La mer est un espace où la communication visuelle et la signalisation sont primordiales pour la sécurité et la fluidité du trafic. Parmi les nombreux codes et symboles que les marins doivent maîtriser, le carré orange, qu'il soit sur une flamme, une balise ou un pavillon, véhicule des significations spécifiques et cruciales. Comprendre ces nuances est essentiel pour tout navigateur, qu'il soit à bord d'un voilier, d'un bateau à moteur ou de tout autre type d'embarcation. Loin d'être de simples éléments décoratifs, ces signaux sont des indicateurs clairs de situations particulières, d'instructions réglementaires ou même d'appels à l'aide. La navigation exige une interprétation rapide et correcte de ces signes pour garantir la sécurité de tous en mer.
La Flamme Orange Vif : Indicateur de Traction en Mer
Lorsqu'une flamme orange vif est arborée par une embarcation, sa présence n'est en aucun cas décorative. Cette signalisation visuelle a une signification bien précise dans le monde maritime : elle indique que le bateau est en train de tracter. Ce signal s'applique que ce soit pour un skieur, un engin pneumatique gonflable, ou une bouée tractée. Bien que l'exemple fourni mentionne un semi-rigide, cette règle s'applique de manière générale pour tout navire effectuant de la traction, y compris un voilier qui, dans certaines circonstances, pourrait être amené à remorquer une annexe ou une autre embarcation légère. La flamme orange est un moyen clair et universellement reconnu d'alerter les autres usagers de la mer de la présence d'un dispositif tracté, ce qui implique une zone d'évolution et des précautions de navigation spécifiques pour éviter les collisions et garantir la sécurité des personnes engagées dans l'activité.
Les Balises Réglementaires avec Carré Orange : Des Guides Informateurs
Au-delà des pavillons et des flammes hissées par les navires, le carré orange peut également se retrouver sur des aides à la navigation fixes ou flottantes. Une bouée blanche avec un carré orange et des lettres noires est un type particulier de balisage réglementaire. Ces balises réglementaires sont utilisées pour transmettre des informations importantes aux plaisanciers et aux marins. Elles se distinguent des autres aides à la navigation car elles sont conçues pour informer plutôt que pour guider les chenaux ou signaler des dangers immédiats. Le lettrage noir sur la bouée fournit des détails et des instructions spécifiques que les navigateurs doivent impérativement lire attentivement. Il est essentiel de prendre note de toutes les instructions et de tous les avertissements, puis de respecter les règlements et les lignes directrices communiqués par ces balises. Comprendre et reconnaître les balises réglementaires est un élément fondamental de la sécurité nautique, car elles sont là pour fournir des informations vitales qui peuvent aider à naviguer en toute sécurité et à éviter les dangers potentiels.
Les Pavillons Marins : Un Langage International au Service de la Sécurité et de la Communication
Le monde maritime utilise un système complexe de pavillons et de drapeaux pour communiquer, identifier les navires et signaler des situations spécifiques. En navigation, il est d'usage de parler de pavillon plutôt que de drapeau, même si les termes sont souvent interchangeables dans le langage courant. Ces pavillons peuvent être considérés comme des mots ou des signes d’une langue permettant de communiquer et de transmettre des messages entre navires de toutes nationalités.
Le Pavillon National : Identité et Appartenance
Le pavillon le plus important à bord est le pavillon national. Dans son sens le plus courant, le pavillon national identifie le pays de rattachement du bateau, c’est-à-dire l’État dans lequel il est immatriculé et dont il relève juridiquement en haute mer. Il permet une identification de la nationalité du navire et, dans certains cas, peut même préciser le statut du navire. Le pavillon national n’est pas obligatoirement identique au drapeau national. Pour exemple, en France, le drapeau national et le pavillon sont quelque peu différents. Le pavillon national est hissé à l’arrière du bateau et doit être conforme aux normes en vigueur et être en bon état, sous peine de sanctions dans certains pays. La taille du pavillon national doit être en rapport avec la taille du bateau, avec un maximum de un dixième de la longueur de celui-ci. Son utilisation se fait de jour, à l’entrée et sortie d’un port, et en mer, à la vue de bateaux officiels ou à la requête de ces derniers.
