Découvertes Archéologiques Récentes : Le Lac Chalco et les Vestiges d'une Navigation Ancienne
Récemment, une équipe d’archéologues a mis au jour les restes d’un bateau au Mexique. Il ne s'agit pas d'un bateau ordinaire, mais d'un navire qui aurait navigué il y a plus de quatre cents ans, après la chute de l’Empire aztèque, sur le lac Chalco, qui n’existe plus aujourd’hui. Ces fouilles, conduites dans l’ancien lit de ce lac endoréique, ont permis aux chercheurs de mettre la main sur sept blocs de bois. Chacun d’eux mesure plus d’un mètre de long, d’après un communiqué de l’Institut national mexicain d’anthropologie et d’histoire (INAH), relayé par Newsweek. Les dimensions de ces blocs de bois suggèrent qu’ils faisaient partie d’un navire de type brigantin. Ce dernier aurait navigué après la chute de Tenochtitlán, un nom attribué à la cité aztèque de Mexico avant l'arrivée des Espagnols, comme l'indique le magazine.
Toutefois, ces blocs pourraient également avoir été placés autrefois sur un type de barrage pour canoës, que l’on appelait acalco en langue nahuatl, et qui se serait trouvé dans un village. Cette thèse est étayée par le fait que les archéologues, à l’occasion de ces fouilles, ont aussi trouvé des preuves témoignant de l’existence d’un village qui devait, à l’époque, se situer au niveau de la rive nord-est de l’ancien lac Chalco, poursuit Newsweek. La récupération de céramiques sur ce site a conduit les spécialistes à déduire que cette zone avait été habitée à la fin de la période postclassique de l’histoire mésoaméricaine (1325-1521 apr. J.-C.), mais également au début de l’ère vice-royale.
Autrefois, le lac Chalco était situé sur un plateau au centre du pays, dans la vallée de Mexico. Cette dernière, bordée de volcans et de montagnes, contenait à cette époque-là cinq lacs interconnectés, dont le plus grand était le lac Texcoco. Pour un certain nombre de civilisations précolombiennes, dont les Aztèques, cette vallée revêtait toute son importance. Cependant, les eaux des lacs se sont progressivement asséchées dès la période coloniale. Plus récemment, en 1970, le lac Chalco a été complètement vidé. Ces découvertes mettent en lumière le rôle crucial des embarcations et des systèmes de navigation pour les habitants de cette région, bien au-delà de la période aztèque elle-même, et soulignent l'ingéniosité des peuples précolombiens dans l'exploitation de leur environnement aquatique.
Le Canoë et le Kayak : Des Origines Ancestrales à la Démocratisation Moderne
Le canoë et le kayak, deux embarcations dont l'histoire est aussi ancienne que diversifiée, ont joué un rôle crucial dans les civilisations à travers le monde. Ces moyens de transport ancestraux ont émergé il y a des milliers d'années, utilisés par les peuples autochtones pour naviguer sur les rivières, les lacs et les océans. Le canoë, originaire d’Amérique du Nord, tire son nom du mot « kanawa » en langue iroquoise. Il puise ses origines chez les Indiens d’Amérique du Nord, qui, depuis des milliers d’années, utilisaient ce moyen de transport pour chasser, pêcher et voyager à travers les forêts. Le canoë, fabriqué en écorce de bouleau, est particulièrement lié aux populations autochtones du Canada. Sa légèreté le rendait très pratique pour traverser les rivières. Par ailleurs, d’après les fouilles, les Amérindiens ne seraient pas les seuls à utiliser le canoë ; des traces ont été retrouvées dans les îles du Pacifique. Les autochtones de la région de Vancouver, comme les « Kwakiutl », utilisaient de grandes embarcations propulsées par pagaies comme principal moyen de transport.
