L'industrie automobile traverse une phase de mutation rapide, marquée par l'émergence de nouveaux acteurs mondiaux capables de bousculer les codes établis. Parmi ces nouveaux entrants, le constructeur chinois BYD s'est imposé comme une force majeure. Présentée au Salon de Pékin, la BYD Seagull millésime 2026 (vendue sous les noms Dolphin Mini ou Dolphin Surf à l’export) s’offre une mise à jour plus substantielle qu’il n’y paraît. Au programme : une autonomie revue à la hausse et l’introduction d’un LiDAR en option. Parmi toutes les stars présentées au Salon de Pékin 2026, il y a en une qui passerait presque indifférente. Logique après tout, puisqu’il s’agit d’un modèle que nous connaissons déjà, à savoir la BYD Seagull, plus connue sous le nom de Dolphin Surf chez nous en France. Il s’agit de la petite voiture électrique proposée sous les 20 000 euros du constructeur chinois, une voiture concurrente des Renault 5 E-Tech et Peugeot e-208.
La technologie au cœur de la stratégie : La Blade Battery
La citadine repose sur la e-Platform 3.0 de BYD qui intègre la batterie au châssis de la voiture. Les trois versions - Active, Boost et Comfort - utilisent une batterie LFP (lithium-fer-phosphate). Les batteries Blade de BYD sont réputées pour leur solidité et leur durabilité. Pour démontrer leur robustesse, elles passent le test de pénétration de clou sans feu ni fumée. Constructeur historique de véhicules électriques, BYD repousse une nouvelle fois les limites de la technologie avec sa plateforme e-Platform 3.0, dédiée aux véhicules 100 % électriques. Cette architecture révolutionnaire optimise l'efficacité énergétique, réduit le poids du véhicule et renforce la sécurité, offrant ainsi une performance de conduite sans compromis.
La Blade Battery se distingue par sa sécurité et sa durabilité. Cette technologie permet d’améliorer la rigidité du véhicule et de libérer de l’espace à l’intérieur tout en assurant une gestion optimale de l’énergie pour une conduite fluide et sécurisée. La batterie est placée au centre du véhicule, faisant corps avec la structure de la voiture pour plus de rigidité.
Variantes de batteries et performances énergétiques
La BYD Dolphin Surf se décline selon trois configurations techniques majeures, chacune adaptée à des usages spécifiques.
La Dolphin Surf Active embarque un moteur de 88 ch (65 kW). Le moteur est alimenté par une batterie de 30 kWh, de quoi offrir 220 km d’autonomie selon le cycle mixte WLTP (310 km en cycle urbain). Le chargeur embarqué accepte 11 kW en courant alternatif et la recharge complète prend 3 heures environ. La recharge rapide culmine à 65 kW en courant continu, permettant de recharger la batterie de 10 % à 80 % en 30 minutes.
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La Dolphin Surf Boost conserve le moteur de 88 ch. Il est cette fois alimenté par une batterie de 43,2 kWh qui offre une autonomie de 322 km en cycle mixte WLTP (507 km en cycle urbain). La charge complète à 11 kW en courant alternatif prend environ 5 heures. La charge rapide accepte une puissance de 85 kW, ce qui permet de conserver les temps de charge de la version Active : 22 minutes de 30 à 80 % et 30 minutes de 10 à 80 %.
La Dolphin Surf Comfort bénéficie d’un moteur de 156 ch (115 kW). La batterie de 43,2 kWh permet une autonomie de 310 km WLTP. Pour la recharge, la voiture accepte une puissance maximale de 11 kW en courant alternatif (AC) pour une recharge domestique efficace, ainsi qu’une recharge en courant continu (DC) jusqu’à 85 kW pour des arrêts ultra-rapides lors de vos déplacements.
Il convient de noter que la consommation d'énergie en usage réel varie en fonction du style de conduite, du profil de la route, de la température extérieure, de l’utilisation du chauffage et de la climatisation et de tout poids supplémentaire. La consommation d’énergie a été déterminée conformément au règlement UE 2017/1151 et (EU) 2018/858.