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Le Pavillon de Courtoisie : Un Geste de Respect International
Le pavillon de courtoisie s’arbore lorsque l’on entre dans les eaux territoriales d’un pays étranger, en signe de respect pour le pays visité. Dans le droit français, il n’a pas d’existence propre, mais dans certains pays son usage peut être imposé ou, au minimum, très fortement attendu. Ce pavillon doit être arboré dans les eaux de certains pays non européens et signifie que vous demandez le droit de pénétrer dans les eaux du pays que vous traversez. Il est toujours de forme rectangulaire, mesurant souvent 30x40 cm, et ne doit pas être arboré la nuit. Il se positionne à bâbord sous le premier étage de barres de flèches. Lorsqu’un bateau entre dans les eaux territoriales d’un pays étranger, il doit hisser le pavillon national de ce pays sur le mât tribord en signe de respect. Cela permet d’indiquer aux autorités maritimes locales que le navire respecte les règles de navigation en vigueur et facilite ainsi les formalités d’entrée dans le port.
Le Code International des Signaux : Un Alphabet pour la Mer
Le code maritime international des signaux permet à deux navires de communiquer entre eux, constituant un langage commun à toutes les marines du monde. Initialement créé en 1934, le code international des signaux maritimes est géré par le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine) et son édition de 1965 est toujours en vigueur, malgré des révisions ultérieures. Chaque pavillon maritime correspond à une lettre de l’alphabet et possède une signification précise, renseignant les bateaux alentour sur l'état des manœuvres en cours ou la situation à bord. Par exemple, le pavillon Q (Québec) est l’un des signaux les plus connus en plaisance hauturière, signifiant que le navire est indemne et demande la libre-pratique, c’est-à-dire l’autorisation d’entrer et d’effectuer les formalités dans certains pays. Le pavillon G (Golf) signifie « J’ai besoin d’un pilote ». Les pavillons peuvent également être associés pour former des messages plus complexes. Par exemple, la combinaison des pavillons N et A indique que la navigation est interdite. La flamme du code est utile au navire qui reçoit un message, permettant, lorsqu’elle flotte à mi-drisse, d’accuser bonne réception du message. Chaque bateau dispose d’un jeu de pavillons alphanumériques, mais parfois, pour communiquer, certaines lettres doivent être utilisées plusieurs fois.
Autres Pavillons et Guidons Spécifiques
En plus des pavillons nationaux et des signaux du code international, les plaisanciers peuvent arborer d'autres pavillons. Le pavillon de club s’installe généralement au point le plus haut du bateau, identifiant l'appartenance du bateau à une organisation maritime donnée. Un voilier battant pavillon d’un yacht-club peut être tenu d’arborer un guidon spécifique, témoignant de son affiliation. Le pavillon de propriétaire est libre dans sa création, à condition de ne pas ressembler à un pavillon national ou à un signal du code international. Un pavillon d’invité peut également être hissé dans certains cas. Lorsque vous hissez vos pavillons, il est de coutume de respecter un ordre précis : pavillon national, pavillon de courtoisie, pavillon propriétaire, pavillon invité.
Le Balisage Maritime : Les Guides Visuels de la Navigation
L’Association Internationale de Signalisation Maritime (AISM) s’occupe de tout le balisage du territoire français, incluant les Départements et Territoires d’Outre-Mer (DOM-TOM). Le balisage est comparable au code de la route pour les marins, leur permettant de naviguer et de repérer les entrées de port ou des rochers à fleur d’eau. L’AISM découpe la France en deux parties avec la région A (la France métropolitaine, la Réunion, la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie) et la région B (l’Amérique avec la Guyane et les Antilles), où les marques latérales présentent une inversion des couleurs. Le balisage de l’AISM s’applique à diverses catégories de marques : spéciales, d’eaux saines, de danger isolé, latérales, cardinales et de dangers nouveaux.
Il existe deux types principaux de marques de balisage : les balises fixes, telles que les espars et les tourelles, construites sur des rochers (émergés ou immergés en eaux peu profondes) ou sur des ouvrages portuaires ; et les balises flottantes, communément appelées bouées, reliées par une chaîne à un ouvrage (type corps mort) au fond de la mer.
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Une marque est définie par trois critères essentiels pour sa reconnaissance :
- Sa couleur : La couleur permet de reconnaître immédiatement la marque, chaque type ayant sa couleur spécifique.