Le kayak, quant à lui, trouve ses racines chez les peuples inuits du Groenland et d’Alaska. Le mot « kayak » signifie « homme de bateau » en langue inuktitut. Appelé Umiak par les Inuits, le kayak était composé de bois et de peaux tendues. Il est apparu bien plus au Nord que le canoë, là où la nuit et le froid ne s’arrêtent jamais, chez les Inuits (les Aléoutes). Dès le 16ème siècle, les Européens découvrent ces embarcations et les adoptent pour l’exploration et le commerce. En 1534, Jacques Cartier découvrit le canot des Micmacs, un peuple amérindien de la côte nord-est. Au 19ème siècle, le canoë et le kayak gagnent en popularité en tant que sports de loisir et de compétition. Le canoë-kayak est apparu en Europe avec les colons, et au 19ème siècle, le canoë-kayak récréatif est apparu au Canada et aux États-Unis. En 1938, les premiers championnats du monde furent mis en place, et aujourd’hui, deux disciplines olympiques existent : la course en ligne et le slalom en eau vive.
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La différence fondamentale entre le canoë et le kayak réside dans leur conception et leur fonctionnement. Le canoë se distingue du kayak par sa position ouverte et l’utilisation d’une pagaie simple. La position du canoéiste est à genoux, accroupi, debout ou assis. En revanche, le kayak est une embarcation fermée, avec le pagayeur assis à l'intérieur de la coque et utilisant une pagaie à deux pales. Cette configuration offre une navigation plus technique et une meilleure protection contre les éléments. Aujourd’hui, les kayaks ou les canoës de compétition sont fabriqués avec des matériaux modernes comme le kevlar, le carbone et l'époxy. Ces embarcations, souvent chères et instables, sont réservées aux sportifs confirmés. Pourtant, le canoë-kayak s'est largement démocratisé, avec 2,4 millions de pratiquants, soit 5 % de la population. Il est une activité de loisir accessible à tous, qui mélange les âges et les niveaux de condition physique. C'est une opportunité unique de se connecter avec la nature, de faire de l'exercice physique et de se détendre en compagnie de ses proches. Que ce soit pour une escapade en famille, une journée entre amis ou une expérience en solo, le canoë de loisir offre une manière unique d'explorer les cours d'eau tout en profitant du plein air.
L'Empire Aztèque : Une Civilisation Bâtie sur l'Eau
L'histoire des Aztèques commence vers l’an 1000 de notre ère quand une tribu guerrière, sans doute poussée par la famine, entreprend une longue migration vers le sud. Ce peuple, appelé Mexica (prononcé meh-SHEE-kah), se disait originaire de la terre mythique d'Aztlan, raison pour laquelle les historiens ultérieurs ont appelé ce peuple les Aztèques. Confrontés à mille difficultés au cours de leur long périple, les Aztèques progresseront malgré tout, persuadés que le dieu qui veille sur eux finirait par leur révéler l’endroit où ils pourraient enfin fonder leur cité. Vers l'an 1300, ce groupe nomade est arrivé dans ce qui est aujourd'hui le centre du Mexique. La région étant déjà bien peuplée par d'autres groupes, les Aztèques se sont installés sur des îles inhabitées du lac Texcoco et ont fondé leur capitale, Tenochtitlan, sur une île en 1325. Les colons espagnols ont plus tard asséché ce lac.
Tenochtitlan, capitale de l'empire aztèque, était située sur une île dans un lac. Cette cité, souvent appelée la « Venise du Mexique » par l'Espagnol Hernan Cortés à cause de ses nombreux canaux, se distinguait par son urbanisme remarquablement conçu et développé. En 1450, des pyramides jumelles recouvertes de peinture rouge et bleue s'élevaient sur neuf étages sur une énorme plate-forme au centre de la ville de Mexico-Tenochtitlan. Près de 300 000 personnes habitaient cette ville, ce qui en faisait l'une des plus grandes du monde à l'époque. Les Aztèques y édifieraient de somptueux palais, des temples et des marchés, bref, une immense cité. La capitale aztèque était divisée en quatre parties, placées sous la garde de dieux associés aux quatre points cardinaux. Au centre de la ville, dans l’enceinte sacrée, se dressaient les principaux temples, dont celui du Templo Mayor ou Grand Temple, qui deviendrait le cœur de leur cité et le centre de leur univers spirituel et matériel.
