Introduction à l'Esprit d'Aventure et à l'Innovation Decathlon
L'appel de la nature résonne différemment pour chacun, mais l'attrait pour l'exploration et la découverte est universel. Pour Lika et Maxime, l'amour de la nature les porte principalement vers la montagne, notamment la majestueuse Belledonne, située près de leur domicile à Grenoble. Cependant, l'horizon des aventures s'est élargi lorsque, lors d'une escapade près de la Drome pour une simple descente, des idées nouvelles ont commencé à germer. Des souvenirs tenaces d'un aventurier ayant accompli l'extraordinaire Paris-Moscou à la rame, conjugués aux récits des expéditions maritimes d'un de leurs cousins, ont allumé une étincelle. Le film "comme un avion" de Podalydès, avec son esthétique singulière et son invitation au voyage aquatique, a également nourri cette ébauche d'idée. À ce stade embryonnaire, les questions fusaient : où partir ? Comment s'organiser ? N'ayant aucune expérience préalable dans ce domaine, le choix du Rhône s'est imposé pour cette première incursion, malgré l'intimidation que pouvaient inspirer ses barrages.
Le levier décisif pour concrétiser ce projet fut la découverte des nouveaux produits proposés par Decathlon. Pour Maxime, la possibilité de s'équiper entièrement dans ce magasin était une source de grande assurance personnelle. Il entretient, de fait, une histoire commune avec Decathlon, forgée à travers de nombreuses pratiques sportives. Il a toujours été « agréablement surpris par les innovations et la démocratisation d’une discipline » chaque fois que cette entreprise s’y investit. C'est donc naturellement que Lika et Maxime ont porté leur choix sur un kayak gonflable de la marque Itiwit. La facilité de transport offerte par ce type d'embarcation allait grandement faciliter la logistique de leur aventure. Un contact précieux leur a été fourni en la personne de Claude, un aventurier qui avait lui-même traversé la France en stand-up paddle gonflable Itiwit l'été précédent, empruntant le Rhône. Claude s'est montré « très sympa » et leur a prodigué de nombreuses astuces pour "réussir au mieux leur aventure et prendre beaucoup de plaisir", des conseils qui se révéleraient inestimables.
L'Équipement Essentiel pour une Expédition en Autonomie
Pour une expédition de l'envergure d'une descente de plus de 340 kilomètres sur le Rhône, en autonomie totale pendant seize jours et seize nuits, le choix et la préparation du matériel sont primordiaux. Lika et Maxime ont minutieusement sélectionné chaque élément, en privilégiant l'efficacité et la fiabilité, largement disponibles chez Decathlon.
Au cœur de leur dispositif, le canoë kayak gonflable ITIWIT 3 a été l'élément central. Il est accompagné de deux pagaies démontables en deux parties, facilitant ainsi leur rangement et leur transport, un atout majeur pour un kayak gonflable. Une pompe à main double action de 2,6 litres, également de la marque Itiwit, s'est avérée indispensable pour le gonflage et le dégonflage quotidien de l'embarcation. La sécurité sur l'eau étant une priorité absolue, deux gilets d'aide à la flottabilité 50N+ ont été emportés. Ces équipements, bien que non obligatoires pour les canoës-kayaks de moins de 3,50 mètres, sont « fortement conseillés pour faciliter la remontée dans le bateau en cas de chute », une recommandation que les aventuriers ont judicieusement suivie.
Pour le transport de leurs affaires personnelles et du ravitaillement, ils ont utilisé deux sacs de randonnée Quechua, qu'ils ont astucieusement protégés avec des sacs à gravats. Cependant, une légère incertitude planait sur ce choix, comme en témoigne la réflexion post-aventure : « Regretterons-nous l'impasse sur de véritables sacs étanches ? ». Cette question souligne l'importance des sacs étanches pour les aventures fluviales, bien que leur solution de fortune ait prouvé son utilité. Les vêtements de pluie, accompagnés d'un change, étaient également essentiels pour faire face aux intempéries potentielles.
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Le campement était composé d'une tente Arpenaz pour deux personnes, un choix sur lequel les aventuriers n'ont « jamais été déçus, en toutes circonstances », attestant de sa robustesse et de sa fiabilité. Pour assurer des nuits reposantes, deux sacs de couchage Forclaz 10° étaient de la partie, complétés par un matelas gonflable Quechua de 120 cm. Ce matelas s'est révélé être un « grand luxe très apprécié », surtout pour des habitués des tapis de sol traditionnels lors de leurs bivouacs en montagne.
