas Seydoux, président du conseil de surveillance du groupe rival Gaumont, ainsi que de Michel Seydoux, producteur de cinéastes indépendants et notamment du film « Dune » de Jodorowsky ; et la cousine de Sidonie Dumas, fille de Nicolas Seydoux et directrice générale de Gaumont. Le père et le grand-père de Léa Seydoux étant cependant en froid à la suite du décès de sa grand-mère, dans un conflit qui les amène notamment à ne pas se voir pendant dix ans, l'actrice dit ne pas être proche de Jérôme Seydoux et ne lui devoir en rien sa propre carrière. Par sa mère, Léa Seydoux est aussi la belle-sœur de l'écrivain Serge Bramly et la tante de l'écrivaine Carmen Bramly.
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Ses parents, souvent absents, divorcent quand Léa Seydoux a trois ans, et elle est alors élevée par sa mère Valérie. Celle-ci réside une partie de l'année sur l'île de Gorée, au Sénégal ; sa fille l'y rejoint régulièrement. Elle passe également plusieurs étés aux États-Unis, dans le Maryland, où son père l'envoie en colonie de vacances pour y apprendre l'anglais aux côtés d'une cousine. À Paris, Valérie Schlumberger élève ses cinq filles dans un grand appartement du Ve arrondissement, près du lycée Fénelon, dans un mode de vie décrit par ses enfants comme ascétique et qui conduit Léa Seydoux à paraître comme une marginale à l'école ; sa mère ne l'encourage d'ailleurs pas particulièrement à suivre le système scolaire assidument. Elle étudie notamment au Cours Carnot dans le XVIIe arrondissement et y laisse l'impression d'une enfant réservée et indolente, manquant d'assurance du fait d'une vie de famille éparpillée.
Malgré cette enfance passée dans un milieu privilégié et dans un cadre protestant, Léa Seydoux connaît une scolarité peu assidue et n'est titulaire d'aucun diplôme, ayant quitté le lycée après avoir échoué au baccalauréat. « Vraiment passée à côté [de l'école] », elle confie par la suite le regretter parfois. Elle raconte dans de nombreux entretiens que cette vie de bohème dans une famille recomposée et avec des parents peu présents lui a donné l'impression de grandir orpheline et a fait d'elle une enfant malheureuse quoique aimée, souffrant d'être différente, avec une timidité qui l'isole des autres et des difficultés de lecture : « On ne prêtait attention ni à mes joies ni à mes tristesses. »
Du Rêve d'Opéra à la Révélation Théâtrale : La Naissance d'une Vocation
Adolescente, Léa Seydoux envisage un temps de devenir chanteuse d'opéra, considérant le chant comme un moyen de pallier sa difficulté à s'exprimer avec ses proches, et étudie brièvement le chant au Conservatoire de Paris. Elle décroche cependant en prenant la mesure de la rigueur et des sacrifices exigés à long terme. Elle commence à s'intéresser au milieu du cinéma en classe de première, lorsqu'une amie lui fait fréquenter des acteurs. Léa Seydoux est alors mise en contact avec un agent artistique, qui lui trouve de petits rôles, et lui fait se rendre compte de l'intérêt de prendre des cours pour progresser.
Entre 2005 et 2006, après avoir cherché une formation au hasard dans un annuaire, elle entre en parallèle du lycée à l'école de théâtre parisienne des Enfants Terribles, dont le directeur Jean-Bernard Feitussi la convainc pour continuer de bénéficier de ses cours de se confronter à sa timidité et à la scène, et de ne plus s'asseoir au dernier rang. À la même époque, elle s'éprend d'un comédien qui ne fait pas attention à elle et qu'elle se décide alors à impressionner par sa future carrière ; cette ambition la motive d'autant plus à prendre cette profession au sérieux, malgré des remarques décourageantes de ses proches, et notamment de son père, qui ne considère pas le fait d'être actrice comme un véritable métier.
Dans des entretiens, Léa Seydoux souligne comment le théâtre aide alors l'adolescente à lutter contre sa timidité maladive, ce qu'elle maintient par la suite : l'attrait du cinéma pour elle est qu'il lui permet de s'exprimer et d'interagir avec le monde malgré sa très grande timidité. Elle considère que cette difficulté à s'intégrer lui permet d'apparaître comme une page blanche sur laquelle il est plus facile de projeter les personnages qu'elle interprète. Elle affirme aussi dans maintes publications devoir son succès au cinéma à son seul travail d'actrice plutôt qu'à l'influence et à la renommée de sa famille, et avoir en partie choisi cette voie parce qu'elle n'a rien à perdre et a le sentiment « d'être sans attaches », élevée sans éducation cinéphile.