Les Chinampas : L'Ingéniosité Aztèque au Service de l'Agriculture Flottante
Implantés dans une zone marécageuse à l’eau peu profonde, les Aztèques ont trouvé le moyen de transformer les terres marécageuses en fermes « flottantes » appelées chinampas, qui sont encore utilisées aujourd'hui. Grâce à cet ingénieux système, ils ont pu augmenter la superficie habitable de leur cité en plantant des pilotis, en installant des treillis et en déposant les sédiments du lac. Ce système a quadrillé la ville de canaux, permettant ainsi la création de ces jardins flottants ingénieusement conçus pour accroître leur autosuffisance et cultiver de nombreuses plantes.
La construction des chinampas était une prouesse d'ingénierie. Tout d'abord, ils plaçaient des clôtures carrées faites de branches entrelacées dans le marais. Lorsque l'eau passait à travers les branches, la boue et les débris s'accrochaient aux clôtures pour créer un mur. Les Aztèques faisaient également pousser des plantes, comme des saules, dans les murs pour les stabiliser davantage. Ils remplissaient ensuite les carrés murés de sédiments jusqu'à ce qu'ils s'élèvent au-dessus de l'eau, semblant ainsi flotter. Ces jardins, d'une remarquable fertilité, donnent jusqu’à sept récoltes par année, ce qui aidait à combler une large part des besoins alimentaires de la population, avec des produits tels que le maïs, les tomates et les haricots. Ce système était également utilisé pour recycler les déchets organiques recueillis dans la cité. Les agriculteurs s'occupaient des chinampas à bord de canoës, naviguant entre chaque parcelle de terre cultivée. Cette pratique démontre l'intégration profonde du canoë dans l'économie agricole et le quotidien aztèque. En plus des chinampas, les Aztèques apportaient également de l'eau douce dans la ville grâce à de longs canaux en pierre appelés aqueducs, qui alimentaient les jardins de fleurs, les maisons privées et les fontaines de la ville.
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Société, Économie et Gouvernance Aztèque
Le règne des Aztèques durera près de 200 ans, jusqu'en 1521. La puissance aztèque, une société impérialiste, reposait sur la diplomatie et sur une guerre quasi continue afin de développer l’empire, ainsi que sur les tributs obtenus des peuples conquis, c’est-à-dire des impôts régulièrement prélevés. L'empire s'étendait sur environ 200 000 kilomètres carrés, du golfe du Mexique à l'est jusqu'à l'océan Pacifique à l'ouest, gouvernant une population d'environ six millions de personnes. Les dirigeants locaux de ces États pouvaient gouverner sans trop d'intervention de la part de leurs chefs aztèques, mais ils devaient payer un tribut à l'empereur basé à Tenochtitlan. Ces tributs pouvaient prendre la forme de nourriture, de textiles en coton, de plumes et de pierres précieuses comme la turquoise.
Parmi leurs réalisations, les Aztèques ont développé le commerce du cacao et du maïs dans des marchés de toutes tailles, et se sont fait connaître pour leurs vases et parures magnifiques grâce à leurs céramistes et à leurs orfèvres. La murale représentant le marché de Tlatelolco, par Diego Rivera, témoigne de l'effervescence commerciale de cette civilisation. L'organisation de la société avec ses classes sociales était un sujet fascinant, abordant la question de la place des femmes, l'éducation et l'administration de la justice. Les jeunes enfants aztèques étaient instruits à domicile. Mais à l'adolescence, filles et garçons allaient à l'école pour s'initier à la philosophie, aux sciences de la nature, à la musique et à l'art de la guerre ; ils apprenaient également un métier. Les femmes étaient censées élever les enfants et s'occuper du foyer, mais certaines d'entre elles pouvaient aussi être médecins ou éducatrices. La plupart des hommes étaient agriculteurs, mais certains exerçaient un métier comme la poterie, la menuiserie ou la métallurgie. Tous les hommes adultes devaient servir dans l'armée aztèque, et les membres nobles de la société aztèque étaient honorés en tant que guerriers de haut niveau. L'empire aztèque avait également créé un système juridique avec des juges et des procès, ainsi que des systèmes de gouvernement avec différents départements.