L'éclairage était assuré par deux lampes frontales et deux lampes d'appoint, garantes de visibilité et de sécurité une fois la nuit tombée. Pour la préparation des repas, une popote Quechua, jugée « très pratique », a été emportée, accompagnée de quelques ustensiles de cuisine. Le ravitaillement était conséquent, incluant un « gros stock de chocolat et de biscuits » pour l'énergie, ainsi que des boîtes de conserve, du riz et des pâtes, constituant la base de leurs repas. Un grand plaid était également présent, destiné aux soirées fraîches, et une « grande bâche de peintre » a été astucieusement incluse pour protéger l'ensemble du matériel en cas de pluie, un choix judicieux qui se révélerait efficace.
Avant même le grand départ, un rituel essentiel a été scrupuleusement observé : le test du matériel sur un plan d'eau calme. Cette étape a permis de peser l'ensemble de l'équipement et, plus important encore, d'apprendre à équilibrer l'embarcation. Cette préparation méticuleuse est fondamentale pour anticiper les défis et garantir la sécurité et le confort durant une longue expédition.
Préparation et Premiers Coups de Pagaie : Les Défis du Rhône
Le 16 août marqua un jalon essentiel, celui du départ. Depuis Lyon, précisément au niveau du pont Pasteur, une localisation choisie de manière « complètement arbitraire », l'aventure de Lika et Maxime prenait son envol. Dès les premières heures de navigation, la réalité du parcours s'est imposée, notamment avec le passage du barrage en direction de Pierre Bénite. La découverte des passages s'est avérée être un exercice complexe. Bien qu'ils aient « repéré évidemment » les différentes étapes et les zones à franchir, la signalisation le long du parcours fluvial s'est montrée inconstante, un aspect qui « s'est avérée perturbante ». Par moments, elle était « très présente », offrant des indications claires et rassurantes, permettant de naviguer avec une certaine sérénité. Cependant, à d'autres instants, cette même signalisation se faisait « quasi inexistante », laissant les aventuriers face à l'incertitude. Cette variabilité était une source constante de doutes, notamment concernant les points de « remises à l'eau ». Face à cette ambiguïté, Maxime a même exprimé une préférence, confiant qu'il « aurait parfois préféré qu'il n'y ait rien du tout. Au moins c'est clair ». Ce paradoxe, où l'absence totale d'information aurait pu offrir une clarté que la signalisation erratique ne pouvait fournir, soulignait la difficulté des premiers pas de cette expédition fluviale. La journée de mise à l'eau fut par conséquent lente, avec peu d'avancement, les efforts se concentrant davantage sur l'adaptation aux conditions du fleuve et la gestion de ces premières surprises.
Un arrêt fut effectué à hauteur de Millery. La nuit fut marquée par un « gros orage », mais la « bâche remplit très bien son office », prouvant l'efficacité de cette protection inattendue. Ce fut, fort heureusement, le « seul vrai épisode de pluie » de leur périple, un coup de chance que les aventuriers ont su apprécier.
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Le 17 août, l'expédition a vu la traversée de Vienne. Le paysage, jusqu'alors, « devient de plus en plus agréable », offrant un spectacle réjouissant aux pagayeurs. Après le passage du barrage d'Ampuis, la recherche de bivouacs prometteurs s'est corsée, les « endroits chouettes ou bivouaquer » se faisant plus rares à partir de cette zone. Le bivouac fut finalement établi en aval du barrage, à proximité d'un « drôle de circuit pour modèles réduits », une touche d'originalité dans le décor naturel. Une rencontre inattendue avec un « petit serpent amical » a également agrémenté cette étape. Le réveil, sous l'ombre protectrice des arbres, fut d'autant plus apprécié. Le « feu de camp », considéré comme « capital », a apporté son réconfort habituel, si cher aux amateurs de bivouac.
Le 18 août, l'équipe a affronté le barrage vers Saint Pierre de Boeuf. Une stratégie de passage en deux étapes a été adoptée : d'abord le matériel, puis le canoë kayak. Si cette méthode, bien que « prenant du temps », s'est avérée fonctionnelle, elle a mis en lumière une erreur majeure. L'idée initiale de « dégonfler le bateau systématiquement » pour les passages était une « mauvaise idée ». La leçon fut rapidement tirée : « La prochaine fois nous ne manquerons pas de nous procurer le chariot de transport proposé par Decathlon ». Même si ce chariot est conçu pour un kayak rigide, la certitude qu'il « doit fonctionner sur un gonflable » était palpable. Cette omission représentait leur « erreur principale qui leur coûtera du temps ». Néanmoins, malgré ce contretemps, la détermination restait intacte : « tout va bien, on y arrive ». La traversée de la réserve de l'île de la Platière fut un moment fort, un « très bel endroit » où l'observation d'« oiseaux et castors » fut une première pour Maxime, qui fut « ravi d’en apercevoir enfin », avec la promesse d'en revoir plusieurs. Une anecdote amusante fut l'apprentissage du mot « cæcotrophe », dont la découverte est laissée à la curiosité du lecteur.
