L’excellence de l’architecture navale : VPLP et Guillaume Verdier au sommet de la course au large

L’architecture navale de haute compétition repose sur une équation complexe où l’innovation technologique rencontre l’exigence extrême de la course au large. Au cœur de cette discipline, le cabinet VPLP Design et l’architecte Guillaume Verdier se sont imposés comme des références mondiales, marquant durablement l’histoire de la voile, du Vendée Globe aux défis les plus technologiques de l’America’s Cup.

L’ancrage dans la course au large et le Vendée Globe

Le Vendée Globe représente l’apogée de la conception de monocoques. De Safran à Malizia, les Imoca qui ont fait l’histoire du cabinet d’architecture VPLP témoignent d’une évolution constante vers la performance. Ils seront 40 marins à prendre le départ du Vendée Globe 2024. Parmi eux, 13 s’élanceront sur un Imoca conçu par VPLP Design, dont 9 en collaboration avec Guillaume Verdier. Cette omniprésence n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un travail de fond mené par des experts comme Quentin Lucet.

Quentin Lucet est arrivé chez VPLP en 2006, au moment de la mise à l’eau de Safran, le premier IMOCA dessiné par le cabinet, jusque-là surtout connu pour ses multicoques. Architecte au cabinet VPLP, Quentin Lucet a participé à la conception de nombreux monocoques 60 pieds du Vendée Globe. Pour lui, la compréhension du comportement des bateaux est essentielle : « La météo n’a pas aidé les foilers de dernière génération », souligne-t-il souvent, expliquant que le défi consiste à rendre ces machines volantes capables de maintenir leur cadence dans des conditions variées.

La quête de performance pousse les skippers à des choix radicaux. Yannick Bestaven et son sponsor Maître CoQ annoncent qu’ils font construire un bateau neuf pour tenter de gagner à nouveau le Vendée Globe, en 2024 ! Après trois mois de chantier, l’Imoca Maître CoQ IV a été remis à l’eau à La Rochelle. L’occasion pour son skipper, Yannick Bestaven, de donner le plan de route de sa préparation au prochain Vendée Globe. De son côté, l’Italien Giancarlo Pedote a remis à l’eau son IMOCA après un chantier hivernal très important : « J’ai modifié mon bateau pour le typer encore plus Vendée Globe », explique-t-il. Cette recherche permanente d’optimisation démontre que, même pour des architectes renommés, le travail de précision ne s’arrête jamais.

L’innovation technologique au-delà des monocoques

Si le Vendée Globe est une vitrine, l’innovation s’exprime aussi à travers des projets multicoques aux vitesses vertigineuses. Le maxi voilier Comanche bat tous les records : ses architectes de VPLP expliquent pourquoi. Le maxi de 100 pieds Comanche dessiné par Guillaume Verdier et le cabinet VPLP vient de pulvériser de 30 % le record de la RORC Transatlantic, entre Lanzarote et La Grenade. Le 100 pieds Comanche a largement remporté dimanche matin à La Grenade la 8e édition de la RORC Transatlantic dont il a explosé le record de 30 %.

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Les ambitions technologiques du cabinet touchent également l’America’s Cup. Guillaume Verdier et son équipe en architecture navale conçoivent principalement des prototypes monocoques et multicoques de compétition. Les collaborations au sein du design team d’Emirates Team New Zealand, réalisées pour la 34e édition de la Coupe de l’America avec l’AC72, pour la 35e édition avec l’AC50 et pour la 36e édition avec l’AC75, sont les projets phares du cabinet d’architecture navale. L’objectif du nouvel engin de Emirates Team New Zealand, équipe tenante du titre de l’America’s Cup, est de dépasser 204 km/h à la voile sur la terre ferme, atteignant 140 km/h à la voile dès les premiers tests pour le prao de Team New Zealand. Ces projets montrent la capacité des architectes à repousser les limites de la physique.

L’innovation se traduit parfois par des projets plus inattendus, comme le MIMOCA, une étonnante maquette volante du voilier Hugo Boss d’Alex Thomson. Pierre-Edouard Regaud, maquettiste de La Trinité-sur-Mer, a fabriqué le MIMOCA : une réplique au 1/15e du voilier Hugo Boss avec lequel Alex Thomson luttait contre Armel Le Cléac’h dans le Vendée Globe 2016. Ces projets illustrent l’impact culturel et technique de ces navires sur le monde de la plaisance et de la modélisation.

La structuration de la Class40 et la production en série

Au-delà des prototypes extrêmes, le cabinet VPLP s’investit dans des classes plus accessibles mais tout aussi compétitives, comme la Class40. La signature des architectes de VPLP sera présente sur 16 des 81 bateaux engagés sur la prochaine Transat Jacques Vabre. Le cabinet d’architectes VPLP et son voisin vannetais Multiplast se sont associés pour produire le Clak40, une série de Class40 prêts à partir en course dès leur sortie de chantier.

Le Clak40 Émile Henry est le tout dernier né de la Class40. Le bateau signé VPLP qui prendra le départ de la Transat Jacques Vabre le 7 novembre a été mis à l’eau début octobre, un mois seulement avant le départ. Cette approche de « clé en main » permet de standardiser la performance tout en laissant une place à l’innovation technique, garantissant que les marins disposent d’outils fiables et rapides. Quentin Lucet, qui a intégré de nombreux talents au sein des équipes de conception, souligne que « Charal ne volera peut-être que pendant 10 heures mais elles seront essentielles », rappelant que chaque minute passée en vol au-dessus de l’eau est un gain de temps précieux sur la distance.

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