La Spiritualité Aztèque : Dieux, Calendriers et Rituels
Tout comme plusieurs peuples mésoaméricains, les Aztèques divisaient l’univers en trois grands niveaux : le ciel, la terre - une île qui supportait en son centre le Templo Mayor - et l’inframonde, qui était souterrain et habité par le dieu des morts et sa compagne. Le dieu et la déesse de la dualité étaient à la source de quatre dieux créateurs qui occupaient les « quatre chemins de l’univers » correspondant aux quatre points cardinaux. Pour ce peuple, il s’agissait de maintenir sans cesse l’équilibre entre les forces divines présentes, un exercice délicat régi au quotidien par deux calendriers qui dictaient aussi bien le cycle du maïs que les rituels réclamés par quelque 200 divinités. Pour les Aztèques, le temps était cyclique et les dieux influençaient tour à tour, à intervalles réguliers, l’existence des humains en fonction de deux calendriers qui interagissaient entre eux.
Le calendrier solaire ou calendrier annuel durait 365 jours et se composait de 18 mois de 20 jours, soit 360 jours auxquels s’ajoutaient 5 jours tenus pour néfastes, pendant lesquels il fallait éviter toute activité. Chaque mois était dédié à un dieu majeur qui était alors honoré. Le calendrier divinatoire, ou mexica, était intimement lié à la mythologie des anciens peuples de la Mésoamérique, déterminait aussi des cérémonies religieuses et des dates importantes. Chacun des jours était défini par un glyphe ou un signe écrit (il en existait 20) et par un nombre allant de 1 à 13. Ces signes et ces chiffres se combinaient selon un ordre invariable et la même combinaison de signes et de chiffres se répétait une fois les 13 x 20 possibilités écoulées, soit au bout de 260 jours. Tous les 52 ans, les calendriers solaire et rituel retrouvaient leur alignement initial. Pour les Aztèques, c’était un moment de grande angoisse, ces derniers se demandant si le monde allait s’achever.
Les Aztèques vouaient un véritable culte au soleil, astre dont ils craignaient la disparition s’ils n’accomplissaient pas divers rituels. Tout comme plusieurs civilisations précolombiennes, ils avaient recours aux sacrifices humains, considérés comme une offrande et comme une partie essentielle des divers rituels associés à leur religion et à leur vie quotidienne. Des personnes étaient ainsi immolées pour alimenter le soleil et la terre. Lorsque la pluie se faisait attendre et menaçait les cultures, par exemple, les Aztèques sacrifiaient des enfants pour regagner la faveur du dieu de la pluie, Tláloc. Les victimes des divers sacrifices étaient des guerriers capturés sur le champ de bataille, des esclaves, des condamnés à mort ou encore des enfants. Ces personnes étaient souvent sacrifiées au sommet du Templo Mayor, le « Grand Temple », au centre de Tenochtitlan, les deux sanctuaires-pyramides situés au sommet de cette structure étant dédiés à Huitzilopochtli, le dieu de la guerre et du soleil, et à Tlaloc, le dieu de la pluie.
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L'Écriture Aztèque et les Codex : Trésors de Connaissance
Les Aztèques possédaient une écriture particulière. Ils ont ainsi transcrit leur langue, le náhuatl, au moyen d’une combinaison de glyphes, de personnages et d’éléments graphiques. Ces écrits ou manuscrits, nommés codex, sont une source d’inspiration inépuisable car ils traitent d’économie, avec des registres d’impôts ou encore des cadastres, de politique, d’histoire, d’éducation, de religion, de rituels sacrés ou de science. Ils sont essentiels à la compréhension de cette civilisation. Les codex, manuscrits faits de glyphes ou pictogrammes, illustraient la langue parlée. Leur étude permet de découvrir des aspects significatifs de leur mode de vie et de leurs divinités.