Au Fil de l'Eau : Découvertes et Apprentissages
Le 19 août, les aventuriers ont atteint le déversoir de Pret de Peyraud et le barrage à hauteur d'Arras. L'arrivée tardive a failli les confronter à un manque d'eau inattendu, une expérience qui ne se reproduira plus, car cela fut « la dernière fois » qu'ils se laissèrent surprendre. Un arrêt fut nécessaire à Tournon pour un « ravitaillement en eau ». Tout au long du trajet, la bienveillance des personnes rencontrées était frappante. Les policiers, par exemple, les « saluaient à chacun de leurs passages » et se montraient « évidemment curieux » de leur périple. Les réactions étaient diverses, allant des « très optimistes » proclamant « Ho vous y arriverez ! Vous y êtes presque », aux « moins convaincus », mais toujours « sympas ». Le bivouac fut établi après Tournon sur Rhône, un emplacement jugé « moyen », ce qui les incita à un départ matinal le lendemain.
Le 20 août, après avoir franchi le barrage à hauteur de La Roche sur Glun, le voyage se poursuivait vers Valence. Cette traversée fut l'occasion d'un « ravitaillement en produits réconfortants », bien que les sandwichs acquis fussent qualifiés de « tout à fait scandaleux », le plaisir qu'ils procuraient était indéniable : « mais ça fait du bien ». Chaque soir, une précaution importante, un « conseil de Decathlon à prendre au sérieux », était appliquée : « nous n’oublions pas de dégonfler légèrement le kayak ». Cette pratique est cruciale, car si le bateau est laissé au soleil, même pour une courte période, « vous risquez des dégâts ». Le bivouac fut installé au kilomètre 113.
Le 21 août, l'équipe a franchi deux barrages supplémentaires : celui de La Grange et celui de Le Pouzin. Cette progression constante témoigne d'une amélioration notable dans leur efficacité : « On avance de mieux en mieux ». Pour Maxime, un rythme s'installait, avec l'impression de « moins forcer sur les pagaies et d’être plus efficace ». Le bivouac fut établi à hauteur de Saulce, où un ragoût aux lentilles réchauffa les corps. Une mention spéciale fut attribuée au matelas gonflable. Lika et Maxime, habitués des bivouacs en montagne avec de simples tapis de sol, ont vivement apprécié ce « grand luxe ».
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Le 22 août fut marqué par le passage du barrage de Rochemaure, à hauteur de Donzère, ajoutant deux barrages de plus à leur collection de franchissements. Les emplacements pour poser la tente étaient « nombreux ». Cependant, un marécage en amont du barrage s'est avéré être un foyer à moustiques, assaillant les aventuriers « toute la soirée ». Au matin, le kayak fut « envahi de fourmis ». Ces désagréments furent les « seuls moments où nous serons embêtés par des insectes », soulignant une nouvelle fois une certaine chance. Au fil des jours, une routine s'est installée : « nous avons pris l’habitude de vidanger le kayak à chaque fois que nous prenons une rampe ». Ce n'étaient pas tant les rapides qui posaient problème, mais plutôt « l’accumulation goutte à goutte en ramant, inévitable ». Un jour, la fatigue aidant, cette étape fut oubliée.
Navigation et Sécurité : Les Conseils d'Utilisation Itiwit
L'expérience acquise sur le Rhône par Lika et Maxime a mis en lumière l'importance des bonnes pratiques et des conseils d'utilisation concernant les canoës-kayaks gonflables Itiwit de Decathlon. Ces recommandations sont essentielles non seulement pour la durée de vie du matériel, mais aussi et surtout pour la sécurité des pratiquants.
Le gonflage du kayak, par exemple, est une procédure spécifique qui demande de la rigueur. Le « conseil de Decathlon » est clair : il faut « gonfler en premier le fond, puis un boudin, puis le second boudin à 50% ». Après cette première phase, il est impératif de « vérifier le positionnement des chambres », puis de « fermer le zip et serrer grâce à la sangle de compression » avant de procéder au gonflage total. Cette méthode garantit une bonne stabilité et une répartition équilibrée de la pression, évitant ainsi des déformations ou un déséquilibre de l'embarcation, un point que Maxime a d'ailleurs souligné en affirmant qu'il fallait « un peu de temps pour bien placer son plancher par rapport aux boudins pour être en équilibre ». Une fois maîtrisé, « on s’y fait très vite ». Le gonflage se fait « très rapidement », une promesse tenue qui facilite grandement l'installation. Le kayak se gonfle à une pression de 1,5 PSI (0,1 bar) en seulement 6 minutes avec une pompe à main double action multi embouts Itiwit.