- Son voyant : Il est de forme et de couleur différente selon la caractéristique de la marque (croix, sphère, cylindre ou cône). Le voyant se situe au sommet de la balise et permet très souvent de reconnaître le type de la marque, notamment si celle-ci est rouillée, souillée par les déjections d’oiseaux marins ou à contre-jour, empêchant de distinguer les couleurs de la balise.
- La couleur et le rythme de son feu : Ces éléments permettent, la nuit, de reconnaître le type de balise.
Les Marques Latérales : Définir les Chenaux Navigables
Les marques latérales se trouvent généralement à l’entrée d’un port, pour indiquer un chenal, un abri ou une rivière. Elles définissent les côtés d'un chenal navigable. Un sens conventionnel est défini : en venant du large et en entrant dans un port, les marques latérales se trouvent à droite du bateau pour la marque latérale tribord (verte avec un triangle vert au sommet) et à gauche du bateau pour la marque latérale bâbord (rouge avec un rectangle rouge au sommet). En sortant du port, le sens s’inverse.
Voici les caractéristiques de ces marques :
- Marque latérale Bâbord : Forme de bouée, espar, tourelle, balise charpente ou fuseau. Couleur rouge, avec un voyant au sommet en forme de cylindre. Le feu est rouge avec un rythme quelconque et autre que les marques de chenal préféré. Un moyen mnémotechnique est "BA - SI - ROUGE" (Bâbord cylindre rouge).
- Marque latérale Bâbord avec chenal préféré à tribord : Forme de bouée, espar, tourelle, balise charpente ou fuseau. Couleur rouge avec une bande verte. Voyant au sommet en forme de cylindre. Le feu est rouge avec un rythme à éclats diversement groupés.
- Marque latérale Tribord : Forme de bouée, espar, tourelle, balise charpente ou fuseau. Couleur verte, avec un voyant au sommet en forme de cône avec la pointe vers le haut. Le feu est vert avec un rythme quelconque et autre que les marques de chenal préféré. Un moyen mnémotechnique est "TRI - CO - VERT" (Tribord cône vert).
- Marque latérale Tribord avec chenal préféré à bâbord : Forme de bouée, espar, tourelle, balise charpente ou fuseau. Couleur verte avec une bande rouge. Voyant au sommet en forme de cône avec la pointe vers le haut. Le feu est vert avec un rythme à éclats diversement groupés.
Les Marques Cardinales : Alerter des Dangers Spécifiques
Les marques cardinales indiquent un danger, comme un rocher isolé ou un haut-fond. Par rapport au danger qu’elle signale, une cardinale est toujours placée selon ses caractéristiques. Par exemple, une cardinale Sud est placée au Sud du danger, ce qui signifie que le danger est au Nord et que le marin doit passer au Sud. Quand un bateau rencontre une cardinale, il doit naviguer sur le même point cardinal que celui indiqué par la marque. Si un bateau navigue vers l’Ouest et rencontre une cardinale Nord, il doit passer au Nord de la cardinale car elle est placée au Nord du danger.
Voici les particularités des marques cardinales :
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- Cardinale Nord : Forme de tourelle, espar, bouée charpente ou fuseau. Couleur noir/jaune du haut vers le bas. Deux cônes pointés vers le haut au sommet, représentant le Nord d’une boussole. Feu blanc avec des scintillements continus. Pour la couleur, chaque pointe du triangle indique le noir et la base le jaune.
- Cardinale Sud : Forme de tourelle, espar, bouée charpente ou fuseau. Couleur jaune/noir du haut vers le bas. Deux cônes pointés vers le bas au sommet, représentant le Sud d’une boussole. Feu blanc avec 6 scintillements et 1 éclat long toutes les 10 secondes. Pour la couleur, chaque pointe du triangle indique le noir et la base le jaune.
- Cardinale Est : Forme de tourelle, espar, bouée charpente ou fuseau. Couleur jaune/noir/jaune du haut vers le bas. Deux cônes opposés par leurs bases au sommet. Le moyen mnémotechnique pour le type de cardinale est que les contours en rouge représentent le E de Est. Feu blanc avec 3 scintillements toutes les 5 secondes. Pour la couleur, chaque pointe du triangle indique le noir et la base le jaune.