Évolutions majeures pour le millésime 2026
Pour 2026, la Dolphin Surf évolue avec parcimonie mais efficacité. Ce modèle annonce désormais 505 km selon le cycle CLTC (environ 400 km WLTP), soit 100 km de plus que la version précédente, fixée à 405 km. L’autre nouveauté, plus symbolique, est l’arrivée d’un LiDAR monté sur le toit pour la version haut de gamme. Ce capteur, couplé au système d’aide à la conduite « God’s Eye B » de BYD, était jusqu’ici réservé à des modèles bien plus chers.
En France, ces quelques mises à jour devraient arriver prochainement, ce qui porterait l’autonomie de la version « Comfort » à plus de 400 km selon le cycle WLTP contre 310 aujourd’hui. Côté design, le changement reste mesuré. La Dolphin Surf conserve l’essentiel de son apparence, avec quelques ajustements discrets : de nouvelles jantes de 16 pouces, une nouvelle peinture rouge, des caméras sur les ailes avant et deux essuie-glaces pour le pare-brise.
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Ergonomie et intégration technologique
La BYD Dolphin Surf propose un intérieur intelligent avec l’écran rotatif caractéristique de BYD de 10,1 pouces, compatible avec Apple CarPlay et Android Auto. La commande vocale "Hi BYD" répond aux ordres sans que le conducteur ait à lâcher le volant. Les mises à jour se font à distance (OTA). La console centrale intègre un chargeur sans fil pour les smartphones. La sécurité est le plus grand des luxes. La BYD Dolphin Surf est équipée de série d'airbags pour le conducteur et le passager, ainsi que d'airbags rideaux latéraux à l’avant et à l’arrière.
L’interface, bien que joliment présentée, demande un temps d'adaptation. La navigation GPS à info trafic et le planificateur d’itinéraire efficace permettent de s’affranchir du smartphone si nécessaire. La charge bi-directionnelle V2L (Vehicle-to-Load) permet de faire fonctionner des appareils électriques avec la batterie de la voiture, une fonctionnalité qui souligne l'orientation technologique de cette citadine.
Analyse dimensionnelle et design urbain
Les dimensions de la BYD Dolphin Surf sont de 3,99 m de long, 1,72 m de large et 1,59 m de haut. Elle se rapproche donc du gabarit d’une Citroën ë-C3. De profil, on remarque le grand empattement de la Dolphin Surf : 2,50 m, ce qui offre un espace confortable à bord. La silhouette de la citadine dessine une arche permettant de maximiser la garde au toit. La vitre arrière est prolongée par un cache noir sur le montant C, donnant l’impression d’un toit flottant.
Le volume de coffre est de 308 litres, pouvant atteindre 1 037 litres une fois la banquette arrière rabattue. Le coffre est plus quelconque, incluant l’espace sous plancher pour loger les deux câbles de recharge. Les sièges sport offrent un très bon maintien et la sellerie en simili-cuir renforce la qualité perçue à bord. Cette citadine, bien que compacte, a été pensée pour répondre aux besoins des conducteurs urbains cherchant un véhicule moderne et écoresponsable.
Dynamisme et comportement routier
À mi-chemin entre une moelleuse Citroën C3 et une plus sèche Renault 5, la Dolphin Surf convainc sur la plupart des déformations. Elle absorbe correctement les dos-d’âne en ville et ne souffre d'aucun pompage sur les successions de bosses. La souple BYD n’a rien de dynamique sur route tortueuse, mais elle n’endort pas son conducteur pour autant.
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Sur autoroute, la Dolphin Surf atteint 130 km/h d’une brève pression sur l’accélérateur et active son système de conduite semi-autonome d’une pichenette sur la touche dédiée au volant. Bien que l'autonomie sur autoroute soit plus contraignante, avec une consommation relevée à 24,6 kWh/100 km à 130 km/h, la citadine propose des solutions de charge rapide qui permettent de moduler ses trajets. Il est toutefois recommandé de privilégier la marche, le vélo ou les transports en commun pour les trajets très courts.
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