Un autre aspect crucial concerne la protection du kayak contre les éléments, notamment le soleil. Le « conseil de Decathlon est à prendre au sérieux » : « Si vous laissez votre bateau au soleil, même une heure, vous risquez des dégâts ». Il est donc recommandé de « dégonfler légèrement le kayak » tous les soirs, une habitude que Lika et Maxime ont scrupuleusement adoptée. Cette précaution permet d'éviter l'expansion de l'air chaud à l'intérieur des boudins, ce qui pourrait endommager les soudures et la structure du PVC.
La sécurité en navigation est également au cœur des préoccupations. Decathlon conseille vivement de « pratiquer avec un gilet d'aide à la flottabilité ». Les réglementations concernant les canoës-kayaks varient selon leur taille. Pour un canoë-kayak, qu'il soit gonflable ou rigide, de taille inférieure à 3,50 mètres, le gilet d'aide à la flottabilité n'est pas obligatoirement exigé par la loi. Cependant, il est « fortement conseillé pour faciliter la remontée dans le bateau en cas de chute », un argument pragmatique pour ne pas s'en passer. Si le canoë-kayak, qu'il soit rigide ou gonflable, mesure plus de 3,50 mètres et dispose d'au moins deux chambres à air séparées, il est alors permis de naviguer « jusqu’à 2 milles nautiques (environ 3 km) d’un abri ». Ces informations réglementaires sont essentielles pour naviguer en toute légalité et sécurité.
Par ailleurs, l'aspect pratique du dévidage (vidanger) du kayak est également important. Les aventuriers ont pris l'habitude de « vidanger le kayak à chaque fois que nous prenons une rampe ». Ils ont observé que ce n'étaient pas tant les rapides qui causaient une accumulation d'eau, mais plutôt « l’accumulation goutte à goutte en ramant, inévitable ». Pour vider le kayak, la tâche est « très facile, mais plus efficace si on dégonfle légèrement », un autre petit ajustement qui fait toute la différence.
La qualité de glisse est un facteur déterminant pour le plaisir et l'efficacité de la navigation. Les kayaks Itiwit bénéficient d'une « forme d'étrave brevetée » qui, grâce à des « pointes avant et arrière », offre une « bonne glisse ». L'avant du kayak, spécifiquement conçu en « forme de V », assure une « entrée d'eau fluide », optimisant ainsi le déplacement sur l'eau. De plus, pour un confort de rame amélioré, le canoë-kayak gonflable offre « 1 place surélevée », permettant une position ergonomique et moins fatigante sur de longues distances. Le kayak, bien qu'« il n’est pas le plus hydrodynamique des bateaux », « ça avance » tout de même efficacement.
Optimisation de l'Expérience : Leçons Tirées de l'Aventure
Le 23 août marqua l'arrivée à Pont Saint Esprit, un moment où l'accumulation d'eau dans le kayak était significative, révélant les conséquences d'un oubli de vidange. Le « rapide » juste avant Pont Saint Esprit s'est avéré « un peu plus costaud que les autres », testant les compétences des pagayeurs. Heureusement, une « belle plage juste après » a permis de « vidanger le kayak » efficacement. Ce jour-là, aucun barrage n'était à franchir.
Le 24 août fut une journée dédiée au repos à hauteur de Pont Saint Esprit. Le « bivouac très sympa » et la facilité du « ravitaillement » ont contribué à une journée de détente. Lika et Maxime ont pu « glander, lire, dormir », profitant pleinement de cette pause bien méritée. Maxime a même tenté une partie de pêche, se remémorant ses jeunes années où il « n’était pas si mauvais ». Cependant, la réalité du moment l'a vite rattrapé, et il a dû admettre qu'il était « nul » en la matière, clôturant ainsi le sujet « Pêche » pour l'expédition.
Le 25 août, le barrage de Laudun-l'Ardoise fut franchi, et le bivouac fut établi à hauteur de Montfaucon. Cette zone était caractérisée par « beaucoup de petites cabanes d’observation des oiseaux, dont certaines qui ont bien vécu ». L'observation ornithologique fut un temps fort du périple : « Il y en a partout ». Des « hérons, gris, blancs », des « cygnes », des « canards », « beaucoup de cormorans » et des « rapaces pêcheurs » ont jalonné leur parcours. Mais leurs préférés restaient les « martins pêcheurs bleus métallique », dont la beauté éclatante captivait leur regard.