- Cardinale Ouest : Forme de tourelle, espar, bouée charpente ou fuseau. Couleur noir/jaune/noir du haut vers le bas. Deux cônes opposés par leurs pointes au sommet. Le moyen mnémotechnique pour le type de cardinale est que les contours en rouge représentent le W de West en anglais, donc Ouest en français. Feu blanc avec 9 scintillements toutes les 10 secondes. Pour la couleur, chaque pointe du triangle indique le noir et la base le jaune.
La Sécurité en Mer : Signaux de Détresse et Zones Réglementées
Outre le balisage et les pavillons de communication, la sécurité en mer repose également sur des signaux de détresse spécifiques et des réglementations strictes concernant certaines zones de navigation.
Les Signaux de Détresse Visuels Pyrotechniques : Appeler à l'Aide dans l'Urgence
Les engins pyrotechniques sont universellement identifiés comme d'excellents signaux de détresse. Cependant, ils restent potentiellement dangereux s'ils ne sont pas correctement manipulés, pouvant occasionner des dommages corporels et des dégâts matériels. Ils doivent être aisément accessibles et il est obligatoire d’avoir à bord du matériel non périmé. Une fois la date de péremption expirée, ils peuvent être conservés comme matériels supplémentaires. Les dispositifs pyrotechniques visuels doivent être stockés dans un récipient étanche rouge ou orange, portant la mention "signaux de détresse" ou "fusées", et si possible dans un endroit sec et frais.
Différents types d'engins pyrotechniques sont utilisés :
- Feux à main : C'est un signal à dispositif d'allumage intégré, semblable à un feu de Bengale, que l'on tient obligatoirement sous le vent à bout de bras à 45° de la verticale. La fumée dégagée permet d’être repéré. Pour éviter des brûlures, il est recommandé de porter des gants ou d'utiliser un chiffon mouillé. Les petits modèles durent 30 à 60 secondes, et les plus gros modèles jusqu'à 8 minutes, visibles de jour comme de nuit, de couleur rouge.
- Fumigène orange : Dégoupillé sous le vent puis soit tenu dans la main, soit jeté à l'eau (système de flotteur). Il sert pour le repérage par avion ou hélicoptère et pour attirer l'attention des navires. Les mêmes précautions s'appliquent pour éviter les brûlures. Sa durée est entre 2 à 5 minutes et sa visibilité est entre 2 et 6 milles, de jour uniquement, avec une fumée orange.
- Fusée éclairante avec parachute : Percutées au vent avec les flèches d'éjection orientées vers le haut. Elles durent entre 30 à 40 secondes, mais dérivent très rapidement sous l'effet du vent. Elles atteignent une hauteur de 200 à 300 mètres et sont visibles jusqu'à 25 milles par temps clair, de jour comme de nuit.
- Fusée à main à une ou deux étoiles : Permet de lancer en succession rapide deux ou plusieurs étoiles rouges avec un dispositif automatique ou grâce à un pistolet. Moins de 4 à 5 secondes de durée, avec une hauteur de 60 à 90 mètres. Visibles de jour comme de nuit, chaque étoile est de couleur rouge vif.
Les Signaux de Détresse Visuels Non-Pyrotechniques : Diversité des Appels
Les signaux de détresse visuels non-pyrotechniques doivent être en état de fonctionner et aisément accessibles. Ils offrent des alternatives ou des compléments aux dispositifs pyrotechniques.
- Pavillon de détresse rouge : Des gilets de sauvetage, des vêtements ou toute autre pièce de tissu frénétiquement agités, visibles de jour uniquement.
- Signal de détresse SOS : Peut être émis à l’aide d’une lumière, d’une corne de brume, d’un GPS, de jour comme de nuit.
- Pavillon NC : Les lettres N (November) et C (Charlie) du code international, l'une sur l'autre. Il est plus distinctif une fois attaché et ondulé au moyen d'une gaffe ou d'une rame, visible de jour uniquement.
- Balancement des bras : Mouvements lents et répétés de haut en bas des bras.
- Pavillon carré avec une boule au-dessus ou au-dessous : Un autre signal visuel, utilisé de jour uniquement.
- Miroir de signalisation : À utiliser avec le soleil, de jour uniquement.
- Lumière électrique : Faire clignoter sa torche selon le signal de SOS, de nuit uniquement.