Des objets d'art aztèques reflètent également cette richesse culturelle et spirituelle. Par exemple, un vase représentant Tláloc, le dieu de la pluie, est considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de l'art aztèque. Ce vase est garni de « lunettes » et de crocs typiques de ce dieu, tout comme la couleur bleue utilisée. Les formes pyramidales garnissant sa coiffe évoquent les montagnes où, selon les Aztèques, Tláloc conservait l'eau servant à la pluie. Un masque de bois incrusté de turquoise, de coquillages et de nacre, est l'un des rares masques de turquoise de l'époque aztèque qui a été préservé. Il s’agit d’une possible référence au dieu Quetzalcóatl, dont le visage émerge de la bouche d'un serpent. Cet objet rare provient du Musée national de la préhistoire et de l’ethnographie Luigi Pigorini de Rome. Une céramique à trois visages garnie de treize pierres précieuses circulaires ou chalchihuitl, rappelant les 13 mois du calendrier divinatoire, et qui ornait un brasero ou une urne funéraire, montrait les trois phases de l'existence : au centre, la jeunesse ouvre les yeux sur le monde, s'ensuit une représentation de la vieillesse, puis le visage de la mort, inéluctable, qui éteint le regard. Cet objet sublime exprime la loi cyclique de la dualité, si importante dans la pensée aztèque, où de la mort renaît la vie.
La Chute de l'Empire et l'Héritage Aztèque
À la fin du 15e siècle, les sujets des Aztèques étaient si mécontents du système de tribut et des sacrifices brutaux qu'ils commencèrent à se rebeller contre le pouvoir aztèque. C'est alors qu'en 1519, des colons espagnols menés par Hernán Cortés sont arrivés. Parti de Cuba avec environ 500 hommes, sa mission était de sécuriser l'intérieur du Mexique. Accueilli par Moctezuma II, qui lui souhaita la bienvenue et lui offrit de splendides cadeaux, Cortés le fit peu après prisonnier. Les Espagnols ont d'abord feint de se lier d'amitié avec le roi Moctezuma II, mais ils l'ont ensuite fait prisonnier. Avec l'aide d'autres groupes locaux qui ne voulaient plus être gouvernés par les Aztèques, les Espagnols ont conquis Tenochtitlan en 1521, mettant ainsi fin à l'empire aztèque et lançant la colonisation de toute l’Amérique latine. Malgré son admiration pour Tenochtitlan, Cortés n’hésita pas à la détruire.
La civilisation aztèque est aujourd’hui considérée comme l’une des plus remarquables de l’humanité. Les nombreuses fouilles archéologiques et plusieurs musées font rayonner l’apport exceptionnel des Aztèques au patrimoine mondial. C’est d’ailleurs sur les ruines de la superbe cité de Tenochtitlan qu’est bâtie Mexico, la plus grande ville du Mexique, où vivent aujourd'hui quelque 22 millions d'habitants. De nombreux descendants aztèques vivent encore aujourd'hui au Mexique. La langue des Aztèques, le náhuatl, continue par ailleurs d’être parlée par environ 1,6 million de Nahuas, et lorsque nous parlons, nous reprenons de nombreux mots utilisés par les Aztèques, comme « chocolat », « tomate », « avocat » et « chili ».
Les Mexicains portent aussi la mémoire aztèque dans leur nom : lorsque le dieu Huitzilopochtli guida les Aztèques jusqu’au site fondateur de Tenochtitlan, il donna à son peuple le nom de Mexicas. Encore aujourd’hui, son aigle divin perché sur un cactus et dévorant un serpent - le signe que ce dieu avait envoyé au grand-prêtre des Aztèques pour indiquer l’endroit où ils devaient fonder leur cité - orne le drapeau et les billets de banque du Mexique. Il est également toujours possible de naviguer parmi certains des canaux aménagés par les Aztèques en se rendant dans des quartiers de Mexico dont Xochimilco, où la technique agricole des chinampas est encore utilisée. Aujourd'hui, les archéologues continuent de découvrir les secrets de l'empire aztèque sous la ville de Mexico.