Le 26 août, le réveil fut venteux, entraînant un moment d'hésitation avant de reprendre le fleuve. Ramer « avec le vent est vraiment pénible », mais la détermination a eu le dessus, et ils ont continué d'avancer « malgré tout ». Le barrage à hauteur de Sorgues fut passé, suivi d'une traversée d'Avignon pour un nouveau « ravitaillement ». Maxime rencontra des « difficultés à trouver une fontaine à eau », une situation « désagréable ». La capitainerie d'Avignon leur a cependant « donné un tuyau », une information jugée « secrète » et non reproductible. Un incident marqua cette journée : « Nous cassons un aileron en positionnant trop vite le kayak sur la rampe ». C'était la « première casse », et l'équipe a plaidé « coupable », reconnaissant une erreur de manipulation due à la précipitation. Le bivouac fut installé après Avignon, sous une « pleine lune », dans un « endroit très sympa entre le vieux Rhône et le ‘canal’ ».
Le 27 août, le barrage à hauteur de Comps, l'un des « plus difficiles » et « longs », a représenté un défi majeur. Les « passages » des barrages ont souvent causé une perte de temps significative, notamment pour « reconnaître les sites de remise à l’eau ». La signalisation demeurait inégale : « certains passages sont indiqués à la perfection. Où, combien de Km, traversée du fleuve ou pas. Puis, parfois rien ». Cette incohérence était une source de frustration, faisant « un peu tourner en rond ». L'arrivée de nuit à Beaucaire conclut cette journée exigeante.
Le 28 août, le déversoir de Beaucaire fut franchi, marquant la fin des obstacles majeurs. C'était une « très grande satisfaction ». La traversée d'Arles s'ensuivit. À partir de là, le « ravitaillement est presque impossible », obligeant l'équipe à compter sur leurs réserves et à « espérer tenir », car ils étaient « presque » au but. Le bivouac fut établi dans la réserve du « Marais du Vigneret ». La fatigue commençait à jouer des tours à Maxime. En arrivant sur le lieu de bivouac, il constata la présence de crottin de cheval « sans rien en déduire », se demandant comment des cavaliers auraient pu passer par là. Puis, un « grondement » se fit entendre, et « une dizaine de chevaux, très surpris, surgit de derrière les arbres ». C'est alors que la lumière fut faite : « Et oui, on est en plein milieu de la Camargue. Ceci explique cela ». Cette rencontre inattendue avec la faune camarguaise fut un rappel de la nature sauvage environnante.
Le 29 août, la traversée de Port Saint Louis du Rhône fut un moment clé. Les aventuriers craignaient que le paysage soit « triste », mais la réalité fut tout autre : « En fait c’est un endroit très agréable ». Ils y découvrirent « plein de petites maisons estivales, des pêcheurs, des oiseaux ». C'est une fois en mer, en se rapprochant de Marseille en direction de l’Est, que le panorama deviendrait « beaucoup moins joli ». Ils continuèrent leur progression le long de la plage jusqu’à une aire de camping-car où la « merveilleuse maman » de Maxime les attendait, leur offrant un « repos exceptionnel dans sa maison de Méounes ». L'objectif était atteint : « ON L'A FAIT ! ».
Concernant le matériel, l'évaluation globale est « très positive ». Le seul « vrai élément qui nous a manqué était le chariot ». Claude, qui avait déjà parcouru le Rhône en Stand up paddle, les avait « prévenus », mais ils n'avaient pas suivi ce conseil. « Tant pis pour nous ». Ce chariot de transport, proposé par Decathlon, bien que conçu pour un kayak rigide, aurait été d'une aide précieuse pour les portages.
Le kayak lui-même s'est avéré « top ». La seule petite difficulté réside dans le positionnement initial du plancher par rapport aux boudins pour assurer un bon équilibre, mais en « respectant bien la consigne » de gonflage, on s'y habitue « très vite ». Le kayak gonflable, bien qu'« il n’est pas le plus hydrodynamique des bateaux », s'avère néanmoins efficace pour l'avancement : « ça avance ». Le gonflage se réalise « très rapidement », une « promesse tenue ». Pour vider le kayak, la tâche est « très facile », et l'efficacité est encore accrue si l'on « dégonfle légèrement » l'embarcation. L'ensemble fonctionne parfaitement avec une pompe à main double action multi embouts Itiwit.