- Lumière stroboscopique : La lumière stroboscopique ou à éclats blancs est utilisée sur les lampes flottantes à allumage automatique lors d'un chavirage de bateau ou comme équipement individuel accroché au bras. Sa visibilité est de 2 milles et sa durée d'une dizaine d'heures.
- Lumière chimique ou bâton luminescent (lightstick ou cyalume) : Avantages : pas de batterie, bon marché, résiste à l’eau, insubmersible, ni flamme, ni étincelle, ni chaleur, non toxique, ininflammable. À balancer au bout d’une corde. Visibilité à 360°, de quelques milles, et après percussion, dure 8 à 12 heures.
- Klaxon, corne de brume ou sifflet : Émission d’un son continu prolongé ou le signal en morse SOS, de jour comme de nuit.
- Émission d’un appel de détresse au moyen d'une radio VHF : Dans une situation de détresse, sur le canal 16 de la VHF (156,8 MHz), répéter trois fois "MAYDAY". Attendre une réponse et donner : position, nature de l’incident, nombre de personnes à bord, nom du bateau. Également possible avec la BLU (2 182 kHz), de jour comme de nuit.
Les Signaux de Détresse Spécifiques à la Plongée
Pour les plongeurs en détresse, des signaux spécifiques existent : de jour, un plongeur frappe rapidement plusieurs fois la surface de l'eau. De nuit, le geste est identique mais avec une lampe. Dans les deux cas, le plongeur en détresse peut compléter ces signaux par le sifflet de son gilet de stabilité. Le plongeur peut également utiliser sa lampe pour émettre le signal SOS en morse.
Les Zones Réglementées en Bord de Plage : Sécurité et Cohabitation
Il existe de nombreux cas où les zones de navigation sont réglementées, pour des raisons variées telles que la sécurité des baigneurs, des zones militaires ou des zones de trafic intense. Trois types de zones réglementées sont fréquemment rencontrés en bord de plage :
- Les ports : La vitesse est limitée à trois nœuds, soit environ 6 km/h, ce qui correspond à la vitesse d’une personne marchant rapidement. À cette vitesse, le bateau ne fait aucune vague. La vitesse y est réglementée car c’est une zone où la circulation est intense et où des personnes à quai effectuent souvent des travaux minutieux, comme les vernis ou une réparation en tête de mât.
- La zone des 300 mètres (par rapport au rivage) : Dans cette zone, la vitesse est limitée à 5 nœuds (environ 10 km/h) car le trafic maritime y est important mais dans un espace plus vaste. Il est important de noter que le capitaine d’un bateau peut être à 300 mètres d’un point et à 200 d’un autre ; l’embarcation doit alors respecter la limitation de cinq nœuds. Pour faire plus simple, il suffit de considérer un rayon de 300 mètres autour du bateau. Il ne faut pas confondre la zone des 300 mètres et la zone de baignade, matérialisée par les bouées jaunes rondes, car cette dernière est souvent positionnée à environ 150 ou 200 mètres du rivage.
- Les chenaux d’accès à la plage : Ces chenaux ont également une vitesse imposée à l’intérieur de leurs limites, ne devant pas dépasser 5 nœuds. Les raisons sont évidentes : notamment pour le trafic que l’on peut y trouver ou pour les baigneurs qui se seraient malencontreusement aventurés dans ces zones qui normalement leur sont interdites.
La signalétique ci-dessous est utilisée pour apporter des informations sur la pratique d’activités dans certaines zones. Les pictogrammes (dessins) peuvent être placés sur une bouée ou en bord de plage (trottoirs) :
- Autorisé pour : Navigation pour les embarcations de sport ou de plaisance, navigation pour les bâtiments motorisés (navires à moteur, motos de mer), navigation pour les navires à voile, pratique de la planche à voile, pratique du ski nautique, navigation pour les bâtiments qui ne sont ni motorisés, ni à voile, baignade.
- Interdit pour : Les pictogrammes barrés indiquent l'interdiction de ces mêmes activités.
Les pavillons signalant la présence de plongeurs peuvent être portés sur un bateau de taille plus ou moins importante ou installés sur des bouées en bord de plage. Lorsqu’un bateau rencontre un de ces trois pavillons (dont les détails ne sont pas précisés ici), il doit passer à 100 mètres au moins du bateau de plongée.
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